‹ Histoire naturelle des drogues simples, ou, Cours d'histoire naturelle professé à l'École de pharmacie de ParisChapitre 191 sur 194 · SG · texte numérisé non relu

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Plusieurs chimistes ont analysé plus récemment les eaux de Spa, et particulièrement celle produite parla source du Pouhon. Je ne citerai que les deux suivants :

Eau, t kilogramme.

E.-G. Jones.

Monhcim.

litres.

litres.

gram.

gram.

Tarascon (Ariége). — Petite ville à 7 kilomètres au sud de Foix. Ou y trouve, à une petite distance, au nord-ouest, la fontaine de Sainte-Quêterie, nommée aussi Fontaine rouge, à cause de l'abondant dépôt ocracé qui la tapisse. L'eau en a été analysée par M. Magnes, de Toulouse, qui en a retiré de l'acide carbonique libre, du sulfate de chaux, du carbonate de fer, du sulfate et du chlorhydrate de magnésie ,du chlorure de sodium, de la silice et une matière grasse résineuse (1). M. Filhol a retiré du dépôt ocracé des traces d'arsenic et de manganèse.

(1) Journ.de pharm.,\. IV, p. 385.

EAUX MINÉRALES

Tceplitz (Bohême), petite ville renommée par les nombreuses sources thermales qui l'entourent, et qui depuis plus de mille ans servent à alimenter des établissements de bains.

L'analyse de la source Hauptquelle a donné à M. Ficinus :

gram.

Carbonate de soude 2,844

— de lithine 0,018

— de manganèse 0,084

— de fer 0,039

— de magnésie 0,057

— de chaux 0,344

— de strontiane 0,020

Sulfate de potasse 0,459

Chlorure de sodium 0,458

— de potassium 0,110

lodure de sodium. 0,060

Phosphate d'alumine 0,023

Silice 0,330

Acide crénique et matière organique. . . 0,095

Perle 0,002

Tongres (Belgique), ville à S lieues de Maëstricht. A un quart de lieue de la ville, on trouve deux sources d'eaux ferrugineuses, dans lesquelles M. Payssé a constaté la présence des carbonates de fer et de magnésie.

Uriage (Isère), village à 2 lieues de Grenoble. On y trouve une source ferrugineuse et une source sulfureuse secondaire tout à fait analogue, pour sa composition, à l'eau d'Enghien, près Paris. Cette eau, n'étant qu'à une température de 22 à 25 degrés centigrades, on la fait chauffer pour l'employer en bains ; elle a été analysée par M. V. Gerdy, qui en a retiré :

Eau, 1 litre, gram.

Carbonate de chaux } n on-.n

— de magnésie ) '

Sulfate de chaux 1,80454

— de magnésie 2,5fi665

— de soude 2,29911

Chlorure de sodium 7,2 )617

lodure de calcium 0,00038

Arsenic quant, indét.

Acide sulfhydrique libre 0,01597

Azote ') . . ...

. . , , . \ quant. îndet.

Acide carbonique )

(i; Ann. chim.,i. XXXVI, p. ICI.

Ghbouht, Proguci, 5e édition. T. I. — 37

DE L'EAU

Ussat (Ariége), petite ville à une demi-lieue de Tarascon et a 3 lieues d'Aix ; elle est renommée pour ses bains, creusés dans le sol môme d'une des montagnes qui forment La gorge étroite où coule l'Ariége ; l'eau s'élève continuellement du sol qui constitue le fond des cuves et les remplit. Cette eau est limpide, inodore, peu sapide, onctueuse au toucher, et d'une température qui varie, suivant les cuves, de 34 à 37 degrés centigrades. Elle dégage aussi de temps en temps quelques bulles de gaz acide carbonique. Suivant l'analyse de M. Filhol, cette eau contient par litre :

cent, cubes.

Acide carbonique 16,57

Azote 20,38

Oxygène 1,05

gram.

Carbonate de chaux 0,6995

— de soude 0,0381

— de magnésie traces.

— de fer .'. »

Sulfate de magnésie 0,1701

— de soude 0,0583

— dépotasse 0,0200

— de cbaux 0,1920

Chlorure de magnésium 0,0420

Matière organique et perle 0,0471

Les eaux d'Ussat portent aussi le nom d'eaux d'Arnolat, commune sur le territoire de laquelle elles sont en partie situées. On les appelle encore eaux de Tarascon, à cause de leur proximité de celte ville ; mais il vaut mieux appliquer ce dernier nom aux eaux ferrugineuses de Sainte-Quêlerie, qui en sont encore plus rapprochées.

Vals (Ardèche), bourg à 8 lieues ouest-sud-ouest de Privas et à3/4delieue de la petite ville d'Aubenas. On y trouve quatre sources d'une eau gazeuse, alcaline et ferrugineuse, la plus riche de toutes les eaux de France en carbonate de soude, à tel point qu-e l'extraction de ce sel serait une exploitation très-profitable, si l'eau était plus abondante. L'eau de la source principale, nommée la Marquise, a été analysée par Berthicr, qui en a retiré, par litre :

Sels anhydres. Sels cristallisés, gram. gram.

Bicarbonate de soude 7,154 9,701

Sulfate de soude 0,053 0,120

EAUX MINÉRALES . 579

Sels anhydres, Sels cristallisés,

gramm. gramm.

