‹ Histoire naturelle des crustacés (volume 4)Chapitre 175 sur 354 · I. Omkcihe de Lamarck. — O. Lamarckii · texte numérisé non relu

I. Omkcihe de Lamarck. — O. Lamarckii

condf et ln P‘T-miUre P!U‘e P'US graade 1"e ceI1« ^ la setenniml- 8epUem?s ï'1»* grandes que les precedentes. Lames

moU ëÎ 1 r T faUSSeS patCS ne de'Passant g*ière la . . 6 dL lalongeunr du dernier segment abdominal qui se ré-

îrec graduellement et se termine par une pointe obtuse.

Patrie inconnue. (Collection du Musée britannique.)

VOnUau prœgustaicr de Latrobe (,) a beaucoup de ressemblance avec 1 espece précédente.

Gesre CYMOTHOÉ. — Cymothoa (3).

JZ Se,nre Cym°,th0^ fond« V™ Fabricius, et généralement adopte par les carcinologistes, a été néanmoins con- Mderablement réduit, et ne comprend plus maintenant qu un petit nombre d’Isopodes essentiellement parasites qui se font remarquer parleur forme trapue, la largeur dé four abdomen et la manière dont leurs pâtes sont reployées «n dedans sans pouvoir s’étendre complètement.

a taie de ces Crustacés est petite , plus large que longue, et plus ou moins profondément enfoncée dans une échancrure du premier anneau thoracique. Les yeux, situés latéralement sur sa face supérieure, sont bien distincts chez les jeunes individus , mais tendent à s’effacer par les progrès de

ri/ p 3o!Ci’FfCt'*dr S,C-pat' '• 12 ’ P’ 35°' - Dcsmarest, op. ih. 3. 7 ' EJW' A aS d" ReSne animal de Cuvier , Crust. 1*1. 65 ,

T,r ïw

(j) Umseus, Linnaeus, Fauna Suec. : Svst ml T, ,,

Spicil. 2ool. - Fabricius , Mant i , p. £. TlT ~™.aS’ Encyclop. niellmd. t. 2, p. a/JG. — Cymothoa, Fabricius^Ènt TysV

1 1 f rlT P‘ 4' T J;atl'e!lle’ I,ist' "“t. des C-ust. et lns t- 7, p- io, Iie0nc anjm. de Cuvier, t. 4 p iY\ nir r„mi, -Dict. des Sc. nat. t. 12 , p. 35u r i ~ L ’

. c ’ p .' Lamarck, Hist. des amm. sans

veit. t. 5. - Desmarest, Consid. sur ]cs Crust. P. 3o8.

DES CRUSTACES.

^ ilge, ce qui paraît dépendre de l’épaississement et de l’augmentation de l’opacité de la portion des tégumeus qui les 1 '-'couvre et qui constitue une cornée commune presque lisse. Les antennes s’insèrent sous le Iront et sont dirigées horizontalement en dehors ; elles sont très-courtes , un peu Aplaties , et se composent d’un petit nombre d’articles dont volume diminue assez régulièrement delà hase au sommet ces appendices. Celles de la première paire sc composent tle sept à huit articles, dont le second et le troisième sont plus gros; tantôt elles sc touchent par leur base ; d autres ]°is , elles sont séparées par un espace assez considérable Occupé par un prolongement du front, qui se recourbe en Las et en arrière pour se joindre à l’épistomc. Les autennes l^e la seconde paire s’insèrent tout près de la hase des préoédentes, et sont à peu près de la même longueur; on y compte aussi six à huit articles. La livre supérieure est grosse, saillante, arrondie et semi-circulaire. Les mancliiJUles sont fortes , mais d une structure peu compliquée h ,eur extrémité libre, et portent un gros palpe composé de bois articles , lequel s’avance de chaque côté du bord externe du labre (1). La l'evre inférieure se termine par deux ^°bcs arrondis assez grands, qui recouvrent l’extrémité libre 'les mandibules , et qui sont à leur tour recouverts par les Mâchoires. Les mâchoires de la première paire sont grêles , allongées, simples et terminées par quelques dentelures; CeUes de la seconde paire sont au contraire larges et oper- QUUfiormes ; elles sont à peu près ovalaires et sont divisées leur extrémité en deux petits lobes, dont 1 externe est un Peu épineux, et dont l’interne paraît être le vestige d un second article. Enfin les pates-mdchoires, qui sont très-larges 1 qui recouvrent la presque totalité du reste de 1 appareil Luccal , sont également operculiformes et formées presque

(O Voyez pour la représentation des pièces de la bonclie des Cymothoés , les figures que nous en avons données dans 1 Atlas du lie£ne animal de Cuvier, Crustacés, PI. 65, fig- m, 2 c, ad, 2e. 2/ et ag-.

