‹ Histoire naturelle des HymenoptèresChapitre 27 sur 80 · CAMPONOTUS DROMEDARIUS , n. sp · texte numérisé non relu

CAMPONOTUS DROMEDARIUS , n. sp

(PL. IE, fig. 5.)

# Mnor. Longueur 6,5 à 7,5 mull. Extrèmement proche parente du C. Christi, malgré sa taille et son apparence différentes. Les différences caractéristiques sont les suivantes :

Tête rectangulaire allongée, à côtés droits ou presque droits (sauf la faible courbe qui précède le rétrécissement postérieur), sensiblement comprimés, à bord postérieur droit, faiblement rétréei. L'occiput est sensiblement déprimé, bien plus bas que chez le C. Christ. Épistome à bord antérieur biéchancré, rectiligne. La tête est de même largeur que le thorax ou même, chez la Ÿ minima, un peu plus étroite que lui. Les

yeux sont situés au milieu des côtés de la tête. Arêtes frontales très sinueuses, un peu moins divergentes que chez le €. Christ. Tête longue de 1,4 à 1,5 mill. et large seulement de 1 mill. chez la Ÿ minima. Malgré la taille plus grande, la tête est donc plus petite que chez le C. Christ. Tandis que chez ce dernier les angles postérieurs forment une courbe très convexe, il existe chez le €. dromedarius (? minor) un rétrécissement postérieur de la tête assez faible, mais distinct, qui commence derrière les yeux et se termine aux angles postérieurs. Ces derniers sont nets, faiblement arrondis. Entre eux et les yeux, le bord de la tête n'est que très faiblement convexe.

Thorax très fortement convexe. Le sommet de la convexité est vers le milieu du mésonotum. Elle est bien plus forte que chez le C. Christ et donne à notre espèce un aspect de dromadaire qui la rend très caractéristique. Les palpes maxillaires n'atteignent pas le trou occipital.

Noir luisant, avec les larses, la base des scapes et Le bord des mandibules, sauf les dents, brunâtres. Souvent le thorax, une partie des pattes (en parüculier le milieu des cuisses), de l'écaille et des antennes deviennent d'un brun rougeätre.

Du reste absolument identique au C. Christi, race Færsteri. En particulier, la sculpture et la forme de l'écaille sont absolument les mêmes. La pilosité dressée est un peu moins rare (nulle sur les tibias et les scapes). Les mandibules et le corps en général sont un peu moins luisants, la sculpture étant légèrement moins faible. Longueur d'un scape 1,8 mill., d'un Ubia postérieur 1,5 null. chez la $ minima.

$ Mepia où periTe © Muor. Longueur 8,5 à 9,9 mill. La tête a presque la même forme que celle de la Ÿ major du C. Farsteri. Elle est élargie el excavée postérieurement el ses côtés sont convexes. Mais les yeux sont situés presque au milieu des côtés de la tête et le bord antérieur de l'épistome, au lieu d'être arrondi et convexe, est légérement concave au milieu, presque rectiligne et nullement avancé. Thorax comme chez la $ minor. Écaille comme chez la ÿ major Færsteri. Sculpture un peu plus lorte que chez la Ÿ minor, ce qui rend l'éclat plus faible. Devant de la tèle en partie réliculé-ponctué. Comme chez la Ÿ minor et chez le C. Fwrs-

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teri, les mandibules ont six dents et le bord antérieur de l'épistome est fourni d’une rangée de longs poils bruns.

Du reste comme la $ minor. Les palpes maxillaires sont très loin d'atteindre le trou occipital. L'occiput est bien moins déprimé que chez la # minor, mais un peu moins convexe que chez le C. Færsteri. Tête longue de 2,4, large de 2,3 mull. Longueur d'un scape 2,9, d'un tibia postérieur 2,6 mill.

Imerinä et environs d'Antananarivo (forêt d'Analamainty), dans les internodium des bambous (Rév. Père Camboué).

Un & long de 5,3 mill., noir luisant, avec la sculpture, la couleur et la pilosité du C. dromedarius, les ailes longues, presque hyalines, le mésonotum très élevé et proéminent en avant, le seutellum proéminent et l'écaille large, épaisse, aplatie en dessus, me paraît être sans nul doute le S de cette espèce. Il se trouvait avec elle dans l'envoi du Père Camboué.

UE CAMPONOTUS NASICA, n. sp.

$ Mior-wena. Longueur 9,5 à 10,5 null. Très semblable à première vue au C. Hildebrandt, dont il diffère par les caractères suivants : Tête beaucoup moins rétrécie derrière. Bord antérieur de l'épistome avancé en triangle et acuminé au milieu. Épistome à peine subcaréné. Thorax plus large, très fortement voûté, comme chez le C. dromedartus ; sommet de la voûte au milieu du mésonotum. Écaille beaucoup plus large (plus du double); elle a une face antérieure très basse, une face postérieure plane, assez haute, et une face supérieure faiblement convexe qui deseend fortement d’arrière en avant. Cette dernière est plus large qu'épaisse et plus large derrière que devant. Le bord supérieur postérieur de l'écaille est presque droit. Pubescence plus faible et plus adjacente que chez le C. Hildebrandti. Pilosité dressée bien plus abondante, plus grossière et plus longue, surtout sur l'abdomen, dont les longs poils d’un jaune blanchâtre sont fort épais, mais pointus au bout. Les tibias et les scapes n'ont pas de poils dressés, seulement une pubescence entièrement adjacente. Sculpture un peu plus faible, plus réticulée, un peu moins striée sur

la tête et le thorax que chez le €. Hildebrandti. Sauf la base des scapes qui est d’un jaune rougeàtre, les pattes et les antennes sont entiérement noires. Du reste identique au C. Hildebrandti, mais parent du C. dromedarius, dont 1l a la forme de l'écaille et du thorax.

Pays des Betsileo : Fianarantsoa.

La forme du thorax, de l'épistome et de l'écaille, la couleur et la pilosité séparent celte espèce du C. Hildebrandti, auquel elle ressemble du reste beaucoup à première vue. Elle diffère du C. dromedarius par sa tête très convexe vers le front, par ses arêtes frontales rapprochées, ses mandibules étroites, son épistome, sa sculpture, sa pilosité, sa taille élancée, ses longues pattes et ses longues antennes.

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