‹ Histoire naturelle des crustacés (volume 3)Chapitre 148 sur 310 · CK^’OBITF. ÉPiNEirsE. — Cenohita spinosa · texte numérisé non relu

CK^’OBITF. ÉPiNEirsE. — Cenohita spinosa

Région stomacale tres-bombée ; bord latéral des régions branchiales conrejce antérieurement , snais fort peu saillant postérieurement. Pédoncules oculaires moins d’une fois et demie aussi longs que hauts, très-comprimés; cornée transparente fort petite; écailles basilaires assez grandes et pointues. Pâtes couvertes de petites crêtes dentelées, transversales vers leur base, et de petites épines courtes, dont le nombre et la longueur augmentent vers l’extrémité de ces membres; grosse main médiocrement bombée. Tarses très-alongés et presque cylindriques. Longueur, environ 4 pouces. Couleur, brun-rouge très-intense.

Habite les mers d’Asie. (G. M.)

(î. CÈxoBiTE PERLEE. — Cenohcta perlata.

Itégion stomacale peu bombée et verruquense; bords latéraux des régions branchiales saillans ( mais beaucoup moins que chez le G. comprimé), et un peu concaves antérieurement. Pédoncules oculaires à peu près comme dans l’espèce précédente. Pâtes des trois premières paires couvertes de petits tubercules perlés et presque dénués de poils. Tarses très-courts , presque triangulaires et à peine épineux.

Habite la mer du Sud. ( G. M. )

Gexbe GAjN'CELLE. — Cancellas (1).

Cette petite division générique ne s’éloigne que foi’t peu des Pagure.s proprement dits , et ne nous est encore qu’imparl.iitement connue, car nous n’arons pas observé la femelle de 1 unique e.spèce d’après laquelle nous l’établissons, mais les particularités d’organisation que nous a offertes 1^ mâle , ne nous ont pas permis de rapporter ce Crustacé à

(1) Edw. Ann. des sc. nat.

aucun des genres déjà établis. L’abdomen , au lien d’étrecon tourne sur lui-méme, et de se terminer par une espèce de queue d.fForme, est parla itemeut .symétrique ; les appLdices au penult.eme anneau alxlominal ont la mémo forme que Chez les Pagures, mais sont .semblables des deux côtés, et il existe, du reste, aucun autre appendice adhérant à l’aboomen enti-e ce segment et le thorax.

Cx.-VCEULE TYPE. C. ixpttsii).

Dent rostriforme. large, triangulaire, mais peu saillante ; front profondément echancré de chaque côté de sa base. Portion anter-eure de la carapace bombée et sans sillons notables. Pédoncules eulaires grêles, dépassant le pédoncule des antennes externes ans près de la moitié de leur longueur , mais cependant plus courts que le bord antérieur de la carapace ; cornée transparente très- Petiteetsans échancrure à son bord supérieur. Antennes externes xtremement courtes, guère plus de deux fois aussi longues que tes pédoncules oculaires. Pâtes antérieures égales . et déprimées supeneui-ement ; une crête dentelée sur le bord supérieur de la main qui se réunit à une élévation longitudinale arrondie de la face externe de la main, de façon à former sur le carpe une pyramide a trois faces ; face externe de la main un peu Yerrnquense ; pinces res-courtes. Pâtes de la seconde paire beaucoup plus grosses et P us longues que celles de la Iroisièiiio paire, et garnies d’une ^ e e qui setend du milieu du troisième article jusqu’à leur ex- J^emité, en décrivant une courbure régulière dont la convexité

celi**"! ^*'°*^*’ ' supérieure de cette crête s'élève comme

^ e es pâtes antérieures, en pyramide, et corre.spond exacte-

diX*^-"* ^ pédoncules oculaires , lorsque les pâtes sont

riç,ees en avant. Tarses très-courts et assez gros. Pâtes de la troi- ^ enie paire très-comprimées. Article basilaire des pâtes poslérieugrand et squammiforme. Abdomen du mâle court , large ,

D Edw. Ann. des sc. nat. a®, série, Zool. t. VI, PP i4, lig. 3.

244 hlSfOIRE NATURELLE

garni «n dessus de lames transversales très-étroites qui ne portent pas d’appendices , et terminé par une paire d’appendices conformées comme chez les autres Paguriens , mais symétriques, et par une lame médiane également symétrique.

