‹ Histoire naturelle des HymenoptèresChapitre 32 sur 80 · C. maculatus, Fabricius · texte numérisé non relu

C. maculatus, Fabricius

FORMICIDES. 75

Semblable au €. Nove Hollandiæ , Mayr. Tibias et scapes abondamment pourvus de poils presque dressés.

BR. C. Boivin, n. st.

15. Entièrement testacé, luisant. Ÿ minor à tête très rétrécie derrière, presque colliforme. Fort élancé. ........... C. cervicalis, Roger.

Entièrement noir, mat. Réticulé-ponctué. Écaille conique (CÉMITOMITCONNUE) EEE EEE ee Ce C. eprepius, Smith.

BR. Gouldi, Forel.

GExre MAYRIA.

Mavria, Forel, Études myrmécologiques en 1878 et Bulletin de la Société vaudoise des sciences naturelles, vol. XV, n° 80 (1878), p. 369.

». Abdomen long et étroit, à premier segment bas et étroit, plus court, plus bas et plus étroit que le second, assez insensiblement atténué d'arrière en avant. Tout le corps assez étroit et allongé. Pédicule surmonté d’un nœud épais, faiblement incliné en avant. Arêtes frontales courbées en S, très fortement divergentes, plus distantes entre elles que du bord latéral de la tête. Derniers articles de l'antenne un peu dilatés. Du reste identique au genre Camponotus. I est possible qu'il existe des # à grosse tête, auquel cas notre Ÿ serait une Ÿ minor.

? et S inconnus.

Ce genre, extrêmement rapproché du genre Camponotus, en particuher du C. Chrish, en diffère par la forme de l'abdomen et par ses arêtes frontales distantes. L'insertion des antennes est aussi un peu plus rapprochée du bord postérieur de l’épistome.

MAYRIA MADAGASCARIENSIS, Forel.

(PI. IT, fig. 7 et 7'.) Mayria maDaGascariENSIS, Forel, Bulletin de la Société entomologique de Belgique (1886 ). #. Longueur 4,7 mill.

Caractères du genre. Arêtes frontales faiblement recourbées en S, très fortement divergentes et très distantes. Derrière, elles sont bien plus

rapprochées du bord de la tête que l'une de l'autre. Tête assez petite, plus où moins ovale (ouvrière minor?), un peu plus large derrière que devant. Mandibules étroites. Yeux grands, situés en arrière du milieu des côtés de la tête. Épistome caréné, faiblement avancé au milieu en lobe arrondi, entier. Aire frontale large, courte, peu distincte. Thorax comme chez la petite ouvrière d'un Camponolus ordinaire, arqué, élargi devant. rétréci derrière, Pronotum sans épaules, un peu aplali, presque aussi large que la tête. Face déclive du métanotum très courte. Sutures fortement imprimées. Nœud du pédieule cubique-arrondi, un peu incliné en- avant.

Luisante, très finement réticulée. Thorax et abdomen faiblement ridés transversalement (longitudinalement sur les côtés du thorax). Quelques rares poils dressés jaunätres épars çà el là: une pubescence éparse, mais assez longue, un peu soulevée sur les pattes et les scapes, presque nulle ailleurs. Noire; mandibules d'un brun jaunâtre; antennes et tarses d’un jaune lestacé, sauf l'extrémité des scapes et des funieules qui est brunie. Articulations des jambes et bord postérieur des segments abdominaux d'un jaune un peu blanchâtre.

Madagascar (M. Grandidier).

GExre COLOBOPSIS.

Cocosorsis, Mavr, Ewropäische Formiciden (1861).

#,®, et d. Nymphes nues. Abdomen comme chez les Camponotus. mais plus étroit et plus allongé. La fourmilière présente un trimorphisme de la femelle, c'est-à-dire un soldat à grosse tête tronquée, distinct de l'ouvrière.

#. Tête obtuse, mais pas tronquée, très épaisse. Jambes courtes. Du reste identique aux Camponotus, Ÿ minor.

%. Têle longue, dilatée et tronquée obliquement antérieurement. Les antennes s'insèrent derrière la troncature, qui comprend les mandibules, la partie antérieure des joues et de l'épistome, ainsi que les fossettes

clypéales. Du reste comme la # et comme elle sans ocelles.

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2. Comme le soldat. Corps long et étroit; troncature un peu plus faible et tête moins dilatée devant.

d. Comme chez les Camponotus. Premier article du funicule renflé à l'extrémité, deux fois long el épais comme le suivant.

COLOBOPSIS CYLINDRICA, Fabricius.

