‹ Histoire naturelle des crustacés (volume 2)Chapitre 404 sur 487 · ANCHORELLE A CROCHETS. — 4, uncinala · texte numérisé non relu

ANCHORELLE A CROCHETS. — 4, uncinala

Femelle : Cou à peu près de la longueur du thorax, sans renflement à son extrémité frontale , et portant à la face antérieure de sa base un gros mamelon sur lequel naît l'organe d'adhésion ; thorax ovalaire , et terminé par un petit tubercule médian.

Vit sur les branchies de divers Gades, etc.

Mâle : Corps globuleux terminé en avant par une petite éminence

(1) Kroyer , loc. cit. p. 289, PI. 3, fig. G.

(2) Kroyer, loc cit. p. 284, PI. 2, fig. 7, et PI. 3, fig. 14.

(3) Lernea uncinata, Müller, Zool. Danica, t. 1, PL. 33, fig. 2. (Reprod. dans l'Encyclop. méthod.. vers PI. 58, fig. 7.)—Lamarck, op. cit. t. 3, p. 231. Schisturus uncinatus , Oken, Lehrbuch der naturg. B, 3, p. 183. — Clavella uncinata , Ejusd.— Lernæomyzon uncinata , Blainville , Dict, des Se. nat. t. 26, p. 122. — ÆAnchorella uncinata , Nordmann, Mikrogr, beitr. t. 2, p.102, PI. 8, fix. 8, 9, et PL. 10, fig. 4, 5, fem. fig. 1 à 3, mäle.— Kroyer, loe. cit. t. 1, p. 290, PI. 5, fie. 8.

conique percée au sommet par la bouche, et garnie àsa base d’une paires d'antennes rudimentaires, et d'une première paire de patesmâchoires également rudimentaires ; deux paires de grosses mains ancreuses fixées vers le milieu de la face inférieure du corps. Grandeur, environ 1/4 de ligne.

Le LERNÉOMISE PYRIFORME de M. de Blainville (1) paraît être trèsvoisin de l'espèce précédente ; voici la description que ce savant en donne : « Abdomen (thorax, E.) renflé, pyriforme, terminé en avant par un sucoir conique fort saillant à la base du céphalothorax, qui est arqué, cylindrique, et recouvert en avant d'une sorte de plaque ovale, écailleuse ; bouche bilobée ; la lèvre supérieure , plus longue, est pourvue de mandibules cornées ; l'inférieure avec une paire de palpes ; le tubercule anal fort saillant. »

M. de Blainville rapproche de l'espèce précédente , sous le nom de LERNÉOMISE DES NaAGEoïREs (2), un autre Lernéide qui paraît effectivement appartenir à ce genre, mais qui’a le corps déprimé et plane , et qui n’est connu que par la description qu'en a donnée Fabricius (3).

Le Lernea adunca de Strom (4) appartient au genre Anchorelle, mais il serait difficile de savoir à quelle espèce le rapporter.

Le Lernea anomala d'Abildgaard (5) paraît appartenir aussi à ce genre, mais différerait de toutes les espèces précédentes par la longueur considérable de l'organe d'adhésion, et par l'existence d'un renflement en forme de nœud à l'extrémité antérieure du thorax.

(1) Lerneomy£on pyriformis, Blainville , Journal de physique, t. 95, p. 439, et Dict. des se. nat. t. 26, p. 123, fig. 8. — Desmarest, Considér. sur les crust. p.348.

(2) Lerneomyzon pinnarum , Blainville, loc. cit. p. 348. — Desmarest, loc. cit.

(3) Iter. Norwége, p. 282.

(4) Physick og oeconomisk beskrivelse over Fogderiet Sondmor, Pl. 1, fig. = et 8. — Anchorella adunca , Cuvier , Règne anim. t. 4, p'1207.

(5) Mém. de Copenhague, 1794, t.3, p.57, PL. 6, fig.

FAMILLE DES LERNÉOCÉRIENS.

