‹ Histoire naturelle des drogues simples, ou Cours d'histoire naturelle professé à l'École supérieure de pharmacie de Paris. Tome premier (volume 2)Chapitre 20 sur 194 · XXXVI PRÉFACE DE LA QUATRIÈME ÉDITION · texte numérisé non relu

XXXVI PRÉFACE DE LA QUATRIÈME ÉDITION

plicité, et tellement propre à faciliter la] recherche d’une substance, qu’on avait rarement besoin de recourir à la table ; il a donc été suivi dans la seconde édition (1) et dans la troisième (2).

Cependant, dès l’année 1832, j’avais élé appelé à professer l’histoire naturelle à l’Ecole de pharmacie de Paris, et là, dans un établissement d’instruction publique, j’avais senti la nécessité de donner à mon enseignement un cadre plus étendu, appuyé sur les meilleures méthodes naturelles. D’ailleurs, Pelletier, auquel je succédais, avait fondé à l’École l’enseignement de la minéralogie, et je devais me faire un devoir de le continuer.

Il en est résulté naturellement que j’ai donné une forme différente et une plus grande extension à cette partie de mon ouvrage, dont le tome Ier tout entier forme aujourd’hui un traité succinct de Minéralogie, suffisant pour donner aux élèves le désir d’entrer plus avant dans une science aussi attrayante pour ceux qui la cultivent qu’utile à la prospérité d'un pays. Déjà, dans ma troisième édition, tout en conservant la disposition adoptée pour les deux premières, j’avais indiqué, pour les minéraux, l’ordre que j’ai suivi dans celleci. Cet ordre est fondé sur une classification naturelle des corps simples, dont les premières bases ont été posées par Ampère, mais à laquelle j’ai dû faire subir plusieurs modifications rendues nécessaires par les progrès incessants de la chimie. Au tableau qne j’ai donne de cette classification j’ai ajouté une colonne de multiplicateurs moléculaires , sur laquelle j’appelle l’attention des chimistes et des minéralogis-

(1) 2' Édition, 182G

(2) 3e Édition, 1836. 2 volumes m-8° contenant 1472 pages.

PRÉFACE DE LA QUATRIÈME ÉDITION, tes, à cause de la facilité avec laquelle, par le moyen de ces multiplicateurs, on opère la conversion des poids fournis par une analyse en nombres moléculaires. Cette facilité, jointe à une plus grande exactitude dans les résultats, m’a permis de calculer de nouveau la plupart des formules admises parles minéraux, et j’ai pu en rectifier un certain nombre.

Les tomes II et III contiennent la Botanique. Après quelques notions élémentaires sur les parties dont ils se composent, je fais l’exposition du système de Linné, de la méthode de Jussieu et de celle de De Candolle que j’ai suivie en réalité, tout en la commençant par les Acotylédonées, à l’exemple du plus grand nombre des botanistes modernes. Dans cette partie, comme dans la première, sans avoir la prétention déplacée de remplacer par un seul ouvrage les ouvrages spéciaux des hommes les plus compétents, tels que de Candolle, de Jussieu et Richard, j’ai cependant exposé, pour chaque famille : ses caractères principaux ; sa division, lorsqu’elle a lieu, en sous-familles ou en tribus ; ses propriétés générales, médicinales, alimentaires ou vénéneuses, et les exceptions qui peuvent s’y trouver; enfin, ses produits utiles, dont le nombre, augmenté de tous ceux que le commerce m’a procurés ou qui m’ont été bénévolement donnés, de France, d’Allemagne, d’Angleterre ou d’Amérique, est au moins double de ceux que j’ai précédemment décrits.

Le tome IV enfin contient la Zoologie où j’ai étudié les animaux ou leurs produits utiles, précédés de l’exposition de la classification de Cuvier et rangés suivant cette classification.

De nombreuses figures ont été jointes au texte de l’ouvrage. Beaucoup de ces figures se rapportant aux plantes ou aux

XXXVIil PRÉFACE DE LA QUATRIÈME ÉDITION,

animaux, ont été choisies parmi les meilleures dans les nombreuses iconographies que nous possédons; un grand nombre d’autres sont originales, principalement celles qui appartiennent à des drogues officinales qui demandent à être distinguées d’autres plus ou moins semblables, ou qui se rapportent à quelques substances rares, qu’une simple description, si parfaite qu’elle fût, n’aurait pu faire suffisamment connaître. Toutes ces figures ont été dessinées par M. Chazal, professeur de dessin au Muséum d’histoire naturelle avec le soin et l’exactitude qu’on lui connaît, et ont été gravées sous sa direction. 11 eût sans doute été à désirer que toutes les plantes et drogues simples eussent été ainsi représentées ; mais le prix de l’ouvrage en eût été trop augmenté, et c’est un devoir pour un éditeur de ne pas mettre un livre hors de la portée de ceux à qui il peut être utile.

G. GUIBOURT.

École de Pharmacie de Paris, avril 1849.

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