Chaa, herbu japonica
A dater de G. Bauhin, la plupart des auteurs n’ont distingué nettement que deux espèces de fenouil ; l’un à tige plus élevée, à semences plus petites, âcres et brunes ; Fautre à lige plus basse, à semences plus grosses, pâles et sucrées ; tous les autres caractères paraissent être semblables.
A. Pyr. de Candolle (2) distingue trois espèces de fenouil.
l. Fœniculum vulgare, Gœrtn. : lige cylindrique à la base ; feuilles à
(1) Bauhin, Pinax.
(2) A. P. De Candolle, Prodromiis,
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longues divisions linéaires et subulées; ombelles à 13-20 rayons, privées d’involucre.
2. Fœnicutum duloe, C. B. et J. B. : tige comprimée à la base; feuilles radicales subdistiques, à lobes capillaires allongés ; ombelles à 6 ou 8 rayons. Cette espèce diffère de la précédente par sa stature plus petite et qui n’est environ que de 33 centimètres ; par sa floraison plus précoce et par ses tuïions qui sont comestibles.
3. Fœniculum piperitum, DC. : tige cylindrique ; feuilles à. lobes subulés, très-courts, rigides, épais; ombelles à 8-10 rayons. Plante de l’Europe méridionale, nommée en Sicile flnocchio d'asino ou fenouil d’àne.
Méral et Itelens (I) distinguent qnatre espèces de fenouil.
1. Fœniculum vulyare, grande ombcllifère vivace, croissant naturellement dans toute l’Europe; elle est d’un vert glauque, très-glabre, à feuilles décomposées en folioles capillaires, à fleurs jaunes ; ses fruits sont ovoïdes, d’un vert sombre, marqués de lignes blanches et surmontés de 2 styles courts, renflés à la base en forme de tubercules. Ces fruits, connus sous le nom de fenouiUet ou de fenouil noir, sont rejetés comme étant moins aromatiques que les suivants.
2. Fœniculum officinale ; fenouil de Florence ou fenouil doux du commerce. Espèce vivace, particulière au midi de l’Europe, à feuillage plus court que dans l’espèce précédente, mais du reste semblable. Les fruits sont beaucoup plus volumineux, un peu courbés, d’un vert clair, portés sur un pédoncule persistant. On les tire d’Italie et même de Nîmes ; te sont eux qui sont employés comme fenouil officinal, dans toute l’Europe .
3. Fœniculum dulce des Bauhin et de De Candolle. Plante annuelle, à feuillage plus court que dans l’espèce précédente ; les souches sont comprimées vers la base, deviennent très-grosses et peuvent être mangées, crues ou cuites, ainsi que les pétioles élargis des feuilles. On en fait une grande consommation en Italie, où la plante est cultivée dans tous les jardins. Les fruits sont globuleux-ovoïdes, doubles de ceux du fenouil commun, marqués de grosses côtes, ordinairement séparés en deux; la saveur en est sucrée et très-agréable.
■i. Fœniculum piperitum, DC.
Voici les contradictions ou l’obscurité qui existent eneore entre les espèces de De Candolle et celles de Mérat et que j’ai désiré pouvoir détruire: t” le fenouil officinal de Mérat est très-certainement le fenouil doux de Gaspard Bauhin ; dès-lors pourquoi Mérat en a-t-il fait une espèce séparée? 2“ le fenouil officinal de Mérat me paraît être tout aussi sûrement celui d’Allioni, qu’Allioni lui-même fait synonyme du fœniculum dulce des frères Bauhin : comment alors De Candolle a-t-il séparé le Fœniculum officinale d’Allioni du Fœniculum dulce, pour le joindre au Fœniculum vuhjare ?
Pour m’éclairer à cet égard, j’ai prié M. Chardin de me procurer les
(1) Mérat et Delens, Dictionnaire de matière médicale et de thérapeulioue généveUe. Paris, 1831, t. IIJ, p. 370.