II. PenÉe sttlifÊrE. — P. slyliferus
Rostre styliforme , long, dépassant notablement le pédoncule des antennes supérieures , relevé vers le haut , et armé en dessus de six ou sept petites dents qui en occupent la moitié postérieure; ni dents ni cils sur son bord inférieur. Enfin une petite crete médiane qui s'étend de sa hase vers la partie supérieure de la carapace. Yeux gros et courts ; filets terminaux des antennes supélieures grêles, cylindriques, à peu près de même grosseur, et un peu plus longs que la carapace (le rostre non compris). Pâtes grêles et de longueur médiocre ; celles de la troisième paire ne dépassant que de peu le pédoncule des antennes externes , et beaucoup moins longues que celles de la cinquième paire. Lame médiane de la nageoire caudale alongée et armée de quelques épines très-petites sur ses bords latéraux. Longueur , environ 4 pouces.
Habite les environs de Eombay. (G. M.)
Le Pesée FOLIACÉ de M. Risso (i) paraît être une espèce bien distincte de toutes les précédentes , à en juger d’après la figure
(i) Penæus foUaccus , Hist. natur. de l’Europe mér. t. V, p. Cpi PL 2, iig. 6.
qu il en a donnée. Cette Salicoque aurait le rostre plus long que le thorax, multidenté en dessus et lisse en dessous ; les antennes internes terminées par un filet très-long, et un second rudimentaire ; le palpe des pates-mâchoires externes en forme de plume et excessivement long , et la lame médiane de la nageoire caudale fortement dentée dans toute la longueur de ses bords latéraux ; mais de nouvelles observations nous paraissent nécessaires pour fixer 1 opinion des zoologistes relativement à cette espèce , qui , suivant M. Risso, habite les cotes de Nice.
Le PEwiE TRÈs-poNCTüi de Bosc (i) a été trop mal observé pour mériter de fixer l’attention ; c’est probablement quelque espèce de Palémon.
Le Penek mars de M. Risso (2) me paraît avoir été mal observé ; cet auteur y assigne pour caractère : un cartilage eu forme de crête charnue , d’un bleu céleste fixé au sommet , d’un rostre petit et bidentelé; disposition qui semble devoir être attribuée plutôt à quelque circonstance accidentelle qu’à la conformation normale de l'animal.
Le Pexée en crête, que M. Risso (J>) décrit dans son dernier ouvrage comme une espèce nouvelle , est évidemment le même animal auquel il avait donné précédemment le nom de l’euée mars.
11 nous parait difiicile de se former une idée exacte du Penée AUX LONGUES antennes du mêiiic auteur (/î), soit par la description qu'il en donne , soit par la figure bizarre qui s’y rapporte ; d'après celle-ci , le palpe des pates-mâchoires externes serait plus long que
U) Penœus pimctatissimus , Bosc, Ilist. des Cvust. t. II, p. 109, 1 1. 14, hg. 3 Latreille, Ilist. iiat. des Ciust. et des lus. t. VI, p. 247, PL 54, %. 1 (d'après Rose).
(2) Penœus mars, Risso , Crust. de Nice , p. 97 , PL 2 , fig. 5. — Desmarest, Coiisid. p. 229.
(3) Penœus cristatus , Risso, Ilist. nat de l'Europe mérid. t. V, p. Ü7.
(4) Peuœus anlennarius, Risso, Crust. de Kice, p. yG , PI. 2, fig. 6, et Ilist. nat. de l’Europe mérid. t. V, p. 68. — Ilesmarest! Coiisid- sur les Crust. p, 226, - Roux, Salkoques, p. ai.
^.,0 HISTOIP.i; NATUUELLE
le thorax, et les lames externes des appendices latéraux de la nageoire caudale seraient à peu près trois fois aussi longues que les lames internes.
Le cenre Melicertus , de Raftinesque (1) , parait différer peu de celui des Penées ; il y assigne les caractères sui-
vans : ^
Tête rostrée; antennes intérieures très-courtes; les externes très-longues, simples, avec l’écaille de leur base lisse. Les trois premières paires de pâtes didactyles, lantéiieuie étant la plus longue.