Le Pagure canalicclé figuré par Herbst (i) paraît être très-voisin de cette espèce.

Genre BIRGUS. — Birgus (2).

Les Birgus semblent établir le passage entre les Pagures ( ou plutôt les Cénobites ) et les Litbodes. Leur carapace , terminée antérieurement par un rostre liorizontal et saillant , est divisée en deux portions , comme chez les Cénobites ; la portion antérieure formée par la région stomacale est étroite, mais la postérieure est très-large et ovalaire, les régions branchiales étant très-développées , et formant de cliaque côté une espece de bouclier semi-circulaire qui s’avance au-dessus de la base des pâtes. Les pédoncules oculaires sont gros , arrondis et de longueur médiocre. Les antennes internes ont la même conformation que chez les Cénobites , si ce n’est que leur article basilaire est encore plus alongé. La disposition des antennes externes et des patcs-mâchoircs externes est aussi tout-à-fait la même que chez ces derniers Paguriens. Les pâtes antérieures sont grosses , an'ondies et de longueur médiocre ; celles des deux paires suivantes sont terminées par un gros article cylindrique , et celles de la quatrième paire , plus courtes que les précédentes, mais pas relevées au-dessus d’elles , sont pourvues d’une main chéliforme, dont les deux doigts sont longs

(O Cancer canaliculatus , Herbst, PI. 6o , fig. 6. — Olivier» Encyclop. t. YIII , p. 647.

(2) Cancer, Rumph, Linné, Herbst, etc. — Pagurus , Fabiicius, L.itveille, Olivier, Laraarck ,. etc. — Birgus, Leacli, Laircille» Üesmarest.

DES CEUSl-ACÉS. 2.f5

et cyüiidnques ; eiiOn , les pâtes postérieures, très-courtes et cyliufiriques , sont relevées sous les parties latérales de la carapace , et terminées par une pince rudimentaire trèsobtuse. L abdomen est très-large, et recouvert en dessus par une petite bande cornée suivie de quatre grandes plaques cornéo-calcaii-cs qui en occupent toute la largeur, et chevauchent les unes sur les antres , comme chtv, les Macroures. De chaque côté de ces grands segmens on voit une Ou deux petites pièces coiaiécs qui semblent être la représentation de la pièce épimérienne des quatre anneaux abdominaux correspondans. Chez la femelle les trois premiers de ces >scgmcns , c.cst-a-dirc les deuxieme , ti'oisièmc et quatrième an neaux, portent chacun au côté gaiielic une grande fausse pâte formée par une petite pièce basilaii'e et deux grands appendices étroits et ciliés ; du côté droit ces membres manquent, et chez le male on n en voit auenne trace, l’on te la face infélicure de 1 abdomen est membx'aneuse , seulement, vers sa partie postérieure , ou voit une petite plaque quadrilatère qui donne attache à une seconde plaque saillante , et porte de chaque côté une faus.se pâte abdominale rudimentaire, composée d’une pièce basilaire , et de deux tubercules mohiles qui rappellent la disposition des appendices du sixième anneau abdominal des Pagures , mais (pii est .symétrique des *^eux côtes du cttrps. Enfin, la ])laque terminale dont nou.s tenons de parler est arrondie au bout; il recouvre raiiiis , représente le septième anneau abdominal.

E appareil respiratoire des Birgus jirésente des jiarticulaî'tés de structure très-remarquables. Les branebies sont au »ïombre de quatorze de cbaque côté du corps, et sont fixées par un pédoncule situé vers le milieu de leur face interne, a cavité respiratoire est très-grande , et les branchies n’en emplissent pas la dixième partie ; sa v'oùte est tapissée irifc- ^'curement par une membrane mince et épidermique ; mais • tcntot celle-ci disparaît et laisse à nu le derme qui se con inue avec la membrane dont la carapace est tapissée, et qut couverte d une multitude de végétations vasculaires.

HISTOIni-: NATURELLE

Hirgus LkRRott , — Bii’gus /n/ro (i).

Rostre simple et à peu près de la longueur des pédoncules oculaires. Carapace marquée d’un assez grand nombre de petites » cretes , précédées d une dépression, placées transversalement , ét garnies chacune d une rangée de poils très-com'ts. Pâtes garnies de lignes semblables, si ce n’est que souvent , au lieu de poils, elles portent des épines. Pinces et tarses armés d’un grand nombre d epines courtes , d’appai'ence cornée. Couleur, ronge lacqueux inele de jaune. I.ongueur de la carapace , environ G pouces.

