LERNÉONÈME ABDOMINAL, — L, abdominulis
Corps un peu recourbé en S, très-grêle antérieurement , assez gros et cylindrique dans ses deux tiers postérieurs. Tête petite , cylindrique et armée de trois cornes coniques dirigées en arrière ; quatre paires de pates rudimentaires sous le cou. Portion abdominale du corps dont la limite est indiquée par la position des valves , presque aussi longue que la portion thoracique et obtuse au bout. Tubes oviferes grêles et longs. Longueur, environ 20 lignes.
Trouvé à Valparaiso, par M. Gay. (C. M.) Le Lerneocera surriraiis de M. de Blainville (1) appartient à ce
groupe et ressemble beaucoup à l'espèce précédente, mais s'en distingue par la brièveté de la portion abdominale du corps.
Le genre SPHYRION de Cuvier (2) est trop imparfaitement connu pour que nous puissions en déterminer les aflinités naturelles, mais il nous paraît probable que c’est
(1) Journal de physique, t. 95, p. 376, fig. ». (2) Rèyne Animal, t. 3, p. 257.
entre les Penelles et les Lernées qu'il devra prendre place. Voici du reste les caractères que Cuvier assigne à cette division :
« Tête élargie des deux côtés comme un marteau; de petits crochets à la bouche; un cou mince, suivi d’un corps déprimé et en forme de cœur, qui, outre les deux longs cordons, porte de chaque côté un gros faisceau de poils. »
Cuvier cite, comme type de cette espèce, le Lernéide figuré par MM. Quoy et Gaimard sous le nom de CnonpracanNTuE LISsE (1).
Genre LERNÉOCÈRE. Lerneocera (9).
Le nom générique de Lernéocère, assigné par M. de Blainville à une division des Lernéides où se placent les Lernées proprement dites aussi bien que les Parasites dont il est ici question , a été réservé par MM. Nordmann, Burmeister et Kroyer, aux espèces dont la téte ne porte pas de cornes rameuses irrégulières, mais des appendices symétriques simples ou en forme de mamelons, et dont les sacs ovifères sont droits et étendus à l’arrière du corps (PI, 40, fig. 43). La bouche est tantôt armée de crochets seulement, tantôt de deux paires de petites pates-mächoires aussi bien que de mandibules. Enfin il n’y a jamais de vestiges de pates, et la portion abdominale du corps est peu développée. On ne connaît pas la conformation des mâles.
(1) Chondracanthus lœvigatus, Quoy et Gaimard , voyage de Freycinet, Zool, pl. 86, fig. 6. — Sphyrion lœvigatus ; Eux. loe. cit. — Guérin , Iconogr. zooph. pl. 9, fig. 4. :
(2) Lernea , Linné , Fauna Suecica.—Lerneocera , Blainville, Journ. de physique , t. 95, p. 395, ete. Desmarest , Considér. sur les Crust. P. 316. — Nordmann, Mikrogr. Beitr. L. 2. — Burmeister, loc. cit. — Kroyer , loc. cit, — Burmeister, Mém. des Cur. de la nat. de Bonn,
en.
$ 1. Espèces ayant la tête armée de quatre cornes. a, Les deux cornes postérieures bifurquées ; les autres simples. ;