I. Varune lettrée. — F", litterata (i
Carapace un peu piquetée en dessus , et marquée au mUien d’un H formé par les sillons qui séparent les régions branchiales , cordiales , etc. Bords latéraux minces et armés de trois dents très -larges (y compris l’angle orbitaire externe ). Une ligne granuleuse sur chaque région branchiale s’étendant de la hase de la dernière dent à l’origine de la dernière pâte , à quelque distance du bord latéral , qui est également mince et grariüleux. Bord antérieur des bras armés de fortes dents arrondies ; mains un peu comprimées ; pinces courbées en bas et un peu en dedans ; pâtes des quatre dernières paires grandes , eplaties et cillées sur les bords.
Habite l’Océan Indien. (G. M. )
(r) Cancer litteratus ^ Fabr. Suppl, p. 343* — Hcrbst, t. III ^ P* 58, PI. 48, lig. 4. — Grajpsus littaatas, Bosc , t. 1, p. 2o3.
FAMILLE DES OXYSTOMES.
La quatrième et dernière famille de la grande division des Bracijyures a pour type les Leucosies de Fabricius, et se compose de tous les autres Crustacés qui, par l’ensemble de leur organisation et surtout par la conformation de l’appareil buccal, ressemblent le plus à ces animaux.
L’appareil de la génération du mâle ne présente pas ici l’anomalie que nous avons signalée dans la famille des Catomètopes ; les ouvertures qui livrent passage aux verges sont creusées dans l’article basilaire des pâtes postérieures, comme chez les Oxyrbinques et les Gyclomètopes. La disposition des branchies est aussi à peu près la même que chez ces derniers , mais quelquefois le nombre de ces organes est moins considérable, et ne s’élève qu’à six de chaque côté. Chez plusieurs de ces Crustacés, la cavité branchiale ne présente à la base des pâtes aucune ouverture pour l’entrée de l’eau nécessaire à la respiration, et ce liquide n’y arrive que par une gouttière creusée de chaque côté de l’espace prélabial et parallèle à la rigole servant au passage de l’eau expulsée de la cavité branchiale. Enfin, chez presque tous les Oxystomes, ce dernier canal est très-long , et se trouve converti en une espèce de tube , par un prolongement des patesmâchoires antérieures (i). Quant aux parties molles intérieures, on n’a signalé jusqu’ici aucune particularité dans leur mode d’organisation.
(i) PI. 20, fig. 12* et fig. 14.
DES CnUSTACES.
Lu carapace des Oxyslonies (i) est en général plus ou moins circulaire ; mais quelcjucfois elle est arquée en avant seulement, et ressemble beaucoup à celle de certains Cyclomètopes (2) . lues jeux sont le plus ordinairement petits. La disposition des antennes varie , mais, dans la plupart des cas , la région occupée par ces appendices offre peu d étendue. Chez la plupart de ces Crustacés , le cadre buccal est tout-à-fait triangulaire, et se termine en avant par un sommet étroit , qui se prolonge très-loin , souvent jusqu’au niveau des yeux et tout auprès du front (3). Les pates-mâchoires externes qui remplissent cette espèce de chambranle ont aussi le plus ordinairement la forme d’un triangle alongé (4) , et ne laissent pas apercevoir au dehors la tigelle terminale ; elles s’avancent alors jusqu’auprès de l’extrémité du cadre buccal , mais ne l’atteignent jamais, de façon qu’il existe toujours dans ce point Une ouverture béante qui sert pour le passage de l’eau nécessaire à la respiration ; d’autres fois les pates-mâchoires externes sont beaucoup plus courtes que le cadre buccal; l'appendice lamelleux des pates-mâchoires internes les dépasse de beaucoup , et leur troisième article, étroit et plus ou moins rétréci antérieurement, ne recouvre pas les trois petits articles terminaux. Les pâtes antérieures sont presque toujours courtes , et chez la plupart des Oxystomes , la main est comprimée , plus ou moins élevée en dessus, en forme de crête, et disposée de façon à pouvoir s’ap-
(1) PI- i5. üg. 7, i3, i5, et PI» aojfig. 5 et 9,
(2) PI. i5, fig. 12.
(3) PI. 20, fig. 2, 4, ^ et la.
L) PI. 20, fig. 4 et 10.
Crustacés, tome ii.
histoire îI.VTUllELIiE
pliquer exactement contre la région buccale. Quant à la forme des autres pâtes , elle est variable.
Les Crustacés que nous réunissons d.ans cette famille ont jusqu’ici été dispersés dans plusieurs divisions différentes. Ainsi , dans la méthode adoptée par Latreille dans la plupart de ses ouvrages, les Leucosiens forment une famille désignée sous le nom d’Orbiculaires ; les Calappes sont réunis aux OElhres dans la famille des Cryptopodes, à cause des prolongeraens latéraux de leur carapace ; les Orithyies et les Matutes sont confondus avec les Portuniens , parce que leurs tarses sont élargis; les Hépates et les Murcies sont placés à côté des Cr.abes, auxquels ils ressemblent elïectivement par la forme de leur carapace ; et les Dorippes sont rangés dans une autre lamille, celle des ISotopodes, qui se compose principalement de divers Décapodes Anomoures. Tous ces Crustacés ont cependant entre eux la plus grande analogie de structure; plusieurs, il est vrai, établissent le passa"-e vers la ffimille des Cyclomètopes, et d autres semblent conduire vers la section des Anomoures; mais nous croyons qu’on ne peut, sans rompre les liaisons naturelles, séparer entre eux nos Oxystonies.
Quant aux caractères d’après lesquels Latredlea etab i
les familles des Cryptopodes et des Notopodes, ils ne nous paraissent pas assez importans pour servir de base à des divisions pareilles.
^"ous établirons dans la famille des Oxystomes quatre tribus naturelles reconnaissables aux caractères suivans.
Point d'ouvertures branchiales au devant des pâtes | Leücosieks. antérieures. ( Antennes externes rudimentaires. ) >