‹ Histoire naturelle des crustacésChapitre 100 sur 258 · IX. cevre PARAMITHRAX. — Paramithrax · texte numérisé non relu

IX. cevre PARAMITHRAX. — Paramithrax

Ces Crustacés établissent le passage entre les Mithrax et les Maïas. La forme générale de leur carapace se rapproche beaucoup de celles des Mithrax triangulaires. Le rostre est formé de deux grasses cornes et notablement moins large que le front , qui à son tour a presque autant détendue que le cadre buccal. Les orbites sont ovalaires ; leur bord supérieur arqué en avant comme chez les Maïas , présente postérieurement trois fortes épines séparées par deux échancrures plus ou moins profondes ; leur bord inférieur est largement échancré ou incomplet. Les Feux sont rétractils, à pédoneules grèles , assez longues et un peu courbées comme dans les Maïas. La région antennaire et les fossettes antennaires sont semblas bles à celles des Maïas. L'article basilaire des antennes externes est grand et armé d’épines, dont une (lexterne} s’avance en général au delà du bord du front , et sépare l'orbite de l'insertion de la tige mobile qui n’est pas recouvert par le front. Pates-méchoires externes etsternumnà peu près comme chez

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les Maïas. Pates antérieures de force médiocre, et terminées par des pinces pointues et arrondies qui ne pressent pas de dentelures comme chez les Pises et ne sont pas creusées en cuillère comme chez les Mithrax. Les pates suivantes sont cylindriques, peu ou point épineuses , et de longueur variable suivant les espèces ; on n’y trouve pas de petites pointes cornées à la place inférieure du dernier article comme chez la plupart des Mithrax.

Ces Crustacés appartiennent à l’Australasie.

( A. Æspèces ayant les orbites très-incomplètes en dessous, et dont les yeux n'arrivent pas à beaucoup près jusqu'à l'angle externe de ces cavités.

1, PARAMITHRAX DU PÉRON.— P. Peronit.

Carapace iuberculeuse et épineuse en dessus; régions hépatiques plus renflées que chez la plupart des Maïens ; front de largeur médiocre; épine formant l’angle orbitaire externe très-saillante , et suivie d’une série de cinq à six épines plus ou moins fortes. Article basilaire des antennes externes peu élargi en avant, et portant à son angle externe une épine qui ne dépasse que de trés-peu le bord orbitaire. Pates antérieures du mâle longues et garnies en dessus d’une crête tranchant sur Mons AE

Habite l'Océan indien. (CG. M.)

PARAMITHRAX BARBICORNE. — ?. barbicornis (1).

Carapace assez lisse en dessus, ayant seulement quelques petites épmes marginales sur les régions branchiales ; régions hépatiques dilatées. Corps couvert de longs poils. Longueur, un pouce,

Habite la Nouvelle-Hollande.

(1) Pisa barbicornis. Latr, , Encyc. t. X, p. 141.

$ B. Æspeces dont les orbites ne présentent en dessous quune échancrure, et dont les yeux, en se reployant, touchent l'angle orbitaire externe.

ParamiTuRAx. DE GraimARD. — P, Gaimardii.

Carapace renflée sur les parties latérales des régions hépatiques ; orbites très-profondes ; article basilaire des antennes ex ternes très-large , et terminé par deux fortes épines , dont l’une occupe le canthus interne de l'orbite, et sépare cette cavité de l'insertion de la tige mobile de ces appendices qui se voit sur les côtés du rostre. Corps couvert de poils très-serrés et crochus. Longueur, environ 4 pouces.

Trouvée par MM. Quoi et Gaimard à la Nouvelle-Zélande. (G. M.)

Nous sommes portés à croire que le Cancer ursus de Herbst (PL 14, fig. 86), et le Cancer pra du même auteur ( Seba, t. II, PL. 18, fig. 7, et Herb. PI. 17; fig. 97), pourraient bien appartenir au genre Paramithrax ; ce sont évidemment des Maïens voisins de ceux dont nous venons de parler, mais ils sont trop imparfaitement connus pour que nous puissions nous prononcer avec quelque certitude à leur égard.

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