IIiproLTTE HÉRISSÉ. — II. aculeatus (l
Carapace très-bombcc en dessus ; rosire grêle , ne dépassant que de peu le pédoncule des antennes supérieures , et se continuant en arrière avec une crête qui est très - élevée , et se pi’olonge jusque vers le bord postérieur de la carapace; quatre 'ou cinq grosses dents sui’ la crête basilaire du rostre ; enfin trois ou quatre dents très-petites sur le bord supérieur de sa portion antérieure , et trois sur son bord inférieur. Pâtes - mdclioires longues , dépassant l'appendice lanielleux des antennes externes , larges et tronquées au bout. Pales antérieures grosses et de longueur médiocre. Cinq paires d’épines sur la lame médiane de la nageoire caudale.
Habite les mers polaires.
2 2. Hippolyte de Sowerey. — II. Sovoerbj'i (2).
Rostre naissant de la partie postérieure de la carapace , sur laquelle il forme une grande caréné arquée , très-large dans sa portion antérieure , tronqué au bout , armé en dessus de quatre ou cinq grosses dents situées sur la carapace, et de seplvu huit dents trèspetites situées sur sa portion libre, et en dessous de deux dents , dont une presque aussi avancée que la dent terminale , et en étant quelquefois séparée par de petites dentelures. Lame spiniforme du pédoncule des antennes internes très-longue ; filets terminaux de ces organes extrêmement eourts. Appendice lanielleux des antennes externes grand, ovalaire et dépassant le rostre. Pates-mdchoires
(1) Cancer acideatus, Othon, Fübricius, Fauna Groenlaudica , p. aSg. — Alpheus aculeatus, Sabine , appendice to Parry's, voyage, tab. 2 , fig. 9.
(2) Cancer spinus, Sowerby, Brit- miscel. tab. 21. — Alpheus spinus , Leacli, Trans. of tlie Linn. soc. vol XI, p. 247, et Edinb. Encyclop. Supplém. t. VII, p. /jai. — Hippolyte Sowerbyi, Leacii , Mala. Pod. Brit. PI. Sg. — Desmarest. Consid. sur les Crust. p. 223, PI. 39, fig. I.
UES CRUSTACÉS. 38 i
exlcrnes médiocres, terminées pai- un article arrondi au haut et atteignant 1 extrémité de l’appendice lamelleux des antennes externes. Pâtes antérieures dépassant à peine le pédoncule de ces antennes ; celles de la deuxième paire plus longues que celles de la troisième paire, et ayant le carpe divisé en sept ou huit articles bien distincts. Abdomen très-gibbeux ; son troisième anneau se piolongcant en une grande dent croebue qui ressemble un peu à un bec de seiche et qui avance au-dessus de l’anneau suivant. Lame médiane de la nageoire caudale garnie en dessus de quatre paires de petites épines. Longueur , environ % ponces.
Habite les mers d’Islande et du Groenland.
Le Cancer nactilator de Herbst (i) appartient à ce genre, et parait avoir beaucoup d analogie avec l’Ilippolyte boréal, dont il été question ci-dessus (n“...).
Il en est de même des deux Salicoques figurés par Miiller , et rapportés avec un point de doute par cet auteur à XAslacus carinatus (2) et à XAslacus varias (3) de Fabricius.
Lnfin il est probable que plusieurs des espèces décrites par M. Risso , sous le nom générique d’Alphées , devront y rentrer lorsqu’on les connaîtra mieux ; XAlphcus elongaius (4) , XAlpheus ensiferus (5) et XAlpheus Cougneti (fi).
Le genre Pélias de Roux (7) paraît être intermédiaii'e entre les Pontonies et les Hippolytes, mais se rapproche davantage de ces derniers. De même que chez les Hippolytes , les antennes supérieures se terminent par deux filets , et les pâtes
(I) Op. cit. PI. 43, fig. 4.
(12) Fabricius, Eutom. syst. t. II, p. 483. — Millier, Fauna Danica, t. 4, P- j5, PL iSa, fig. a.
