Basaniste du Saumon. — B. salmonea
(Planche 41 , fig. 3.)
Corps pyriforme et dépourvu de tubercules ; tête conique , petite et renflée au-dessus de sa base. Prolongemens brachiformes grêles et aussi longs que le thorax; pâtes- mâchoires postérieures coudées et fourchues au bout.
Vit sur l’humble Chevalier.
Le Lernéopode de Brongniart (3), décrit par M. de Blainville, ap-
(1) Lemea Huchonis , Schrank , op. cit. p. 99 , pl. i , tig. A, O. — Lamarck, op. cil., t. 3, p. 23q. — Basanistes Huchonis , Nordmann, loc, oit. — Burmcister, foc. oit. — Kollar, toc. cit. p. 86 , pl. 10.
(2) Lcrncopoda snlmonea , Major, Bulletin de la soc. pliilom. nS-ij}.
(3) JLcrneopoda Brongniarlii, Journal de physique, t. <)5, p. 4Î - , %• i5. — ffesmarest, Consid., p.35o.
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partient à ce genre et se rapproche de l’espèce précédente par sa forme générale , mais paraît s’en distinguer par la forme et la grandeur des pates-màchoires postérieures- On ignore sur quel poisson il vit en parasite.
Genre ACHTHÈRE. — Adultérés (1).
Les Achthères diffèrent si peu des Basanistes qu’il aurait peut-être mieux valu ne pas les en séparer génériquement. En effet , ils ne s’en distinguent guère que par la l'orme déprimée de leur thorax et les divisions annulaires qui s’aperçoivent dans cette portion du corps (PI. ÏO, fig. Set 9). Les antennes sont bien distinctes et les pates-màchoires antérieures sub-antenniformes et terminées par deux branches, dont l’externe est cylindrique et 1 interne ancreusect armée d’un ongle aigu (fig. 10). La bouche est saillante, armée intérieurement de mandibules dentelées et garnie latéralement d'une paire d’appendices qui paraissent représenter les pâtes mâchoires de la seconde paire. Les pates-raâchoires de la troisième paire sont situées, chez la femelle, très-loin en arrière, un peu au-devant de la base des prolongemens brachiformes; enfin ceux-ci sont grands et munis à leur extrémité d’une espèce de bouton servant a fixer 1 animal sur sa proie. Le mâle (fig. 9)ne diffère que peu de la femelle, mais porte de gros membres préhensiles à la place des prolongemens bracliiformes.
Les métamorphoses que les Achthères subissent dans le jeune âge sont très-remarquables, et ont été étudiées avec soin par M. Nordmann. Le petit, en quittant l’œuf, a une forme presque circulaire , etportc suri avant du corps deux paires de rames ciliées exactement comme chez les jeunes Cyclopes; après sa première mue, son corps devient pyriformeet il n’a plus de rames céphaliques, mais sa tête est «arnie d’une paire d’antennes et de trois paires de pâtes-
(j) NordinanD, Mikrog. beitrage , t. 2, p. 03. — Burnieislcr. °1’’ — Kroyer, loc. cit.
DES CRUSTACÉS. 5ll
mâchoires coniques ; son thorax est petit , conique, divisé en trois anneaux , et porte à sa base deux paires de pâtes biramées et setifères ; enfin l’abdomen est bilobé et garni de soies caudales , exactement comme chez les Cyclopes. On ne connaît pas les changements ultérieurs que ces Crustacés éprouvent avant d’arriver à l’état adulte.
Achthère de la Perche. — A. Percarum (i).
(Planche 40, fig. 8-1 z.)
Femelle : Corps divisé en deux portions ovalaires; l’une antérieure, formée par la tête et le commencement du thorax, est subpyriforme , tronquée en avant , arrondie en arrière , garnie sur le bord frontal d’une paire de petites antennes sétacées etd’unc paire de pâtes-mâchoires ancreuses , cylindriques et bifides , et donnant naissance , vers sa partie postérieure , à deux gros bras arqués entre la base desquels est une paire de pales-mâchoires postérieures ancreuses. La seconde portion du corps, plus grande que la première, est divisée en six segments, dont l’avant-dernier porte les sacs oviféres ; et le dernier, représentant l'abdomen , est triangulaire et terminé par deux tubercules. Longueur, environ deux lignes.
