ATYLE CARENE. — Alylus carinalus
Le second article des antennes supérieures est plus long que le troisieme , tandis qu'aux antennes inférieures il est plus court. Les yeux sont légèrement saillans et insérés entre la base des antennes supérieures et inférieures. Enfin les cinq derniers anneaux de l'abdomen sont carénés en dessus et prolongés postérieurement en une pointe aiguë.
La patrie de l’Atyle caréné n’est pas connue, mais il est essentiel de noter que l'individu qui est conservé dans le Muséum britannique à Londres , et qui a été étudié par M. Leach , est aussi celui d'après lequel Fabricius avait décrit son gammarus carinatus; aussi ne peut-il y avoir de doute sur l'identité de ces deux espèces.
(1) Gammarus carinatus, Fabricius, Entom. Syst. t. 2, p 515.— Atylus carinatus, Leach. Zoological Miscellany, vol. 2, p. 21, tab. 69. —Desmarest, Consid. p. 262, PI. 45, fig. 4 (d'après Leach). — Guérin, Iconogz. Crust. PI. 26, Hg. 6 ( d'après Leach ).
GENRE UNCIOLE. — Unciola (1).
Nous ne connaissons que d’une manière imparfaite le genre établi par M. Say sous le nom d’'Unciola ; mais la description que ce zoologiste en donne suffit pour montrer que c'est dans la tribu des Marcheuses, à côté des Corophies, qu'il doit prendre place, bien qu'il semble avoir aussi de l’aflinité avec les Asellotes hétéropodes. En effet, la forme générale du corps de ces Amphipodes est la même que dans les genres précédens; le premier article des six pates postérieures n'est pas dilaté et lamelleux comme dans la tribu des Sauteurs, et les antennes sont grandes et presque pédiformes. D’un autre côté , ce genre se distingue des groupes précédens par les caractères suivans :
Les pates de la première paire sont pourvues d'une main subchéliforme ; celles de la seconde paire sont terminées par une main comprimée adactyle et portant à son extrémité deux petites pointes crochues. Ainsi que nous l’avons déjà dit, les antennes sont presque pédiformes, et les supérieures portent un petit appendice accessoire inséré à la base de leur tige terminale, Les fausses pates du quatrième et du cinquième segment de l’abdomen ne sont pas natatoires comme celles des trois premiers, et se terminent par deux stylets ; enfin le sixième anneau abdominal est presque orbiculaire et porte une paire d’appendices simples, styliformes et comprimés, cachés sous les précédentes.
Uxcioce numine., — Ù, irrorata (2).
Le bord antérieur de la tête fortement tronqué au-dessous des yeux pour recevoir les antennes inférieures, et formant un angle aigu entre celles de la paire supérieure ; yeux hémisphériques
(1) Say, Journ. of the Acad. of Philad, vol. 1. — Edw. Ann. des Sc. nat: t. 20, p. 383. À (2) Say, Crastacea of the United-States, Journ. of Philad. vol.7,
et à peine saillans; le dernier article des antennes snpérieures plus long que le précédent; les antennes inférieures un peu plus courtes et plus grosses que les supérieures, leur article terminal moins long que le précédent. Les pieds de la première paire sont plus grands que les autres, et portent une main ovalaire dont la base est armée d’une grosse dent obtuse; la griffe qui les termine est grande , et atteint , en se reployant, l'antépénultième article , qui est disposé de manière à ressembler à une seconde dent analogue à celle qu'on remarque sur la main. Les pates de la seconde paire sont terminées par une main presque triangulaire ciliée, et formée par les deux derniers articles , qui ont à peu près la même grandeur. Enfin, les trois premiers segmens de l'abdomen offrent, de chaque côté, une pointe dirigée en arrière, Sa longueur est d'environ 1/3 de pouce.
11 habite Egg-Harbour, sur les côtes des États-Unis,
FAMILLE DES HYPÉRINES.
Les Amphipodes dont se compose cette famille sont en général remarquables par la grosseur de leur tête et leur forme trapue. Leurs antennes (1)sont, tantôt presque rudimentaires , tantôt assez développées ; mais alors elles affectent des formes bizarres, et ne se terminent que rarement par une longue tige multi-articulée. Les mandibules sont grandes, mais en général terminées par des crêtes plutôt que par des dents (2). Les mächoires de la première paire sont assez développées , et se composent de trois articles, dont le dernier est lamelleux et le pénultième présente en avant et en dedans un prolongement également lamelleux, de façon que ces organes présentent en dedans
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(:) PI. 30, fig. 4, 16, 18, 21, etc.
