SiCYONiE LANCiFÉRE. — S. 'Jancifer
Cette espoco ne nous est connue que par la description et la figure qu’en a données Olivier, mais nous paraît différer des deux espèces précédentes par le nombre de dentelures de la cai’ène dorsale de la carapace. On en compte cinq ou six en arrière du niveau de l’origine des yeux , tandis que chez les précédentes il n’en existe que deux ou trois.
Le Crustacé fossile, désigné par Schlotheim sous le nom de Macrourites faciformis (4) , nous parak être interméiliaire entre les Sicyonies, les Palémons et les Tlippolytés, mais devoir prendre place dans la tribu des Penéens. La carapace est très-courte, et surmontée d’une crête médiane dentelée qui en occupe toute la longueur, et qui se termine antérieurement par un petit rostre infléchi et dentelé en dessus. L’abdomen paraît être également caréné en dessus : enfin , les pâtes des trois premières paires sont didactyles ; mais celles de la première et de la troisième paire sont grêles.
(i) Krabben, t. II, p. 1^5, PL 43, fig, 3.
pi) Palemoti cannatiis ^ Olivier, Encyclop. t. VIII, p. 66^. — Sicy oniacarinala, Edwards, Annales desscien. nat. l‘“. série, t. A.IX,
p. 344, PL ç), üg. 44-
(3) Palemon lancifcr, Olivier, Encycl. t. VI, p. G64, PL Si';, lig. 2’
(4) Petrefactenkunde , PL 2 , fig. 2.
tandis que celles de la seconde paire sont très-grosses , quoique de longueur médiocre. Il devra probablement foi'mer le type d’un genre particulier.
Genre PENÉE. — Penœus (1).
LesPenées sont remarquables par la forme comprimée de leur corps (2) , par la brièveté de leurs antennes internes, et par la conformation de leurs pâtes.
Leur carapace est garnie en dessus tl’une crête médiane plus ou moins longue , qui se continue en avant avec un rostre à peu près droit, lamelleux et dentelé ; ou y l’emarque de chaque coté, près de l’insertion des antennes supérieures, une grosse dent et un sillon longitudinal, courbe, qui circonscrit latéralement la région stomacale, et donne naissance, vers son milieu, à un autre sillon oblique qui descend le long de la partie antérieure de la région stomacale ; presque toujours il existe aussi une épine au point de jonction du sillon stomacal et du sillon de la région branchiale , et quelquefois on voit lUie petite crête entre le premier de ces sillons et la crête basilaire du rostre. Les yeux sont gros et arrondis Le premier article des antennes supérieures est très-grand et excavé en dessus, de manière à former une cavité qui loge les yeux ; son bord externe est armé d’une dent, et son bord interne porte un petit appendice lamelleux et cilié qui se recourbe en haut et en dehors (3) . Les deux derniers articles du pédoncule sont cylindriques et très-courts ; enfin ces organes se terminent par des fiiamcns dont la longueur varie. Les antennes externes ne présentent rien de remar-
(1) Squilla, Rondelet. — ^stacus ^ Seba. — Cancer^ Forstael , Hefbst, Linné.— PcnÆKs, Fabricius, SuppL Ent. .syst. — Rose, t. II.
— Palemon, Olivier, Encycl. méth. Penœus, Latreille , Lamarck,
Leach, Desmarest, Roux, etc.
(2) PoyezVl. 25, lie;- l-
(3) PI. 25, lig. 2.
quable. Les mandibules sont pourvues d’un palpe lamelleux très-large (1). Les pates-mdchoires des deux dernières paires portent un palpe foliacé très-long et multi-articulé , et sont pourvues aussi d’un appendice flabelliforme qui remonte entre les branchies (2) ; les pates-mâchoires externes sont longues, grêles et pédiformes. Les pâtes thoraciques des quatre premières paires sont également pourv ues d’un fouet qui remonte dans la cavité branchiale comme chez les Écrevisses, et à la base de toutes les pâtes on trouve un petit appendice lamelleui , analogue au palpe des patesmâchoires (3) ; mode de conformation qui rappelle celui propre à la plupart des Stomapodes. Les pâtes des trois premières paires sont terminées par une petite main didactyle, et augmentent progressivement de longueur d’avant en arrière. Les pâtes des deux dernières paires sont monodactyles et de longueur médiocre, l^abdomen est extrêmement grand et très-comprimé ; sa moitié postérieure est surmontée d’une crête médiane plus ou moins marquée. Les fausses pâtes sont plus encaissées par les lames latérales de l’abdomen , et se terminent par deux lames ciliées d’inégale grandeur. La nageoire caudale est gi'ande, sa lame médiane est triangulaire, et creusée en dessous d’un sillon médian. Enfin les branchies sont disposées en faisceaux comme chez le Homard ; elles sont au nombre de dix-huit de chaque côté , et entre chaque faisceau sc trouve l’appendice flabelliforme de la pâte située au-dessous.
(1) PI. 25, fig. 3.
(2) PI. 25, lig. 4 et 5.
(3) ri. 25, fig. 6.
g I . Espèces ayant les antennes teiminées par des filets très-courts. ^ Un sillon médian s'étendant de la hase du rostre au bord postérieur de la carapace.