(3) Fabricius , Entorn. syst. t. II , p. 484. — Millier , Fauna Danica , t. 4 1 P- i5, PL iSa , fig. 3.
(4) Risso, Ilist. nat. de l’Europe mérid. t. V, p. 77.
(5) Risso, op. cit, p. 76.
(6) Risso, loc. cit.
(7) Roux Mém. suc les Salicoques , p, 25.
icistoihe naturelle
des deux premières paires sont didactyles ; mais la main des secondes pâtes n’est guère plus grosse que celle des premières, et le carpe n’est pas multi-articulé. Nous ignorons si ces caractères coïncident avec d’autres particularités d’organi ■ sation; M. Roux range dans cette division générique l’^Zpheus amethysta à&'ÿl. Risso (1), VAlpheus Olivieri (2), YAlphcus scriptus (3) et VAlpheus punclulatiis (4) du même auteur ; mais toutes ces Salicoques sont trop imparfaitement connues pour qu’il nous paraisse utile d’en reproduire ici la description.
Genre RHYNCHOCINÈTE. — Rhynchocinetes (5).
Ce genre est très-voisin de celui des Hippolytes , mais se distingue de tous les autres Macroures par la conformation singulière du rostre qui , au lieu d’être un simple prolongcmen t du front , est une lame distincte de la cai-apace , et articulée avec le front, de manière à être très-mobile et à pouvoii- s’abaisser au-dessus des antennes , ou s’élever verticalement ; du reste , cet appendice ressemble beaucoup par sa forme au rostre des Hippolytes. Il est très-gi’and, en forme de lame de sabre placée de champ et dentelée sur les deux bords, hes yeux sont saillans , et lorsqu’ils se reploicnt en avant, ils se logent dans une excavation du pédoncule des antennes supérieures, dont l’article basilaire est grand et armé en dehors d’une lame spiniforme. Les filets terminaux de ces appendices sont au nombre de deux, et offrent la même conformation que chez les Hippolytes. L’appendice lamelleux des antennes externes est grand et triangulame. Les pates-
(1) Risso, Hist. nat. de l'Ear. mér. t. V, p. 77, PI. 4> —
Roux, op. cit.
(2) Foyez ci-dessus , p
(3) Risso, Hist. liât, de l’Europe mér, t. V, p. 78. — Roux , loc. cit.
(4) Risso, Journal de physique , octobre 182a. — Roux, loc. cit.
(5) Edwards, Ann. des sciences natuv. a' série, Zool. t. VU.
DES CnUSTACÉS. 383
mâchoires externes sont pédifonnes et alongées ; leur dernier article est grêle, cylindrique et épineux au bout. Les pâtes sont semblables à celles des Hippolytes, si ce n’est qu on trouve , au côté externe de la base de chacune d’elles, un petit appendice palpiformé rudimentaire, et que le tarse de celles de la seconde paire n’est pas niulti-aiticulé. \Jabdomen ne présente rien de remarquable. Enfin les branchies sont au nombre de neuf de chaque côté.
RHTKOnOCINÉTE TTFE. — R. ifpus (l).
Front arme de trois épines, dont la médiane, pl.aeée au-dessus de la base du rostre , est suivie d’une autre épine médiane. Rostre très-grand , plus long que la lame des antennes externes , armé en dessus de deux épines situées près de la base , et de sept on huit dentelures situées à son extrémité ; son bord inférieur garni d’une vingtaine de dents très-grandes. Rates-mâchoires externes de la longueur du rostre. Rates antérieures plus grosses que les autres , et dépassant un peu le pédoncide des antennes externes ; pinces courtes et creusées en cuiller; doigt mobile dentelé. Rates de la deuxième paire de la longueur de celles de la première paire , mais beaucoup plus courtes que celles de la troisième paire. Trois paires de petites épines sur la face supérieure de la lame médiane delà nageoire caudale. Longueur, environ 2 pouces 1/2.
Habite l’océan Indien. (G. M. )
Genre PANDALE. —Pandalus (2).
