‹ Histoire naturelle des drogues simples, ou, Cours d'histoire naturelle professé à l'École de pharmacie de Paris (volume 5)Chapitre 29 sur 121 · XVII. Quinquina rouge de Carthagéène · texte numérisé non relu

XVII. Quinquina rouge de Carthagéène

Écorce épaisse, entièrement couverte d’une couche cellulaire veloutée et douce au toucher. Le liber est tantôt dur, pesant et d’ue amertume très prononcée ; d’autres fois il est peu sapide, fibreux, léger et même spongieux. Les premièresécorces lient, d’une part, ce quinquina au quinquina rouge vrai, et de l’autre elles ont une si grande ressemblance , sauf la couleur, avec le guinquina de Colombie ligneux, dont il sera question plas loin, qu'il est difficile de ne pas les croire produits par une même espèce de cnchona. Pareillement les écorces spongieuses de ce

RUBIACÉES. 127 quinquina rouge se rapprochent beancoup du quinquina de Colombie spongieux, dont il paraît ne différer que par la couleur (1).

Examen chimique des quinquinas rouges. Vauquelin, dans son travail sur les quinquinas, n’a examiné qu’un seul quinquina rouge; c'est celui du n° 5, dont une écorce, qui me reste, répond à mon quinquina rouge non verruqueux, lettre C. Les quinquinas n° 2, 10 et 16 de Vauquelin étaient du quinquina nova. Voici le tableau des résultats obtenus par ce

chimiste, suivis de ceux présentés par quelques unes des sortes que j'ai décrites.

(1) La ressémblance évidente qui existe entre le quinquina rouge vrainon verruqueux et le quinquina rouge de Lima;

Entre le quinquina rouge de Carthagène ligneux, et le quinquina de Colombie ligneux ;

Enfin, entre le quinquina rouge et spongieux de Carthagène et le quinquina de Colombie spongieux, m’a fait naître, il y a déjà longtemps, une idée que je n’ai cependant émise encore que verbalement : c’est que ces quinquinas rouges ne constituent pas des espèces distinctes et ne sont qu’un état parliculier d'autres espèces, causé probablement par le grand âge des arbres.

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