‹ Histoire naturelle des drogues simples, ou, Cours d'histoire naturelle professé à l'École de pharmacie de ParisChapitre 92 sur 194 · de Fahlun en Suède, par Platlner · texte numérisé non relu

de Fahlun en Suède, par Platlner

4. — — -de Conghonasdo Campo au Brésil, par Platti ner. La moyenne des trois analyses conduit à la formule Fe6S7 =

5FeS -j- FeS2, laquelle répond à la composition du sulfure de fer obtenu par l'action d'une forte chaleur sur le bisulfure (1).

Fer 60 6 moléc.

Soufre 40 7

(1, J'ai donné précédemment (p. 117), pour la composition de ce sulfure intermédiaire, une formule différente (Fe7S8), qui était calculée sur les anciens poids atomiques du fer et du soufre. En partant de ce résultat que 100 parties de bisulfure de fer perdent, ù une forte chaleur, 22 de soufre et en conservent 31,33, et en se basant sur les nouveaux poids atomiques des deux corps com- ; posants, on est conduit à la formule Fe°S7. La formule Fe»S6 = 4FeS + FeS2

5. Pyrite magnétique de Baréges, analysée par Stromeyer. — Formule Fe*S* ou 2FeS -f FeS2, répondant à

Fer 56,70

Soufre 43,24'

La pyrite magnétique se trouve en petits amas ou en petits filons dans les terrains primitifs supérieurs, et, comme on le voit, dans un assez grand nombre de lieux. Son existence cependant n'est qu'une exception, comparée à l'abondance du fer bisulfuré ou pyrite ordinaire.

Fer bisulfuré.

Il en existe deux sortes qui diffèrent assez par leur cristallisation et leurs autres propriétés pour que les minéralogistes aient été conduits à en faire deux espèces distinctes, de même qu'ils ont fait deux espèces de la cbaux carbonatée rhomboïdale et de la chaux carbonatée prismatique, bien que ces deux substances paraissent avoir exactement la même composition chimique.

V' espèce. — Fer bisulfuré cubique.

Pyrite commune, pyrite martiale, pyrite jaune. — Eisenkies. — Substance d'un jaune de laiton très-pâle et d'un grand éclat métallique ; pesant 4,98 ; très-dure et étincelanl fortement sous le briquet. Mais ici les étincelles sont dues tout autant à la combustion de la pyrite qu'à celle de l'acier, et ces étincelles allument très-facilement l'amadou, le coton, les feuilles sèches; c'est même l'usage que les anciens en faisaient pour allumer du feu qui a valu à cette substance le nom de pyrite. Dans les premiers temps de l'usage des armes à feu, les pierres a fusil ont également été faites en pyrite avant que de l'être en silex.

Le fer bisulfuré, projeté en poudre sur les charbons ardents, dégage une odeur d'acide sulfureux ; il n'est attaquable par aucun autre acide que l'acide nitrique et l'eau régale ; il est formé de

Fer 46,07 1 molécule.

Soufre 53,33 2

Chauffé fortement dans une cornue, il perd 22 pour 100 de soufre, et se trouve changé en pyrite intermédiaire Fe6S7. Suivant M. Beudant, cette pyrite, chauffée dans un malras, fournit, à la fin delà sublimation, une petitequantitédesulfure rouged'arsenic.

s'accorderait moins bien avec les analyses. Si cependant on croyait devoir l'admettre, les trois pyrites intermédiaires se trouveraient représentées par

8FeS + FeS*, 4FeS+ FeS*, 2FeS-h FeS*.

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