Habite les mers d’Asie. ( C- M. )

Le Birgi s A L.iBGE Qi EiiE (2), de Latreille , ne paraît être que le jeune de l'espèce précédente.

TRIBU DES PORGELLANIENS.

Cette petite tribu se compose priocipalement de Crustacés qui ont tout-à-fail ie port des Brachyures, mais qui se distinguent de tous les Décapodes dont nous avons parlé jusqu’ici par leur nageoire caudale, en éventail , plus ou moins semblable à celle des Macroures . Nous neconnaissons qu’un seul genre ayant ce mode de conformation, celui des Porccdlanes; mais nous avons

(1) Cancer crementatiis , Bunipli, iMus. PI. 4, — Seba , t. III, PI 21, lig. I et 2. — Cancer (nstacus ) latro, Herbst , t. II, p.34> PI. 24. — Pagurus latro, F.ibriciu.s, Suppl, p. 4H' — Bosc, t. II 1 P "G. — Latreille, lli.st. liât, des Crust. t. VI , p. iG4'' — Olivier, Eiicyc- t. VII . p. G3g, atlas, PI. aSi. — Lamarok, Hist. des anim- ■sans vert. t. V, p 221. — Dirons hilro , Leacli. Trans. of tli® Linii. Soc. vol. XI. — Dc.smarest jCoii.sid sur lesCrust. p.180, PL 3o, tig 3. — Qiioy et Gaiinard, Voyage de rUranie, PI. 80.

(2) Bitÿiis tnticauda , Latreille, llègue anim. de Cuvier, 2". éd’ t. IV, PL t'A, lig. 2. — Desm. Coiisid. p. 180.

cru devoir ranger dans la même division les Æglées , qui élablissent le passage entre ces Crustacés et les Galathées, et qui jusqu’ici ont été rapprochés de ces dernieres, ainsi que les Mégalops, qui, du reste, ne sont peut-etre que des jeunes de quelque genre de la famille précédente, dont le développement n’est pas terminé. Pour distinguer entre eux ces trois genres, i! suffit de se rappeler que, chez les Porcellanes et les Æglées, les pattes de la cinquième paire sont fililbrmes et reployées au-dessus des autres, tandis que chez les Mégalops elles sont conformées comme cellesci , et que les Æglées ont le corps alongé et l’ahdomen très-gros , tandis que les ])orcellanes ont le corps à peu près circulaire et 1 abdomen fort mince

Provisoirement nous rangeons encore dans cette tribu les Monolépis de M. Say, que nous n’avons pas eu 1 occasion d observer, mais que nous cioyons de voir considérer comme de jeunes crustacés, dont les vrais caractères ne sont pas connus.

Genre PORCELLANE. — PorcelUina (1).

Le genre Porcellaue, établi par Lamarck, a été divisé par . Leach, mais san.s raison .snffi.sante , en deux groupes, dont 1 un conserve son nom primitif, et l’autre a reçu le •lom de Pisidie. M. nesmarest , tout en adoptant cette •classification, a cependant lait voir qu’elle repo.sait sur des •caractères inexacts, et ne devait pas être conservée; aussi •cst-elle aujourd’hui abandonnée.

Les Porcellanes, comme nous l’avons déjà dit, ressem-

(i) Cancer, Pennant , Herbst , etc. — Poree/tn/ia, Lamarck, Syst. anim. sans vert. p. i53. Latreille, Leach, Ûesmarest, etc.

