Nogagüe brévicaüde. — N. hrevicaudatus
Espèce très-voisine du Nogagüe grêle, mais ayant 1 abdomen plus court, et composé d'une seule pièce subtriangulaire.
Trouvé aux environs de Ténériffe. (C. M.)
Le Caligus paradoxus d’Otto (2) paraît appartenir à ce genre , la femelle est représentée avec six tubes ovifères.
(1) Linematura gracilis, Burmeister, loc. cit. p. 284 , PL 2Î, f‘3' 1
(2) Mém. des Cur. de la nat. de Bonn, t, 1 1\ , Pl. 22, fig. 5 , 6.
TRIBU DES PANDARIENS.
Les petits Crustacés que nous réunissons sous le nom de Pandariens , sont remarquables par les prolongemens lamelleux dont le dessus de leur thorax est garni. Souvent ces appendices ressemblent à des élytres d’insectes, et leur nombre est quelquefois considérable, car on en compte jusqu'à trois paires. Eu général, la tête est moins élargie et moins clypéiforme que chez les Caligiens , et les pâtes ne sont que rarement garnies de grandes soies plumeuses; souvent leurs rames terminales ne sont même représentées que par des lobes foliacés, submembraneux ; enfin l’abdomen présente fréquemment de chaque côLé de sa pièce terminale un appendice lamelleux plus ou moins saillant.
Cette tribu se subdivise en deux petits groupes naturels, caractérisés principalement par la forme générale du corps et par la disposition des tubes ovifères , qui dans l’un sont à découvert et étendus en ligne droite à l’arrière du corps, tandis que dans l’autre , ces tubes sont contournés sur eux-mêmes et cachés entre la face supérieure de l’abdomen, et une lame clypéiforme qui naît du dernier anneau thoracique.
Les genres Pandare , Dinemoure , Euryphore et Pbyllophore composent le premier de ces deux groupes.
Les genres Cecrops et Læmargus appartiennent au second (voyez le tableau , page 4.36).
CRUSTACÉS , TOME III. 3ü
Genre EURYPHORE. — Eurjpliorus (1).
Le petit Crustacé qui a servi à l’établissement de ce geni e nouveau , forme à certains égards lepassage entre les B* nemoures et lesCaligiens. La carapace (PI. 39, fig- \ ) esta peu près de même forme que chez ces derniers; les trois premiers anneaux du thorax sont aussi confondus entre eux, et assez intimement unis à la tête. Le pénultième anneau est très-petit et le dernier grand, de façon que le corps est étranglé vers le milieu ; mais les deux derniers anneaux thoraciques , au lieu d’être simples au-dessus, portent chacun une paire de prolongemens élylroïdes, peu développés il est vrai , mais bien distincts. L 'abdomen est tres-développé , et sC termine par deux petits appendices foliacés Les antennes » le suçoir et les pâtes -mâchoires sont conformés de la menie manière que chez lesCaliges ; on trouve aussi sur le sternum une petite fourche sternale. Les pales , proprement dites , sont petites et conformées comme chez les Nogagues, c est-» dire terminées toutes par deux rames sétifères ; à la partie antérieure de la face inférieure du dernier anneau du thoi»*> on aperçoit deux lobules ovoïdes qui semblent être des vestiges d’une cinquième paire de membres thoraciques- Enfin, les tubes ovifères naissent de la manière ordinaire, et on trouve souvent près des vulves deux petites ampoule cornées qui y adhèrent par un col tres-grele , et qui poui raient bien être des Spermatophores.
Edryprore de Nordmann. — E. Nordmannii.
(Planche 39 , fig. 1 •)
Carapace presque circulaire et peu distincte du premier ar»cl® du thorax qui est logé dans une échancrure profonde de son bor
(1) Mon ami, M. Nordmann, en examinant avec mai les di'e( Crustacés parasites conservés dans la collection du Muséum, a insC1 ^ ce nom générique sur le bocal contenant les Siphonoslomes dont ü c ici question , et par conséquent je me suis fait un devojr de ladop mais je crois que les caractères de ce genre n’ont pus encore été F bliés par le savant professeur d’Odessa.
postérieur. Appendices ély troïdes delà première paire subovalaires, et laissant entre eux un espace vide assez considérable ; dernier anneau thoracique arrondi, presque entièrement à découvert, et portant sur son bord postérieur une paire de petits prolongemens élytroïdes. Abdomen pédonculé et composé de deux articles dont le premier très-grand, subovalaire, et logeant le second dans une fente profonde de son bord postérieur; ce second article cylindrique, allongé et terminé par deux lamelles ovalaires et ciliées , dont l’extrémité est dépassée de beaucoup par les lobes terminaux de l'article précédent. Longueur, environ trois lignes et demie. Mâle inconnu.
