‹ Histoire naturelle des crustacés (volume 2)Chapitre 90 sur 487 · O8 HISTOIRE NATURELLE · texte numérisé non relu

O8 HISTOIRE NATURELLE

de la quatrième paire sont trés - longues et les lames terminales des derniers appendices abdominaux sont lancéolées; mais dans celle-ci il paraît que ces pates sont petites et que les articles terminaux des appendices de l'extrémité postérieure du corps sont arrondis.

Le genre Onione de M. Cocco (1) ne paraît pas différer de celui dont nous faisons ici l'histoire ; mais les figures qu'il en a donnces sont trop grossières pour que nous puissions assigner des caractères aux espèces dont il fait mention.

Enfin, c'est probablement aussi au genre Typhis qu'il faudrait rapporter le Gammarus monoculoides de Montagu (2), car le corps de ce petit amphipode est très-ventru et présente, de chaque côté, une grande lame cornée , clypéiforme , mais on ne le connaït pas d'une manière assez précise pour que nous puissions nous prononcer à cet égard.

Genre PRONOË. — Pronoe (3).

Ce genre, fondé par M. Guérin, semble établir le passage entre les T'yphis et les Hypéries. Voici la description que ce zoologiste en a donnée : « Corps allongé, étroit, composé de quatorze segmens, en n’y comprenant pas la tête. Tête grande, occupée par les yeux, arrondie, avancée, ayant le front très-bossu , creusé en devant pour recevoir les antennes supérieures, avec le tubercule buccal peu saillant. Antennes plus courtes que la tête, plates, paraissant composées de trois articles, dont les deux premiers très-courts. Antennes inférieures insérées près de la bouche, grêles, cylindriques, sétacées et formées de cinq articles se reployant l’un sur l’autre. Pates simples et monodactyles, allant en augmentant de longueur depuis les premières jusqu'aux cinquièmes ; les quatre premières paires ayant tous leurs articles cylindriques ; premier article des trois dernières paires

(1) Effemeridi scientifice e litterarie per la Sicilia, vol. 6.

(2) Cancer gammarus monoculoides, Montagu, Trans. of the Linn. Soc. vol. IT, PI. 2, fig. 3.

(3) Guérin, Magasin zoologique.

large, aplati et arrondi ; sixième paire beaucoup plus courte ; septième composée seulement du premier article et d’un petit tubercule qui semble le rudiment des autres. Les trois premiers segmens abdominaux grands, arrondis et portant chacun une paire d'appendices natatoires, conformés comme dans les autres genres. Les trois segmens suivans ayant des appendices étroits, plats, allongés et terminés par deux petites lames arrondies au bout; le dernier segment court et triangulaire. »

PRONOË 4 GROSSE TÊTE, — P, capito (1).

« Corps long de douze à quatorze millimètres, jaunâtre , comprimé, avec l'abdomen un peu plus épais et plus long que le thorax. »

Trouvé sur les côtes du Chili par M. Gay.

Genre OXYCÉPHALE. — Oxycephalus (2).

Les Amphipodes auxquels nous avons donné ce nom tiennent aux Typhis par plusieurs points de leur organisation ; mais leur forme générale est très-différente de celle de tous les autres Crustacés de la même famille, et rappelle un peu ce que nous avons vu dans la dernière tribu des Crevettines. En effet, le corpsde ces animaux (PI. 30, fig. 10) est grêle, allongé et semi-cylindrique; mais leur tête est très-grande, ct au lieu d’être presque sphérique comme dans les genres précédens, elle est un peu aplatie, très-longue, et terminée antérieurement en une pointe aiguë. Les antennes ont la même forme et la même disposition que chez les Typhis ; seulement les supérieures sont insérées à la face inférieure de la tête, au-dessous du rostre. Les yeux sont très-grands , et occupent toute la partie latérale et moyenne

(1) Guérin, Magasin zoologique , el. VIT, PI. 15, fig. 5. (2) Edwards, Ann. des Sc. nat. t. 20, p. 396. — Gucrin, Magas- Zool. 1530.

delatête ; la bouche a la forme d’un petit tubercule arrondi, situé tout près de l'articulation céphalo-thoracique , et les appendices qui l'entourent sont pour la plupart très-petits, mais de la même forme que chez les autres Hypérines. Les pièces latérales des anneaux {horaciques sont arrondies inférieurement, et un peu plus grandes que chez les autres Amphipodes de la même famille. Les pates de la première et de la seconde paire sont terminées par une main didactyle organisée comme dans les genres précédens ; les pates suivantes sont très-longues, grêles et subulées, et celles de la septième paire sont très-courtes, ou manquent même complétement ; enfin, on trouve, comme à l'ordinaire, une grande poche vésiculeuse et aplatie au dedans de l'insertion de chacun de ces organes locomoteurs , excepté les deux antérieurs. Les trois premiers anneaux de l’abdomen sont grands, et portent de fausses pates natatoires dont le pédoncule est très-gros ; le quatrième et le cinquième segment sont très-courts, mais le sixième est fort long et terminé postérieurement par un long appendice styliforme, ou bien par une lame triangulaire trèsaiguë qui recouvre la base des dernières fausses pates, et se prolonge en arrière aussi loin qu’elles (fig. 12); enfin, les fausses pates des trois dernières paires sont formées d’un pédoncule cylindrique grêle et allongé, terminé par deux petits appendices lancéolés ou styliformes.

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