‹ Histoire naturelle des crustacés (volume 3)Chapitre 63 sur 310 · PsEUDOGRAPSE PATES PAEÏS. — P. pulUpeS · texte numérisé non relu

PsEUDOGRAPSE PATES PAEÏS. — P. pulUpeS

Mains à peine renflées et garnies de quatre petites crêtes longitudinales élevées et dépourvues de poils. Front presque horizontal. Bords latéraux de la carapace minces et armés de trois dents triangulaires et pointues. Longueur, 4 !*§•

Habile la Nouvelle-Hollande. (G. M.)

Lo Crustacé fossile décrit par IVI. Desmarest sous le nom de Gecarcinus ti'ispinosus (Crust. foss. p. io8, PI. b, fig. lo) , me paraît ressembler au Pseudograpse penicilliger bien plus qu’à aucun autre Brachyure , et devoir être placé dans ce genre

(1) Rumph, Mus. PI. 10, Gg. 2.— Cancer setosus? Fabricius, Suppl. 339. — Grapsus pcniciliiger, LatreiUe , Règne animal de Cuvier, i*'. édit. t. III, p. 16, PI. 12, fig. 1, et 2'. édit. PI. i6, lig. I ; Encyc. t. X, p. 148. — Laniarck, Hist. des anim. sairs vert, t. V, P 249. — Desm. Consid. PI. i5, fig. l.

(2) Grapstts patlipeSy Latr. Coll, du Mus.

plutôt que parmi les Gécarcins , avec lesquels il n’a que fort peu d analogie. La carapace, plus longue que large , est à peu près quadrilatère ; les bords latéraux cependant sont assez fortement arqués et présentent dans leur moitié antérieure trois dents obtuses et arrondies ; la région stomacale est divisée par un prolongement de la région génito-cordiale , et le bord pestérieur de la carapace est très-large. Les pâtes antérieures sont grosses et Courtes; enfin l’abdomen du mâle , divisé en cinq pièces , est reçu dans un sillon étroit et profond du plastron sternal. On Ignore le gisement de ce fossile.

Gehre GRAPSE. — Grapsus (i).

Le genre Grapse a été établi par Lamarck' pour recevoir Une partie du genre Cancer , tel que Fabricius l’avait circonscrit , et a été adopté par tous ses successeurs ; mais la plupart des auteurs y ont rangé des espèces que nous ne croyons pas devoir y laisser. Celles auxquelles nous conservons ce nom sont pour la plupart remarquables par l’aplatissement extrême de leur corps (PI. ig, fig. i). La face supérieure de leur carapace est toujours presque horizontale et à peu près carrée. Son bord antérieur n’occupe que rarement toute sa largeur ; mais la différence est peu considérable , et en général sa partie postérieure n’est point rétrécie; les bords latéraux sont minces, et ordinairement un peu courbés. Enfin, la région stomacale est très- large, et les régions branchiales tres-étendues et presque toujours marquées de lignes saillantes obliques. Le front est très- large et incliné, ou même Complètement reployé en bas ; sa partie supérieure est en general divisée en quatre lobes qui deviennent souvent très saillans. Les orbites sont profondes, et leur bord inférieur est au moins aussi saillant que le bord supérieur; leurextré-

(') Cancer, Linn., Fubr. , Herb. , etc — Grapsus, Larak. Syst. Aiiini. sans vert. p. i3o. — Latr. Hist. nat. des Crust. t. VI, P- 56, etc. — Leach, Trans. Linn. Soc. vol. XI. — Desmarest , oP' cit.p. 19.9, etc.

mité externe ne s’ouvre pas dans une gouttière horizontale située sous le bord latéral de la carapace, comme dans le genre Sesarme , et pi ésente au plus une ou deux petites échanci’ures (lig- 5). Enfin, la dent qui s élève dé leur paroi inférieure , au-dessous de 1 articulation de lœil , est en général très-forte. La disposition des antennes est à peu près la même que dans le genre précédent , seulement les fossettes antennaires sont en général moins larges, et séparées entre elles par un espace plus étroit. Les pates-machoû'es externes sont fortement échancrées en dedans , de façon à laisser entre elles un grand espace vide ayant la forme d un losange ; leur troisième article est trapézoïdal, et se teimine antérieurement par un bord droit et très-large ; en général, il est à peu près de la longueur du deuxième article , et porte l’article suivant à son angle externe ; mais quelquefois il est très-court , fortement dilaté du côté externe , et donne insertion au quatrième article vers le milieu de son bord antérieur. Si on ne craignait de trop multiplier les divisions génériques parmi des animaux qui se ressemblent beaucoup, on pourrait se servir de ce caractère pour séparer des Grapses les espèces dont nous parlerons dans notre deuxième section de ce genre. Les relions ptevy^ostoniiennes sont lisses ou très-légèrement granuleuses , et ne présentent jamais la disposition si remarquable chez les Sésarmes. Les pâtes de la première paire sont courtes , le bras est élargi et épineux en dedans , et les mains courtes , mais assez fortes chez les males. Les pâtes suh'antes sont remarquablement aplaties ; leur troisième article est tout à fait lamelleux inférieurement dans sa moitié externe , et son bord supérieur est mince et élevé ; enfin , le tai-se est gros et très-épineux. Les pâtes de la deuxième paire sont beaucoup plus courtes que les troisièmes , qui à leur tour sont en général un peu moins longues que les pénultièmes. L’abdomen du mâle est triangulaire ; celui de la femelle est très-large , et son dernier articie est grand et point enclavé dans une échancrure de l’article précédent comme chez les Sésarmes,

UliS CKUSl'ACÉS. 85

Ce genre est répandu dans presque toutes les parties du monde. Les espèces dont les habitudes sont connues habitent en général les cotes rocailleuses j et coûtent avec une grande rapidité

§ A. Especes ayant le troisième article des pâtes-mâchoires externes plus long que large et sans dilatation notable fers t angle externe.

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