CAMPONOTUS NOSIBEENSIS, André
Caupoxorus NosiBexsis, André, Revue d'entomologie (novembre 1883).
? Forme générale du C. crassus, Mayr. Tête courte, épaisse; épistome indistinetement et très obtusément caréné, avancé antérieurement en un lobe court et rectangulaire de chaque côté duquel il est échancré; le lobe est entier au milieu. Mandibules finement et longitudinalement ridées, marquées de points enfoncés assez nombreux. Thorax court, robuste, déprimé; son profil dorsal régulièrement arqué, sans brisure méso-métanotale; face déclive du métanotum perpendiculaire, rejoignant la face basale par un angle obtus, arrondi, mais très sensible. Suture pro-mésonotale très distincte, luisante, indiquée non seulement par un fin sillon transverse, mais aussi par l'effacement de la sculpture et par une interruphon dans la pilosité. Suture méso-métanotale très obsolète, non marquée par une différence de sculpture ou de vestiture.
Tout le corps, y compris l'abdomen, finement et très densément ponctué comme un dé à coudre; dessus de la tête, du thorax et de l'abdomen piqué en outre de petites fossettes nombreuses de chacune desquelles sort une soie fauve, raide et pointue à son extrémité. Ces soies, éparses sur la tête, très abondantes sur le thorax, un peu moins sur l'abdomen, sont dirigées en avant sur la tête et le thorax, en arrière et plus obliquement sur l'abdomen.
Corps entièrement noir, peu luisant; dents des mandibules et extrémités des larses un peu rougeätres. Longueur q mil.
Un seul exemplaire provenant de Nosibé.
Cette espèce parait voisine du C. ursus, Forel, qui ne m'est pas connu en nature, mais elle s'en distingue notamment par la sculpture différente de son abdomen et par sa pilosité autrement ‘disposée (cité d'après M. André).
D'après M. André, cette espèce, dont je n'ai pas vu le type, est évidemment fort rapprochée du €. Darwin. Voici quelques caractères que M. André à l'obligeance de m'indiquer et qui l'en distinguent : la suture
FORMICIDES. 49
méso-métanotale est indistincte, la sculpture de l'abdomen nettement réticulée-ponetuée. Pas de sillons piligères sur l'occiput. Ponctuation superposée faible et irrégulière sur la tête. Pilosité de l'abdomen plus espacée que celle du thorax. Les soies du pronotum sont beaucoup plus courtes et plus éparses que celles du reste du thorax.
Une $ de Madagascar, récoltée par M. Scott Elliot (Collection de Saussure) se rapporte évidemment au €. nosiheensis, mais la suture mésométanotale est aussi distincte que chez le C. Darmmi, dont elle diffère encore par sa laille plus grande (elle a 9 mill. et n'est, d'après sa tête plus petite, qu'une Ÿ media-major) et un peu plus élancée, et par sa sculpture encore plus forte (absolument mate). Malgré ces différences et celles indiquées ci-dessus, elle pourrait bien n'être qu'une race du C. Darwinir.
1}. CAMPONOTUS EDMONDI, André.
(PL I, fig. 7.)
Camronorus Enmowni, André, Revue d’entomologie (novembre 1887). Campoxorus Epuonpt, var. ErNesri, n. var.
# Minor er Mason. Tête (sans les mandibules) presque carrée, pas plus longue que large, longue et large de 1,3 mill., un peu plus étroite en avant qu'en arrière, ses côtés très légèrement arqués, son bord postérieur arrondi et faiblement échancré. Longueur d'un scape 1, d’un tibia postérieur 1,1 mill. Vue de côté, la tête est épaisse, convexe, et forme en avant une déclivité obtuse à partir du sommet de l'aire frontale. Mandibules médiocrement larges, munies d’une dent antérieure longue et pointue et de quatre ou cinq autres beaucoup plus petites. Épistome (rapézoïdal, plus ou moins obtusément caréné en son milieu; sa partie anlérieure ne s’avance pas en lobe; son bord antérieur est presque droit ou légèrement arqué, échancré latéralement, entier en son milieu; son bord postérieur est anguleusement échancré devant l'aire frontale. Sillon frontal fin et bien marqué, ne dépassant pas en arrière le niveau du sommet des arêtes frontales qui sont sinueuses. Thorax court, bordé,
déprimé en dessus, beaucoup plus large en avant qu'en arrière, médio-
crement convexe dans le sens longitudinal, ses bords latéraux supérieurs bien marqués. Pronotum transverse, bordé antérieurement; suture promésonotale fortement imprimée et luisante, Un sillon profond sépare le mésonotum du métanotum; ce dernier présente à sa base une lisière horizontale où même un peu relevée, très étroite, à partir de laquelle 11 descend brusquement en pente abrupte, sans qu'aucune arête marque la séparalion de sa face basale et de sa face déclive; vues de profil, ses deux faces sont plus distinctes, la face basale paraissant lésèrement convexe et la face déclive assez concave et plus longue que la précédente. Écaille très épaisse en forme, de lentille biconvexe très épaisse, mais bien plus convexe sur sa face postérieure. Un bord tranchant sépare les deux faces. Elle est très basse et très large, plus large que haute, bien plus étroite à
sa base qu'en haut. Abdomen ovale: pattes et antennes assez robustes.
Noire; mandibules d'un brun rouge; scape, moitié antérieure du funicule, Hibias et tarses plus ou moins ferrugineux ou d'un brun rougeâtre: dernière moitié du funicule, souvent aussi l'extrémité de tous ses articles et le sommet du scape d'un brun noir.
Mandibules presque lisses et luisantes avec quelques points épars. Tête et thorax (sauf la suture pro-mésonotale qui est lisse) finement et densément ponctués comme un dé à coudre et mats; métanotum et écaille transversalement ridés; abdomen finement ridé-réticulé, mat; pattes très superficiellement ridées et un peu luisantes. Pubescence extrêmement fine et rare; quelques sotes blanchätres parsemées çà et là sur tout le corps: scapes et tibias sans pilosité. Longueur 4,5 à 6 mill.
Tamatave, Madagascar (M. André); bois situé à 30 milles au Nord- Ouest de Tamatave, récolté par M. O'Swald (Musée de Hambourg).
Celle espèce a quelque analogie de conformation avec le C. abscisus, Roger.
Var, Ernesri : Ÿ Muor. Longueur 5 mill. Se distingue de la forme lypique par sa taille plus faible et plus grêle, ainsi que par sa sculpture plus fine et plus faible. Les joues et le derrière de la tête ont même un léger éclat. Les pattes et les antennes sont presque plus grêles que celles
de la Ÿ minor de la forme typique. L'écaille est un peu moins épaisse, YP1q Ï
FORMICIDES. 51 presque aussi convexe devant que derrière. Le bord antérieur (lisière) du métanotum ne s'élève pas plus haut que le bord postérieur du mésonotum, tandis que c’est le cas chez la forme typique. La face basale du métanotum est plus étroite, plutôt plus longue que large (plus large que longue chez la forme typique). Épistome sans carène. Tête grosse. beaucoup plus large que le thorax, assez faiblement élargie derrière, à bord postérieur faiblement concave.
Bois situé à 30 milles au Nord-Ouest de Tamatave (récolté par
M. OSwald, Musée de Hambourg).