‹ Histoire naturelle des crustacés (volume 2)Chapitre 392 sur 487 · BASANISTE pu SAUMON.— B, salmonea · texte numérisé non relu

BASANISTE pu SAUMON.— B, salmonea

(Planche 41, fig. 3.)

Corps pyriforme et dépourvu de tubercules ; tête conique, petite et renflée au-dessus de sa base. Prolongemens brachiformces grêles et aussi longs que le thorax; pates-mâchoires postérieures coudées et fourchues au bout.

Vit sur l’humble Chevalier.

T° ‘oPrope DE BronGniarT (3), décrit par M. de Blainville, ap-

(1) Lernea Huchonis, Schrank , op. cit. p. 99, pl. 1, fig. A, D. — Lamarck, op. cit., t.3, p. 230.—Basanistes Huchonis, Nordmann, loc. cit. — Burmeister, loc. cit. — Kollar, loc. cit. p. 86, pl. 10.

(2) Lerneopoda salmonea, Mayor, Bulletin de la soc. philom. 1824.

(3) Lerneopoda Brongniartii, Journal de physique, t. 99, p. 412,

fig. 15. — Desmarest, Consid., p. 350.

CRUSTACÉS, TOME Ill. 39

partient à te genre et se rapproche de l'espèce précédente par sa forme générale, mais paraît s'en distinguer par la forme et la grandeur des pates-mâchoires postérieures.

On ignore sur quel poisson il vit en parasite. /

Genre ACHTHÈRE. — Achtheres (1).

Les Achthères diffèrent si peu des Basanistes qu’il aurait peut-être mieux valu ne pas les en séparer génériquement. En effet, ils ne s’en distinguent guère que par la forme déprimée de leur thorax et les divisions annulaires qui s’apercoivent dans cette portion du corps (PI. 40, fig. 8 et 9). Les antennes sont bien distinctes et les pates-machoires antérieures sub-antenniformes et terminées par deux branches , dont l’externe est cylindrique et l’interne ancreuse et armée d'un ongle aigu (fig. 10). La bouche est saillante, armée intérieurement de mandibules dentelées et garnie latéralement d'une paire d’appendices qui paraissent représenter les pates-mâchoires de la seconde paire, Les pates-mächoires de la troisième paire sont situées, chez la femelle, très-loin en arrière, un peu au-devant de la base des prolongemens brachiformes; enfin ceux-ci sont grands et munis à leur extrémité d’une espèce de bouton servant à fixer l’animal sur sa proie. Le mäle (fig. 9)ne diffère que peu de la femelle, mais porte de gros membres préhensiles à la place des pro- Jlongemens brachiformes.

Les métamorphoses que les Achthères subissent dans le jeune âge sont très-remarquables, et ont été étudiées avec soin par M. Nordmann. Le petit, en quittant l’œuf, a une forme presque circulaire , et porte sur l'avant du corps deux paires de rames ciliées exactement comme chez les jeunes Cyclopes; après sa première mue, son corps devient pyriforme et il n’a plus de rames céphaliques, mais sa tête est garnie d'une paire d'antennes et de trois paires de pates-

(1) Nordmann, Mikrog, beitrage, {. 2, p. 63. — Burmeister, op. cit, — Kroyer, loc. cit,

DES CRUSTACÉS. ra

mächoires coniques ; son thorax est petit, conique, divisé en trois anneaux , et porte à sa base deux paires de pates biramées et sétifères ; enfin l’abdomen est bilobé et garni de soies caudales, exactement comme chez les Cyclopes. On ne connaît pas les changements ultérieurs que ces Crustacés éprouvent avant d'arriver à l’état adulte.

ACHTHÈRE DE LA PERCHE. — 4, Percarum (1).

(Planche 40, fig. 8-11.)

