‹ Histoire naturelle des crustacés (volume 2)Chapitre 6 sur 487 · ORDRE DES AMPHIPODES · texte numérisé non relu

ORDRE DES AMPHIPODES

L'ordre des Amphipodes renferme un nombre assez considérable d'espèces qui sont toutes d’une très-petite taille; on ne connaît encore aucun Crustacé de cette division dont le corps ait plus de dix-huit lignes de long. Leur tête (1), formée d’un seul segment, porte deux yeux sessiles et immobiles, des antennes, en général au nombre de quatre, placées sur eux lignes, et un appareil de mastication composé : 1° d'un labre; 2° d’une paire de mandibules pourvues, en général, d’une tige palpiforme; 3 d'une lèvre inférieure; 4° de deux paires de mâchoires, et 5° d’une paire de pates-mâchoires réunies sur une base commune, de facon à constituer une sorte de lèvre sternale médiane (2). Le thorax est toujours divisé en six ou sept segmens mobiles dont l’arceau dorsal est ordinairement composé de trois pièces bien distinctes, savoir : un tergum et deux épimères; les membres thoraciques sont au nombre de sept paires; leur configuration varie beaucoup, mais la branche interne ou tige est seule très-développée, de façon que les pates ne pa-

(1) PL 5, fig. 2, a; PI. 29 et 30.

(a) PI. 29, fig: 5.6, 7. 8,9, io; PL 30 65.0, 96 859.,etc

raissent jamais bifurquées ou biramées; celles des quatre premières paires sont toujours dirigées en avant, et lesautres se recourbent en arrière. A la base de la plupart de ces organes on trouve, du côté interne, une grande vésicule membraneuse (1) qui semble être le représentant de la branche externe des pates-mâchoires et des pates ordinaires chez certains Podophthalmes , et qui présente ici tous les caractères d’un organe de respiration. Les femelles portent leurs œufs sous le thorax, et ont souvent des appendices flabelliformes fixés à la base des pates pour servir à cet usage, mais d'autres fois ce sont les vésicules respiratoires qui en remplissent les fonctions. L’abdomen est toujours très-développé, surtout dans sa moitié postérieure, & à les appendices qui s y insèrent ne sont jamais renfermés dans une cavité; ceux des trois premières paires diffèrent beaucoup des autres, et constituent des fausses pates natatoires (2); ils ont chacun un long pédoncule et deux lames terminales longues, cornées et fortement ciliées sur les bords; les autres ont également un pédoncule long et cylindrique, mais Îles pièces qui les terminent ont tantôt la forme de stylets (3), tantôt celle de petites lames lancéolées (4) ou de grandes feuilles membraneuses (5), et se trouvent refoulées en arrière, de facon

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