PRENOLEPIS VIVIDULA, Nylander
(PL. IL, fig. 9, 9°, 9”, 9° et 9°.)
Formica viviuza, Nylander, Act. Soc. Femic. (1846).
Tarinoma vivipuca, Smith, Catalogue of the British Museum (1558).
Tarivoma vivipuza, Roger, Berliner entomologische Zeüschrift, Verzeich. (1863).
Prevozeris viviuza, Mayr, Formic. Ind. synonym. (1863).
Formica Terricora, F. pic et K. Perwnura, Buckley, Proceedinps of the Entomolosical Society of Philadelphia (1866) (d'après Mayr).
PRENOLEPIS VIVIDULA, race MADAGASCARIENSIS, Forel, n. st., et Etudes myrm., 1886 (var.).
ë. Longueur » à »,5 mill. Scape ne dépassant pas beaucoup le bord antérieur du mésonotum. Cependant il dépasse le bord postérieur de la tête presque de sa moitié. Thorax beaucoup plus court que chez la P. longicorms, mais plus long et plus étroit que chez les formes suivantes (voir figures). Étranglement mésothoracique assez fort. Pronotum seulement un peu plus large que long. Métanotum plus fong que large, à face déclive beaucoup plus longue que la face basale. Mésonotum sans pubescence. Sur la tête et l'abdomen, une pubescence très fine et très éparse. Scapes et tibias finement pubescents. Soies dressées comme chez la P. bourbonica, mais un peu moins abondantes et un peu moins foncées. Luisante et lisse (sculpture très faible ou nulle). D'un brun tantôt jaunâtre, tantôt assez foncé. Thorax, dessous et côtés de la tête plus jaunâtres ou rougeâtres. Antennes et pattes plus pâäles.
Q. Longueur 3,5 à 5 mill. Scape ne dépassant pas le derrière de la tête de moitié de sa longueur. Articles du funicule, sauf le premier et le dernier, moins de deux fois aussi longs que larges. Soies dressées
Formicides. 1°
DIPAIMENIE NATIONALE
comme chez la $. Éclat soveux grisâtre. Pubescence assez forte sur la tête et l'abdomen, plus rare sur le thorax. Métanotum et écaille luisants. D'un testacé sale avec l'abdomen et le dessus de la tête brunâtres. Base de l’abdomen souvent pâle. Longueur d'une aile supérieure 5,5 mull.; ailes comme chez le & (d'après Nylander et André).
d. Longueur 2 à 2,5 mill. Scape de la longueur des sept ou huit premiers articles du funicule. Écaille presque carrée, amincie à son bord supérieur, Luisant. Tête et mésonotum faiblement réticulés, le reste assez lisse. Face basale du métanotum courte, mais assez distincte de la face déclive. Thorax plus large que la tête. Pubescence assez notable sur la tête et le mésonotum, plus faible sur l'abdomen. Pilosité assez fine, pointue, éparse, d'un brun jaunâtre, plus sétacée, mais très éparse sur les scapes, presque nulle sur les übias. Longueur d'une aile supérieure >,8 mil. Tête et abdomen bruns. Thorax d'un brun jaunâtre ou rougeûtre clair. Antennes et pattes testacées. Ailes faiblement enfumées de jaune brunâtre, sans cellule discoïdale; nervures d’un brun grisâtre.
Valvules génitales extérieures très écartées lune de l'autre, avec une base médiocrement large (comme chez la P. longicorms), mais terminée à l'un de ses angles par une longue dent ou un long prolongement étroit, presque aussi long que la base elle-même. L'autre angle est simplement arrondi.
Les valvules moyennes sont curieuses. Leurs deux prolongements sont étroits, droits et parallèles, sans concavité. L'externe est plus long et plus épais que linterne, aussi large à son extrémité arrondie qu'à sa base, tapissé de petites verrues rondes sur la moitié périphérique de sa face interne. L'interne est terminé en pointe mousse, dentelé à son bord ou à sa face externe, à peine plus large au milieu qu'à la base. Les valvules intérieures sont en triangle isocèle arrondi à ses angles, un peu convexe d'un côté et un peu concave de l'autre; leurs dentelures sont presque obsolètes.
La forme typique de cette espèce n'a pas été trouvée à Madagascar, mais en Syrie, à Rhodes, au Caire, aux iles Tonga et dans les serres d'Helsingfors. Les & de l’île de Rhodes et du Caire que je viens de dé-
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ecrire correspondent bien à l'excellente description originale de Nylander, en particulier les valvules génitales (appendices genitalum vaginis externis angusts, distantibus, intus curvalis, flavido pilosis, interns tenwbus, rectis). En effet, sur nos figures qui représentent des préparations microscopiques, les valvules extérieures sont toujours plus ou moins déroulées et aplaties, surtout à leur base. Vues à la loupe, sur la Fourmi entiere, elles apparaissent bien plus étroites, vu leur forme en gouttière. Nylander n'a évidemment pas distingué la dent terminale de la base.
