EAUX SALINES
Cran sac ( manganésifère ).
Graville-l’Heure (iodurée).
VHrioliques.
Passy.
Séléniteuses.
Contrexeville.
Capvern.
La Roche-Posay.
Encause.
Sainte-Marie (llautes-Pyrénées]
. Louesche.
Puits de Paris.
Lucques.
Magnésiennes.
Epsom.
Pullna.
Sedlilz.
Seydschutz.
Château-Salins, Dieuze, etc.
Chellenham.
Égra ( acidulé alcaline).
Friedrichshall.
Heilbrunn.
Hombourg.
Jouhe.
Kreutznach.
Niederbronn.
Salins (Jura).
Eaux de mer.
Baden (Bade).
Bade en Argovie (sulfureuse ?).
Bagnères-de-Bigorre.
Bains (Vosges).
Balaruc.
Bath.
Bourbon-Lancy.
Bourbonne-les-Bains.
Dax.
Evaux.
Lamotte.
Luxueil.
Néris.
Plombières.
Saint-Amand (sulfureuse?).
Sainl-Gervais (Savoie).
SoulIz-les-Bains.
Wisbaden.
Bagnèrcs de Luchon.
Bains d’Arles (Pyrénées-Orientales).
Baréges.
Barzun.
Bonnes.
Cauterets. #
Escaldas.
Saint-Sauveur.
Vernet.
Allevard.
Challes ( salée et iodurêe).
Cauvallat.
Acqui.
Aix en Savoie.
Aix-la-Chapelle.
Baden (Autriche). Bagnoles (Orne).
Bagnols (Lozère).
Borcetle (Prusse rhénane).
Acout (Italie). — Ville sur la rive septentrionale de la Bormida à dix lieues de Gênes et six d’Alexandrie.
EAUX MINÉRALES. — AIX. 519
Ses eaux thermales étaient connues des Romains (Aouœ Statiellœ).
Elles forment plusieurs sources, dont Tune, située au milieu de la ville, offre une température presque constante de 75 degrés centigrades; elle est faiblement sulfureuse, présente une pesanteur spécifique un peu supérieure à l’eau distillée (1 001 : 1000), et contient, d’après l’analyse de M. Mojon, pour chaque kilogramme d’eau :
grammes.
Chlorure de de sodium . 1 ,420
Chlorhydrate de chaux . 0,314
Sulfhydrate de chaux . 0,303
Les autres sources sont situées à cinq cents toises environ de la ville, sur le penchant d’une colline nommée Monte-Stregone; leur température n’est que de 38 à 50 degrés, et leur pesanteur spécifique est de 1,0009; du reste, elles diffèrent peu de la première.
A quelque distance d’Acqui se trouve encore l’eau froide de ftavanasco, située près du petit torrent de ce nom. Elle est beaucoup plus chargée de sulfhydrate et parait devoir mériter la préférence comme boisson dans la plupart des affections du système dermoïde ; tandis que les premières, en raison de leur température naturelle, sont plus utilement employées sous forme de douches et de bains, non-seulement contre ces maladies mais encore dans le traitement des rhumatismes chroniques, des ankylosés, des douleurs articulaires, etc.
Aix (Savoie, France). — Ville située au pied du mont Revel à deux lieues de Chambéry.
La construction de ses bains remonte au temps des Romains. On y distingue deux sources principales connues sous les noms d'eaux de soufre et d’eaux d’alun, quoique cette dernière ne contienne aucune particule de ce sel. M. Joseph Bonjean, pharmacien à Chambéry, en a fait une analyse très-soignée dont voici les résultats, pour 1 kilogramme d’eau :
Eau de soufre. Eau d'aluu.
Température . .
Gaz dissous.
cent. cube.
Azote .
Acide carbonique .
Oxygène .
Acide sulfhydrique .
Sels anhydres.
grammes.
grammes
Sulfate d’alumine .
— de magnésie .
A reporter .
EAU
grammes.
grammes.
Report .
— de soude .
Chlorure de magnésium .
— de sodium .
Carbonate de chaux .
— de magnésie .
— de fer .
Phosphate de chaux .
d’alumine .
Fluorure de calcium .
Carbonate de strontiane -
Iode .
J traces.
traces.
Glairine .
indéterminée.
Les eaux de soufre présentent un phénomène fort singulier, qui consiste en ce que l’atmosphère des cabinets où l’on prend les douches contient de l’acide sulfurique qui s’y forme par l’oxygénation du sulfide hydrique dégagé de l’eau, et qui corrode les matières organiques soumises à son action, tels que le bois et la toile, ou sulfatise les métaux et les pierres (1).
L'eau de soufre d’Aix parait être une eau sulfureuse secondaire produite par l’action désoxygénante de la glairine sur les sulfates qu’elle contient. Quant à l’eau d’alun, qui ne diffère presque de la première que par l’absence du sulfide hydrique, ou c’est l’eau saline primitive non altérée, ou bien c’est de l’eau de soufre dégénérée, ou, pour mieux dire, de l’eau saline régénérée, au moyen de la combustion du sulfide hydrique par l’oxygène de l’air, dans les cavernes que l’eau traverse avant d’arriver à l’établissement thermal.
Aix-la-Chapelle (Prusse rhénane), Aquæ Grani. — "Ville située à huit lieues de Spa et à douze de Cologne. Elle est célèbre pour avoir été la principale résidence de Charlemagne, qui fit restaurer et embellir ses bains.
La source principale de ses eaux, située au milieu de l’hôtel dit Bain de f Empereur, marque 57°, 3 au thermomètre centigrade. Elles sont à la fois sulfureuses, salées, alcalines, et dégagent une grande quantité de gaz azote, mélangé d’acide carbonique. Elles ont été analysées plusieurs fois, et notamment en 1851, par M . Liebig, qui y a trouvé :
(I) Peut-être l’acide sulfurique n’existe-t-il pas dans l’air des cabinets et ne se forme-t-il qu’après la condensation do l’eau chargée de sulfide hydrique sur les corps poreux. Ce qui semble indiquer que les choses se passent ainsi, c’est que les métaux, qui ne sont pas poreux, se convertissent en sulfures avant de passer à l’état de sulfates.