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de grandeur ordinaire. Yeux rétractiles. | Gf®. Caphyre.
HISTOIRE NATUREEEE
Genre DORIPPE. — Dorippe (i).
Les Dorippes constituent un genre très-remarquable, tant par la forme générale du corps et le mode d’insertion des pâtes, que par la disposition de l’appareil buccal et celle des ouvertures respiratoires. La carapace de ces Crustacés est déprimée, tronquéeen avant, beaucoup plus large postérieurement qu’antérieurement , et trop courte pour recouvrir tout le thorax ; elle ne se prolonge même pasau delà de l’insertion des pâtes de la troisième paire (PI. 30, fig. 1 1). Les régions hépatiques sont très-petites, et la région intestinale est linéaire.
front est étroit et échancré ; les orbites diriges en avant et fort peu profonds ; les bords latéraux de la carapace sont obtus ; enfin son bord postérieur est très-large. Les yeux sont de longueur médiocre , mais ne se cachent que très-imparfaitement dans les orbites. Les antennes internes sont logées dans des fossettes ovalaires et presque verticales ; leur article basilaire est petit , mais leur tige mobile est assez grande, et en se reployant ne peut pas l’entrer dans sa fossette. Les antennes externes sont médiocres , leur article basilaire est vertical et va se joindre au front, de façon à séparer l’orbite de la fossette antennaire ; la tige mobile naît par conséquent immédiatement au-dessous du front , près de l’angle orbitaire interne. \ïépistome manque ; le cadre buccal, très-long et triangulaire, s’avance entre les fossettes antennaires jusqu’au front (PI. 20, fig. 12 ) ; les pates-mâchx)ires externes n’occupent qu’environ les trois quarts de sa longueur, et toute sa portion antérieure est transformée en un canal par des prolongemens des pates-mâchoires de la première paire. Le troisième article des pates-mâchoires externes est étroit, et beaucoup moins grand que le précédent ; il donne
(i) Fabr. Suppl, p- 36i. — Latreille, Reg auim. a®, éd. t. IV, p. 68 Desmarest, Consid. sur lesCrust. p. i35.
DES CRUSTACÉS. l55
insertion au quatrième article par son angle antérieur et externe ; enfin le prolongement flabellifêre, situé au côté externe de la base de cet organe , au lieu d’être logé comme d ordinaire dans un espace vide laissé entre la base de la première pâte et le bord de la portion ptérygostomienne de la carapace , est reçu dans une échancrure ovalaire creusée dans cette dernière partie (fig. i3, a) ; cette échancrure, fermée en dedans par l’insertion de la pate-rnâchoire , constitue ainsi un trou par lequel l’eau arrive dans la cavité branchiale. ljej»Zas«ro«A<er7ia^estlargeetcirculaire; les sont trèsinégales et ne s’insèrent pas sur la même ligne, comme chez la plupart des Brachyures ; celles de la quatrième paire sont plus élevées que les précédentes , et celles de la cinquième paire naissent au-dessus et un peu en avant des quatrièmes , de façon à paraître s’insérer sur le dos. Les pâtes antérieures sont courtes ; celles de la deuxième et troisième paires sont au contraire très-longues, et terminées par un article ti’èsgrand et un peu falciforme; enfin les pâtes des deux dernières paires sont grêles , très-courtes , et terminées par un tarse crochu, et disposé de manière à se reployer contre l’article précédent , comme les pâtes subehéliformes des Crevettes. Les premiers articles de l’abdomen occupent la face supérieure du corps; les autres sont appliqués comme d’ordinaire contre le plastron sternal. On en compte sept dans les deux sexes : chez la femelle, le pénultième est très-grand et le dernier fort petit et saillant.