Éphyre poinhw.é. — E. punciulata {i
Rostre armé de six dents en dessus et d’une en dessous , et traversé à sa base par un sillon profond ; antennes supérieures trèscourtes. Pâtes de la seconde paire plus courtes ([ue celles de la première ; abdomen très-long ; lame médiane de la nageoire caudale munie de sept pointes à son extrémité. Longueur , environ 4 pouces; coideur, blanc livide, avec des points rouges-brnns , disposés par lignes transversales.
Habite la Méditerranée.
S (Lenee OPLOPHÜllE. — Oy>/o/j/i07m.
Le Crustacé d’après lequel j’ai établi cette nouvelle division générique ressemlile beaucoup aux Ephyres et aux Pasiphées par les points les pins iinportans de sa structure , mais a uu i'acies tout-à-fait difféi ent (tJ) . Le corps n’est pas comprimé. La carapace se termine par uu rostre styldornie très-long, et dentelé sur ses fieux bords. Le pédoncule des antenrws supérieures est trè.s-cnnrt, et l’iiu de.s filets terminaux est trèsgros et pyrilbrme à sa base , mais devient bientôt grêle et cylindrique comme l’autre. L’appendice lamcllcux des antennes externes dill'ère beaucoup de celui de toutes les autres Salicoques; il est grand, sc rétrécit graduellement depuis sa base, .se termine par une pointe très-aiguë, et présente une série d’épines sur son bord externe. Les pates-
(i) Paudalus puiiclulatus , Risso , Hist. nat. de l’Europe inérid, t. V, p. 8o, Pl. 2, lig. 7, — Roux, op. cit.
(a) Pl. 25 bis i fig.
HISTOIRE NATÜREELE
mâchoires externes sont courtes, et portent en dehors un palpe lamellenx extrêmement large. Les pales des deux première.s paires sont ti’ès-courtes , terminées par une main tres-petite, et pourvues à leur base d’un appendice lamelleux très-grand et cilié. Les pâtes des trois paires suiv antes sont médiocres et monodactyles; l’appendice fixé à leur base est petit I et enfin le tarse de la troisième et de la quatrième paire est styliforme et assez grand, tandis que celui des pâtes postérieures est arrondi et extrêmement 'court. Il y a aussi à la base de chaque pâte un petit appendice llabelliforme qui remonte entre les branchies , et le nombre de ces derniers organes est de neuf. Quant à V abdomen , sa conformation ne présente rien de remarquable, et ne diffère que peu de celle de l’abdomen des Hippolytes.
' Oplophore tîpe. — O. fypus.
(Planche 25, fig. 6.)
liostre de la longueur de l’appendice lamelleux des antennes externes grêle, relevé et garni de sept ou huit petites dents sur chacun de ses bords . Une crctc médiane s’étendant delà base du rostre au bord postérieur de la carapace, et deux petites crêtes latérales sur la région stomacale ; enfin, deux épines de chaque côté sur le bord antérieur de la carapace , et une à son angle posléi’ieur. Une dent acérée très-forte, et dirigée en arrière, naissant de la face supérieure des trois anneaux abdominaux qui précédent le pénultième. Lame médiane de la nageoire caudale pointu et beaucoup plus longue que les lames latérales. Longueur , environ 20 lignes.
Trouvée à la Nouvelle -Guinée par MM. Quoy et Gaimard. (G. M.)
Genre PASIPHEE. — Pasipheea (1).
Le genre Pasiphéc, établi par M. Savigny, comprend des Crustacés qui établissent à plusieurs égards le passage
(i) , Risso, Crnst. de Nice. — Pasiphœa, Saviguy. Mé-
entre les Penées et les Sergestes, et qui sont remarquables par l’aplatissement latéral de leur corps. Leur rostre est très-court ou même rudimentaire , et la carapace beaucoup plus étroite en avant qu’en arrière. Les yeuoc sont médiocres et dirigés en avant. Le pédoncule des antennes internes est grêle, et teniiiné par deux filets multi-articulés, dont l’un est assez long ; les antennes externes sont insérées au-dessous des précédentes et n’ofTrcnt rien de remarquable. Les mandibules sont fortement dentées et dépourvues de tige palpiforme. Les patas-mdchoires externes sont très-longues , grêles et pédifbrmes; à leur base se trouve un palpe lamclleux et cilié, semblable à celui des Penées. hes pales thoraciques portent aussi suspendu au coté externe de leur article basilaire un appendice lamclleux assez long et de même forme , mais membraneux et peu ou point cilié. Les pâtes des deux premières paires sont assez grosses , :i peu près de même longueur, armées d’épines sur leur troisième article, et terminées par une main dldactyle , dont les pinces sont gi’êles et garnies d’une série d’épines acérées sur le bord préhensile. Les pâtes des trois paires suivantes sont très-grêles , monodactyles , et plus ou moins natatoires; en général, sinon toujours, celles de l’avant-dernière paire sont de beaucoup les plus courtes. \1 abdomen est très-long et fort comprimé. Les fausses pâtes du premier anneau se terminent par une seule lame, mais celles des quatre paires suivantes portent chacune deux lames natatoires courtes et peu ciliées. Le sixième anneau abdominal est très-long, et le septième court et triangulaire; enfin les lames externes de la nageoire caudale sont grandes , et rétrécies vers le bout.
moires sur les anim.vux sans vertèbres , note de la page 5o. — Des-
marest, Consid. sur les Crnst. p. 241. Latreille, Piègne anim. de
Cuvier, t. IV, p. 99. — Risso , Hist. nat. de l’JEurope mér. t. V. — Roux , Ealicoques.
t. Pasiphée sivado. — Pasiphœa sivado (i).
Cette espèce se distingue des suivantes par sa nageoire caudale, dont les lames sont égales, et par la conformation du rostre, qui est aigu, légèrement courbé , et infléchi vers la pointe. Si la figure que M. Risso en a donnée est exacte , elle aurait aussi les pâtes des trois dernières paires d’égale longueur.
Habite les côtes de ISice.