‹ Histoire naturelle des HymenoptèresChapitre 48 sur 80 · BOTHROPONERA PERROTI, n, Sp · texte numérisé non relu

BOTHROPONERA PERROTI, n, Sp

(PL IV, fig. 6.)

ÿ. Forme plus ou moins intermédiaire entre la B. Wasmanni et la B. comorensis. Longueur 9,5 à 10 mill. Épistome court, sans Carène, comme chez la B. comorensis. Mandibules munies de sept dents très faibles et indistinctes, striées à leur base, lisses et luisantes à leur moitié terminale, avec une ponctuation éparse très irrégulière.

Tête rectangulaire, un peu plus longue que large, un peu plus large derrière que devant, moins convexe que chez la B. comorensis, à côtés à peine ou pas convexes. Thorax de la forme ordinaire ; la suture mésométanotale est entièrement oblitérée; cependant sa place est marquée latéralement par une impression de chaque côté. La face déclive du mélanotum n'est pas nettement tronquée comme chez les autres espèces du genre, mais très oblique, allongée, passant de chaque côté insensiblement aux faces latérales; elle a une impression médiane longitudinale assez large, qui s’élargit à son extrémité postérieure en un triangle lisse et luisant. Le nœud (écaille) du pédicule est comme chez la B. Wasmannu, mais encore plus arrondi devant (chez la B. Wasmannu, 11 y a une apparence de troncature antérieure ).

Abdomen tronqué devant, fortement étranglé après le premier segment. Tibias et scapes fortement rétrécis à leur base et épaissis ensuite. Les libias postérieurs ont, à côté de léperon pectiné, un très petit éperon simple. Funicules petit à petit, mais fortement épaissis vers leur extrémité (plus encore que chez la B. Wasmanni).

Sculpture du dessus de la têle fort complexe, de grosseur médiocre. Des stries longitudinales assez fines et en partie fort denses sont à chaque instant interrompues par de plus ou moins gros points enfoncés abondants, mais espacés, dont le fond est en général lisse et luisant. De chaque côté du vertex, ces points deviennent si abondants qu'ils passent à la sculpture réticulée-ponctuée. Sur les joues et derrière les fosses antennaires, ce sont au contraire les stries fines et denses qui prédominent de beaucoup. Des rides plus grossières séparent en outre les points ou lignes de points en divers endroits. Vers l'occiput, la sculpture s'espace et le derrière de locciput est luisant, avec des points 1rréeuliers. Au milieu du dessous de la tête, des stries denses, arquées, convexes devant: sur les côtés, la sculpture est comme dessus.

Sculpture du thorax extrêmement irrégulière. La ponctuation, cà et là plus dense, çà et la plus éparse, offre toutes les dimensions, des plus grossiers aux plus petits points; elle prédomine sur le dos, qui est assez luisant, tandis que les stries et rides, très trrégulières aussi, prédomiment sur les côtés plutôt mats. Entre les points. on voit souvent des fragments de stries ou rides rompues. Au bas de la face déclive du métanotum, un triangle lisse et luisant.

Pédicule et abdomen luisants, trrégulièrement ponctués. À côté d'énormes fossettes qui abondent surtout sur le pédicule, il y a de petits points. Cependant la ponctuation devient de plus en plus fine et de plus en plus espacée à mesure qu'on avance d'avant en arrière, de sorte qu'elle est fine sur les derniers segments abdominaux. Sur les côtés du pédicule et de l'abdomen, elle devient de plus en plus fine et de plus en plus dense, passant ainsi presque à une sculpture réticulée. Pattes et scapes densément ponctués avec de fines stries ou rides interrompues entre les

points.

FORMICIDES. 133

Pubescence d'un brun jaunâtre, assez abondante sur les tibias, médiocre sur les scapes, la tête, les tarses, les cuisses, les hanches et l'extrémité de l'abdomen; éparse ailleurs. Sur la tête, elle a une direction transversale, perpendiculaire aux stries.

Pilosité dressée assez éparse partout, fauve, de longueur très irrégulière, beaucoup plus fine que chez la B. comorensis. Les tarses ont des piquants ou soies en abondance.

