‹ Histoire naturelle des crustacés (volume 3)Chapitre 115 sur 310 · Dromie globuleuse. — Dromia globosa · texte numérisé non relu

Dromie globuleuse. — Dromia globosa

Carapace très-bombée et lisse en dessus. Front très-incliné et ®rmé de trois petites pointes ; une pointe au-dessus de l’angle ex-

(i) Lamarck, Hist. des anim. sans vertèbres, t. V, p. 264- — aérin, Iconographie Crust. PI. 14, fig. 1. a) Lamarck, Hist. des anim, .sans vertèbres, t. V, p. 264. CRUSTACÉS , TOME U.

HISTOIKE NATUKEI.LE

terne de l’orbite. Bords latéro-anlérieurs de la carapace divisés en deux portions par une grosse dent ; la portion antérieure concave , la postérieure convexe ; une dent à peine distincte en avant du sillon qui sépare cette dernière portion marginale du bord latéro-postérieur, qui est très-court , et dirigé presque directement en arrière. Pâtes grosses et très-courtes; celles de la dernière paire presque aussi grandes que celles de la troisième paire.

Longueur, lo lignes.

Habite? (C. M. )

g. Dromie tête de mort. — Dromiacaput mortuum (i).

Carapace tris-homhée et tisse. Front peu Saillant ; dent médiane rudimentaire ; un lobe arrondi au-dessus de l’angle orbitaire interne ; angle orbitaire externe assez saillant ; dent orbitaire inférieure très-obtuse. Bords latéro-anlérieurs régulièrement convexes, et armés de quatre dents arrondies, peu saillantes; bords latéro-postérieurs courts et un peu convexes. Pâtes a peine noduleuses.

Habite l’Océan Indien. ( C. M. )

lo. Dromie üihidentêe. — Dromia unidentata (3).

Carapace globuleuse , armée de chaque cûté d’une seule dent ; front divisé en deux lobes triangulaires ; pâtes médiocres.

Taille , environ 16 lignes.

Habite la mer Rouge.

On trouve dans les marnes tertiaires de l’île de Shepey un petit Crustacé fossile qui me paraît appartenir au genre Dromie , mais dont je n’ai pu constater le mode de conformation des pâte

(,) Latreille , Collection du Muséum.

(■2) Ruppell, Crust. de la mer Rouge, p. U), ^

üg. 2.

postérieures ; sa carapace est bombée , presque circulaire , avec Ja région stomacale très-grande et séparée par une dépression oblique des régions hépatiques, qui à leur tour sont séparées des régions branchiales par im sillon profond , et sont très-petites ; le front est triangulaire , sillonné et incliné. Enfin les bords latéroantérieurs sont armés de plusieurs dents, dont la dernière est grande ; on remarque aussi une petite dent à l’extrémité antérieure du bord latéro-postérieur. Je crois cette espèce encore Inédite, et je la désignerai sous le nom de Dromia Bachlandii.

Le Crustacé fossile figuré par Schlotheim , sous le nom de Brackyurites rugosus (Petref. p. 28, PI. i ), paraît se rapprocher aussi des Dromies.

Genhe DYNOMÈlVE. — Dynomene (i).

M. Latreille a donné ce nom à un petit genre extrêmement voisin des Dromies , mais qui s’en distingue facilement en ce que les pâtes de la quatrième paire sont semblables aux précédentes , et que celles de la cinquième paire seules sont petites et relevées sur les côtés du corps. La carapace est moins bombée et plus tronquée postérieurement que chez les Dromies ; la disposition desyeux, des antennes, des patesniachoires externes et des pâtes antérieures est à peu pi-ès la même ; les pâtes de la quatrième paire s’insèrent sur le ®>eme niveau que celles des deux paires précédentes, et ®®tit, de même qu’elles, un peu comprimées; les pâtes postérieures sont très -grêles, et s’insèrent au-dessus et en Arrière des troisièmes. Enfin, l’abdomen de la femelle est grand, et présente , entre le sixième et le septième segmens , *leux plaques latérales, comme chez les Dromies , mais beau- *^oup plus grandes.

On ne connaît encore qu’une seule espèce de ce genre.

(ï) Latreille , Reg. aiiim. 2“. éd. t. IV, p. 69. — Desmarest, etc.

DtnomÈnf, — Dynonifne hispida (i).

Front triangulaire, recourbé en bas et dépourvu de dents; angle orbitaire externe peu saillant et suivi de cinq dents pomtues. Pinces creusées eu cuiller. Face supérieure du corps couverte de poils courts et bruns.

Longueur 7 lignes.

Habite l’île de France. (C. M.)

TRIBU DES HOMOLTEISS.