entièrement aux dépens de leurs deux premiers articles qui sont aplatis et très-grands; chez la femelle , le second article surtout prend un très-grand développement et se prolonge extérieurement en forme de disque ovalaire ; les deux derniera articles sont au contraire très-petits et forment au sommetdeces organes un petit appendice mobile gros et court- Le thorax est très-développé et d’une forme générale plus ou moins carrée; son premier segment est ordinairement deux ou trois fois aussi large que la tète, et présente de chaque côté un prolongement aplati et de forme arrondie , qui s’avance du côté externe de celle-ci et qui dépasse quelquefois le niveau du front, ce qui fait paraître l’extrémité antérieure du corps comme tronquée. Les anneaux thoraciques suivans augmentent un peu de largeur transversalement, et ont tous, à l’exception du dernier, le bord postérieur à peu près droit ; mais le septième segment, très-étroit vers le milieu du dos et assez long vers les côtés , se termine postérieurement par une échancrure plus ou moins profonde qui en occupe toute la largeur et qui reçoit la hase de l’abdomen. Il est aussi à noter que tous ces anneaux, à l’exception du premier, portent latéralement une pièce épimérienne bien distincte qui surmonte l’articulation de la pâte correspondante; ces épinières sont longs et étroits; mais quoique grands , ne se touchent pas entre eux , et sc terminent en avant et en arrière par un bord arrondi. Les pâtes sont courtes , grosses , dirigées en dedans et recourbées sous la face ventrale du corps; elles sont reployées sur ellesmêmes, et, comme nous l’avons déjà élit, ne peuvent pas être redressées ; la lianclie est courte , large et creusée d’un sillon longitudinal qui sert à loger en partie la portion terminale du membre, et qui occupe, aux trois premières paires de pâtes , le bord antérieur et inférieur de la cuisse, tandis qu’aux pâtes des quatre dernières paires, il est situé au bord postérieur et supérieur; il est aussi à noter qu’aux quatre dernières paires de pâtes , le bord postérieur et inférieur de la cuisse se prolonge plus ou moins en forme de crête ou

même de lobe arrondi. Les articles suivans , suitout le troisième et le quatrième, sont très-petits, et tous sont presque cylindriques ; enfui le dernier a la forme d une foi te griffe très-courbée et très-acérée , qui , en général , peut se reployer, de façon à appliquer sa pointe contre la base de l’antépénultième article , et qui sert à l’animal pour s’accrocher aux poissons sur lesquels il vit. Les pâtes augmentent un peu en longueur d’avant en arrière , mais ne diffèrent beaucoup entre elles, ni sous ce lappoit, ni pai leur forme. Chez le mâle, ils ne portent point d’appendices à leur base ; mais chez la femelle , il naît, au-dessus et en dedans de l’insertion de chacune des pâtes des six premières paires , une grande lame ovalaire qui se porte horizontalement en dedans, et qui, s’imbriquant avec ses voisines, concourt h former sous la face inférieure du thorax une grande poche incubaloire.

L 'abdomen est court, large, et rétréci antérieurement;

U se compose de six anneaux mobiles et parfaitement distincts • les cinq premiers segmens sont très-courts etaugmentent progressivement de longueur du premier au cinquième, qui est en général au moins aussi grand transversalement que le dernier anneau thoracique , tandis que le premier n a guère plus de la moitié de cette largeur ; chacun de ces an- ( «eaux sc termine latéralement par une petite pointe recourbée en arrière , pointe qui est peu distincte sur le premier segment, mais qui est très-aiguë sur les suivans. Enfin , le sixième segment abdominal est très-grand , lamelleux , et beaucoup plus large que long. Les fausses pâtes abdominales des cinq premières paires sont dirigées en anieie, es «nés au-dessus des autres contre la face inférieure du dei «1er segment de l’abdomen (ou la queue) , et conformées toutes à peu près de la même manière; leur article basilauc est très-court et porte deux grandes lames ovalaires ont l’interne , insérée du côté externe , est un peu plus mge et plus carrée que l’autre. Il est seulement à îemaïquei q les appendices de la première paire sont assez grands poui

cacher presque en entier tous les autres , et que ceuxci ont une texture de plus en plus molle et membraneuse à mesure qu’ils sont placés plus loin en arrière. Enfin, le» membres du sixième segment abdominal représentent , comme d ordinaire dans cette famille , avec la grande lani6 médiane qui les porte, une sorte de nageoire caudale, et se composent chacun d’un article basilaire aplati dont l’angle postérieur et interne se prolonge en forme de dent, et de deux articles terminaux courts et styliformes.

Dans le jeune âge , les Cyinothoés diffèrent beaucoup de cequilssontà l’âge adulte (1) : ils ont alors la tête grosse et bien dégagée du thorax ; les yeux sont très-grands et trèsdistinctement granulés ; les pâtes sont extensibles et au nombre de six paires seulement; le septième anneau du thorax est rudimentaire, et n’encaisse pas l’abdomen, qui est très-grand et allongé; les fausses pâtes antérieures sont garnies de longs cils plumeux, et se rapprochent , par leur forme, des fausses pâtes natatoires des Amphipodes ; enfin , l’abdomen est terminé par une nageoire bien conformée dont la pièce médiane est garnie de longs poils sur le bord, et dont les deux paires de lames latérales, au lieu d être styliformes, sont foliacées, ovalaires et à bords ciliés.

Les modifications que les Gymothoés subissent tous pâlies progrès de l’âge sont surtout remarquables chez les femelles , et rendent souvent la détermination des espèces très-difficile. Ces Crustacés atteignent quelquefois une longueur de près de trois pouces , et varient beaucoup entre eux par le degré de convexité et la largeur de leur corps; quelquefois ils sont un peu déjetés de côté, et montrent bien évidemment une tendance à se déformer parles progrès de l’âge, tendance que nous rencontrerons bien plus marquée chez quelques autres Isopodes plus complètement parasites.

(i) Voyez Ann. des Sciences naturelles , 2e série , t. 3 , n. 3s3 ,

PI. i4 - % 3. 1

Ces Crustacés vivent , comme nous l’avons déjà dit, cramponnés sur le corps de divers poissons ; mais leurs mœurs nous sont presque entièrement inconnues. On en a trouve dans toutes les régions du globe , et les limites géographiques des espèces ne paraissent pas être aussi bien circonscrites que pour les Crustacés non parasites. Les pêcheurs les désignent souvent sous le nom de Poux de mer, et on les a aPpelés aussi Œstres de mer ou Asiles de poissons.

'•] A. Especes dont le front se reploie entre lu buse des antennes internes qui s'insèrent assez loin l’une de l'autre.

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