Noire. Pattes, scapes et devant des arêtes frontales d’un brun plus ou moins rougeàtre. Segments abdominaux étroitement bordés de roussâtre.

Madagascar, Fénérive (M. Perrot).

Cette espèce est facile à distinguer par la face déclive de son métanotum, par sa sculpture complexe et extraordinairement irrégulière, enfin par la forme de son épistome particulière aux quatre espèces de Madagascar connues Jusqu'ici.

Li. BOTHROPONERA CAMBOUEI, n. sp.

(PL'IV, fig.7, 7ret 7.)

3. Extrèmement semblable à la B. Perrot, dont elle se distingue par les caractères suivants :

Longueur 9 mill. Face déclive du métanotum, vue de côté, tronquée et concave, nettement bordée sur les côtés, lisse et luisante, sans impression médiane longitudinale. Sculpture beaucoup plus régulière, quoique très analogue. Mandibules armées de sept dents, dont les quatre antérieures assez grandes et distantes, les trois postérieures très petites et rapprochées. Elles sont entièrement striées avec des points enfoncés épars en sus. Occiput concave, assez nettement tronqué, luisant et plus ou moins lisse. Prothorax beaucoup plus élevé que chez la B. Wasmnnni. Nœud du pédicule comme chez la B. Wasmanni, mais plus fortement tronqué devant et à face postérieure très distinctement concave transversalement (et tronquée). La concavité est même forte au bord postérieur supérieur, qui est largement échancré, quand on regarde le nœud de dessus. Mais le bord supérieur ne surplombe pas comme chez la B. rufipes. Le

Formicides. 18

IMPRIMENIE NATIONALE.

nœud du pédicule est en outre distinctement plus épais en haut qu'à sa base et un peu plus large qu'épais.

La sculpture, très parente de celle de la B. Perroh, se distingue comme suit. La tête est plus densément et plus fortement striée-ridée et mate. Les stries ne sont pas ou sont peu interrompues, et se continuent au fond des gros points enfoncés qui sont mats. Ces derniers sont moins profonds et moins espacés. Sculpture du thorax et du nœud du pédicule (sauf sa face postérieure lisse et luisante) assez révulièrement et très grossièrement réticulée-ponctuée, et en sus finement et assez densément striée. Le fond des points ou mailles est strié et mat sur le thorax, assez lisse et luisant sur le nœud du pédicule.

Abdomen lisse et luisant avec une ponctuation éparse très grossière sur le premier segment et de plus en plus fine et superficielle sur les suivants. Sur la partie basale du deuxième segment qui s'articule avec le premier se trouvent de très courtes stries longitudinales grossières.

Pubescence identique à celle de la PB. Perrot. Pilosité dressée assez épaisse et courte, d'un brun noirâtre, médiocrement espacée sur tout le corps, à peu près nulle sur les tibias et les scapes.

Noire. Pattes, bord des mandibules, funicules, base des scapes, arètes frontales et extrémité de l'abdomen d'un brun un peu rougeätre.

Tous les autres caractères non indiqués comme chez la B. Perrot. Les mandhibules ont un sillon oblique à leur base, caractère qui parait assez général chez les Bothroponera, mais qu'on a peu remarqué jusqu'ici. Le bord postérieur échancré (concave) du nœud du pédieule distingue assez celle espèce des autres formes de Madagascar.

?. Longueur 10,5 mill. Très semblable à louvrière. La pubescence et la pilosité d'un brun roussätre sont un peu plus fortes. La face déclive du mélanotum n'est pas tout à fait lisse et a de pros points enfoncés épars. Ailes petites, pubescentes, teintées de brunâtre, avec deux cellules eubilales et une cellule radiale fermée. Nervures et tache marginale brunes.

Imerinà (Antananarivd, etc), récoltée par le Père Camboué.

FORMICIDES. 135

Gexre PALTOTHYREUS.

Pacrorayreus, Mayr, Verk. Zool. und Bot. Gesellsch. zu Wien (1862), p. 335.