Trouvé les nageoires de la Perche fluviatile et du Sandre. Mâle à peu près de même forme que la femelle, mais ayant la tète plus grande relativement au thorax , les pates-mâchoires également plus développées , et les appendices brachiformes remplacés par une paire de membres très-gros, cylindriques et terminés par une main imparfaitement chéliforme.
Genre BRàCIIIELLE. — Brachiella (2).
Le genre Brachielle de Cuvier, se compose des Lemnéopodiens, dont les appendices brachiformes (comme ceux des genres précédens ) se réunissent à leur extrémité
(1) Nordmann, loe. cit. PL 4 , fig. ! à 11, et Pl. 5, fig. 1 à 6. — Hrojei-, np. cil- t. 3, p. zq3, Pl. 3 , fig. 6.
(2.) Cuvier, Règne animal , t. 3, p. 2S7. — Nordmann, Mikrojc. hsHr. t. 2.
seulement, dont la portion céphalique du corps se prolonge en un cou très -long, terminé par la bouche et armé à son extrémité de deux paires de pates-mâchoires ancreuses très-apparentes, et dont le thorax est allongé et ovalaire ou pyriforme (PI. 41 , fig. 4). Ici il n y a pas d appendices articulés insérés à la base du cou , près de l’origine des bras , comme chez lesTrachéliastes, et les antennes ne sontpasdistinctes. Enlin les tubes oui f ères sont de longueur médiocre. Le mâle est extrêmement petit relativement à sa femelle;
son corps est divisé en deux portions ovalaires; l’antérieure
représente la tête et porte de grosses mains subehéliformes ; la seconde, plus grande que la première , constitue le thorax et offre des articulations transversales.
Jj i . Especes dont le thorax est garni de prolongemens en forme de cornes.
a. Point de prolongemens lobulaires sur les bras.
i . Bràchielle du Thon. — B. Thynni (i).
Femelle : Corps presque droit , tete a peine renflée , cou trè^long et se continuant avec le thorax sans ligne de démarcation ; thorax allongé, subpyriforme, et donnant naissance, par le bord postérieur de sa face ventrale , à deux prolongemens cylindriques grêles et très-allongés, qui se dirigent directement en arrière; deux cornes semblables , mais plus grandes et un peu re courbées à leur hase , naissent pareillement du bord postérieur de la face dorsale du thorax, et paraissent représenter l’abdomen. Les tubes ovifères naissent au milieu de ces quatre cornes postérieures. Les bras sont courts, simples , et étendus à angle droit avec le cou et le thorax ; pates-mâchoires postérieures lobées «leur base. Longueur, environ îo lignes.
Vit sur les branchies du Thon.
Le mâle se tient accroché sous le ventre de la femelle , entre la
(i) Cuvier, Règne anim. a« édit, t 3, p. 217, PL l5, Cg- 5- — Guérin, Ieonogr. zoopli g, fig. 6. — Nnrdmnnn, Mikrogr. beitr, t. 2 p go, — Rroyer , Naturh. tidsskr., t -l.
base des cornes postéro-ventrales; sa tête est pyriforine, et présente en dessous un grand renflement portant les pates-mâchoires qui se dirigent directement en dehors , et sont très-grandes; les pates-mâchoires antérieures occupent le bord frontal, et entre leur base on aperçoit un tubercule buccal très-saillant; enfin , le thorax est un peu plus grand que la tète , pyriforme comme elle, orné en dessus de deux rangées de taches circulaires , et terminé par deux petits appendices crochus. Sa longueur est d’environ 1/2 ligne. (C. M.)
au. es prolongement lobulaires sur les bras.