Les Lernéocériens femelles, comme les Chondracanthiens, se fixent à leur proie par l'extrémité antérieure de leur corps seulement, et n’ont point d’appendices thoraciques brachiformes servant à cet usage, comme cela se voit chez les Lernéopodiens ; mais l'armature de leur bouche est loin d’avoir la forme que cet appareil offre chez les Chondracanthiens, et la tête tout entière du parasite s'enfonce dans les tissus de l'animal sur lequel il établit sa demeure, et y est retenue par des prolongemens cornés, de forme variée, qui naissent de sa partie postérieure ou occipitale (PI. 40, fig. 13). En général , la tête est peu distincte du thorax et paraît être complétement dépourvue d’antennes : la bouche n’est armée que d’une seule paire de pates - mâchoires simples et unciformes. Les pates sont d’une petitesse extrême lorsqu'elles existent, et quelquefois on n’en aperçoit aucune trace; enfin la portion du tronc qui est située en arrière du point où naissent les tubes ovifères, et qui représente l’abdomen,est en général beaucoup plus développée que dans les autres femelles du même ordre.

Le mäle n’est connu que chez très-peu de Lernéocériens et paraît être plus imparfait que celui des Chondracanthiens; son corps est globuleux , n'offre pas de thorax distinct et ne porte pas de rudiments de pates en arrière des appendices qui représentent les patesmâchoires. Les métamorphoses que subissent les jeunes sont analogues à celles des autres Lernéocériens.

Cette petite famille se compose de quatre genres reconnaissables aux caractères indiqués dans le tableau précédent. ( Voyez page 492.)

Gexre PENELLE.—Penellus (1).

Les Penelles femelles ont le corps grêle, cylindrique et trèes-allongé ; la téte renflée et cornigère et le cou garni en dessous de quatre paires de pates rudimentaires ; mais ce qu’elles offrent de plus remarquable est leur abdomen, qui est très-développé et porte de chaque côté une série de prolongemens styliformes dirigés obliquement en arrière, et simulant les barbes d’une flèche. Les tubes ovifères naissent au point de réunion de cette espèce de queue avec la face ventrale du thorax, et sont grêles ct droits.Le r24le est très-petit, presque sphérique, et porte à sa portion antérieure un sucoir conique garni de quelques appendices styliformes, et à sa face inférieure deux paires de mains subchéliformes très-grosses, à l’aide desquelles il s'accroche à la femelle.

$ 1. Téte garnie de deux cornes ou prolongemens brachiformes libres. 1. PENELLE FLÈCRE. — P, sagitta (2).

Femelle : Tête arrondie, garnie de petites végétations cornées, et portant à sa base une paire d’appendices brachiformes assez longs; appendices péniformes de l'abdomen simples. Longueur, environ 4 pouces.

Se trouve sur le Zophius marmoratus.

(1)Æirudo, Boccone.—Pennatula, Linnée, Ellis, Lamarck.—Penella, Oken. — Lerneopenna, Blainville, Desmarest, Lesueur. — Penella, : Cuvier, Nordmann, Burmeister.

(2) Lernerx Exocæti ? Holten, Mém. de la soc. d'Hist. nat. de Copenhague (1802), 1. 5, PL 3,fig. 3.— Pennatula sagitta? Linnée, Améæn. acad, t. 4, p.257, PL 13, fig. 13 : Syst. nat. (Gmelin), p. 3865. —Ellis, Trans. phil. t. 54, p. 429, PI. 20, fig. 16.— Lamarck, Hist des anim. sans vert. {. 2, p. 428.—Lerncopenna sagitta , Blainville, Journ. de physique, {. 95, p. 459. — Penella sagitta, Nordmann, Mikvrog, Beitr.t. 2, p.121, Pl. 10, fig. 6.

La LEnnée DE Marion , décrite par M. de Blainville (1), pourrait bien appartenir à cette espèce ; elle.a été trouvée sur un Diodon dans les mers de Manille.

La Penelle figurée par Lamartiniere (2) et mentionnée par M. de Blainville sous le nom de Lerneopenna Bocconii (3), paraît différer des espèces précédentes par la conformation des appendices abdominaux, mais est trop imparfaitement connue pour que nous puissions y assigner des caractères.

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