Le Melicertus tigrinus, qu’il cite comme type de ce genre , est glabre, a le rostre court , dentelé en dessus , non dentelé en" dessous , et la queue comprimée et carénée en dessus (2).
Gehee EUPHÈME. — jEuptotût.
Dans ce nouveau genre les pâtes paraissent , comme chez les Mysis , complètement bifides par l’effet de l’alongement considérable du palpe lamellcux, dont tous ces organes sont pourvus à leur base. La forme générale du corps se rapproche beaucoup de celle des Hippolytes. La carapace se termine antérieurement par un rostre très-long, et l’abdomen est coudé vers le milieu ; son second anneau se prolongeant postérieui-enicnt en une longue épine , qui se dirige horizontalement en arrière, comme le fait le rostre en avant. Les yeux sont gros et courts. La disposition des antennes ne présente rien de remarquable ; celles de la première paire ont, comme de coutume, leur premier article excavé en
(i) Précis de découvertes somiologiques. — Desmarest, Coiisid. sur les Crustacés , p. ai5.
(■2) Voyes Desmarest, Consid. sur les Crust. p. aïo.
DES CflUSTACliS.
dessus pour loger les yeux, et elles se tenniiient par deux filets imdti-articulés. Les antennes de la seconde paire s’insèrent au-dessous des précédentes. Les mandibules sont courtes, grosses, peu dentelées et pourvues d’une tige palpif’orme , courte , lai’gc et bi-articulée. L’appendice valvidaire des mâchoires de la seconde paire est ovalaire , et ne se prolonge que très-peii en arrière. Les pates-màchoires des deux dernières paires sont médiocres, pédilbrmes, et pourvues d’un palpe lamellcux, presque aussi longque leur tige interne ; elles portent aussi à leur liasc un appendice qui représente le fouet, mais qui est membraneux et vé.sicideux, à peu près comme chez les amphipodes. Les pales thoraciques des trois premières paires sont terminées par une petite main imparfaitement didactyle; et celles des deux dernières paires sont monodactyles et fortement ciliées, de manière à être plutôt natatoires qu’ambulatoires; toutes portent à leur base un petit fouet très-coui-t, aussi bien qu’un palpe lamellcux. Les appendices des cinq premiers anneaux de abdomen sont composés d’un pédoncule cylindrique et de deux articles terminaux , comme chez les Salicoques ordinaires ; seulement les lames ne sont pas ciliées. La nageoire caudale ne présente rien de remarquable. Enfin les branchies sont lamelleuses et fixées sur plusieurs rangs de chaque côté du thorax.
Cette division générique ne comprend encore qu’une seule espèce.
EupuÉme abmÉ. — E. armala.
Rostre de la longueur de la carapace , horizontal , armé d une dent à sa base , et légèrement denticiilé le long de son bord supérieur ; une petite épine de chaque côté sur le bord antérieur de la carapace. Antennes internes moins longues que le rostre. Pâtes de la première paire les plus courtes. Épine dorsale du second anneau abdominal longue et acérée ( dépassant 1 anneau suivant ) ; ime épine très-petite sur le milieu du bord postérieur de chacun des quatre seginens suivans. Lame médiane de la na-
IIISTOIKE NATURELLE
gcoire caudale étroite , pointue , et terminée par deux petites épines; lames latérales étroites et ciliées. Longueur, environ 8 lignes.
Trouvé en mer, dans Toccan Atlantique austral , par M. Reynaud.
Genre ÉPHYRE. — Ephyra (1).
La petite division générique, établie par M. Roux sous le nom d’Ephyre, n’est encore que très- imparfaitement connue, mais paraît devoir prendre place entre les Penées et les Oplopliores. M. Roux nous apprend que ses Ephyres ont le corps comprimé latéralement ; la carapace lisse , l’abdomen caréné et le rostre denté ; les pates-mâclioires sont trèsalongées et les pâtes thoraciques portent à leur base un appendice palpiformc ; mais ne paraissent pas avoir de point comme dans le genre suivant ; les pâtes des deux premières paires sont petites , plus courtes que les suivantes , et didactyles ; enfin les carpes sont simples. M. Roux ne donne pas d’autres détails sur leur organisation , et rapporte à ce nouveau genre deux Salicoques déjà décrits parM. Risso comme étant des Pandales , savoir :