RACE PRENOLEPIS MADAGASCARIENSIS, Forel.
Etudes myrmécologiques en 1886.
5. Diffère de la forme typique par sa taille un peu plus ramassée, mais cependant bien plus svelte que celle de la P. Ellisu. Le scape dépasse le bord postérieur de la tête de sensiblement moins de sa moitié. Le mésonotum laisse reconnaître avec l'objectif vi d'Hartnack employé comme loupe une pubescence éparse, ce qui n'est pas le cas de la P. vvvidula typique. Le thorax est un peu plus large. La pilosité dressée est un peu plus fine, plus pointue et de couleur plus claire que chez la forme typique, tandis que la pubescence (à part le mésonotum) est aussi faible et diluée.
Une variété de taille plutôt plus faible que la forme typique, mais de couleur un peu plus claire, a été récollée à Nosibé par le D' C. Keller.
Une variété foncée (brune avec l'abdomen brun foncé), un peu plus grande, a été récoltée dans le pays des Betsileo par Hildebrandt (Musée de Berlin).
@ et S inconnus. Ce n’est pas sans hésiter beaucoup que je rattache encore cette forme à la P. vividula; 1 faudrait connaitre le &.
li. PRENOLEPIS ELLISII, n. sp- (PI. IE, fig. 10, 10°, 10°, 10° el 10%)
5. C'est une miniature de la P. obscura, Mayr. Longueur » à 2,5 mill.
Taille beaucoup plus robuste, plus ramassée que celle de la P. vividula. Tête plus large, plus grande, front relativement moins convexe, L'habitus général rappelle celui d'un Brachymyrmex ou d'un très petit Lasuus. Scape dépassant le bord postérieur de la tête d’un tiers de sa longueur et atteignant le milieu du pronotum. Thorax court et large. La largeur du pronotum est presque double de sa longueur. Le métanotum est plus large que long; sa face déclive est bien plus longue que sa face basale : celle dernière est très convexe et sans limite marquée. Étranglement mésothoracique assez fort. Écaille très inclinée. Lisse et luisante, autant que Féclat n'est pas plus où moins caché par la pubescence: avec une ponctuation piigère irrégulière, espacée et faible. Une pubescence grisâtre assez abondante et assez longue est plus ou moins répandue partout, sauf sur la face déclive très luisante du métanotum (aussi sur les pattes et les scapes). Gette pubescence tient le milieu entre celle de la P. bourbonrea et celle de la P. vividula, mais se rapproche plus de cette dernière. Les soies dressées sont réparties comme chez la P. vividula, mais elles sont plus pointues et d'un brun jaunâtre.
D'un brun sale avec le thorax plus clair. Ecaille, pattes et antennes d'un testacé jaunâtre sale. Mandibules rougeâtres.
?. Longueur 5,5 à 5,8 null. Aspect d'une © de Lasius. Abdomen très grand. Longueur d'une aile supérieure 5,9 mill. Thorax large, beaucoup plus large que la tête. Mésonotum et scutellum assez aplatis. Tête assez élargie en arrière, Scapes comme chez la ÿ. Écaille médiocrement inclinée, légèrement échancrée au sommet. Subopaque avec une apparence à peu près identique à celle du Lasius niver (due à la pubescence ). Sculpture irrégulièrement et assez densément réticulée (si lon veut rugueuse-ponctuée), sauf la face déclive du métanotum qui est lisse, luisante el glabre, Le reste du corps est aussi couvert d’une pubescence d'un gris brunâtre, abondante (aussi sur les pattes et les scapes), formant duvet. Pilosité dressée comme chez la Ÿ, mais plus éparse, presque absolument nulle sur les Gbias. D'un brun foncé avec les pattes, les antennes, les mandibules, le seutellum, le bord postérieur des segments abdominaux; en partie aussi l'écaille d'un brun clair, jaunâtre ou rou-
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geûtre, Ailes entièrement et médiocrement enfumées de noirâtre, un peu plus fortement vers la base. Nervures d’un brun noirâtre.