^4^ IfISTOinE NATUr.ELLE

bient bcauconp . par Ifm- f„r.„e géiiéralo , aux Braclpvures ( • -2, fîg. 5). liCwv cainpace est ordinairement aussi large que longue , sub-orbiculaire et déprimée en dessus, hc front s avance au-tlessns de l’insertion des antennes internes, et peut même les recouvrir complètement lorscfu’elles se déploient , sans qu’il y ait cependant de fossettes antennaires Les^e«a; sont petits et logés dans une sorte à'orbitc dont la paroi supérieure est bien formée, mais dont les limites ne sont determ.nees en iledans et en dehors quepar les antennes, et dont le bord inlérieiir est très-court et à peine saillant; ce dernier bord se prolonge au dehors, et il existe entre l’espece de crete ainsi formée et le bord de la carapace , un SI Ion profond, d’où naît Y antenne externe-, ces appendices s insèrent, par conséquent, en dehors des veux ; leur portion basilaire se compose de trois articles cylindriques, dont le deuxieme est le plus grand, et leur tigelle terminale est tres-longuc. Le cadre buccal est quadrilatère, mais beaucoup trop petit pour recevoir hs pates-mâchoires externes qui, en se reployant, viennent s’appliquer contre le bord inferieur du front. Ces derniers appendices sont très-grands ( lig. f>) ; eur deuxième article présente du côté interne une grande dilatation lamcileusc à bords arrondis, et son angle anterieur et externe se prolonge de manière à former une dent P us ou moins grosse ; le troisième article est beaucoup plus petit , et à peu près triangulaire ; les siiix ans diminuent successivement de grandeur, et sont garnis en dedans de poils très-longs; enfin il existe, comme d’ordinaire, une ti^e externe ou palpe, terminée par un petit filet multi-articuJé , mais il iiyapas de fouet. Le plastron sternal est très-large et piesipie circulaire. pâtes antérieures sont Irès-grand'es et plus ou moins aplaties; le bras est très-court, et ne dépasse que de peu la carapace; mais le caipe est ti-ès-Iong , et présente en général un prolongement lainelleiix qui sV vance au-dessus du bord supérieur de la main lorsque celleci se reploie. Les pinces sont fortes et peu ou point dentées. Les pâtes des trois paires suivantes sont à peu près cylindri-

DES CEESTACÉS. 24,^

‘(ucs, et tcniiinées par un tarse coniijiic; enfin , celles de la tleinièrc sont très-grêles , reployées au-dessus de la base des autres et terininêcs par une petite pince didactyle. h’abdo- ’iten (fig. /) est large, mais lamelleux , et reployé en dessous contl e le sternum; il se compose de sept anneaux distincts, et se termine par une grande nageoire à cinq lames en éventail , ormee par le dernier segment (!t par les apjjendices de l’anïieau piécédent; la pièce basilaire de ces appendices est ties-courte, et porte deux grandes lames ovalaires à peu près de même grandeur, ciliées sur les boi-ds et divisées en arrière. La jiiece médiane de cette nageoire ne dépasse pas les appendices latéraux, et présente des sillons qui semblent 'n iquer iju elle est formée par la soudure du septième anneau de l’abdomen , avec une paire d’appendices lamelleux appartenant à ce même segment. Le dessous de l’abdomen est plus ou moins membraneux, et présente cliez le mâle Une seule paire d appendices fixés au deuxième anneau , et composés cbaciin d’une petite tige cylindrique terminée par «ne lamelle ovalaire. Chez la femelle on y trouve deux ou trois paires de fausses pâtes oi if ères fixées aux deux ou trois anneaux qui précèdent le pénultième, et composées chacune d une tige multi-articulée. Enfin, les branchies sont au nombre de quatorze de chaque côté, et sont di.spôsécs par faisceaux de deux au-dessus de la pate-mâchoire externe et 'le la pâte antérieure, et de trois au-dessus des pâtes des ti ois paires suivantes ; il ii’y en a qu’une seule au-dessus de *a pâte postérieure.

Ces Crustacés sont assez communs sur nos côtes ; on les tt'ouve d’ordinaire sous les pierres.

§ A. £sjièccs dont le front est entier et ne présente pas de dents latérales.

a. Front triangulaire.

i. PoRCELLANE VIOLACEE. — P. nolucea (1).

Carapace presqu'entièreinent lisse, et présentant de chaque côte' un petit rebord ai'rondi. Front très-incliné , à bords obtus et sans sillon médian , hord orbitaire supérieur droit ; pédoncules oculaires comprimés et dilatés ant rieuremenf. Antennes externes très-longues. Pâtes antérieures grandes et finement ponctuées ; le carpe très-long , et terminé antérieurement par un hord droit , mince , très-avancé et non dentelé. .Mains grosses , s’élargissant graduellement , et présentant à la partie externe de leur face supérieure un large sillon longitudinal. Doigts obtus, noirs, presque droits et sans dentelures ; les pâtes des trois paires suivantes courtes et très-larges. Tarses gros et extrêmement courts. Longueur, environ i pouce.

Habite les côtes du Chili. (C. M.)

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