Femelle : Corps divisé en deux portions ovalaires; l’une antérieure, formée par la tête et le commencement du thorax, est subpyriforme, tronquée en avant , arrondie en arrière, garnie sur le bord frontal d’une paire de petites antennes sétacées et d'une paire de pates-mâchoires ancreuses, cylindriques et bifides , et donnant naissance, vers sa partie postérieure , à deux gros bras arqués entre la base desquels est une paire de pates-mâchoires postérieures ancreuses. La seconde portion du corps, plus grande que la premiere, est divisée en six segments, dont l’avant-dernier porte les sacs oviferes ; et le dernier, représentant l'abdomen , est triangulaire et terminé par deux tubercules. Longueur, environ deux lignes.

Trouvé les nageoires de la Perche fluviatile et du Sandre. Mâle à peu près de même forme que la femelle, mais ayant la tête plus grande relativement au thorax, les pates-mâchoires également plus développées , et les appendices brachiformes remplacés par une paire de membres très-gros, cylindriques et terminés par une main imparfaitement chéliforme.

Genre BRACHIELLE. — Brachiella (2).

Le genre Brachielle de Cuvier, se compose des Lemnéopodiens, dont les appendices brachiformes (comme ceux des genres précédens) se réunissent à leur extrémité

(1) Nordmann, loe. cit. PI. 4, fig. 1 à 11, et PI. 5, fig. 1 à 6. — Kroyer, op. cit. t. 2, p. 145, PI. 5, fig. 6.

(2) Cuvier, Règne animal, & 3, p. 28 beilr. t. 2.

. — Nordmann, Mikrogr.

seulement, dont la portion céphalique du corps se prolonge en un cou très-long, terminé par la bouche et armé à son extrémité de deux paires de pates-mâchoires an creuses très-apparentes, et dont le {horazx est allongé et ovalaire ou pyriforme (PI. 41, fig. #). Ici il n’y a pas d’appendices articulés insérés à la base du cou, près de l'origine des bras, comme chez les Trachéliastes, et les antennes ne sont pasdistinctes. Enfin les tubes ovifères sont de longueur médiocre.

Le mâle est extrêmement petit relativement à sa femelle ; son corps est divisé en deux portions ovalaires ; l’antérieure représente la tête et porte de grosses mains subchéliformes ; la seconde, plus grande que la première, constitue le thorax et offre des articulations transversales.

$ 1. Espèces dont le thorax est garni de prolongemens en forme de cornes.

a, Point de prolongemens lobulaires sur les bras. 1. Bracu1eLLE pu Taon., — B, Thynni (1).

Femelle: Corps presque droit, tête à peine renflée, cou trèslong et se continuant avec le thorax sans ligne de démarcatiop ; thorax allongé, subpyriforme, et donnant naissance, par le bord postérieur de sa face ventrale, à deux prolongemens cylindriques grêles et très-allongés, qui se dirigent directement en arrière ; deux cornes semblables , mais plus grandes et un peu recourbées à leur base , naissent pareillement du bord postérieur de la face dorsale du thorax, et paraissent représenter l'abdomen. Les tubes oviféres naissent au milieu de ces quatre cornes postérieures. Les bras sont courts, simples, et étendus à angle droit avec le cou et le thorax ; pates-mâchoires postérieures lobées à leur base. Longueur, environ 10 lignes.

Vit sur les branchies du Thon.

Le mâle $e tient accroché sous le ventre de la femelle, entre Ja

(1) Cuvier, Règne anim. 2e édit. t. 3, p. 219, PL. 15, fig. 5. — Guérin , Iconogr. z0oph. 9, fig. 6. — Nordmann, Mikrogr. beitr. {. 2, p. 90. — Kroyer , Naturh. tidsskr., £. 1.

base des cornes postéro-ventrales; sa tête est pyriforme, et présente en dessous un grand renflement portant les pates-mâchoires qui se dirigent directement en dehors, et sont très-grandes ; les pates-mâchoires antérieures occupent le bord frontal, et entre leur base on aperçoit un tubercule buccal trés-saillant; enfin, le thorax est un peu plus grand que la tête, pyriforme comme elle, orné en dessus de deux rangées de taches circulaires, et terminé par deux petits appendices crochus. Sa longueur est d'environ 1/2 ligne. (C. M.)

aa, esprolongemens lobulaires sur les bras.

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