‹ Histoire naturelle des crustacés (volume 4)Chapitre 318 sur 354 · H I S TO IRE NATURELLE · texte numérisé non relu

H I S TO IRE NATURELLE

conique percée au sommet par la bouche, et garnie à sa base d'une paires d’antennes rudimentaires, et d’une première paire de patesmâchoires également rudimentaires ; deux paires de grosses mains ancreuses fixées vers le milieu de la face inférieure du corps. Grandeur, environ 1/4 de ligne.

LeLEBNÉoMisE pyriforme de M. de Blainville (1) paraît être trèsvoisin de l'espèce précédente; voici la description que ce savant en donne : « Abdomen ( thorax , E.) rende, pyriforme, terminé en avant par un suçoir conique fort saillant à la base du céphalothorax, qui est arqué, cylindrique, et recouvert en avant d’une sorte de plaque ovale, écailleuse ; bouche bilobée ; la levre supérieure , plus longue , est pourvue de mandibules cornées; l’inférieure avec une paire de palpes ; le tubercule anal fort saillant. »

M. de Blainville rapproche de l’espèce précédente , sous le nom de Lernéomise des nageoires (2) , un autre Lernéide qui paraît effectivement appartenir à ce genre , mais qui a le corps déprimé et plane , et qui n’est connu que par la description qu’en a donnée Fabricius (3).

Le Lernea adunca de Strom (4) appartient au genre Anchorelle, mais il serait difficile de savoir à quelle espèce le rapporter.

Le Lernea anomala d’Abildgaard (5) paraît appartenir aussi à ce genre, mais différerait de toutes les espèces précédentes par la longueur considérable de l’organe d’adhésion, et par l’existence d’un renflement en forme de nœud à l’extrémité antérieure du thorax.

(1) Lerneomyzun pyriformis , Blainville , Journal de physique, t. jp , p. 439, et Dicl. des sc. nat. t. 26, p. 123, fig. 8. Desmaresl, Considér. sur les crust. p. 3^8.

(2) Lernaomyzon pinnantm , Blainville , loc. cit. p, 3^8. — Desniaresl, loc. cit.

(3) lier. Norwége, p. 28 >.

(4) Physick og oeconomisk beskrivelse over Fogderiet Sondmor, pl. 1 t fig. n et 8. — Anchnrella adunca , Cuvier , Bègue anim. t. 4» p. aôç.

(5) Mém, de Copenhague, 1794, l. 3, p. 57 , PL G, fig. 1

FAMILLE DES LERNËOCÉRIENS.

Les L e rnéocér i e n s femelles , comme les Chondracanthiens, se fixent à leur proie par l’extrémité antérieure de leur corps seulement , et n’ont point d’appendices thoraciques brachiformes servant à cet usage , comme cela se voit chez les Lernéopodiens ; mais l’armature de leur bouche est loin d’avoir la forme que cet appareil ollre chez lesChondracanthiens, et la tête tout entière du parasite s’enfonce dans les tissus de l’animal sur lequel il établit sa demeure, et y est retenue par des prolongemens cornés, de forme variée, qui naissent de sa partie postérieure ou occipitale (PI. 40, fig. 13). En général , la tête est peu distincte du thorax et paraît être complètement dépourvue d’antennes : la bouche n’est armée que d’une seule paire de pales -mâchoires simples et unciformes. Les pales sont d’une petitesse extrême lorsqu’elles existent, et quelquefois on n’en aperçoit aucune trace; enfin la portion du tronc qui est située en arrière du point où naissent les tubes ovifères, et qui représente l’abdomen, est en généra] beaucoup plus développée que dans les autres femelles du même ordre.

Le mcîle n’est connu que chez très-peu de Lernéocériens et paraît être plus imparfait que celui des Chondracanthiens; son corps est globuleux , n’ollre pas de thorax distinct et ne porte pas de rudiments de pâtes en arrière des appendices qui représentent les patesmâchoires. Les métamorphoses que subissent les jeunes sont analogues à celles des autres Lernéocériens.

Celte petite famille se compose de quatre genres reconnaissables aux caractères indiqués dans le tableau précédent. ( Voyez page 492.)

Genre PENELLE.— Penellus (i).

Les Penelles femelles ont le corps grele , cylindrique et très-allongé; la tête renflée et cornigere et le cou garni en dessous de quatre paires de pâtes rudimentaires ; mais cc qu’elles offrent de plus remarquable est leur abdomen , qui est très-développé et porte de chaque côté une série de prolongemens stylifbrmes dirigés obliquement en arrière, et simulant les barbes d’une flèche. Les tubes ovif cres naissent au point de réunion de cette espèce de queue avec la face ventrale du thorax, et sont grêles et droits. Le mâle est très-petit, presque sphérique, et porte à sa portion antérieure un suçoir conique garni de quelques appendices styliformes, et à sa face inférieure deux paires de mains subclieliformes très-grosses, à l’aide desquelles il s’accroche à la femelle.

§ I. Tête garnie de deux cornes ou prolongement brachi/ormes libres. i. Penelle flèche. — P. sagittal).

Femelle : Tcte arrondie, garnie de petites végétations cornées, et portant à sa base une paire d'appendices brachiformes assez longs; appendices péniformes de l’abdomen simples. Longueur, environ 4 pouces.

Se trouve sur le Lophius marmoratus.

(1 ) ltirudo, Boccone. — Pennptula, Linnée, Ellis, Lamarck.— Penella, Oken. — Lcrneopcnna, Blninville, Desmarest, Lesucur. — Patelin, Cuvier, Nordmann, BurmeJster.

(2 ) Lernea Exocœli ? Ilollen, Mém. de la soc. d'Hist. nat. de Copen-

hague (1802), t. 5, Fl 3, lig. 3.— Pcnnatula sagitta? Linnée, Amœn. acad. t. 4, *3* %• l3 : Sysl. nat. (Gmelin), p. 3865-

; Ellis, Trans. phil. t. 5/j, P- 4a9> PL 20, fig. 16. — Lamarck, Hist des

anim. sans vert. t. 2, p. 428. — Lerneapcium sagilln , Blainville, Journ. de physique , t. f)5, p. 479- — Penella sngitla , Nordmann, Mikrog- Beitr. t. 2 , p. 121 , PI. 10, lig. 6.

La Lernée de Marion , décrite par M. de Blainville (i) , pourrait bien appartenir ù cette espèce; elle. a été trouvée sur un Lindon dans les mers de Manille.

La Venelle figurée par Lamartinière (2) et mentionnée par M. de Blainville sous le nom de Lerneopenna Bocconii (3) , parait différer des espèces précédentes par la conformation des appendices abdominaux , mais est trop impariailement connue pour que nous puissions y assigner des caractères.

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