ÿ et ©. Mandibules triangulaires, denticulées, articulées aux angles antérieurs latéraux de la tête. Pédicule surmonté d'une écaille épaisse, perpendiculaire, bien profondément séparée de l'abdomen. Des veux assez développés situés au liers antérieur de la tête. Palpes maxillaires et labiaux de quatre articles. Epistome surmonté au milieu d’un disque élevé, avancé devant (où il dépasse le bord antérieur de l'épistome), bicaréné, concave longitudinalement au milieu, atténué et apointi en arrière en forme de lancette allongée, qui se prolonge entre Îles arêtes frontales presque jusqu'à leur extrémité postérieure. Antennes de douze articles. Sillon frontal et aire frontale nuls. Thorax inerme. Crochets des tarses bidentés. Abdomen très faiblement rétréci après son premier segment.

Ce dernier a dessous, en avant, une dent dirigée en bas, et forme en dessus, devant, de chaque côté, un angle protubérant.

S. Mandibules très petites, aplaties, à bords parallèles, tronquées à l'extrémité. Palpes maxillaires de six articles. Épistome à bord antérieur droit, entier. L'épistome n'a, au milieu, qu'un petit cône obtus au lieu de lobe, et ne se prolonge pas entre les insertions des antennes. Arêtes frontales très courtes. Antennes de treize articles, à scape très court, subcylindrique, un peu plus long que large. Premier article du funicule plus court que le scape, subsphérique. Mésonotum sans sillons convergents. Pédicule ayant un nœud épais cubique-arrondi, plus large que long. Abdomen rétréci après son premier segment, ayant en dessous, près de l'articulation du pédicule, une dent obtuse. Pygidium ayant une épine à l'extrémité. Valvules génitales extérieures grandes, cultriformes, arrondies à l'extrémité, à bords subparallèles. Hypopygium en forme de langue. Onglets des tarses bidentés. Ailes courtes, à deux cellules eubitales, une cellule discoïdale et une cellule radiale fermée (d’après Mayr).

Ce genre est fort rapproché des genres Lobopelta, Mayr, Ponera, La-

treille, Pachycondyla, Smith, etc., mais se distingue particulièrement par le disque élevé de son épistome et par les protubérances du bord antérieur et supérieur du premier segment de l'abdomen chez la $ et la ©.

PALTOTHYREUS TARSATUS, Fabricius.

Formica rarsaTa, Fabricius, Entol. syst., Suppl. (1698) Ÿ; Syst. Piez., p. ho8 (Ÿ).

Ponera rarsarTa, Lepeletier, Histoire des Hyménoptères (1836).

Poxera TarsaTa, Roger, Berliner entomologische Zeitschrift (1861), p. 311 (©).

Ponera Gaçates, Guérin, lcon. repn. anim. (1829-1838), Ins., t. IE, p. 4a3 (5).

Poxera PestiLENTIA, Smith, Catalogue of the British Museum (1858), p. 92.

Poxera spiNivenrRis, Smith, Cat. of the British Museum, Form. (1858), p. 92 (d')??

Poxera Fogrexs, Gerstäcker (nec Fabricius), Peters Reise nach Mossambique, Insectes, p. bo; Mon. Berichte Preuss. Acad. (1858).

Pacroruvreus TarsaTus, Mayr, Verh. Zool. und Bot. Gesellsch. zu Wien (1862), p. 736.

ÿ. Mandibules longues, triangulaires, étroites, finement striées, à points oblongs très épars. Tête striée en long dessus (stries divergentes); ridée dessous et sur les côtés, transversalement striée au milieu de sa face inférieure. Arêtes frontales lisses et luisantes. Pronotum strié en demi-cerele (au milieu et derrière longitudinalement). Mésonotum strié en long ou obliquement, métanotum transversalement. Dos du pronotum subaplati et faiblement subbordé latéralement. Sutures du thorax distinctes. Écaille du pédicule grande, haute, épaisse, fortement épaissie à sa base, atténuée au sommet, à bord supérieur arrondi. Elle est lisse et luisante avec quelques rides. Abdomen lisse, luisant, avec des points piligères et souvent quelques rides sur le premier segment. Antennes et pattes lisses avec des points piligères. Noir; bord interne des mandibules, bord postérieur des segments abdominaux et plus ou moins les antennes, les tibias, les tarses et les arêtes frontales d’un brun foncé un peu roussi.

