‹ Histoire naturelle des crustacés (volume 3)Chapitre 41 sur 310 · HISTOIRE N A TU R ELLE · texte numérisé non relu

HISTOIRE N A TU R ELLE

TRIBU DES GONOPLACIENS.

Dans cette petite tribu la carapcice est carrée ou rbomboïdale et beaucoup plus large que longue ; son bord postérieur (mesuré entre la base des pâtes de la cinquième paire) égale presque toujours la moitié de son diamètre transversal, tandis que dans la tribu précédente , de même que chez les Cyclométopes et la plupart des Oxyrhinques, la longueur de ce bord n est que d environ le quart de la plus grande largeur de la carapace. 'Le front est peu incliné et trèslarge ; il ne se recourbe pas en bas de manière à se réunir dans presque toute sa largeur à l’épistome, comme cela se voit chez les Ocypodiens , et il est égal aux deux tiers du cadre buccal mesuré dans le point de sa plus grande largeur. Les pédoncules oculaires sont en général très-allongés et assez menus ; leur longueur égale souvent cinq ou six fois leurdiamètre, et la cornée qui les termine est toujours petite ; enfin l’angle externe de l’orbite occupe ordinairement l’extrémité latérale de la carapace. Les antennes internes sont toujours horizontales , parfaitement à découvert et logées dans des fossettes bien distinctes des orbites. Les antennes externes sont disposées à peu près comme dans la tribu précédente. Vépistome est souvent placé à quelque distance en arrière du bord orbitaire inférieur , caractère qui se rencontre toujours chez les Cyclométopes, et n’existe que très-rarement dans la famille des Catométopes. Le cadre buccal est en général plus large à son bord antérieur qu’à sa partie postérieure , et le quatrième article des pates-mâchoires externes s’insère presque toujours à l’angle

DES CltDSTACES.

interne (le l’article préccitlent. plastron sternal est très-large ; il est quelquefois ])erforé pour le passage (les verges ; mais en général ces organes s’insèrent comme dans les familles précédentes à l’article basilaire des pâtes postérieures, et se logent ensuite dans un petit canal transversal creusé dans le plastron sternal au point de réunion de ses deux derniers segmens , canal qui leur sert de gaine jusqu’à ce qu’ils soient arrivés au-dessous de l’abdomen. La longueur des pâtes antérieures varie ; elle est quelquefois très-considérable , et celles de la troisième ou quatrième paire, qui sont toujours les plus longues parmi les huit dernières , ont à peu près deux fois et demie la longueur de la portion post-frontale de la carapace; elles sont toutes grêles et terminées par un tarse styliforme. Enfin , Y abdomen de la femelle est très-large , et recouvre presque tout le plastron sternal ; mais celui du mâle est au contraire très-éti’oit, et au lieu de s’étendre jusque sur l’article basilaire des pâtes postérieures , laisse à découvert une portion assez considérable du plastron sternal entre son bord externe et la base de ces mêmes pâtes. Il est aussi à remarquer que dans la plupart des cas son second anneau est tout-àfait linéaire , tandis que les autres sont assez développés.

Cette tribu ne se compose que d’un très-petit nombre de Crustacés , qu’on peut distribuer en quatre genres ainsi qu’il suit :

TRIBU DES GONOPLACIENS.

HISTOIRE NATUREtliE

Pédoncules oculaires très-courts. Bord fronto-orbitaire n’oc- . cupant qu'environ la moitié du diamètre transversal de la carapace.

Quatrième article des pâtes- mâchoires i externes inséré à l'angle interne de l’article j précédent.

Pédoncules oculaires longs. Bord fronlo-orbitairc oc- / cupant la presque to-(

talilé du diamètre \ , ^ . i . ,

transversal de la ca- V’'’® pates-m.ichoires 1 moins grand que le Iraoace externes s insérant a/ precedent.

* U’anffle externe ou au\

Quatrième article

' Front très-étroit , n’occupant qu’en viron le cinquième du diamètre transversal de la carapace. Pédoncules oculaires très-longs et grêles.

Troisième article des pates-màchoires externes beaucoup

Irnllieu du bord an- Itéricnr de l article Iprcccdcnt.

Front occupant environ le tiers du bord antérieur de la carapace. Pédoncules oculaires gros et de longueur moyenne.

Troisième article des pâtes -mâchoires externes à peu près de même grandeur que \le second.

Genre Pseudorhombile, — Pseudorhomhila (i).

Le Crustacé qui nous a fourni le type de ce nouveau genre est très-remarquable en ce qu’il tient le milieu entre les

(i) Thelpheusa? Latr. Collect. du Mas. — Mœlia, Latr. Encyc. t. X, p. 706.

Cleistotome. g®. Macropthalmb. g®. Gonoplace. g®. Pseüdoahombilb

Cancériens et les Gonoplaces. En effet , la forme de sa carapace se rapproche de celle des Panopés et de quelques autres Cancériens , car elle est légèrement arquée en avant , et entre les orbites et les bords latéraux il existe une portion assez considérable de son contour qui se recourbe en arrière à la manière du bord latéro-antérieur de la carapace des Cyclométopes ; mais cependant sa forme générale est celle d’un rhombe, et son bord postérieur occupe plus du tiers de son diamètre. Le corps est très-épais et très-élevé antérieurement. Le front est presque horizontal et divisé en deux lobes tronqués très-larges. Les j'ezZvC, les antennes, l’e^wtome et les pâtes- mâchoires externes présentent la même disposition que chez les Crabes. Le plastron sternal est beaucoup plus large que long et assez fortement courbé d’avant en arrière ; à sa partie postérieure, qui est très-large, on remarque de chaque côté , chez le mâle , un canal d’un calibre assez grand , qui loge les uerges dont l’origine se voit à la base des pâtes postérieures. Les pales antérieures sont très-fortes et très-longues chez le mâle ; les suivantes ne présentent rien de remarquable, si ce n’est que celles de la seconde paire sont presque de même longueur que celles de la troisième paire , et que ces dernières sont un peu plus longues que les suivantes. Quant à la foi’me des appendices de Y abdomen du mâle , elle diftère peu de ce que nous avons vu chez les Xantbes, etc.

Ce genre ne renferme encore qu’une seule espèce.

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