Les Crustacés , dont Leach a formé le geni'e Pandale , ressemblent extrêmement aux Palémons par la forme génélale de leurs corps ; mais s’en distinguent par la conformation de leurs pâtes, dont les deux antérieures sont mouodac-
(1) Edwards, Ann. des sciences nat. 2e série, t. VII, PI. 4, G.
(2) Astacus, Fabricius, Herbest, etc. — Pandatus , Leach, Des- Daarest, Latreille, Lamarck. — PontophUius, Risso,
384 HISTOIfiE NATURELLE
tyles. Leur carapace est armée en avant d’un rostre trèslong , comprimé , relevé vers le bout, et dentelé en dessus et en dessous, hes, yeux sont gros, courts et libres. Les antennes supérieures sont conformées à peu près comme chez les Palémons, si ce n’est qu’ils ne portent que deux filets terminaux. Les pates-mâchoires extei'iies sont grêles et pédifbrmes. Les pâtes sont grêles , celles de la preinièi-e paire sont les plus courtes et se terminent par un article styliforme ; celles de la seconde paire sont filiformes , et se terminent par une main didactyle très-petite ; leur carpe est multi-articulé. Les pâtes suivantes ne présentent rien de remarquable. La disposition de l’abdomen est la même que chez les Palémons. Enfin le nombi-e des branchies (1) est de douze de eliaque côté du corps.
Pandale annulicorne. — P. annulicornis (2).
Rostre de la longueur de la carapace , armé en dessus d’une dizaine de dents qui occupent la région stomacale et la moitié postérieure de sa partie libre ; une petite dent près de la pointe du rostre , séparée des précédentes par un espace lisse assez long. Bord intérieur du rostre armé de sept à hu^ dents tres-grosses vers sa base, et dont les dernières demeurent vers l’extrémité. Pâtes assez fortes et de longueur médiocre ; celles de la première paire n’atteignant pas l’extrémité de l’appendice lamelleux des antennes extei’nes. Les pâtes des trois dernières paires armées d’épines. Longueur du corps, environ 2 pouces.
Habite les côtes de l’Angleterre et de l’Islande.
(l) Cliez le P. narwat.
(•2)Leacli, Malac. Pod. Biit. tab. 40. — Latreille, Encyclopi métliod. PI. Saa , lig. i à 4 ( d’après Leach). — Lamarck, Hist. des animaux sans vert. t. V, p. 2o3. — Desmarest, Consid. p. 220, PL 38 , lig. 2.
DES CnUSTACÉS.
Partiale narval, — jP, nar^pctl (i).
Rostre beaucoup plus long que la carapace , et finement dentelé en dessus dans toute sa longueur ; les dents de sa base ne se prolongeant que fort peu sur la région stomacale ; son bord inferieur armé de dents très-fines qui disparaissent peu à peu vers sa base. Pâtes très-longues et très-grèles ; celles de la première paire dépassant de beaucoup l’appendice lamelleux des antennes externes; celles des deux dernières paires plus grêles que celles de la troisième paire, et sans épines. Longueur du corps, environ 4 pouces.
Habite la Méditerranée. (G. M.)
(aenbe LYSMATE. — Lysniata (2).
Les Lysmates ressemblent beaucoup aux Palémons et établissent le }wssage entre ees Crustacés et les Hippolytes ; ils en ont la lorme générale , et leur carapace est également armée d un i-ostre aloiigé, comprimé et dentelé (PI. 25, lig. 10). Leurs antennes internes se terminent aussi par trois lllamens multi- articulés, dont deux fort longs et un très-court. Les antennes externes sont insérées sous les premières , et ne présentent rien de remarquable. Les nzÆnrizi-zt/ej sont dépourvues d’appendice palpilbrme (fig. H) Les pâtes -mâchoires des deux premières paires portent à leur base une vésicule membraneuse formée par l’appendice flabelliforme modifié. Les pâtes - mâchoires externes sont grêles , et ne présentent rien de remarquable. Le.s
’ Rabricius, MaïUissa , t. Il, p. 33i. — , r ’ T}' pristis , fûsso , Crust. de Nice ,
^ P Latreille, Règne unim. t. iV, p. 97. etc. Desmarets , Consul, sur les Crust. p. Lo. — Pontophilns imstis , ^ Z l’Lurope mérid. t. 3, p. Ga, PL 4 , üg. 14.