Tout le corps, les tibias et les tarses fournis d'une pilosité dressée, éparse, fauve, et d'une pubescence courte, jaunâtre, espacée. Tarses et hbias fournis d'une pubescence soulevée abondante. Sous les tarses et l'extrémité des tibias des pattes antérieures, une épaisse pelisse de soies dorées. Tous les éperons pectinés. Longueur 15 à 21 mill.

?. Longueur 992 à 25 mill. Très semblable à louvrière. Métathorax

FORMICIDES. 137

obliquement strié sur les côtés, transversalement en dessus. Mésonotum strié en long. Ailes courtes, longues de 14 à 15 mill. chacune, fortement et entièrement enfumées de brun roussâtre. Nervures et tache marginale d'un brun roussâtre.

S. Longueur 18 mill. D'un noir brun; antennes et tarses bruns ou châtains. Abondamment pourvu de pilosité dressée et de pubescence. Pattes avec quelques poils dressés épars. Tête finement ridée, plus ou moins lisse et luisante entre les yeux et les ocelles. Le pronotum, le mésonotum, le seutellum et en partie les côtés du thorax plus ou moins finement et superficiellement striés-ridés. Métanotum finement et indisünctement ponctué au milieu. Abdomen finement ponctué, avec un éclat soyeux. Ailes d’un roussâtre sale, à nervures roussâtres et à tache marginale brune (d'après Mayr).

Cette espèce typique de l'Afrique tropicale a aussi été trouvée à Mada-

gascar.

GENRE PARASYSCIA.

Parasysora, Emery, Species des Formicides d'Europe d'André (1881-1889), p. 235.

ÿ. Tête allongée, ayant les côtés légèrement arqués, tronquée antérieurement, échancrée en arrière avec les angles postérieurs aigus et fortement saillants. Arêtes frontales courtes et très élevées, rapprochées entre elles, comprenant un prolongement de lépistome; celui-ci est transversal et presque perpendiculaire. En dehors des arêtes frontales se trouve la fossette antennaire, très large et profonde, entourée d'un rebord tranchant constitué par l'arête frontale; le bord postérieur de l'épistome est une carène saillante de la joue. Mandibules triangulaires, convexes en dessus, creusées en dessous, à bord tranchant, sans aucune dent. Yeux petits, situés un peu avant le milieu des côtés de la tête, composés d’un petit nombre de facettes (huit à dix). Antennes de onze articles ; scape très épais, en massue; deuxième article du funicule, le plus petit de tous, les suivants grossissant graduellement jusqu'au pénultième, le dernier très grand, allongé, aussi long que les cinq précédents pris ensemble. Thorax convexe sur le dos, offrant à peine une trace insen-

sible de suture entre le mésonotum et le métanotum; le contour de la face déclive est nettement accusé; celle-ci est plane, bornée en bas par deux lames mélasternales verticales, saillantes, qui protègent l'insertion du pédicule. Ge dernier (écaille) à peu près aussi large que le thorax, presque carré, aminci en une lige courte et étroite à son insertion sur le thorax, muni d'une forte dent où d’un appendice en dessous, articulé en arrière au milieu de la face antérieure du premier segment abdominal. Celui-ci est un peu plus large que le pédicule, lépèrement creusé sur sa face antérieure. Dans son extrémité postérieure s'emboîte la partie articulaire du’second segment, fortement bombée et rayée de stries transversales (peut-être un organe de stridulation); ce second segment, bien plus large et plus long que le premier, recouvre la majeure partie de l'abdomen. Éperons des pattes pectinés: ceux de la première paire atteignent à peine la moitié du métatarse. Crochets simples.

?. Très semblable à l'ouvrière. Thorax étroit. Mésonotum et scutellum peu développés. Aïles avec une seule cellule cubitale, une cellule discoïdale et une cellule radiale très ouverte. La tache marginale est courte, large (presque ovale). Les ailes sont courtes, loin d'atteindre l'extrémité de l’abdomen.