. Longueur 2 à 2,5 null. Longueur d'une aile supérieure 9,1 à 3,2 null. Semblable au € de la P. wividula dont il diffère extérieurement surtout par son métanotum et un peu seulement par sa pubescence un peu plus abondante et plus forte, par sa pilosité d'un jaune brunâtre, plus fine, par ses ailes faiblement enfumées de noirâtre et par sa couleur d'un brun noirâtre avec le thorax d'un brun jaunâtre très terne, un peu grisâtre, les pattes et les antennes jaune sale. Le métanotum est bas et forme un seul talus, sans distinction entre la face basale et la face déclive.
Valvules génitales entièrement différentes de celles de la P. vividula, parentes de celles de la P. obscura, Mayr; valvules extérieures larges, courtes et obtuses. L'angle de leur bord terminal, où se trouve la longue dent de la P. vwidula, est simplement arrondi, sans trace de protubérance. L'autre angle est au contraire assez proéminent en triangle à pointe ob-
[ 6 [ tuse, arrondie. Les valvules moyennes ont un prolongement externe très
SOA ve é Co peut, étroit, de moitié plus court que l'interne, rétréei1 vers sa base, arrondi à l'extrémité où 1l a trois ou quatre faibles dentelures du côté de linterne, L'interne est grand, en gouttière large (cinq fois large comme l'externe), atténué vers son extrémité qui se termine en bec court. L'un
[ des côtés, à partir du bec, forme une sorte de bord terminal et ensuite une forte courbe (ou angle très arrondi) couverte de petites dentelures obtuses ou verrues. Valvules intérieures en triangle arrondi dont l'un des A VA \ 9 LA = 4 £ fé C L4 \ côtés a près de l'extrémité atténuée une concavité, et près de la base une convexité qui porte de larges et très faibles dentelures.
Imerinä (Antananarivo, forêt d'Analamainty) (5, ® et d'en partie récoltés sur des tiges de malvacées par le Rév. Père Camboué); Tamatave, une Ÿ (M. OSwald, Musée de Hambourg); Fianarantsoa (D° Besson ): Imerinä (Hildebrandt).
Cette espèce, d'apparence si semblable à la P. vividula, dénote de pro-
[ PI | fondes différences par ses valvules génitales de forme presque diamétra- [ 8 pres lement opposée. Par contre, il est possible que ce ne soit, malgré certaines
différences assez fortes, qu'une très petite race de la P. obscura, Mayr.
D. PRENOLEPIS BRAUERI, Mayr.
Prevoceris BRAUERI, Mayr, Neuropt. der Novara Reise v. Brauer, Nota (1865). Prexozeris Brauert, race Humgzonr, Forel, n. st.
?. La courte description de Mayr dit : Face basale du métanotum carrée; face déclive beaucoup plus courte, séparée d'elle par une courbe. Les stigmates supérieurs du métanotum sont situés à l'extrémité postérieure de la face basale, Moitié antérieure du thorax plus épaisse que d'ordinaire, Mésonotum sans pubescence. Pilosité et pubescence comme chez la P. vividula.
Celte espèce vient de la Nouvelle-Hollande.
L'ouvrière de cette espèce est seule connue.
M. Humblot a rapporté de Madagascar une Prenolepis ($, 9 et &) dont le métanotum de la Ÿ répond exactement à la description ci-dessus. Gependant la moitié antérieure du thorax est relativement moins large que chez la P. obscura. H serait en tout cas prématuré d'identifier absolument cette forme de Madagascar avec la P. Brauerti, tant qu'on ne connait pas le & de cette dernière. Dans le doute, jusqu'à plus ample informé, je la considère comme race.
RACE PRENOLEPIS HUMBLOTI, n. sl.
Pl, TL, fio. 11.11% 41% n15elatt le]
ÿ. Longueur 2,8 à 3,2 mill. Le scape dépasse le bord postérieur de la tête d'un peu moins de la moitié, mais de beaucoup plus du tiers. Il atteint à peu près le bord postérieur du pronotum. Thorax plus large et plus court que chez la P. vividula, plus étroit (surtout le mésonotum) que chez la P. Ellisu. Métanotum aussi large que long, comme chez la P. Braueri iypique. Lisse et luisante:; çà et là quelques vestiges irréguliers de réticulations ou de points. Pubescence nulle sur le thorax, très éparse sur la tête et l'abdomen, plus abondante sur les scapes et les pattes. Soies dressées comme chez la P. vividula, mais brunâtres, un peu plus longues et plus pointues. D'un brun un peu roussâtre; thorax un peu plus clair,
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abdomen brun foncé. Pattes, antennes et mandibules d'un jaune brunâtre.
En réalité, il ne s’agit pas chez la P. Braueri d'un prolongement réel de la face basale. C'est la partie supérieure de la face déclive qui, en se courbant à partir des stigmates dans le sens horizontal, est venue s'ajouter à la face basale en se confondant avec elle.
