C)8 HISTOIRE NATURELLE
de la quatrième paire sont très -longues et les lames terminales des derniers appendices abdominaux sont lancéolées; mais dans celle-ci il paraît que ces pâtes sont petites et que les articles terminaux des appendices de l’extrémité postérieure du corps sont arrondis.
Le genre Ohio, ne de M. Cocco (i) ne paraît pas différer de celui dont nous faisons ici l’histoire ; mais les figures qu'il en adonnées sont trop grossières pour que nous puissions assigner des caractères aux espèces dont il fait mention.
Enfin, c'est probablement aussi au genre Typbis qu’il faudrait rapporter le Gammarus monoculoidcs de Montagu (2), car le corps de ce petit amphipode est très-ventru et présente, de chaque côté , une grande lame cornée , clypéiforme , mais on ne le connaît pas d’une manière assez précise pour que nous puissions nous prononcer à cet égard.
Genre PRONOÉ. — Pronoe (3).
Ce genre, fondé par M. Guérin, semble établir le passage entre les Typhis et les Hypéries. Yoici la description que ce zoologiste en a donnée : « Corps allongé, étroit, composé de quatorze segmens, ennycomprenantpas latête.Tête grande, occupée par les yeux, arrondie, avancée, ayant le front très-bossu , creusé en devant pour recevoir les antennes supérieures, avec le tubercule buccal peu saillant. Antennes plus courtes que la tête , plates , paraissant composées de trois articles, dont les deux premiers très-courts. Antennes inférieures insérées près de la bouche, grêles, cylindriques, sétacéeset formées de cinq articles se reployant l’un sur l’autre. Pâtes simples et monodactyles, allant en augmentant de longueur depuis les premières jusqu’aux cinquièmes ; les quatre premières paires ayant tous leurs articles cylindriques ; premier article des trois dernières paire*
(1) Effemciiili scientifice e litterarie per la Sicilia, vol. 6.
(2) Cancer gammarus monoculoidcs, Montagu, Trans. ofthe Linn- Soc. vol. II, PI. 2, fig. 3.
(3) Guérin , Magasin zoologique.
des CRUSTACÉS. QQ
large, aplati et im ...
septième comn * ; SU'eme Paire beaucouP Plus courtc;
tubercule ■ °S6e seulement du premier article et d’un petit
miers se ^U* Sem^e *e rudiment des autres. Les trois prediacUn u^IU ,1s abdominaux grands , arrondis et portant dans les ° Pa*lc appendices natatoires, conformés comme appendices ?emes‘ bes trois segmens suivans ayant des tites ]a * etloits ’ Plats, allongés et terminés par deux pett'iau 'i ula ^ tüloacbcs au bout; le dernier segment court et
I’nONOÉ A GROSSE TÊTE. — P. capilo (l).
primé av '0I1r f 6 ^°Uze a quatorze millimètres , jaunâtre , comthorax' » °C ° ^omen un Peu Plus épais et plus long que le
J 10UVe sur les côtes du Chili par M. Gay.
Genre OXYCÉPHALE. — Oxycephalus (2).
Li s Amphipodes auxquels nous avons donué ce nom tiennent aux Typhispar plusieurs points de leur organisation ; mais leur forme générale est très-différente de celle de tous les autres Crustacés de la même famille, et rappelle un peu ce que nous avons vu dans la dernière tribu des Crevettines. Eneffet, lecorpsde ces animaux (PI. 30, fig. 10) est grêle, allongé et semi-cylindrique; mais leur tête est es o’andc, et au lieu d etre presque sphérique comme dans GS §cnres procédons , elle est un peu aplatie, très-longue , et terminée antérieurement en une pointe aiguë. Les an- °nt la “ême forme et la même disposition que chez ( s yplus ; seulement les supérieures sont insérées à la face trèL1:eU1’!ide la tl'te 1 au-dessous du rostre. Les yeux sont S &lan b ’ et occupent toute la partie latérale et moyenne
(a; Edwards a *°°'ogique , cl. YII , PI. i7, lig. 3. Z°ol. x83G. * UU‘ ^es ^c. uat* t- 20 j p. 396. — Guérin, Mag
de la tête ; la bouche a la forme d’un petit tubercule arrondi, situé tout près de l’articulation céphalo-thoracique , et les appendices qui l’entourent sont pour la plupart très-petits, mais de la même forme que chez les autres Hypérines. Les pièces latérales des anneaux thoraciques sont arrondies inférieurement, et un peu plus grandes que chez les autres Amphipodesde la même famille. Les pâtes de la première et de la seconde paire sont terminées par une main didactyle organisée comme dans les genres précédens ; les pâtes suivantes sont très-longues, grêles et subulées, et celles de la septième paire sont très-courtes, ou manquent même complètement; enfin, on trouve, comme à l’ordinaire, une grande poche vésiculeuse et aplatie au dedans de l’insertion de chacun de ces organes locomoteurs , excepté les deux antérieurs. Les trois premiers anneaux de l’abdomen sont grands, et portent de fausses pâtes natatoires dont le pédoncule est très-gros ; le quatrième et le cinquième segment sont très-courts, mais le sixième est fort long et terminé postérieurement par un long appendice styliforme, ou bien par une lame triangulaire trèsaiguë qui recouvre la base des dernières fausses pâtes, et se prolonge en arrière aussi loin qu’elles ( fig. 12) ; enfin, les fausses pâtes des trois dernières paires sont formées d’un pédoncule cylindrique grêle et allongé , terminé par deux petits appendices lancéolés ou styliformes.
i. Oxycéphale pécheur. O. piscalor (r).
( Planche 3o , fig. io. )
La tête est de la longueur des cinq premiers segmens du thorax , assez large , sans rétrécissement notable en arrière des yeux, et terminée en avant par un rostre triangulaire et peu allongé. Les yeux occupent toute la portion moyenne et postérieure de la tête. Les antennes antérieures sont recourbées à la manière d’un Z ; les trois premiers articles qui les forment sont grands, comprimés et garnis d’un grand nombre de poils ; enfin , l’es-
(i) Ldw. Ann. des Se. nut. t. uo, p. 3p6.
pece de petite +■ . ,
Les antenne ' ^U* es termine est divisée en trois articles,
que chez 1 'prieures s°nt très-grandes , et ont la même forme chacun la ^ ^ '^*'S ’ ma‘s 'es quatre coudes qu' elles forment ont article i lll'',ni: longueur, et le dernier n'est formé que d’un seul de la s 65 Pates de 'a première paire sont plus courtes que celles ti°]e *sCon e ’ 'eur doigt mobile , formé par le cinquième arrieur' T tre5'8ros> comprimé , armé d’épines sur le bord inféde la ° nii *'raSen*'c Pas d’ongle terminal bien distinct. Les pâtes Prim fe"!U^e llalre ont une main très-longue et fortement compas not Y,/* Pr®sente un petit ongle terminal , et ne dépasse preinij1 6men^ doigt immobile sur lequel elle s’applique. Le et élargi aijtlC*e des Pates des trois dernières paires est lamelleux même^t" ^ ^a^es *a sepdème paire sont petites, mais de pointe t ,°,rne 'îue 'es précédentes; elles sont terminées en tinet jles.a,jp1® ’ ct ne présentent point de sixième article diset te 0 S1X'l'ln° aid*c'e del abdomen est aplati, presque carré , jr . ailné par une lame triangulaire ; enfin, les fausses pates des s ei nières paires sont courtes et terminées chacune par deux Pe ites lames lancéolées. Longueur, environ 8 lignes.
Parait avoir été trouvé dans l’océan Indien. (G. M.)