‹ Histoire naturelle des drogues simples, ou Cours d'histoire naturelle professé à l'École supérieure de pharmacie de Paris. Tome premier (volume 2)Chapitre 106 sur 194 · Fer titané de . . . , par Kobell · texte numérisé non relu

Fer titané de . . . , par Kobell

Chrichtonite.

On a donné ce nom à un tilanate de fer en petits rhomboèdres très-aigus que l’on a trouvés adhérents à des cristaux de quartz à Saint-Christophe, dans la vallée d’Oisans (Isère), où l’on rencontre également le titane analase. Les sommets du rhomboèdre sont souvent remplacés par une troncature perpendiculaire à l’axe. On trouve également la chrichtonite sous forme de lamelles hexagonales sur les bords desquelles on aperçoit des facettes en biseaux qui appartiennent à des rhomboèdres surbaissés. Les lames sont souvent empilées confusément les unes sur les autres.

La chrichtonite est noire, non magnétique; elle pèse 4,727elle raie la chaux flualée, mais non le verre. Elle est composée* suivant l’analyse de M. Marignac, de :

Rapports moléculaires.

Acide titanique 52,27 X 1,985 = 103,0 I

Oxure ferreux . 40,53 X 2,222 = 103,4 »

— ferrique.... 1,20 X 1 = I »

Formule : Fe Ti.

Cette composition montre que la chrichtonite est un simple litanale ferreux. J’ajoute que si l’on pouvait, par une loi de décroissement, ramener le rhomboèdre très-aigu qui la représente au rhomboèdre de l’ilménite ou du fer oligisle, aucune autre analyse ne prouverait mieux l’isomorphisme du tilanate ferreux avec le sesquioxyde de fer, et dans ce cas l’ilménile et la chrichtonite ne formeraient plus qu’une seule espèce.

Fer litamté octaédrique.

Mênakanite , isérine, gallizinite ,niyrine . — On adonnéces différents noms à un tilanate de fer d’une composition très-vpriable, mais qui parait toujours cristallisé, de môme que le fer oxydùlé en octaèdre régulier, en dodécaèdre rhomboïdal, ou en formes’qui en sont dérivées. Ce tilanate est noir et doué d’un éclat métalli que médiocre; il pèse de 4,026 à 4,89; il raie légèrement lè verre. 11 est tantôt fortement attirable à l’aimant, et tantôt insen sible au magnétisme. On le trouve quelquefois en nids dans 1 roches granitiques ( gallizinite de Spessart près d’AschaffenbourgS

FER TITANÉ.

en Franconie; nigrine de Bodenmais, en Bavière); ou disséminé dans les roches lalqueuses, comme à Saint-Marcel en Piémont, ou dans les calcaires cristallisés, comme à Fetlar (lies Shetland). Mais le plus souvent on le trouve sous forme de sables qui proviennent de la destruction des roches précédentes, ou de celle des basaltes, trachytes et autres roches volcaniques, comme au Mont-Dore, au Cantal, dans le Yivarais, dans la vallée de Menakan en Cornouailles, à Madagascar, à la Guadeloupe, etc. Ces sables ferrugineux titanifères sont quelquefois assez, abondants pour qu’on puisse les exploiter comme minerai de fer. C’est ainsi qu'on exporte en Angleterre un fer titané de la Nouvelle- Zélande, en poudre très -line, qui forme un des éléments sablonneux de la plage sur une couche de 3 mètres d’épaisseur. La composition de cette substance est : protoxyde de fer 27,33; sesquioxyde (Fes03) 00,12; acide titanique 0,17.

L’identité de forme du fer titané octaédrique avec le fer oxydulé, comparable à celle de la chrichtonite et du fer oligiste, a donné lieu à une supposition semblable. C’est-à-dire, qu’on a pensé que cette espèce devait être formée d’un tilanate ferreux bibasique (FeaO*,TiOa), composé de M30* comme le fer oxydulé FeW, isomorphe avec lui et pouvant s’y mélanger en toutes proportions, sans en altérer la forme cristalline. Une analyse, faite par M. ltammelsberg, d’un fer titané magnétique de Unkel, sur les bords du Rhin, est à peu près conforme à ce résultat.

Rapports.

Acide titanique . 11,51 X l,98oo = 23 t

Oxure ferreux . 3!), 16 X 2,222 = 87 4

— ferrique . 48,07 X 1 = 48 2

En admettant que, dans l’analyse, une certaine quantité d’oxyde ferreux ait été transformée en oxure ferrique, en en partageant également l’oxure ferreux entre l’acide titanique et l’oxure ferrique, on trouve la formule

Fe’T + 2(Fe Fe),

dans chaque membrane de laquelle les molécules métalliques sont à celles de l’oxygène 3 : 4, ce qui peut expliquer pourquoi le premier membre ajouté au second n’en change pas la forme primitive. Aucune autre analyse ne se prêle aussi bien à ce résultat; et d’ailleurs il est souvent difficile de décider, surtout dans celles qui sont un peu anciennes, à quel état d oxydation le fer doit y être considéré.

R«pp.

48,40 ^"ot;

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Acide titanique. . .

Oxure ferreux ....

— mangaueux.

— ferrique....

Happ.

(Zllj3,(il )

85 (Fe«0‘)

79,G0(Fe'O‘)

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