Les Anomoures dont se compose cette petite division sont, en général, remarquables par leur carapace épineuse et armée d’un rostre (PI- '.^2 , lîg. i), p-tr e mode d’insertion de leurs antennes , dont la paire interne n’a pas de fossette et ne peut pas se reployer sous le front ; par leurs pates-mâclioires pédiformes ^ (PI. 22, %. 2); par îa longueur ordinairement trèsgrande deleurs pâtes de la deuxième , de la troisième et de la quatrième paires , tandis que celles de la cin- ([uième paire sont très-courtes et ne suivent pas a a marclie; parleur plastron sternal élargi (PI. 22, ig-q)? et par plusieurs caractères moins importans. La pince qui termine leurs pâtes antérieures sc compose de deux doigts de forme ordinaire ; le tarse des pâtes des trois paires suivantes est styliforme , et les pâtes postérieures sont plus ou moins complètement preliensibles.

Nous ne connaissons que trois genres appartenan à cette tribu ; en voici les caractères :

(i) Desmarest, Consid. sur les Crust. p. i33, LaU-eille , Règne anim. 2*. édit. t. IV, p. Gq. phie, Crust. PI. 14, lig. 2.— Fdw. Rcg. aium. Crust. PI. 4°) l'S

PI. 18, fig 2. — Guérin, Iconogrii' de Cnv. 3*. édit'

Homoliens

3yant les pâtes postérieures

Genre HOMOLE. — Homola (i).

Les Homoles sont remarquables par leur forme générale , aussi bien que par un grand nombre de particularités d’organisation moins apparentes. Leur carapace (PI. 22, fig. 1), plus longue que large, est pi es<j ne quadrilatère; antérieurement la région stomacale en occupe toute la largeur; et les régions branchiales , quoiqu’elles ne sc prolongent pas am dessus de la base des pâtes, sont très-grandes. Les portions latérales de la carapace sont verticales. Le /ronZ est étroit, et avancé de manière à former un petit rostre; de chaque côté de sa base on remarque une grosse dent conique , dirigée en avant. Les orbites sont extrêmement incomplets , Blême en dedans , on l’articulation des pédoncules oculaires est à nu (PI. 22 , fig. 2) ; ils sont à peine limités en dehors , et s’y continuent avec une large fosse oblique et trèssuperficielle , contre laquelle viennent s’appliquer les yeux. Les pédoncules oculaires sont 'cylindriques et divisés en deux portions, l’une interne, grêle et alongée, l’antre gi’osse, Courte , et terminées par l’œil. Les antennes internes ne sont pas logées dans des fossettes ; leur article basilaire est presque globuleux , et. s’avance au-dessous de l’insertion des pédon-

subcliéliformes et à découvert ; cara- 1 G^e. Homolepace quadrilatère. J

1 Carapace triangulaire; 'i Hthode.

rostre très-alongé. )

Carapace circulaire ; rostre rudimentaire. )

(i) .Cfl/èccr, Herb.st ; , Lamarck : , Leach, /ool.

^isc. t, 11. — Latr. Règne aiiim- de Cuvier. — Desmavest, Consid. sur Crust.* — Roux, Crust. de la Méditerranée.

iSa HISTOIRE NATURELLE

Cilles oculaires , les deux articles suivans sont très - longs ; le troisième porte, comme chez les Brachyui’es , deux petits filets multiarticulés très-courts. Les antennes externes s insèrent presque sur la même ligne que les internes ; à leur base on remarque un gros tubercule auditii , qui est quelquefois extrêmement saillant ; leur premier article est cylindrique , assez gi’os , et de longueur médiocre ; le second est au contraire grêle et très-long ; le troisième est fort coin t ; enfin le filet"terminal est très-long. Le cadre buccal est quadrilatère. Les pates-mdchoires externes sont presque pédiformes , leurs trois derniers articles étant larges et presque aussi longs que les deux précédens , qui sont à peine aplatis (PI. 22, fig. 3). Le plastron siema/ ressemble beaucoup à celui des Dromies , et ne porte pas d’ouvertures génitales (PI. 22, fig. 4). Les pâtes sont très-longues; celles de la premièi-e paire se terminent par une main presque cylindrique, et celles de la cinquième paire se relèvent sur le dos, et sont subehéliforraes. Enfin Y abdomen est très-large chez le mâle aussi bien que chez la femelle, et se compose de

sept articles distincts ; chez la femelle, le premier anneau porte une paire d’appendices très-courts ; ceux des quatre segmens suivans sont de même forme que chez les Brachyuies; lavant-dernier anneau ne présente aucun vestige d’appendices.

Ainsi que nous l’avons déjà dit , les vulves , au lieu d’occuper le plastron sternal comme chez les Brachyures, sont creusées dans l’ailicle basilaire des pâtes de la troisième paire. La disposition des branchies est également remarquable; on en compte quatorze de chaque côté du corps; la première est encore couchée en travers sous la base des suivantes et fixée à la base de la deuxième pate-mâchoire. Mais les autres se dirigent toutes obliquement en haut, et se fixant au pourtour de la voûte des flancs. Une s insère a l’anneau qui porte les pates-mâchoires de la seconde paire , deux au-dessus de la base de la pate-mâchoire externe, deux au-dessus de la pâte antérieure , trois sur chacun des

deux anneaux suivans , et deux au pénultième anneau. Il est aussi à noter que les coi'néulcs sont carrées.

Ce geni’e pai-aît être propre aux mers d’Europe.

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