Report 7,207 9,821

Chlorure de sodium 0,100 0,160

Carbonate de chaux 0,180 0,180

— de magnésie 0,125 0,125

Silice 0,116 0,116

Oxyde de fer 0,015 0,015

En 1845, on a découvert à Vais une nouvelle source, dite la Chloé, de môme nature que les précédenles, mais plus complètement saturée d'acide carbonique, et ne contenant que 5er, 289 de bicarbonate de soude sec par litre d'eau. Elle est beaucoup plus abondante que les anciennes sources, et produit 88,160 litres en vingt-quatre heures. Elle se rapproche beaucoup, par sa composition, des eaux de Bussang et de Vichy. Depuis, de nouvelles sources (la Juliette, Saint-Jean, la Capricieuse, la Désirée, la Rigolette) ont été trouvées dans la'môme station. Elles ont, d'après les analyses de M. Bouis (1), une composition analogue aux précédentes.

Vernet (Pyrénées-Orientales), village situé au pied du mont Canigou. On y observe onze sources d'une eau sulfureuse thermale, semblable aux autres eaux sulfureuses des Pyrénées, et d'une température de 45°, 5. Elle contient, d'après Anglada,

pour un litre :

grain.

Sulfhydrate de soude 0,0593

Carbonate de soude 0,0571

Sulfate de soude 0,0291

Chlorure de sodium 0,0121

Silice 0,0496

Sulfate de chaux 0,0037

Carbonate de chaux 0,0008

— de magnésie traces.

Glairine 0,0090

Perte 0,0051

Yic-sur-Cère, Vic-en-Carladez, gros bourg sur la Cère, au pied du Cantal, à 16 lieues au sud de Glermont. On y trouve quatre sources d'une eau acidulé, alcaline et salée, qui présente la plus grande analogie de composition avec l'eau de Seltz, sauf qu'elle contient à peu près deux fois autant de carbonate alcalin. Voici

(1) Bouis, Bull.de l'Acad. de médecine. Paris, 1863-G4, tome XXIX, p. 874.

08U DE L'EAU

les résultais de l'analyse qui en a été faite par Soubeyran, en

oent. aubes.

Acide carbonique libre 70g

Air atmosphérique 18,4

gram.

Bicarbonate de soude 1,860

— de potasse 0,004

— de chaux 0,068

— de magnésie 0,601

— de fer 0,050

Sulfate de soude 0,865

Chlorure de sodium 1,237

Arséniate de soude traces.

Silicate de soude 0,160

Phosphate de soude 0,060

Iode, brôme traces.

Silice et alumine 0,054

Vic-le-Comte (Puy-de-Dôme), petite ville à 5 lieues de Clermont. On trouve auprès deux sources d'une eau gazeuse, saline et froide.

On connaît en France un grand nombre d'autres lieux du nom de Vie (vicus, village).

Vic-en-Lorraine, auprès duquel on a découvert, il y a plusieurs années, une mine de sel gemme.

Vichy (Allier), vicus calidus, petite ville sur la rive droite de l'Allier, à 15 lieues de Moulins et à 6 de Gannat. Ses eaux thermales, qui comptent parmi les plus renommées de l'Europe, sont fournies par plusieurs sources distinctes, et diffèrent beaucoup entre elles en volume et en température ; mais chacune d'elles conserve toujours une température et un volume constants. La température des quatre sources principales, observées le 30 juin 1820 par Berthier et Puvis, s'est trouvée :

Grande-Grille 3S°,5

Puils Chomel 40°,0

Puits Carré 45°,0

Source de l'Hôpital 33°, 0

Les eaux de ces diverses sources jaillissent en bouillonnant dans les puits qui les renferment, et en entraînant avec elles un volume plus ou moins considérable d'acide carbonique. Celle qui, en proportion de sa masse, en fournit le plus, est la source de la Grande-Grille, qui en dégage de 28 à 30 mètres cubes en vingtquatre heures, c'est-à-dire un volume presque double de celui de l'eau, sans compter celui qui reste en dissolution. Bans les

EAUX MINÉRALES

temps d'orage le dégagement est plus considérable, et cet effet, qu'un physicien célèbre a révoqué en doute, paraît cependant facile à expliquer par la diminution de pression atmosphérique qui accompagne ordinairement les temps orageux. Du reste, les eaux u'ont pas d'odeur bien marquée, et leur saveur, sensiblement alcaline, n'a pourtant rien de désagréable.

L'eau de chacune des sources a donné, à l'analyse, des résultats si peu différents les uns des autres qu'il est permis de croire que leur composition est identique.

Nous indiquerons, d'après M. Bouquet, la composition de trois d'entre elles :

Grande Grille.

L'hôpital.

Célestins.

grara .

gram.

gram.

— de protoxyde de manganèse .

traces.

traces.

traces.

traces.

Silice

Matière organique bitumineuse. . . .

traces.

traces.

traces.

Il existe des eaux plus chargées de carbonate de soude (celles de Vais, par exemple) ; mais l'abondante production de celles de Vichy, qui, pour les sept principales sources seulement, ne s'élève pas à moins de 259 mètres cubes par vingt-quatre heures, ou de 94,535,000 kilogrammes par année, fait sortir de terre, dans le môme espace de temps, 440,000 kilogrammes de sels, dont une faible partie seulement se trouve employée pour le service sanitaire. Aussi a-t-on pensé à procéder à son extraction, et l'utiliset-on pour la préparation de pastilles, et pour la boisson et les bains artificiels dits de Vichy.

Wiesbaden. Ville à 2 lieues deMayence, dans le duché de Nassau, dont les eaux sont très-fréquentées, comme la plupart de celles qui avoisinent le Rhin. Près de l'édifice thermal jaillissent vingt-neuf sources, dont deux sont froides. Les eaux thermales sont à 68° centigrades ; elles sont très-abondantes, dégagent une

DE L'EAU

grande quantité d'acide carbonique et déposent à l'air un limon ocracé. Elles contiennent pour un litre d'eau :

Kochlirunnen.

Faulbruimen (1).

grain .

grani.

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indéterminé.

traces.

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vestiges.

indét.

a a tê t n

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