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RUBIACÉES. 163 être qu’un effet de la dessiccation, tandis que les impressions circulaires observées sur d’autres quinquinas, sur le calisaya principalement, tiennent à l’organisation même de l’écorce. Quelquefois l’épiderme manque. L'écorce proprement dite est épaisse de 2 à 7 millimètres, d’un rouge pâle incarnat, devenant plus foncé à l'air, surtout à la surface externe qui, lorsqu'elle est dénudée, est toujours d’un rouge brunâtre. La cassure est feuilletée à l'extérieur, courtement fibreuse à l’intérieur; lorsqu'on l’examine à la loupe, on découvre entre les fibres, et surtout entre les feuillets, une très grande abondance de deux matières grenues, l’une
rouge et l’autre blanche, ce qui donne à la masse sa couleur rosée. Quelques morceaux offrent dans leur cassure, plus près du bord externe que de l’interne, une exsudation jaune et transparente, ressemblant à une gomme. L'écorce a une saveur fade , astringente, analogue à celle du tan et du quinquina gris. La poudre est d’un rouge assez prononcé.
Pelletier et M. Caventou n’ont trouvé dans ce quinquina ni quinine ni cinchonine, et ils en ont retiré 9 principes, savoir : une matière grasse; un acide particulier, analogue aux acides gras et nommé acide kinovique ; une matière résinoïde rouge; une matière tannante; une gomme ; de l’amidon ; une matière jaune; une substance alcalescente en très petite quantité ; du ligneux (Journ. pharm., t. VIT, p. 109). couvertes d’un épiderme gris, uniforme, finement fendillé, et d’autres écorces plates, épaisses de 3 millimètres, dont l’épiderme est varié de larges taches blanches ou jaunes, avec des fentes transversales qui paraissent résulter de la dessiccation. Le liber est d’un rouge un peu jaunâtre, foncé, très finement fibreux, avec la-surface interne très unie ; la saveur en est astringente, un peu aromatique, presque dénuée d’amerltume.
2e Cinchona magnifolia (Mus. brit.). Ecorce cintrée, épaisse de 4 millimètres, à fibre rosée, moins serrée que dans les précédents, à épiderme blane, marqué de fissures longitudinales et de fentes transversales.
3° Cascarilla magnifolia, Weddell. Ecorce toute semblable, mais à fibre plus lâche et plus grossière ; surface interne toujours unie.
4 Cascarilla magnifolia, Weddell, n° 4353, Tambopata. Ecorce plate, épaisse de 14 millimètres, à fibre rougeûtre, grossière, spongieuse, disposée par couches contrariées ; croûte mince, feuilletée, blanchâtre, avec des taches noires ; surface interne offrant des déchirures longitudinales, ondulées, dans lesquelles on remarque les fibres contrariées de la couche suivante.
Nota. M. Weddell n’aremis, sous lenom de cascarilla rostrata (Ocobaya), une écorce toute semblable à celle du n° 3 ci-dessus, Il m'a remis également, sous le nom de cascarilla carua , une écorce entièrement privée de croûte superficielle, formée de deux couches distinctes, dontlextérieure est presque noire et crevassée transversalement, comme celle de certains quinquinas nova mondés. Par contre, le Musée britannique présente sous le n° 7, cinchona magnifolia; n° 15, quina azahar macho, de Jaen ; n° 18, cascarilla azahar hembra, de Jaen, des écorces qui s'éloignent de celles du cinchona magnifolia et qui ressemblent davantage à celle du cinchona acutifolia R, P,
164 DICOTYLÉDONES CALICIFLORES.
C. Gros quinquina nova roulé. Tubes presque complets, de 4 ou 5 centimètres de diamètre, épais de 7 à 9 millimètres, revêtus d’une croûte blanche à l'extérieur, mais brune et dure à l’intérieur, creusée de fissures profondes, espacées, transversales et longitudinale, Le liber est fibreux, d’un rouge pâle, moyennement compacte. Cette écorce répond aux n°% 2 et 3 de la note précédente. On trouve encore des tubes beaucoup plus gros, couverts d’une croûte spongieuse, à lames blanches renfermant une matière pulvérulente rougeûtre, et dont le liber est épais de 18 millimètres, uniformément rougeûtre, fibreux et peu serré. Toutes ces écorces se reconnaissent et se rattachent les unes aux autres par leur liber qui, lorsqu'il est dénudé, est d’un rouge brun foncé et marqué de fentes transversales , formées pendant la dessiccation.
D. Gros quinquina nova à fibres contrariées. Écorce demi-cylindrique, large de 8 centimètres, épaisse de 12 millimètres, composée d’une croûte peu épaisse, dure , blanchâtre à l'extérieur, inégale, peu lissurée, et d’un liber rougeâtre, d’apparence ligneuse, à couches fibreuses contrariées , offrant à la face interne des déchirures longitudinales ondulées, dars lesquelles on remarque des fibres dirigées obliquement en sens contraire.