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Antennes supérieures
De Trisu prs { Corps comprimé: tête pelile; pates-mâchoires présentant des liges palpiformes rudimentaires. VE 7 HYPÉRINES GAMMAROIDES. | obtuses, } à Pates des deux premières paires terminées par une pelite main se Mit, ET bien formée. “ & très- courtes , ce Hyvi 4 les inférieures, Li k Antennes de la . Pates de la 3° et première paire { très-longues (plus lon-\ 4 4° paires grèles simples et coni- }gues que le corps); lesC mp ) el nullement pré- Antennes infé- ques, et inférieures étant rudi- : hensiles, Pales des deux/| rieurestrès-cour- mentaires. | premières paires| teset styliformes.
; non préhensiles Antennes de la première paire fusiformes £ Ps ion Quatre ou terminées par et bifides au bout (ayant près de Leur) Paonque, > dernifes paires antennes. une main très- extrémité un petit appendice sétacé). Re toutesgréles, arn- Hmparfaie- Pr Fe nr : Dulatifes etnon . Antennes inférieures et supérieures terminées par ee Lxsraicôn, A LES préhensiles. tige multi-articulée, et aussi longues que le corps. é (Fausses pates ee :1 : . : +: :
k HYPERINES ORDINAIRES, ds + ces à Pates de la troisième et quatrième paires préhensiles ( leur troisième article formant une bé à Taust0, FAMILLE DES nine paires allongées e main, sur le bord de laquelle s'infléchit une griffe composée de deux articles. e styliformes , et et terminées par ee” . , : - HYPÉRINES. 4 er 2 08 er des A roger la seconde paire imparfaitement préhensiles ; les suivantes semblables) pi. , : “À lancéolé e elles.
5 Jose As FA DE Bu: HU Deux antennes seulement. es de ti i- : , : se < nan RTE pi Pates de la seconde paire non préhensiles; celles de la quatrième paire) pro. Ê extrêmement grandes, et celles de la septième paire filiformes. }
4 Premier article des pates des trois / Pates de la sixième paire préhensiles et de même forme) pros. ernières paires clypéiformes Fausses | que celles de la cinquième paire. )
Pie l'une-des trois pates des trois dernières paires ayant
GA : | la i ixi 4 Û x dernières paires terminées FR oh te lames semi-mem- 4 Pates de la sixième pairenon préhensiles et d'une forme toute AnousLoMil : par une main préhensile, VAE différente de celles de la cinquième paire quisont préhensiles.
Premier article des pates d i iè i irgi écé pates des trois dernières paires grêle et virgiforme comme aux pates précé-
dentes. Fausses pates P s S Pi XP des trois dernières aires erminees par d ux tites lame les cornees réle et term e e ]
PanonNÉ
: : À des trois dernières paires lamelleux et à peu près de même grandeur.
HYPÉRINES ANORMALES - ble courte : arrondie , et portant les antennes + | de la première paire à sa face antérieure. Pates de la seconde paire préhensiles; premier article de celles de la Antennes de la seconde paire troisiéme paire grêle comme aux pates précédentes; celui des deux To se reployant sur elles-mêmes de dernières paires clypéiforme et extrêmement grand É g .
Pates de la seconde paire non préhensiles; premier article des Po prono: manière à former 3 ou 4 coudes. | |
Té ès- é i " , le très-allongée , pointue et portant les antennes de la première paire à sa face inférieure ose”
CRUSTAGÉS, TOME III, page 71.
+ Où SE ss RS
et en avant deux petits lobes saillans et non trois comme chez les Crevettines (1). Les mâchoires de la seconde paire sont courtes, grosses et divisées vers le bout en deux lobes coniques tuberculiformes. Enfin , les patesmächoires (2) sont très-petites et sont loin de recouvrir tout le reste de l'appareil buccal comme dans la famille précédente; l'espèce de lèvre sternale formée par leur réunion ne se compose que d’une pièce basilaire surmontée d’un lobe médian triangulaire et de deux lames foliacées ; en général on ne trouve aucune trace des branches palpiformes, qui sont trèsremarquables chez les Crevettines, et lorsqu'on en voit des vestiges elles ne consistent qu’en deux appendicesrudimentaires (3). Le tLorax est composé, tantôt de sept, tantôt de six articles seulement, et les pièces épimériennes , qui en occupent d'ordinaire les flancs, n’encaissent jamais la base des pates; celles-ci sont en général disposées d’une manière peu favorable à la locomotion et sont reployées en dehors ; souvent plusieurs de ces organes sont préhensiles et offrent des formes bizarres. Enfin l'extrémité postérieure de l'abdomen constitue une nageoire en éventail, et n’est jamais propre à servir comme organe de saut.