(a) e imziî Risso, Crust. de Nice. — Lysnmla , ej usdem, on. cit. errata. — Latreille, Desmarets, Roux , etc.
CnuSTACÉS, TOME U.
386 HISTOIBE NATURELLE
paies portent , de même que les pates-mâclioires , une petite lame cornée , fixée à leur article basilaire , et représentent le fouet , qui chez les Écrevisses est situé de la même manière , mais acquiert des dimensions très-considérables. Les pâtes de la première paire sont de longueur médiocre , assez robustes , et se terminent par une petite main didactyle; celles de la seconde paire sont également didactyles; mais elles sont filiformes et très-longues. Leur main est rudimentaire; et leur cai-pc , extrêmement long, est divise en une multitude de petits articles. Les pâtes des trois paires suivantes sont monodactyles, et conformées de la maniéré ordinaire , si ce n’est qu’on trouve à leur base un vestige de fouet. La disposition de Y abdomen est la meme que chez les Palémons. Enfin les branchies sont au nombre de sept de chaque côté ; les cinq dernières sont assez grandes, et sont fixées au thorax, au-dessus des cinq pâtes thoraciques ; mais les deux antérieures sont placées, l’une sur l’autre, au-dessus de la pâte - mâchoire externe , et sont réduites a un état rudimentaire. Un tubercule, situé à la base des patesmâchoires de la deuxième et de la troisième paire, pourrait bien être aussi un vestige de branchie.
On ne sait rien de particulier sur les niœurs de ces Salicoques , dont on ne connaît qu’une seule espèce.
Lysmate queue soyeuse. — L. sclicaudata (i).
( PI. 2.5, fig. lO. )
Postre naissant vers le milieu de la carapace , un peu infléclii vers le bout, n’altcignaut pas l’extrémité du pédoncule des antennes internes , et arme de six dents en dessus et de deu.x en dessous. Deux des filainens des antennes supérieures aussi longs que
(l) MIelicerla sclicaudata et Lysmata seticaudatu, Risso , Crust. de Nice n. 110 , PI. 2, tig. i. — Desmarest, Consid. sur les Crustacés,"p. aSg. — Latr. Règne aiiim. t. IV, p- — Roux, Crustde la Méditer. PI. 3j ; et Mcm. sur les Salicoques , y. 17.
BES GRUSTACÉS. 3gy
le corps. Pates-mâchoires externes dépassant l’appendice lamelleux des antennes externes, et à peu près de la longueur des pâtes ante'rieures, dont la main est petite. Pâtes de la seconde paire à peu près deux fois aussi longues que les précédentes , et habituellement reployées en deux ; leur carpe extrêmement long. Longueur, environ 2 pouces; couleur, rougc-brun, rayé longitudinalement de blanc.
Habite la Méditerranée. ( G. M. )
Genbe PALEMON. — Palemoii (1).
Le genre Pîilémon a e'té établi par Fabricius pour recevoir un asseü, grand nombre de Décapodes Macroures , remarquables en général par la grandeur de leui' rostre , et caractérisés par la conformation de leurs antennes et de leurs pales.