Q. Longueur 5 mill. Tête assez fortement élargie et concave en arrière, presque aussi large que le thorax. Très semblable à la © de la P. bourbonica. Abdomen beaucoup plus petit que chez la P. Ellisu. Lonoueur d’une aile supérieure 4,5 mill. Métanotum comme chez les espèces voisines. Écaille large, médiocrement inclinée, très amincie en haut, échancrée au milieu de son bord supérieur qui est à peu près tranchant. Sculpture irrégulièrement rugueuse-ponctuée, sauf la face déelive du métanotum qui est lisse et luisante. Pubescence et pilosité comme chez la © des formes précédentes. D'un brun presque noir; écaille, postscutellum, mandibules, antennes et pattes d’un brun jaunâtre ou rougeûtre sale. Segments abdominaux étroitement bordés de jaunâtre. Ailes entièrement et assez fortement enfumées de noir brunâtre. Nervures d’un brun noirâtre. Pas de cellule discoïdale.
d. Longueur 2,3 à »,5 null. Tête un peu plus longue que large, arrondie. Semblable aux précédents, mais le métanotum est allongé, presque aussi long que le mésonotum et le scutellum réunis, avec une longue face basale à peine inclinée et une courte face déclive. Écaille très basse à bord supérieur épais. Thorax étroit, plus étroit que la tête. Sculpture, pubescence et pilosité comme chez le & de la P. vividula. D'un brun jaunâtre sale avec la tête et l'abdomen d’un brun foncé. Antennes et pattes testacées.
Valvules génitales jaune pâle à la base et d’un brun noirâtre vers l'extrémuté, très voisines de celles des P. Ellis et P. obscura. Les valvules extérieures sont larges, courtes et obtuses. Leur bord terminal est largement mais assez faiblement échancré au milieu et forme deux angles arrondis et obtus de chaque côté de l'échanerure. L'angle opposé à celui
où se trouve la dent des P. wiwvidula et P. bourbonica est moins proéminent
que chez la P. Ellish, mais un peu plus fort que l'autre. Les valvules moyennes sont comme celles de la P, Ellisi, mais leur prolongement externe est encore plus étroit, par contre plus long (long comme les deux tiers de linterne), convexe en dehors et concave en dedans où il a des dentelures très faibles. Leur prolongement interne est aussi large que chez la P. Ellisu, six fois large comme l'externe, et aussi en gouttière; mais 1] n'a qu'une apparence de bec bidenté, Par contre, il a un bord terminal distinct, faiblement incliné, L'angle du bord terminal opposé au bec forme une courbe arrondie, couverte de petites verrues dont il y a une seconde rangée parallèle et contiguë sur la face concave. Les valvules intérieures forment une sorte de triangle très arrondi au sommet et avec une convexité sur chaque côté, sans dentelures.
Forêts de Madagascar (M. Humblot); Imerinä (Hildebrandt).
G. PRENOLEPIS GLABRA, n. sp.
5. Longueur »,5 mill. Un peu plus robuste que la P. vividula, mais moins robuste que la P. Ellis. Du reste très semblable à ces deux espèces.
Mandibules striées, armées d'environ cinq dents. Épistome fortement voûté. Tête plus grande que chez la P. vvidula, moins large que chez la P. Ellis. Échancrure méso-métanotale très faible et très évasée. Le mélanotum est très peu voûté; sa face basale est extrêmement courte. sa face déelive deux fois et demie longue comme la face basale, presque plane, un peu concave en bas. Écaille fort petite et très inclinée en avant, rapprochée de celle du genre Tapinoma.
Très luisante el très lisse, avec une ponctuation piligère espacée, microscopique. Abdomen très faiblement réticulé.
Une pubescence adjacente très fine, jaunâtre, surtout visible sur l'abdomen, les pattes et les scapes. Pilosité dressée très rare ; quelques poils assez fins et pointus, d'un jaune brunâtre, sur la tête et l'abdomen: sur le reste du corps, on voit à peine deux ou trois poils. Les scapes et Les
üibias n'ont aucun poil dressé.
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D'un brun jaunâtre, avec les pattes et les scapes un peu plus clairs et l'abdomen brun.
Cette espèce est bien distincte de toutes les autres par l'absence absolue de poils raides et obtus et par l'absence presque totale de pilosité dressée. Même la P. paroula, Mayr, d'Amérique, qui n'a pas de poils dressés sur les tibias et les scapes, a beaucoup de poils raides et obtus sur le corps, et les grandes espèces ont une abondante pilosité dressée fine.
Centre de Madagascar. Reçue de M. Camillo Schaufuss, directeur du Museum Ludwig-Salvator, à Meissen (Saxe).