Les Hypérines diffèrent des Crevettines par leurs mœurs tout autant que par leur mode de conformation ; elles nagent en général avec facilité, mais sont de très-mauvaises marcheuses , et sont pour la plupart plus ou moins parasites : les unes se fixent sur les poissons, d’autres sur des méduses.
Nous diviserons cette famille en trois tribus de la manière indiquée dans le tableau ci-joint.
() Pl 36,68 (2) PL 30, fig. 14, 20.
GPS 0, fete
TRIBU DES HYPÉRINES GAMMAROIDES.
Cette division, caractérisée par la petitesse de la tête et la forme comprimée du corps, ne comprend qu'un seul genre, qui établit le passage entre les Crevettines et les Hypérines ordinaires, et pourrait être rangé dans la première de ces divisions avec presque autant de raison que dans la famille dont l'histoire nous occupe en ce moment.
Genre VIBILIE. — Yibilia (1).
Les Vibilies ressemblent beaucoup aux Crevettes par la forme générale du corps; seulement les pièces latérales du thorax sont étroites et n’encaissent pas l’origine des pates (PI. 30, fig. 1). La tête est séparée du premier anneau thoracique, et donne insertion, par sa face antérieure, aux antennes , qui sont très-courtes ; les supérieures sont grosses, cylindriques, non subulées et arrondies au bout; les inférieures , à peu près de la même grandeur, sont grèles et eflilées. Les mandibules sont garnies de grandes palpes articulées ; les mâchoires ne présentent rien de remarquable. Enfin, l’espèce de lèvre sternale formée par les pates-mdchoires porte deux tiges palpiformes rudimentaires , et se termine par trois lames cornées, dont une médiane, petite, et deux latérales très-grandes (PI. 30, fig. 2). Les pates de la première paire sont petites, cylindriques et imparfaitement subchéliformes. (Celles de la seconde paire sont un peu plus longues , et terminées par une espèce de main didactyle dont le doigt mobile, plus long que l’autre, est formé par les deux derniers articles, Les pates suivantes sont grèles et cylindriques ; celles de la sixième paire sont les plus
(1) Edw. Ann. des Sc. nat. t. 20, p. 386. — Dactylocère, Latreille , Cours d'entomologie , p. 398.
grandes, et les dernières sont si faibles et si courtes qu'elles ne paraissent pas susceptibles de servir à la locomotion. Les appendices insérés au-dessus de la base des pates sont presque vésiculeux, très-grands et pendans, aussi les distingue-t-on facilement au premier abord. Les trois premiers anneaux de l’abdomen sont aussi grands que ceux du thorax , et les fausses pates qui y correspondent sont remarquables par la grosseur de leur pédoncule ; les deux lames natatoires qui les terminent sont étroites, allongées en pointe, dentelées sur les bords et garnies de longs poils (PI. 30, fig. 32); près de la base de l’une d’elles on remarque un petit appendice tuberculeux qui rappelle le vestige des branchies qu’on voit à la même place chez les Alimes. Les trois derniers segmens de l’abdomen sont très-petits, et portent chacun une paire de fausses pates dont le pédoncule est long et cylindrique et dont les deux articles terminaux sont petits, foliacés, pointus, presque membraneux et à peine ciliés (fig. 3). Enfin, l'extrémité postérieure du corps donne aussi attache à une petite lame horizontale impaire et arrondie.
ViBILiE DE PÉRON. — 7. Peront (1).
(PI. 30, fig. 1.)
Les antennes supérieures sont formées de trois articles, dont les deux premiers très-courts et le dernier fort grand, arrondi au bout , armé en dedans de poils et de quelques épines , et paraissant formé d’une lame ovalaire très-épaisse , dont les bords sont contournés en dedans. Les antennes inférieures sont cylindriques et formées d'un petit nombre d'articles dont les derniers sont trés-petits. Les yeux sont grands et ovalaires; enfin le premier article des douze premières pates est presque cylindrique ; mais celui des dernières est aplati et ovalaire. Longueur : environ quatre lignes.
Habite les mers d'Asie. (C. M.)
(1) Edw. loc. cit,
TRIBU DES HYPÉRINES ORDINAIRES
Dans cette division le corps est large et renflé; la tête est très-grosse ; les antennes de la première paire sont subulées et pointues; enfin celles de la seconde paire sont styliformes et ne peuvent pas se reployer sur elles-mêmes comme chez les Typhis, etc.
Ce groupe se compose des genres Hypérie, Métoèque , Tyro, Phorque, Lestrigon , Thémisto, Daira, Primno , Phrosine , Anchylomère , Phronime et Pronoe , dont les principaux caractères distinctifs ont été indiqués dans le tableau précédent (voyez page 71).