Formica cyzinprica, Fabricius, Entomologia systematica (1798), Suppl. Cocogorsis cycinprica, Mayr, Verhandl. Zool. und Botan. zu Wien (1862).

?. Longueur 12 mill. Allongée, presque cylindrique, d'un noir luisant, un peu poilue. Tête très allongée, légèrement plus large que le thorax, presque cylindrique, d’un rouge cerise. Elle fait 1/5 de la lonsueur totale du corps. Troncature oblique, semi-cireulaire, noirâtre. Mandibules courtes, ponctuées, armées de cinq ou six dents. Bord antérieur du pronotum d'un brun rougeûtre. Écaille épaisse, presque carrée, un peu velue, avec le bord supérieur droit et de niveau avec le haut de l'abdomen. Ge dernier, court, conico-cylindrique, luisant, avec le bord postérieur des segments un peu scarieux, Pattes assez fortes. Ailes noirâtres à reflet doré et nervures d’un brun noirâtre (d’après Latreille, Hist. nat, des Fournus).

Île Maurice. Inde.

I doit, sans aucun doute, exister encore d’autres espèces de Colobopsis à Madagascar. Seulement les mœurs de ce genre sont assez cachées. La C. cylindrica n'a jamais été retrouvée depuis Fabricius et Latreille.

GENRE POLYRHACHIS.

Pozyracuis, Shuckard, History of Insects (1840) et Smith, Mayr, Roger. Hoprcouvruus, Gerstäcker, Mon. Berichte Preuss. Akad. (1858). Hopcowyrmus, Gerstäcker, dans Peters Reise n. Mozambique (1858). Hewioprica, Roger, Berliner entomologische Zeitschrift (1862), p. 238.

#,® et S. Nymphes entourées d'un cocon. Une seule sorte Ÿ, à tète de moyenne grandeur. La moitié de la longueur de tout l'abdomen est

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IMPAIMERLE NATIONALE

formée par le premier segment (chez le &', le premier segment est parfois un peu plus court). La tête n'est pas tronquée antérieurement.

#et®. Abdomen sphérique. Les arêtes frontales et la partie du front située entre elles proéminent fortement entre les articulations des antennes, ce qui donne au front, vu de profil, une protubérance marquée (ce caractère se retrouve chez certains Camponotus). Corps en général épineux.

Ce genre, très rapproché des deux précédents, s'en distingue par louvrière non polymorphe et par la forme de son abdomen. Il est vrai que les Polyrhachis se distinguent en outre de la plupart des Camponotus par les épines de leur thorax et de leur écaille, mais il existe aussi des Camponotus épineux comme les Polyrhachis, et, de plus, des Polyrhachis sans épines où peu s'en faut (P. rastellata, Latreille).

POLYRHACHIS BIHAMATA, Drury.

Forwica giuamara, Drury, {lustr. Nat. History, & I (1770), pl xxxvinr, fig. 3 et 8.

Foraica BruamaTa, Sulz, Gesch. Insect., tab. 27, fig. 19.

Foruica Bimamara, Olivier, Encycl. méthod., Hist. nat., & VE, p. k4g et h99.

Foruica BinamaTa, Fabricius, Syst. ent., p. 349; Spec. Insect., LT, p. 493; Mantiss. Ins., LT, p. 310; Entom. syst., IE, p. 3913 Syst. Piez., p. 11.

Foruica pinamara, Latreille, Histoire naturelle des Fourmis, p. 127.

Porvrnacuis BruamarTa, Smith, Proc. Linn. Soc., LA, p. 59; Cat. Hym. Formic., p. 55.

Porvruacus BinamarTa, Mayr, Verh. Zool. b. Ges. Wien (1862), p. 677; Tijdsch. entom. , pl X (1867) Ÿ; Ann. Mus. St. Nat. Genova, 1. V, pl. (1872) 9 ; Austral, Formic. (1876).

Forwica arrinis, Le Guillou, Ann. de la Soc. entomol., &. X (18h41), p. 314 (Q).

Pozvruacuis arrinis, Roger, Berliner entomol. Zeitschrift (1863), Verzeich., p. 45 (©).

%. Longueur q à 11 mill. Un seul ocelle frontal médian. Pronotum armé de deux longues cornes recourbées en dehors et en arrière, sans carène derrière les cornes. Mésonotum armé de deux épines parallèles ou presque parallèles, recourbées en arrière. Métanotum armé de deux petites dents obtuses, souvent indistinctes. Pédicule armé d'une écaille extrêmement élevée, en forme de piédestal étroit, du haut duquel partent deux épines très longues, d'abord verticales, parallèles et à peu près conliguës, puis fortement recourbées en dehors en hamecçon.

