X. Cincliona peruviana
(Howard, loc. cit.)
Arbre à feuilles ovales-lancéolées, atténuées à la base, scrobiculées, les plus jeunes lancéolées; capsule oblongue à stries légèrement marquées.
Habite* les montagnes froides des Andes, à Cucbero.
Quinquina peruviana (1). — Cette espèce, connue sous le nom de P ata de Gallinazo , fournit, d’après M. Howard, la plupart des quinquinas gris fins de Huanuco, qu’on attribuait autrefois au C. nitida. Elle donne aussi l’écorce plate décrite par MM. Delondre et Bouchardat sous le nom de Quinquina Huanuco jaune pâle.
L’écorce du C. peruviana roulé est, d’après M. Howard, moins rugueuse que celle du C. nitida , mais beaucoup moins lisse que celle du C . micrantha. Son épiderme est de couleur blanche teinté çà et là de lichens bruns ou couleur de rouille. Elle ressemble beaucoup au Calisaya et ne s’en distingue réellement que par ses bords obliquement coupées et par l’absence d’un lichen {Hypocnus rubrocinctus ) commun sur le Calisaya. La surface interne est rouge-brun ou couleur de rouille : elle est lisse chez les jeunes écorces, un peu fibreuse chez les écorces plus âgées. La fracture est nette et résineuse, la saveur amère, astringente et aromatique, l’odeur particulièrement suave.
Cette écorce nous arrive de Cuchero par la voie de Lima.
La structure anatomique rappelle celle du C. nitida ; les cellules et les vaisseaux laticifères y sont seulement moins abondants et moins marqués : les fibres d’ordinaire isolées, d’un faible diamètre et souvent ouvertes.
La base qui domine dans celte écorce est, d’après M. Howard, la einchonidine de Wittstein (non de M. Pasteur). M. Howard a
(1) Fine Greg bark (Pereira, Mat. mèd., 1633). — Quinquina rouge de Lima (Guib., pag. 120). — China Huanuco (Gobel et Kunze, pag. 46, pi. VII, de 1 à 4). — Quinquina Huanuco roulé avec épiderme (Delond et Bouch., pag. 28, pl. V). — Quinquina Huanuco jaune pâle (Delond. et Bouch., pag. 28, pl. IV). — Vulgo Pal a de Gallinazo.
DICOTYLÉDONES CALICIFLORES.
même vu des cristaux du sulfate de cette base dans l’intérieur de l’écorce. Le produit total est de 3 p. 100 d’alcaloïdes, dont 1,46 de cinchonine et le reste de cinchonidine.
La structure anatomique rappelle celle du C . nitida. ; les cellules et les' vaisseaux laticifères y sont seulement moins abondants et moins développés ; les fibres le plus souvent isolées, d’un faible diamètre, et souvent ouvertes. Cette structure s’accorde bien avec celle qu’a trouvée M. Phœbus aux écorces plates de MM. De londre et Bouchardal : ce qui confirme parfaitement l’origine que leur attribue M. Howard.
B. Quinquina peruviana plat (1). — « L’épaisseur de cette écorce est de 4 à 10 millimètres. La surface externe est d’un jaune pâle, avec quelques crêtes saillantes et quelques sillons longitudinaux peu marqués ; la surface interne est d’un jaune plus pâle encore. La texture est unie et serrée ; la cassure est à fibres courtes. L’amertume est prompte à se développer, un peu styptique, avec un goût légèrement aromatique. »
MM. Delondre et Bouchardat ont retiré de cette écorce 6 grammes de sulfate de quinine et 10 grammes de sulfate de cinchonine.
Elle n’arrive que rarement dans le commerce.