Genre HYPÉRIE. — 7/yperia (1).
Le genre Hypérie, fondé par Latreille, mais très-imparfaitement connu jusqu’en ces dernières années , est remarquable par la forme générale des petits Crustacés dont il se compose, ainsi que par diverses particularités de structure que l’on y rencontre. Le corps de ces animaux, au lieu d’être long et comprimé comme dans les Crevettes, ou linéaire comme dans les Gorophies , est plus large que haut, bombé en dessus, obtus en avant, renflé vers le milieu, et considérablement rétréci vers son extrémité postérieure (PI. 30, fig. 16); aussi, lorsqu'on le voit en dessus, ressemble-t-il un peu à un Isopode. La téte est très-grosse, renflée et verticale ; les yeux en occupent la plus grande partie, et présentent un grand nombre de petites facettes ou cornéules , au milieu de chacune desquelles on distingue un petit renflement lenticulaire. A la face antérieure de la
(1) Cancer? Montagu. — Hyperia , Latreille, Desmarest, Consid. p: 258.—Lanceola, Say, loc. cit.— Hiella, Straus. Mém. du Muséum, t. 18. — Hyperia, Edw. Ann. des Sc. nat. t. 20, p. 387. — Latreille, Règne anim. 2° édit. t./, p. 1179; et Cours d'entomologie, p. 400.
tête on remarque une fossette assez profonde dans laquelle s'insèrent les antennes (fig. 17). Celles de la première paire naissent près de la ligne médiane, à peu près au niveau du milieu des yeux et de l'articulation des pièces épimériennes, avec les pièces tergales des anneaux thoraciques ; ces organes sont placés, par conséquent, très-loin du sommet de la tête; ils sont très-courts, styliformes, et composés de quatre articles dont le premier est cylindrique et assez développé, les deux suivans rudimentaires, et le dernier plus long que les trois précédens réunis, et en général non annelé. Les antennes inférieures , insérées à quelque distance au-dessous des supérieures , et près du bord inférieur de la tête, sont à peu près de la même longueur et de la même forme que celles de la première paire; seulement leur premier article est presque globuleux. L’épistome, placé entre la base des antennes inférieures, est saillant et presque circulaire; le Zabre, placé au-dessous , se termine par un bord semi-circulaire légèrement bilobé. Les mandibules sont très-fortes, terminées er dedans par deux crêtes masticatoires, et garnis d’une tige palpiforme très-longue, qui se compose de trois articles et s’'avance entre la base des antennes. Les mâchoires n’offrent rien de remarquable ; enfin l'espèce de lèvre. sternale impaire qui représente les pates-mâchoires est trèspetite. Le ‘Lorax se compose de sept anneaux distincts et à peu près de même forme et de même longueur ; les pièces épimériennes sont bien distinctes, mais petites et plus ou moins rétrécies vers le bas. Les pates sont de médiocre grandeur, et aucune d'elles n’est clypéiforme; toutes sont étroites, un peu crochues, et terminées par un ongle aigu. Celles de la première paire s’avancent de chaque côté de la bouche, et ne sont pas beaucoup plus petites que les autres ; leur antépénultième article est un peu élargi en dessous, et son angle antéro - inférieur s’avance en forme de dent au-dessous de l’article suivant; mais ce dernier se prolonge beaucoup plus loin et ne constitue pas avec cette dent immobile une pince didactyle. Les pates de la seconde
paire offrent à peu près le même mode de conformation; mais leur antépénultième article est moins développé, et elles sont encore moins propres à agir comme des organes de préhension. Les pates suivantes sont également non préhensiles, et portent, comme ces dernières, au côté interne de leur base, chacune un grand appendice vésiculeux, membraneux et aplati, qui, chez le mâle, pend jusqu’au niveau de leur second article, et qui, chez la femelle, est relevé contre le thorax de manière à former une poche pour recevoir les œufs. Les trois premiers anneaux de labdomen sont grands et portent des fausses pates natatoires, dont le pédoncule est très-large et dont les lames terminales sont allongées, ponctuées, striées cn travers et dentelées sur les bords, comme si elles étaient multi-articulées, et garnies sur les bords de longs poils ciliés à la manière d’une plume. Le quatrième anneau de l'abdomen est brusquement recourbé en bas, et les deux suivans sont peu développés et soudés entre eux ; l'espèce de queue ainsi formée est terminée par une petite lame horizontale, et présente de chaque côté trois fausses pates qui se recouvrent l’une l’autre de facon à constituer une sorte de nageoire caudale, et qui sont formées par un grand pédoncule allongé et deux petites lames terminales de forme lancéolée.