PARASYSCIA IMERINENSIS , n. sp.

(PI IE, fig. 12 et 12°.)

®. Longueur 4,3 mil. Très étroite et très allongée. Antennes de douze articles. Bord terminal des mandibules large ; les mandibules sont plus larges que chez la P. Perimoueyi #. Dernier article du funicule long comme les six précédents réunis. Scape clavé, très court; sa largeur dépasse le tiers de sa longueur; son extrémité est plus rapprochée de larticulation de l'antenne que du bord postérieur de la tête. Carène des joues très faible, obtuse. Les arêtes frontales divergent encore moins en avant que chez la P. Perimeueyi $. Angles postérieurs de la tête moins proéminents que chez la P. Perinoueyr $. Face déclive du métanotum tronquée et bordée. Les faces antérieure et postérieure du nœud du pédicule ne

FORMICIDES. 139

sont au contraire nullement bordées (bordées chez la P. Peringueyi $), simplement aplaties ; leur périphérie passe par une courbe arrondie aux autres faces. L'abdomen est beaucoup plus allongé et plus étroit que chez la P. Perimpueyr ?. Le deuxième segment de l'abdomen proprement dit est très long, un peu plus large seulement que le premier et a des côtés presque droits et parallèles (fort convexes chez la P. Peringueyt %). Un sillon transversal d'un bout à l'autre de l'épistome (moins marqué chez la P. Perinvueyi). Pattes assez courtes et assez épaisses.

Tout le corps lisse, luisant, parsemé, ainsi que les mandibules, de gros points enfoncés profonds, comme lroués à l'emporte-pièce, piligères, irrégulièrement espacés. Sur l'abdomen proprement dit, la ponctuation est beaucoup plus fine et plus espacée. Sur les joues, ces points sont très gros et confluents. Tout le corps, les pattes et les antennes assez abondamment couverts d'une pilosité jaunâtre, courte, de longueur inégale, un peu oblique. Face déclive du métanotum glabre, lisse, luisante, sans points.

D'un noir de goudron, à peine brunâtre. Pattes, antennes, mandibules et extrémité de l'abdomen brunâtres, roussâtres aux articulations. Tarses et dermier article de l'antenne d’un testacé roussâtre.

Ailes pubescentes, hyalines; nervures et tache marginale jaunâtres.

Imérina (Rév. Père Camboué). Une seule ©. La # et le & inconnus.

Cette espèce est facile à distinguer des deux seules espèces du genre connues Jusqu'ici par sa forme étroite et allongée, par ses scapes très courts, ses jambes courtes, les faibles carènes des joues et sa couleur foncée. La P. Piochardh, Émery, n'a du reste que onze articles aux antennes. IL est vrai que l’on ne connait que la Ÿ des deux autres espèces, mais Jamais les ® des Fourmis ne sont plus étroites ni plus allongées que les ?.

Gexre SIMOPONE, nov. gen.

5. Aspect général rappelant le genre Sina. Antennes de onze articles à scape très court et épais. Le funicule va en s'épaississant graduellement vers l'extrémité. Mandibules triangulaires, courtes, à bord terminal

tranchant ou presque tranchant. Épistome court, s'élevant presque verticalement à partir de la base des mandibules. Sa portion médiane est fortement et assez largement prolongée en arrière, entre les arêtes frontales jusqu'à l'aire frontale qui est distincte, profonde et située fort en arrière de Farliculation des antennes. La suture entre la portion postérieure médiane de l'épistome et les arêtes frontales est très peu distincte, mais reconnaissable. La partie médiane postérieure de l’épistome passe par une courbe très forte et assez brusque à la partie antérieure verticale, ce qui donne au devant de la tête de l'analogie avec les Sima. Tête allongée, cylindrique, comme chez les Sima et les Cylindromyrmex. Arèles frontales distantes, longues. Sillon frontal distinct. Fossettes antennaires profondes, limitées extérieurement par un bord distinct. Yeux fort gros, situés au milieu des côtés de la tête. Trois ocelles très petits et très plats, mais distincts, comme chez les Sima et les Cylndromyrmex.

