Ilia roNCTDBE. — I. punctata
Carapace peu bombée et granuleuse , terminée latéralement par un bord granulé. Régions ptérygostoraiennes peu renflees. Paies antérieures presque trois fois aussi longues que la portion post-frontale de la carapace.
Patrie inconnue. (Antilles?)
Genre MYRA, — Myra (3).
Le genre Myra de M. Leach se rapproche beaucoup des Ihas, et l’unique espèce pour la(|uelle il a été établi l’CSsenible même extrêmement à V Ilia punctata. Ge qui le distingue est principalement la forme du palpe ou tige externe des
(1) Roui , Crust. de la Méditerranée, PL 8, fig- 9-12.
(a) Brown, Jamaica, PI. 42, fig. 2, — Cancer punctalus , Herbst, L, p. 8p, PI. 2, lig. l5 et l6. — Leucosia punctata, Fabr. Suppl. P- 35o. — Latr. Hist. iiat des Crust. t. VI, p. 118.
(3) Cancer, Lin. — Herbst. LeuconVi, Fabr. Suppl. Ent. Syst. L<itr. llist. liât, des Crust. t. VI. — Myra, Leach, Zool. mise.
— Desmarest, Consid. sur les Crust. p. 2G9. — Latr. Règne *nitn. de Cuvier, 2». cd. t. IV.
pates-mâchoires externes, qui est un peu dilaté dans sa partie inférieure, et se termine en dehors par un bord légèrement arqué , mais se rétrécit graduellement vers son extrémité. Les pâtes antérieures ont aussi une forme un peu différente ; la main est moins grêle, et n’est pas contournée sur son axe, de manière que son articulation carpienne est dirigée dans le même sens que celle du doigt. La pince est plus courte , plus forte , et armée de dentelures moins aiguës et plus comprimées. Enfin, les pâtes suivantes sont plus|'courtes et beaucoup plus comprimées ; celles de la dernière,paire ressemblent même beaucoup à celles des Carcins.
Myrx pücxoe. — Myra fugax (i).
Carapace peu bombée , un peu éleTee sur la ligne médiane, et couverte de petites granulations déprimées , à peine visibles a l’oeil nu et très-espacces entre elles ; une ligne élevée, mais tresobtuse, sur chaque région hépatique, et ime échancrure large et profonde dans le bord de la carapace , au-dessus de l’insertion des pâtes antérieures. Trois épines très-grosses insérées sur la région intestinale, près du bord postérieur de la carapace , et dirigées en arrière. Longueur, i pouce. Cette espece a ete souvent confondue avec \IUa punciala. (C. M.)
Le Mtrx viRiEGiTx deM. Ruppcll (Crust. de la mer Rouge, p. 1 7 , PL 3 , flg. 4) ne présente pas tous les caractères qui semblent essentiels au genre Myra ; ainsi les pâtes des quatre dernières paires sont grêles, et paraissent cylindriques comme celles des nias ; les pâtes antérieures sont de longueur médiocre, et leur pince est très-courte. Du reste, il se distingue des autres Leuco-
(I) Rhuniph , PL 10, tig. C. — Leucosia fugax, Fabr. Suppl.
P 35j. Latr. Ilist. nat. des Crust. t VI, p. 119. — Lichtenstein,
Berlin, Mag. j8i6,p. i-jï. — d//ro/i/g-nx, Leach, Zool mise.
1. 111, p. J14. Dêsinarest, CousiJ. sur les Crust. p. 169, PL 28,
fig. 2’. — Edw. Bègue anim, do Cuvier, Crust. PI 20, üg. 3.
BE s CRUSTACÉS. I2J
Siens par les pates-mâchoires externes, semblables à celles de la Myra fugace , et par l’absence d’épines à la partie postérieure de s» carapace.
Genre GUAIA. — Guaia.
