Limnadie mauritienne. — L. mauritiana ( i
Test ovale, un peu pointu aux extrémités. Antennules claviformes et plus courtes que le pédoncule des antennes externes, celles-ci beaucoup moins longues que dans 1 espece precedente, et n 'ayant que neuf articles à leurs tiges terminales. Pâtes branchiales au nombre de 1 8 paires. Abdomen arme en dessous uè deux épines insérées sous la base des pièces caudales dont la longueur est médiocre. Longueur, environ 3 lignes.
Trouvée à l'île Maurice, par M. Desjardins. (C. M.)
Limnadie tetkacere. — L. Ulracera (a).
Antennules deux fois aussi longues que le pédoncule des antennes externes; filets terminaux de celles-ci, longs et composés de 16 à 18 articles ; 27 paires de pâtes branchiales dont les quatre Premières ont une sorte de pince tridactyle chez le mâle. Queue terminée par quatre filets bifurques.
Des environs de Charkow.
Le genre Estherie, établi par M. Straus-Durkheim, a la plus '•b'oite analogie avec celui des Limnadies , et ne devrait probablement pas eu être séparé; il ne paraît en différer que Par l’absence du petit organe pyriforme que ces derniers Portent sur le front , et par l’existence d’un petit renflement eu forme de crochets sur le bord dorsal des valves de la caraPaçe. L’espèce qui a servi pour l’établissement de ce genre a été trouvée en Nubie par M. Ruppell, et porte le nom ^ Esthcria Dahalctcensis (3). Enfin, le genre Cyzique de
fQ Guérin, Magas. zool. 1837, cl. Vil, Pi. 21 , fig. I-II. f3) Bulletin de la soc. imp. des naluralisles de Moscou , t. 3 , p 1/3 d Bibliothèque entomologique, p. 357 s TT I3. — Guérin, op- cil.
telracerus ? Audouin, Bulletin de la soc. calortiol. îSQ, P- Ic* tJ) RuppeÙ, Muséum sencckcnbergtatjuui, t. 3,'p. îlp, PT 7 > t’ï* I lf[ =
M. Audouin (1) , paraît être identique avec le précédent ; mais ce savant n’a pas encore fait connaître les caractères de l’espèce nouvelle, qu’il désigne sous le nom de Cyùqae Bravaisii (2).
FAMILLE DES BRANCHIPIENS.
Dans cette division le corps est grêle , allongé et efifièrement à découvert (PL 35,fîg- 9); le dos n’ offrant au' cune trace ni d’une carapace clypéiforme , ni d’un test bivalve comme dans les groupes précédens. La tête est pourvue d’yeux pédonculés , d’antennes simples , et en général aussi d’un appareil préhensible d’une forme bizarre, qui représente une seconde paire d’antennes. Les pâtes branchiales sont au nombre de onze paires , et l’abdomen est en général allongé et composé de plusieurs anneaux. On y range les Branchipes , les Artémies et les Eulemènes, dont les principaux traits distinctifs sont indiqués dans le tableau précédent ( page 352).
Genre BRANCHIPE. — Branchipus (3).
Les Branchipes ont le corps allongé , presque filiforme 7 et composé d’une tête , d’un thorax et d’un abdomen trèsdéveloppés (PI. 35, lig. 9). La télé , un peu renflée en avant et rétrécie en arrière en forme de cou, est divisée en
(1) Ann. de la soc. entomologique, Bulletin i83?, p. io.
(2) Audouin , loc. cit.
(3) Insectes aquatiques, King. Phil. trans. 1767, t. et abrégé des Tr. phil. t. 2, p. 225. — Branchipus , Sehœffer. Elém. entoni. Gammnrus , Kabricius. — Cancer , Lin. — Branchiopoda , Latr. H*s,‘ desCrust. — Lamarck. — Chirocéphnlus, ITevost. — Branchipus , t '1 2 3’ treille, Règne anim. etc. — Leach. — Desmaresl. — Thompson.