Réticulée-rugueuse-ponctuée. Fauve, avec la tête, les antennes, l'ex-

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trémité des épines thoraciques et pédiculaires, les tibias, les tarses, les genoux et l'extrémité de l'abdomen noirs ou noirâtres. Une assez forte pubescence soyeuse d’un brun doré. Une pilosité dressée jaunâtre abondante, assez médiocre sur les tibias et les scapes.

Qx Épistome court, à peine caréné, à bord antérieur arqué. Pronotum avec une carène longitudinale obtuse de chaque côté. Face basale du métanotum oblique, séparée de la face déclive par une carène obtuse, transversale, noire. Écaille comme chez l'ouvrière, mais avec les épines plus divergentes et moins courbées. Aïles longues, enfumées.

Noire, avec le pronotum, le métanotum, le pédicule, le premier segment abdominal et la moitié basale des cuisses antérieures plus ou moins ferrugineux. Pilosité, pubescence et sculpture de louvrière. Longueur 19 mill.

d inconnu.

Cette espèce a été décrite par Drury sur un exemplaire provenant de l'ile d'Anjouan, l'une des Comores. Cependant cetle provenance me parait douteuse, car, à l'exception d’un vieil exemplaire de la collection de Saussure avec une ancienne étiquette douteuse portant + Madagascar », la P. bihamata, qui abonde dans les iles de la Sonde, n'a jamais été retrouvée ni en Afrique n1 à Madagascar.

Les espèces voisines, P. belhcosa, Smith, P. ypsilon, Émery, et P. lamellidens, Smith, se distinguent, la première par ses carènes prothoraeiques et ses fortes dents métanotales pointues, la seconde par sa taille plus robuste, ses épines pédiculaires fortement divergentes dès la base et sa couleur noire à pubescence plus grise, la troisième par ses longues dents métanotales lamelliformes, ses autres épines plus faibles et son abdomen glabre, noir luisant.

2° TRIBU : FORMICII.

Gésier plus court et plus large, à sépales souvent recourbées à l'extrémité, mais jamais réfléchies (brisées). Antennes de douze articles chez les et les ©, de treize chez les &. L'insertion des antennes est contiguë

aux coins postérieurs de l'épistome. Ge dernier ne se prolonge pas entre l'insertion des antennes. Mésothorax des ® étranglé. Ailes avec une cellule cubitale, avec ou sans cellule discoïdale.

Gexre PRENOLEPIS.

Prexocepis, Mayr, Europäische Formiciden (1861).

5, ® el G. Nymphes nues. Les Ÿ ne varient pas. $ et petits. ® beaucoup plus grandes. Palpes maxillaires de six, labiaux de quatre articles. Arètes frontales droites. Fossette clypéale séparée de la fossette antennaire. Antennes et pattes grêles. Calice du gésier évasé, à sépales recourbées à l'extrémité, mais non réfléchi.

5. Pas d'ocelles. Dos de l'abdomen fortement voûté, un peu prolongé en avant, de façon à recouvrir une partie du pédicule; son extrémité assez pointue, dirigée plus ou moins en bas. Mandibules étroites, dentées.

grandes, larges. L'abdomen

®. Semblables aux © du genre Lasius, g

surtout est large.

&. Écaille épaisse. Mandibules sans dents. Valvules génitales très variables.

Les Ÿ des espèces du genre Prenolepis sont en partie très difficiles à distinguer et, dans un travail précédent (Études myrmécolosiques en 1886 , Ann. de la Soc. entomol. de Belgique), jai montré le peu de constance des caractères du mésonotum et du métanotum sur lesquels se base Mayr. L'examen des valvules génitales & de sept formes de Prenolepis vient de me montrer que ces organes présentent ici une diversité de structure inconnue chez les autres Formicides et précieuse pour la classification. Get examen m'amène avant tout à séparer nettement la P. vvidula, Nylander, de diverses formes très voisines où confondues jusqu'iei avec elle, puis à élever ma P. bourbonica au rang d'espèce bien distincte. Malheureusement le & de diverses formes : P. clandestina, P. nodifera, P. parvula, P. sumatrensis, P. Adlerzi, ete., est encore inconnu. Il faudrait aussi connaitre le & de diverses formes de l'Océanie, de l'Amérique, etc., rapportées jusqu'ici à la P. vividula, afin de se fixer sur leur compte. Gepen-

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dant les figures des planches serviront à débrouiller une bonne partie des formes. La lettre + désigne toujours le prolongement interne des valvules moyennes et la lettre e leur prolongement externe (celui qui est contigu aux valvules extérieures).

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