‹ Histoire naturelle des crustacés (volume 4)Chapitre 14 sur 354 · Lvsianasse atlantique. — L. atlantica (l · texte numérisé non relu

Lvsianasse atlantique. — L. atlantica (l

Antennes inférieures presque aussi longues que le corps , et ayant leur pédoncule court, renflé et très-poilu. Les supérieures courtes, très-poilues, leur filet terminal accessoire très-petit , et leur filet principal moins long que leur pédoncule. Yeux renfoncés et très-grands , pattes de la première paire presque cylindriques , retenues vers le bout et paraissant propres à fouir; celles delà seconde paire filiformes, extrêmement faibles et reployées sous le thorax. Premier article des pâtes postérieures à peine dentelé sur le bord. Abdomen terminé par une lame bilobée. Longueur, environ 3 lignes.

Trouvé dans l’océan Atlantique. (C.M.)

Le Cancer ampulla de Phipps (2) me paraît devoir prendre place dans ce genre. Ce Crustacé se fait remarquer par la brièveté des antemies , l’existence d’un rostre assez gros , l’énorme développement des pièces épimériennes du quatrième anneau et la brièveté des pâtes.

11 se trouve au Spitzberg et dans diverses autres localités des régions arctiques.

Enfin , le Cancer nugax du même voyageur (3) paraît aussi ap-

(1) Gammarus allanticus , Edw. Ann. des Sc. nat. t. 20.

(2) Voyage au pôle boréal, Append. p. 192, PL 12, 11g. 2. Cancer gammarellus ampulla , Ilerbst. t. 2, p. 116, PL 35, fig. 1 (d’après Phipps). Gammarus ampulla, Fabricius, Ent. Syst. t. 2, p. 5i5. — Latreille, Hist des Crust., etc., t. fi, p. 3i8 ; et Eneyclop. Pl. 3a8, fig. i-3 (d’après Phipps). — Ross. Append. to Parry’s Polar Voyage, p. 204, et Append. to Sir .). Ross’ s second Voyage , p. 88.

(3) Phipps, Voyage , Append. p. 192 , Pl, 12, fig. 3. — Herbst. t. 2, p. 11 -j, Pl. 35, fig. 2 (d’après Phipps). Gammarus nugax, Fabricius, Ent. Syst. t. 2, p. 5i5. — Latreille, Hist. des Crust. etc., t. G, p. 3 1 8 et Eneyclop. PL 3-rS, fig. 4, 5 (d’après Phipps).— Ross. Append. to Parry’s tliird Voyage, p. 119, and App. to the second Voyage of Sir J. lloss, p. 86.

partenir au genre Lysianasse , mais est trop imparfaitement connu pour que nous puissions y assigner des caractères précis.

U habite également la région polaire.

Genre ALIBROTE. — Alibrotus.

Les Alibrotes , que nous avions d’abord réunies aux Ly sianasses, s’en distinguent par la longueur considérable des antennes et la forme grêle de celles de la première paire, qui ressemblent tout-à-fait à celles des Crevettes, et par la conformation des pâtes des deux premières paires qui sont grandes, fortes et propres à la marche et à fouir; elles ont à peu près la même forme et se terminent par un grand article plat et allongé , dont le sommet est armé d’un ongle gros , conique, et à peine flexible. Du reste , ces animaux ne diffèrent pas notablement des Crevettes.

Aubuote de chadsay. — A. Chauseicus (i).

Corps allongé , front armé d’un petit prolongement pointu. Yeux petits et circulaires ; antennes supérieures dépassant a peine le pédoncule des antennes inférieures.

Habite les îles Chausay.

Genre PHLIAS. — Pklias (2).

Cette petite division générique ne diffère guère des Lysianasses que par l’absence d’un filet terminal , accessoire aux antennes supérieures , dont le pédoncule est court et très-gros. De même que dans la plupart des espèces du genre précédent , les antennes inférieures sont très-grêles et très-courtes. Toutes les pâtes sont filiformes, et paraissent impropres à la préhension.

Phlias en scie. — P. Serraius (3).

Corps caréné et denté en dessus. Antennes inférieures moins

^ Lysianassa Chauseica , Edw. Ann. des Sc. nat. t. 20, p- 365.

Jfu®r'n > Magasin zoologique , i836.

(3) Guérin, loc. cit. Class. VII, pl. 19.

longues que le pédoncule des supérieures. Dernières fausses pâtes extrêmement courtes et portant en guise de stylets deux petits articles pyriformes. Abdomen terminé par une petite lame transversale tronquée et à peine saillante. Longueur, 3 à 4 lignes. Trouvépar M.Gaudichaud pendant latraversée desîles Malouines au portJakson.

Genre ACANTHONOTE. — Acanthonotus (1).

Cette petite division établit le passage entre les Amphitoés et les Lysianasses , car ici les antennes sont conformées comme chez les Amphitoés , et les pâtes des deux premières paires sont dépourvues d’une main préhensile ; leur pénultième article est grêle , allongé et à peu près de même forme que celui des pâtes suivantes , et l’ongle terminal est trèscourt et à peine flexible.

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