Pagure piaphane. — Pagurus diaphanus
Espèce très-voisine du Pagure soldat , mais dont la grosse main est lisse en dessus , comprimée et articulée obliquement, de manière à former avec le carpe un angle dont le sommet est dirige en dessus ; le carpe fortement dilaté en dedans. Le tarse des pâtes des deux paires suivantes est lisse en dessus. Enfin il existe chez le mâle deux fausses pâtes abdominales filiformes à droite, et quatre à gauche.
Habite l’Océan. (C. M. )
On trouve dans divers ouvrages la description de plusieurs espèces de Pagures que nous n’avons pas eu l’occasion d’observer
(i) Pagurus custos , Fabricins , Suppl, p. Ifii. — Latreille, llist. nat. des Crust- t. VI, p. i65. — Olivier, Éncyclop. t. VIII, p. 644' — Edw. loc. cit. p. '284.
(■a) Pagurus diaphanus , Fabricius, Supplém. p. /[12. — Cancer miles, Herbst, t. □ , p. 19, PL 22, fig. — P. diaphanus, Laf' Hist. nat. des Crust. t. VI, p. i65. — Édw. loc. cil. p. 284.
DES CRUSTACÉS. iZ’]
et qui nous paraissent même ne pas être assez bien connues pour etre déterminables, telles sont ;
Le Pagurus hungarut de Fabricius ( Suppl, p. ;{i 2 ) , figuré par Herbst(op. cil. t. II, p. 26, PI. 2 3, fig. 3); espèce qui, suivant Fabricius , habite la mer des Indes, et suivant Herbst se trouve sur la côte de Naples.
Le Cancer duhius de Herbst ( t. III , p. 2 2 , PL 60 , fig. 5 ).
Le Cancer tampanistus du même auteur ( t. II , p. 26 , PL 23 , fig. 5).
Le Pagurus pedunculatus ( Herbst, t. III , p. 25, PI. 61, fig. 2 ) , tpii est remarquable par la grosseur des pédoncules oculaires , et dont les mains paraissent être surmontées d’une crête dentelée.
Le Pagurus araneiformis de Fabricius ( Suppl, p. 4 14 ) ; espèce qui habite les côtes d’Ecosse.
Le Pagurus alatus de Fabricius (Suppl, p. 4i3), qui habite les côtes de l’Islande , et qui a les mains lisses et garnies de trois Crêtes ; peut-être devra-t-elle être rapprochée du P. anguleux décrit ci-dessus.
Le Pagurus villalus de llosc (Hist. des Grust. t. II, p. 8, PI. 12) ; espèce dont les mains sont tuberculeuses , et qui se trouve en abondance sur les côtes de la Caroline.
Le Pagurus pollicaris (Say, Journ. de l’Acad. de Philad. t. I , p. I G2 ) , dont les mains sont granulées et garnies en dessus d’une crête saillante et denticulée ; il se trouve sur les côtes de l’Amérique septentrionale.
Le Pagurus longicarpus du même auteur (op. cit. p. iG3); espèce qui habite les mêmes localités , et qui est remarquable par la forme alongée et presque linéaire des mains et du carpe , dont la surface supérieure est granulée.
Le Cancer megislus de Herbst ( t. III, p. 28, PL 6t, fig. i, Pagurus megislus , Oliv. Encyclop. ) , paraît être une espèce imaginaire dont la portion intérieure du corps appartiendrait à un Pagure voisin du P. pointillé , et dont la nageoire caudale , disposée en éventail , serait prise à quelque Macroure ( une Langouste , par exemple ).
Enfin , nous ajouterons aussi que le Crustacé fossile décrit par
IltSTOTTE NATUnnr-LK
M. Desmarpst smi3 le nom «le Pagnrus Jhujdsii (Crnsl. foss. p.
PI. XI, flg. 2 ), ne nous paraît pas se rapporter à ce genre, mais avoir beaucoup d'analogie avec les Callianasses.