Le corps de ces Crustacés est peu comprimé, et en généra 1 aondi en dessus. La carapace est de grandeur médiocre, et présente, vers son tiers antérieur, une crête médiane , qui est l’origine du rostre ; celui-ci s’avance au-dessus de la base des yeux et des antennes , et présente presque toujours une longueur très - considérable ; il est très -courbé en haut vcis le bout, et fortement dentele sur scs bords supérieur et inférieur. Les yeux sont gros et saillans, Les antennes internes s’insèrent au-dessus des externes ; le premier ar ticle de leur pédoncule est très-grand, déprimé, excavé à sa face supérieure pour loger les yeux , et armé en dehors dune forte épine qui en occupe l’angle antérieur. Les deux articles pédonculaires suivaiis sont gros et cylindriques ; enfin les filets inulti-articulés , qui terminent ces 01-
(1) Squilla f Baster. ^stacus ^ Pennaut , Sloane , etc. - — L. 'e* mon, Fabricius, Suppl. Eut. Syst — Bosc, Hist. des Crust.— üliv t, Encycl. meth. t. FUI. — Latreille, Hist. des Crust. et des 1 is. t. VI : Nouv. Dict. dhist. nat. ; Règne anim. etc. — Lamarck, Hist.
des auim. sans vert. — Leach, Mal. etc. — Desmavest , Consid.
Ilisso. — Roux, etc,
ganos, sont an nombre de trois, dont deux en général extrêmement longs, et un fort court et accolé par sa base à l’iin des précédens. Les antennes externes s’insèrent au-dessous et un peu en dehors des antennes internes ; le palpe lamellcux qui en recouvre la base est très-gixind , ovalaire, aiTondi et cilié au bout , et armé d’une épine vers l’extrémité de son bord externe. Les mandibules portent un petit appendice palpiforme cylindrique, et les pates-mâchoires externes sont de longueur médiocre , grêles , et tantôt onguiculées au bout , tantôt terminées par un petit appendice multi-articulé. hcs,pates de la première paire sont grêles, terminées par une petite main didactylc, et pi'ésentant près de leur base, du côté interne, une petite dilatation qui recouvre la bouche et agit à la manière des patesmâchoircs. Les pales de la seconde paire sont beaucoup plus longues et plus fortes ; elles se terminent également par une main didactylc bien formée , et ont le carpe entier et conformé de la manière ordinaire. Les pâtes des trois paires suivantes sont grêles et monodactyles ; leur longueur diminue progressivement , et on ne trouve à leur base aucun vestige de fouet ni de palpe. L’a Wo/ne/î est très-^rand, et se rétrécit graduellement vers le bout ; sa face supérieure est régulièrement arquée , et il peut se redresser et s’étendre presque complètement sans devenir bossu , comme chez les Hippolytes. Le septième segment, qui forme la pièce médiane de la nageoire caudale , est triangulaire et moins long que les lames latérales; en général, il est arme de quelques épines à son extrémité , et on remarque sur sa face supérieure cinq petites épines , dont l’antérieure est située sur la ligne médiane , et les autres latéi'alement. Les lames latérales de la nageoire caudale sont très-grandes , ovalaires, et à peu près d’égale grandeur. Les fausses pâtes abdominales sont très-grandes ; celles de la première paire portent une grande lame ciliée, et une seconde beaucoup pus petite; les autres sont pourvues de deux lames ciliées , à peu près de même grandeur, dont l’intérieure porte vers la base un petit appemiiee cylindrique.
DES CllUSTACÉS. 38c)
Le système nerveux des Paléinoiis présente une concentration plus grande que celui des Écrevisses, car tous les ganglions thoraciques en sont rapprochés au point de se toucher presque (1). Enfin les branchies sont au nombre de huit de chaque côté du corps.
Les Palemonssont fort l’echerehés à cause de la délicatesse de leur chair f la plupart habitent les fonds sablonneux, voisins des cotes ; mais d’autres remontent l’embouchure des rivières. On en a trouvé sur nos côtes plusieurs espèces, qui sont toutes comestibles, et qui sont connues sous les noms vulgaires de Crevettes , Salicoques ^ Bouquet , etc. -, par la cuisson elles deviennent rouges.
Le nombre des espèces est très-considérable , et plusieurs de celles propres aux pays chauds atteignent une taille assez grande.
§ I, Espèces aprant le bord antérieur de la carapace arme de clia- (Jiie côte de deux épines situées l’une au-dessus , Vautre audessous de l'insertion des antennes externes.