O,OS
Chlorure de sodium .
Silice .
traces.
Matière organique .
traces.
quant, ind.
indéterm.
Les 0,0967 grammes d’acide sulfhydrique, trouvés par Fourcroy, et les 0,11958 trouvés par De Puisaye et Lecomte, représentent la totalité de cet acide libre ou combiné ; tandis que les nombres correspondants de Henry fils n'expriment que la quantité d'acide libre. Aussi les résultats de Fourcroy et de MM. de Puisaye et Leconte ne présentent-ils pas les sulfhydrates indiqués dans ceux de M. Henry. Je dois faire remarquer cependant, que la quantité d'acide sulfhydrique trouvée par M. Henry, dans ses deux analyses, ne s’élève qu’à 0,063 et 0,064 grammes ; mais de nouveaux essais lui ont donné 0,085 quantité beaucoup plus rapprochée de celle trouvée par Fourcroy. Au surplus, l’acide sulfhydrique est un principe si fugitif et si altérable par le contact de l’air, qu’il est extrêmement difficile d’en déterminer la quantité avec exactitude. M. Longchamn admet dans l’eau d’Hngliien du chlorure de potassium en place de sel marin, et M. Frémy en a extrait une petite quantité de fer qui paraît effectivement devoir s’y trouver.
(I) T. IX, p. 482; t. XI, p. Cl, 83 et 124 ; et t. XII, p. 311 et 504.
EAUX MINERALES. — FORGES.
Epsom (Surrey, Angleterre). — Village à 22 kilomètres de Londres. On y trouve des eaux amères et salées qui contiennent 0,03 de sulfate de magnésie, et qui fournissent de très-grandes quantités de ce sel au commerce. Ces eaux sont donc purgatives, mais à un moindre degré que celles de Sedlitz et de Seidschutz en Bohême.
Forgiîs-les-Eaux (Seine-Inférieure, France), à 40 kilomètres de Rouen et à 114 kilomètres de Paris. On y trouve des eaux ferrugineuses qui ont acquis quelque célébrité par l’usage qu’en firent, en 1633, la reine Anne, stérile encore après dix-huit années de mariage, Louis XIII et le cardinal de Richelieu. Ce fut alors qu’on isola les trois sources qui les fournissent, et que le nom de Cardinale fut donné à la source la plus active, celui de Royale à la source moyenne, et celui de Reinette à la plus faible. Elles ont conservé jusqu’aujourd’hui leurs noms et leur force relative, ainsi qu’il résulte de l’analyse qui en a été faite par Robert en 1814, et en 1843 par M. O. Henry (1). Voici ces analyses, calculées pour 1 titre :
Robert.
Acide carbonique .
Carbonate de chaux .
— de fer .
Chlorure de sodium .
Chlorhydrate de magnésie.
Sulfate de magnésie .
— de chaux .
Silice .
Reinette.
Royale.
Cardinale.
litres.
litres.
litres.
grammes.
grammes.
grammes.
O. Henry.
Acide carbonique libre .
Bicarbonate de chaux .
— de magnésie . . .
Chlorure de sodium .
— de magnésium -
Sulfate de chaux .
— de soude .
— de magnésie .
Crénate de potasse? .
— de protoxyde de fer.
— de manganèse .
Silice et alumine .
Sel ammoniacal .
Reinette. Royale. Cardinale, litres. litres. litres.
traces. 0,002 0,002
traces, traces, traces.
traces, traces, sensible.
(1) O. Henry, Ballet, de F Acad, de mtd ., t. X, p. 985. Gbidouiit, Drogues, 7e édit.
EAU
Forges (commune de la Chapelle surErdre, département de la Loire-Inférieure), village à 9 kilomètres de Nantes où l’on trouve une eau très-ferrugineuse, qui porte le nom d’eau de Forges. Elle a été analysée par MM. Prevel et Lésant, pharmaciens à Nantes (1).
Forges-suk-Bhiis (Seine-et-Oise, France), à 38 kilomètres au sud de Paris, et à2kilomètresdeLimours, village dans lequel on trouve plusieurs sources d’une eau presque pure, à laquelle on a attribué, dans ces dernières années, la propriété de guérir les scrofules (2). Il est certain qu’un assez grand nombre d’enfants scrofuleux, qui ont été traités dans ce village, ont été guéris ou ont éprouvé une grande amélioration dans leur état; mais cet heureux résultat doit être attribué plutôt à la nature du sol et à l’heureuse exposition du pays qu’à la composition des eaux. Il ne mérite pas moins d’être pris en grande considération.
Graville-l’Heure (Seine-Inférieure, France), village à 4 kilomètres à l’est du Havre, dans lequel, en creusant un puits, on a découvert, à la profondeur de 2 ou 3 mètres, une source d’une eau très-remarquable, en ce qu’elle réunit la présence du fer à celle de l’iode. D’après MM. LeudetetDuchemin, pharmaciens du Havre, qui ont d’abord reconnu ces principes dans l’eau de Gravide, cet iode serait à l’état d’iodure de potassium ou de sodium ; suivant M. Henry, dont voici l’analyse, il y serait à l’état d’iodhydrate d’ammoniaque. Produits secs pour un litre d’eau :
Chlorure de sodium .
— de potassium .
— de calcium . .
— de magnésium .
lod hydrate d’ammoniaque .
Sulfates de soude et de chaux ....
Silicates de chaux et d’alumine. .
Bicarbonates de chaux et de ma
gnésie .
Peroxyde de fer .
Matière organique .
Gréoulx (Basses-Alpes, France). — On y trouve une eau sulfureuse secondaire, ayant une température de 35 degrés, et qui parait avoir été connue des Romains. En 1835, on a découvert une nouvelle source, dont la température n’est que de IG à 22 degrés, dont la qualité sulfureuse est nulle ou douteuse, et qu’on doit ve-
(J) Journ. pharm., t. VII, P- 306- .
P) Bulletin de l'Académie de médecine, U VIII, p. 30C.
indét.