Des mers d’Asie. (C. M.)
Genue DINEMOURE. — Dinemoura (i).
Le genre Dinemoure ou Dinemature se compose de quelques parasites très-voisins des Pandares, mais dont les rames des pâtes postérieures sont foliacées, membraneuses et impropres à la mai'che , tandis que celles des pâtes précédentes sont garnies de longues soies plumeuses comme chez les Caliges, et dont les appendices lamellcux de l'abdomen sont aussi, comme chez ces derniers, terminales au lieu d’être latérales comme chez les Pandares. (PI. 38, fig. 15, 16, 17.)
Le corps des Dinemoures est allongé et rétréci au milieu, mais cet étranglement est bien moins marqué que chez les Caligiens. La carapace est à peu près de même forme que chez les Caliges, mais moins mince. Le premier anneau thoracique est confondu avec la tête, et les deux anneaux suivants sont soudés ensemble , de façon à constituer un seul
(O Latreille, Règne anim. de Cuvier, t. 4> P- 197- M. Burmeister a substitué au nom de Dinemoura celui de Dinenatura , comme étant plus régulièrement construit; mais je n’ai pas cru devoir adopter ici cette innovation, parce que le genre Dinematura, tel que M. Burmeister l’a caractérisé , ne correspond pas à la division dont il est ici question , et ne diffère pas du genre Nogagus de Leach ; l’emploi du nom de Dinemuturn pour les vraies Dinemours ,Urait par conséquent augmenté la confusion qui règne déjà dans les synonymies entomoloyiques.
article quadrilatère logé dans l’échancrui carapace et olïrant de chaque coté un |
petit prolongement
lamelleux ; vestige des appendices dorsaux de la prcmièi e paire chez les Pandares. Le quatrième anneau ou pénultième article thoracique est également petit , mais porte en dessus deux grandes lames qui occupent toute la largeur du corps, se prolongent au-dessus de l’anneau suivant et imitent des élytres. Le dernier anneau thoracique est trèsgrand et se termine postérieurement par deux grands lobes qui dépassent l’abdomen et le cachent plus ou moins complètement. Les tubes ovifères sont très-longs et naissent comme d’ordinaire près le bord postérieur du dernier anneau thoracique à côté de l’insertion de l’abdomen. Enfin 1 abdomen. est petit , quadrilatère et garni a son bord postérieui de deux appendices lamelleux , dont la forme et la grandeur varient suivant les sexes. Les antennes, et le siphon sont disposés comme chez les Pandares; il en est encore de meme pour les pâtes-mâchoires , si ce n’est que celles de la pie mière paire n’offrent pas de lobule à leur base , et que leui griffe , ainsi que celle des pates-mâchoires de la troisième paire , est plus développée. Les pâtes sont conformées presque entièrement de même que chez les Nogagues ; il est seule ment à noter que les rames terminales de celles de la quatrième paire sont grandes, ovalaires, entièrement membraneuses et dépourvues de soies ou de crochets marginaux’ Enfin , il existe à la face inférieure du dernier anneau thoracique, près de l’insertion de l’abdomen, une petite fourche cornée qui pourrait bien être un vestige d une cinquième paire de pâtes.
i. Dinemoure ailé. — D. alata (i).
Carapace un peu moins large que longue ; lames dorsales ou éb" troïdes aussi larges en arrière qu’en avant, terminées par un bord
(l) Pandarus alaiiis , Edw. Ann. des Se. nat. t. 28, l’I. 8. nematara alata , Buvmeister , loc- cil. p. 33 1 .
droit, et occupant presque le tiers de la longueur totale du corps ; dernier anneau thoracique court, ne dépassant les lames élytroïdes que dans une étendue à peu près égale à la longueur de cellesci et offrant à leur extrémité une petite dent cornée. Appendices terminaux de l'abdomen , ne dépassant que peu ou point les lobes terminaux du thorax, larges et sub-quadrilatères chez le mâle , étroites chez la femelle.
Trouvé sur un requin dans les mers de l’Inde. (C. M.)