‹ Histoire naturelle des crustacés (volume 4)Chapitre 152 sur 354 · TRIBU DES CYMOTHOADIENS ERRANS · texte numérisé non relu

TRIBU DES CYMOTHOADIENS ERRANS

Les Crustacés (le cette tribu se rapprochent des Sphéromiens par la disposition des antennes de la première paire , dont la base n’est jamais recouverte par le front , et présente presque toujours un ou deux articles très-élargis. La tête est moins grande que chez les Sphéromiens, mais plus développée que chez la plupart des Cymothoadiens parasites. Les mandibules et les mâchoires n’offrent rien de bien remarquable ; mais les pates-mâchoires se rapprochent par leur conformation de celles des Sphéromiens, car leur article ba^laire est médiocrement développé, et supporte au moins trois ou quatre articles placés bout à bout ; seulement ces dernières paires sont en général larges et courtes , et ne constituent que rarement un appendice palpiforme. Les pâtes sont en partie ou en totalité ambulatoires ; l’ongle qui les termine est quelquefois fort et crochu , mais n’est alors que peu flexible , et lorsqu il existe de véritables pâtes ancreuses , ce sont seulement celles des trois premières paires qui présentent ce caractère. Les fausses pâtes des cinq premières paires ont toutes à peu près la même forme et les mêmes dimensions , enfin celles de la sixième paire portent deux lames foliacées assez larges.

Cette tribu se compose de sept genres reconnaissables , à l’aide des caractères indiqués dans le tableau suivant :

I Anlennes inlernes élargies , mais cylindriques à leur )

Ibase j CoNïi.EnE,

toutes les pâtes terminées par un ongle fort et crochu , mais grêles et non) » ancreuses. Alitrope.

DES CRUSTACES.

Gehbe CIROLAÏSE. — Cirolana (1).

Le genre Cirolane de Leacli se compose de quelques Isopodes , qui, à plusieurs égards , se rapprochent beaucoup des Sphéromiens. Ils ont le corps allongé et épais (PI 31 , fig, 25) La tête est presque quadrilatère et le Iront ne s’avance pas au-dessus de la base des antennes internes. Les jeux sont allongés et dirigés en dehors et en bas. Les antennes sont séparées à leur base par un pi o onge tuent de 1 ’épislome (PL 31 , fig. 20) ; celles de lapienneie Paire s’insèrent à la face antérieure de la tête, et se dirigent en dehors; leur pédoncule se compose de trois articles pyhndriques , dont le second est le plus petit, et leur filet multi-articulé est court ; les antennes de la seconde paire s’insèrent immédiatement en arrière des précédentes , mais ne sont pas cachées par elles à leur base ; leui pédoucu e , composé de quatre ou cinq articles cylindriques, atteint le bord antérieur du thorax, et leur filet terminal en atteint le troisième ou quatrième anneau. La bouche est saillante ; les patcs-màchoircs externes sont grandes et palpifonnes comme chez les Spliéromes , et la tige palpiforme des mandibules longue et reployée contre la base des antennes. Le thorax présente de chaque côté une bordure formée par es pièces épimériennes des six derniers anneaux , lesquelles sont quadrilatères et garnies de deux petites crêtes linéaires, dont l’une en occupe le bord inférieur, et l’autre descend obliquement vers l’angle inférieur et postérieur, h abdomen est de même forme que le thorax , mais un peu plus étroit , et se compose de six anneaux distincts , dont les quatre premiers se terminent latéralement par une dent plus ou moins aiguë , dirigée en arrière , et dont le cinquième est beaucoup

(i) Leach, Dict. des Sc. nat. t. ia , p. 3j£ ; Edinb. Encyclop. et Trans. Lin. Son — Desniavest, Consid. p. 3o3. Latrei e, j a anim. de Cuvier , 2' édit. t. tj, p. 1 35 . — Edw. Annotât- ne des anim. sans vert, de Lamarck, t. 5 , p. a8i.

plus étroit que les precédens ou même que le suivant ; enfin ce dernier article est grand et triangulaire. Les pâtes ne sont pas ancreuses, mais cependant ressemblent un peu à celles des Ægas ; celles des trois premières paires sont plus courtes,, plus larges, et armées d’un ongle assez fort et un peu plus courbé que les pâtes des quatre dernières paires , dont ï ongle est tres-petit. Les fausses pâtes abdominales des cinq premières paires sont dirigées directement en arrière , et peu ou point ciliées ; enfin celles de la dernière paire sont terminées par deux lames mobiles, foliacées, pointues et à peu près de même grandeur, qui ne dépassent guère l’extrémité de l’abdomen.

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