Thorax presque cylindrique, à dos légèrement voûté, sans trace d’interruption, aussi large derrière que devant, sans bord marqué. La face basale du métanotum forme un peu moins de la moitié de la longueur du dos du thorax. Suture pro-mésonotale presque entièrement oblitérée; suture méso-mélanotale un peu plus distincte. Face déclive du métanotm courte, presque circulaire, plane, bordée.

Pédicule très large, aplati, beaucoup plus large que haut, plus long que large. Vu de dessus, il forme un trapèze à côtés peu divergents et dont la grande base est derrière. Sa face supérieure, qui a quatre bords distincts, forme une voûte égale et plate (à convexité relativement forte d'avant en arrière, à peine sensible de droite à gauche). Le pédicule n’a pas de faces latérales; sa face inférieure convexe part directement des bords latéraux presque tranchants de la face dorsale. Une dent à l'extrémité antérieure du milieu de la face inférieure. Le bord postérieur recüligne du pédicule ne s'articule qu'à son milieu et assez étroitement avec le premier seoment de l'abdomen.

Premier segment de l'abdomen de la même longueur et de la même largeur que le pédicule, mais beaucoup plus haut, cylindrique, aussi large devant que derrière.

FORMICIDES. lu

Le second segment de l'abdomen est si fortement rétréei devant qu'il y forme une grosse tête articulaire s'articulant à la face postérieure rétrécie du premier segment, rappelant ainsi la structure des Myrmicides : mais il n’est du reste pas plus large que le premier segment.

Pygidium un peu aplati en dessus avec des bords latéraux finement denticulés et l'extrémité un peu recourbée en haut. Aiguillon fort.

Pattes courtes. Crochets des larses pectinés.

Ce curieux genre est distinct de tous les autres par le fort étranglement de l'abdomen et par son pédicule qui, si son contour était rond au lieu d'être en trapèze, formerait une lentille biconvexe. Il est du reste très rapproché du genre Cylindromyrmex, Mayr, d'Amérique, dont 1l se dislingue encore par son épistome et ses antennes de onze articles. Les trois ocelles des Cylindromyrmex Ÿ n'ont pas été signalés par Mayr et sont un fait très exceptionnel pour la sous-famille des Ponérides. La ressemblance des genres Cylindromyrmex et Simopone avec le genre Sima, Roger, qui appartient aux Myrmicides, n'est pas un simple fait de convergence ou de mimétisme, mais me paraît tenir à des aflinités réelles, malgré la différence de forme du pédicule. Le genre Simopone surtout, avec son énorme étranglement abdominal, semble presque former un passage aux Myrmicides, malgré son aiguillon et son pygidium de Ponéride.

SIMOPONE GRANDIDIERI, n. sp.

(PL. IV, fig. 8.)

#. Longueur environ 5 mill. Tout l'insecte est filiforme, cylindrique et a une tendance à se recourber fortement en flexion ventrale. Caractères du genre. Mandibules lisses, luisantes, avec quelques points 1rréguliers, épars. Longueur de la tête presque double de sa largeur. La tête est cylindrique, à bord postérieur droit, excavée autour de larticulation du cou. Scapes courbés à la base, où ils sont étroits; très élargis

HR RARES ne ne: LOS QUES en massue déprimée à l'extrémité. Ils sont si courts qu'ils n'atteignent pas les yeux. Les articles 3 à 6 du funieule plutôt plus larges que longs. Arêtes frontales faiblement divergentes, atteignant la hauteur des veux. 5 6 \

Formicides. 19

IMPRIMANTE NATIONALE

Éntiérement lisse et luisante, avec quelques points enfoncés très 1rréouliérement dispersés; les scapes el la tête articulaire du deuxième seument de l'abdomen sont finement et faiblement réticulés.

Pilosité et pubescence presque nulles, sauf vers la partie postérieure de l'abdomen. qui a de longs poils bruns.

Noire. Mandibules, antennes, devant de lFépistome. tarses, articula-

Ù [ lions des pattes et extrémité de l'abdomen roussâtres. Imerinä (M. Sikora).

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