deux anneaux par un sillon transversal. Les yeux sont grands, très-saiilans et portés à l’extrémité d’un pédoncule conique et mobile, qui naît de chaque côté de la tête près du bord antérieur du segment postérieur. Entre la base de ces organes on aperçoit en général sur le Iront une tache noire médiane qui paraît être un oeil sessile impair. Les aucunes supérieures , grêles et filiformes , naissent de la face supérieure de la tête, tout près de l’origine des pédoncules Oculaires. Les antennes inférieures paraissent être transformées en un appareil préhensile tres-remarquable , qui °ccupe le devant de la tête et qui consiste essentiellement en deux appendices ayant la forme de deux grandes cornes dirigées en bas. Ces organes portent souvent à leur base (surtout chez les mâles ) un appendice sétacé de même forme ’lue les antennes supérieures, et on y trouve quelquefois un faisceau de pièces digitiformes , dont la disposition est trèss'ngulièrc ; à raison de leur conformation , ces cornes ressemblent aux pales-mâchoires de certains Lernccns bien plus qu’à tics antennes j mais leur position sui un segment intérieur de la tète ne nous semble pouvoir s’expliquer qua 1 aide de la détermination que nous avons adoptée. Enfin, chez l('s femelles, cet appareil est toujours beaucoup moins développé que chez le mâle, et se trouve quelquefois réduit à deux c°i’nes très-courtes, obtuses et flexibles. La bouche (flg. 10) Occupe la face inférieure du second segment céphalique , et Se compose 4° d’un labre qui, extrêmement grand et sail- Wt, se recourbe en arrière, et se prolonge au-dessous des a,Hres pièces du même appareil ; 2° d’une paire de mandi- ^ ies très-grandes, qui naissent en arriéré des yeux, se rec°urbent en bas et en dedans et se terminent par un bord Presque droit ; 3° d’un repli qui paraît représenter la lèvre 1,1 lcrieure ; et 4° de deux paires de mâchoires formées chaîne par un petit article lamelleux , garni de soies sur le k°i'd. Le thorax est plus ou moins cylindrique, et sc compose de onze segmens portant chacun unepairede pâtes brancfiiales. Celles-ci (fig. Il) sont très-larges, et se composent, CRUSTACÉS, TOME III.
3ti6 HISTOIRE NATURELLE
1» d'une branche interne formée de trois articles , dont lu premier est divisé , du côté interne, en plusieurs lobes, dont le second est très-grand et foliacé, et dont le derme* est plus ou moins lancéolé et garni , comme les précédens, d’une bordure de longues soies ; 2° de deux vésicules membraneuses et aplaties , qui s’insèrent sur le bord externe de la portion basilaire de la branche interne , et qui représentent les branches moyennes et externes ; l’un de ces appendices est très -grand, l’autre plus ou moins rudimentaire. Enfin l’abdomen se compose de neuf anneaux , dont le dernier est bilobé, et se termine par deux grands appendices lamelleux et à bords ciliés , qui constituent une nageoire caudale. Chez le mâle on remarque au-dessous de la base de l’abdomen deux tubercules ou appendices cornés , qul paraissent être des organes excitateurs , et chez la femelle , on trouve dans le même point une poche ovifère.
Les Braucliipes habitent les eaux douces ou salées. Hs nagent sur le dos et paraissent être carnassiers. Les femelles commencent à pondre avant que d avoir acquis toute lei" grandeur. Lors de l’accouplement , le mâle saisit la femelle à l’aide de ses cornes frontales, et la force à replier son ab domen sous le sien. Les jeunes subissent des métamorphoses remarquables. Dans le premier âge, leur corps, au lieu dêti* allongé, ressemble à celui d’une araignée, et se composé de deux portions ovalaires ; la tête porte en avant un se*1 œil médian et non pédonculé , deux antennes cylindrique et deux paires de grandes rames natatoires dirigées en de hors, et garnies de longues soies ; quant à la masse ovo*dc qui représente le thorax et l’abdomen , elle parait être de pourvue de membres. Après la première mue, la tête p*'e' sente trois yeux bien distincts, mais tous scssilcs; l’abdome*1 s’allonge, se bifurque au bout, se divise en anneaux ct se garnit en dessous de tubercules destinés à devenir d*9 pâtes. Après la seconde mue, la première paire de pales lü liacées se montre, et ou compte à la suite de ces orgam sept paires de membres encore rudimentaires. Enfin aPlb
chaque mue la conformation du jeune animal se rapproche P* *us en plus de celle de l’adulte ; les yeux latéraux de- 'Tennent pédoncules, les nageoires céphaliques de la pxem,ei'c paire se transforment en cornes, et celles rie h seconde paire semblent se raccourcir pour devenir des mandibules ; enfin l’abdomen s’allonge et les pâtes se perfectionnent.
S 1 . Espèces où il existe à la base de chacune des cornes céphaliques du mâle , un appendice sétacc ayant de la ressemblance arec leé antennes supérieures.