Genre CÉNOBITES — Cenohita (1,
Latrcilic a donné ce nom à une division très-naturelle de la tribu des Paguriens, qui établit le passage entre les Pagures proprement dits et les Birgiis , et qui s’en distingue en ce que l’abdomen est conformé comme celui des Pagures, et les antennes comme celles des Birgus. La forme de la carapace est également caractéristique , car ce bouclier, beaucoup plus solide que chez les Paguies, est rétréci et comprimé en avant , et présente , dans sa moitié postérieure , un bord saillant qui sépare sa lace supérieure de la portion latérale laquelle descend verticalement vers les pâtes (PI. 22, fig. 11 ). Les pédoncules oculaires sont assez courts , mais grands et comprimés au point d’être presque lamellaires ; la cornée en occupe la portion terminale et externe. Les antennes internes , insérées un peu en arrière des externes , sont extrêmement grandes (fig. 12); leur premier article, gros à sa base et cylindrique dans ses deux tiers externes , dépasse les yeux et porte un second article encore plus long; le troisième article est un 2ieu plus long que le second, .et poide deux filets terminaux, dont l’un est court et sétiforme, l’autre gros, assez long et obtus. Les antennes externes sont très-fortement comprimées ; leur pédoncule est long , mais u’atteiut pas 1 e.xtrémité du deuxième article des antennes internes, et leur palpe n est représenté «pic par un petit tubercule rudimentaire. Les pates-mâchoires externes sont pédiformes, courtes, presque cylindriques et dépourvues de dents
(i) Cancer 7 i Herbst, etc. — Pagurus , Fabr. etc. — Cenobita% Latreille , Kégne auim. de Cuvier, 2®. édit, t, IV, p. 77. *
DKS Cr.TJSTACKS.
'ers leur base. Les pâtes antérieures sont grosses, inéi'ales, et tez'miiiées par une main courte et comprimée en dedans (fig . 1 1 et 1 3) . Les pâtes de la deuxième et de la troisième paire sont grandes , et ne présentent rien de remarcjuable ; celles de la quatrième paire sont presque rudimentaires , et leur dernier article a la iorme d’un petit tubercule à peine mol'ile. Les pâtes de la cinquième paire sont conformées comme chez les Pagures , si ce n’est qu(^ cliez le m;zlc leur article basilaire présente un prolongement tubidaiz'e plus ou moins long, à l’extrémité duquel se trouve l’orifice de l’appareil de la génération. L’abdomen est membraneux et contourné sur lui-même, comme chez les Pagures, mais moins long. Chez la femelle, il porte du côté gauche trois liuisses pâtes ovifères assez grandes, et fixées à des plaques dorsales; plus loin , en arrière , on voit une quatrième jilaqne cornée qui Ue porte pas d’appendice. Enfin, ’à. l’extrémité de L’abdo- ™en, se trouve un segment donsal , corné, portant à son hord postérieur une lame médiane , et de chaque côté un appendice, dont celui du côté droit est de beaucoup le plus petit; la forme de ces appendices est la même que chez les Pagures. Chez le mâle, tous ces appendices abdominaux , à l’exception de la paire terminale , manquent complètement ; ttais on retrouve encore les plaques cornées dorsales , qui indiquent la division de l’abdomen en anneaux.
Ce genre est propre aux mei’s des pays chauds.
S Espèces aj-ant les pidondules oculaires , presque cylindriques , arrondis sur le hord supérieur, et terminés par une cornée hémisphérique qui dépasse le prolongement de l'article pédonculaire reçu dans l'échancrure de son hord supérieur.
I. CÉNOBITE CMBASSÉE. — CenoUta clypeata {d). hégion stomacale bombée et piquetée ; bord latéral des régions
(l) Lancer clypealus , Herbst, p. 22 , PI. 23 , fig. 2' — Pagurus ypeatus, Fabr. Suppl, p, <^13.
î’-'ÎO lIISTOiriE K/VTljRELLE
branchiales concave dans sa moitié antérieure. Pédoncules oculaires plus longs que le bord antérieur de la carapace , aussi larges que hauts , et ne se touchant que vers le bout ; leur écaille basilaire très-petite. Pâtes garnies de quelques tubercules peusaillans, et de lignes transversales piliféres ; surface externe de la grosse main très-bombée et en général presque lisse ; tarses gros , de longueur médiocre, et garnis seulement de faisceaux de poils extrêmement courts ; celui de la troisième pâte gauche environ quatre fois aussi long que large , et présentant inférieurement un bord obtus. Article basilaire des pâtes postérieures se prolongeant en un tubercule saillant qui s’avance sur le sternum jusqu'auprès de la base des pâtes antérieures. Longueur, 4 à 5 pouces. Couleur, rougeâtre violacé.
Habite les mers d’Asie. ( C. M.)