Cette petite division ge'nérique se rapproche eitrêmefflent de celle des llias. La carapace est très-bombée et le front moins avancé. Les portions latérales du bord antérieur du cadre buccal le dépassent très-sensiblement et rendent la direction des orbites obliques en haut et en avant. fossettes anteiinaires sont étroites et presque transversales. La disposition des pates-mâchoires externes est la même que chez les llias. Les pâtes antérieures sont assez fortes et longues , mais elles n’ont pas deux fois la longueur delà carapace, et la forme de la main est toute différente de celle des llias ; elle est comprimée et terminée par une pince forte , de longueur ordinaire , et armée d’un bord tranchant tres-obtusément dentelé. Les pâtes suivantes Sont disposées à peu près de meme que chez les llias , et 1 abdomen ne présente rien de particulier.
Goau ponctdÉ. — Guaia punciata (i).
Carapace régulièrement bombée , et couverte de petites graïiulations miliaires , assez espacées entre elles ; front bilobé ; bords latéraux de la carapace garnis de petites pointes ; une forte ®pine conique et horizontale sur la partie inférieure de la région 'ntestinale , et deux autres un peu au-dessus , à l’extrémité du bord postérieur , qui est granulé. Régions ptérygostomiennes l'enflées, avec un petit tubercule dirigé en dehors et s« liant au bord latéral. Pales antériem-es fortes, à peu près de même gran-
^ (i) Guaia alla species? Maregrave , p. 182.
Cancer panctatns , rown. Civil andnatuiul Ilistory of Jamaica, t. I, PL 4^' bs- 3angrejo tortuga , fiarra op- cit. PI. 5i, tig. 2. ■ — Cancer Mediraneus , Herbst, 1. 1, PI. 87, fig. 2. — Lichtenstein, Berlin Mag.,
t-Ci'i
128 histoike naturellk
deur dans les deux sexes ; bras granuleux ; mains légèrement granuleuses sur le bord supérieur. Pâtes suivantes lisses , avec le tarse stylilbrme et cannelé. Couleur jaunâtre, avec de grandes taches rougeâtres. Longueur, i pouces.
Habite les Antilles. (C. M.)
Gesee EBALIE. — Ebaliit{\).
Les Ebaliesse rapprochent beaucoup des Leucosies proprement dites , dont elles ne diffèrent guère que par la forme générale de la carapace , celle despotes antérieures et celle des pates-inâchoires internes. Leur crtmpace est à peu près carrée , avec les angles tronqués et disposés sur les lignes médiane et transversale ou plutôt hexagonale; ses bords latéraux et postérieurs sont minces , saillans. Le front, est assez large, beaucoup plus avancé que chez la plupart des Leucosiens , et terminé par un bord à peu près droit. Les orbites présentent à leur bord supérieur deux petites fissu-
l’es. fossettes antennaires , complètement cachées sous le front , sont assez grandes et dirigées ti ès-obliquement en dehors. Le cadre buccal est triangulaire et sép.aré des régions ptérygostomiennes par un rebord saillant. Les P aies -mâchoires externes s’avancent jusqu’au bord de l’épistome, et leur palpe ou tige externe, obtuse au bout, diminue graduellement de largeur depuis sa base , et se termine en dehors par un bord tout-à fait di’oit. VtCS. pâtes antérieures sont grosses et courtes ; la main est renflée et les pinces courtes. Les pâtes suivantes, beaucoup plus courtes encore, mais assez grosses, diminuent progressivement de longueur, et se terminent par un aiticle styliforme as.sez gros.
]VI. Leacb a décrit trois espèces d’Ebalies , mais les carac-
(l) Cancer, PciUiaUt. Brit. Zool. — Ebalia, Lcach, Zool. Mis t. 3. — Desmarest. Consid. sur les Crust. — Latreille , Règne anim. de Cuvier, a', éd. t. 4, ^5.
tères qu’il y assigne sont peu précisés, et l’examen des individus observés par ce naturaliste, et conservés dans la collection du Muséum bi itaniiique à Londres , m’a porté à croire qu’elles pourraient bien u’être que de simples variétés. Voici du reste les principales différences que j’ai pu y apercevoir.