‹ Histoire naturelle des HymenoptèresChapitre 56 sur 80 · TETRAMORIUM (XIPHOMYRMEX) BESSONIT, n. sp · texte numérisé non relu

TETRAMORIUM (XIPHOMYRMEX) BESSONIT, n. sp

LBRL IV, fig. 13 et 19°.)

ÿ. Longueur 3,3 à 3,5 mill, Stature plus robuste que celle du T. Blochmannû, mais moins robuste que celle du T. Humbloh auquel il ressemble à divers égards. Mandibules assez faiblement striées, avec quelques points, trois dents distinctes devant et quelques petites dents peu distinctes derrière. Épistome caréné et échancré au milieu de son bord antérieur. Arêtes frontales prolongées Jusque près de locciput, de façon à servir d'appui aux scapes. Tête rectangulaire, plus longue que large, à côtés presque parallèles, mais nullement comprimés, à bord postérieur presque droit. Thorax assez court, élargi devant, rétréci derrière: Suture

pro-mésonotale oblitérée dessus, marquée de côté par une échancrure. Suture méso-métanotale fortement imprimée. Le dos du thorax est à peine subbordé par places, mais, vu de dessus, il est un peu festonné comme chez le T. Humbloti, par suite de l'échancrure précitée. Pronotum plus large que long. Mésonotum plus large que long. Face basale du métanotum légèrement plus longue que large, armée de deux épines presque aussi longues que la largeur de la face basale. Face déelive bordée de chaque côté d'une petite arête qui continue les épines. Pas d'épines métasternales au bas de la face déclive. Le pronotum forme une forte voûte; 11 est plus étroit que la tête et ses épaules sont peu marquées. Le premier nœud du pédicule est assez longuement pétiolé devant, surmonté derrière d’une écaille (nœud squamiforme) concave devant et fortement convexe derrière, plus haute que large, beaucoup plus large qu'épaisse, mais à bord supérieur obtus; elle est bien plus étroite que le métanotum. Second nœud du pédieule beaucoup plus épais et plus large que le premier, plus bas que lui, plus large que long, atténué au sommet (surtout comprimé dans le sens antéro-postérieur), sans dent dessous. Abdomen en grande partie recouvert par le premier segment. Les scapes n'atteignent pas tout à fait le bord postérieur de la tête.

Une forte ride longitudinale remplace le sillon frontal et continue la carène de l'épistome sur le front et le vertex. De grosses rides espacées, longitudinales, sur la tête. Entre ces rides, la lête est assez luisante el finement raboteuse (réticulations brisées); la portion qui loge les scapes. en dehors des arêtes frontales, est dépourvue de rides. Thorax irrégulièrement ridé et réticulé sur les côtés, fortement réticulé sur la face basale du métanotum, luisant et presque lisse sur le dos du pronotum et du mésonotum. Pédicule et abdomen lisses et luisants.

Pilosité dressée presque nulle. Une pubescence très espacée, fort soulevée, jaunâtre, est répandue partout, aussi sur les pattes et les antennes.

D'un brun rougeâtre. Tête, abdomen et massue des antennes d'un brun châtain plus ou moins foncé. Mandibules roussâtres.

Pays des Betsileo (Fianarantsoa). Récolté par M. le D' Besson, vicerésident de France.

Formicides. 21

Cette espèce se distingue du 7. Humblot par le manque d'épines métasternales, sa taille moins robuste, son thorax non bordé et la forme de son pédicule. Son premier nœud squamiforme et son deuxième nœud comprimé la rapprochent cependant beaucoup de l'espèce de N'yasiva.

Li. TETRAMORIUM (XIPHOMYRMEX) SCHAUFUSSIT, n. sp.

#. Longueur 5 à 3,2 mil. Stature assez grêle. Antennes courtes, de onze articles. Mandibules lisses et luisantes avec quelques points épars près de leur bord terminal; elles ont des dents assez courtes et obtuses. Tête allongée, presque rectangulaire (côtés un peu comprimés, faiblement convexes), faiblement échancrée derrière; ses angles postérieurs fortement dirigés en bas (un peu comme chez le T. Blochmannu). Les arêtes frontales forment près de leur extrémité antérieure un lobe arrondi un peu plus marqué et plus horizontal que chez les autres espèces, recouvrant en partie la tête articulaire des scapes; une encoche ou échancrure arrondie très marquée entre ce lobe et le bord postérieur relevé des côtés de l'épistome. Les arètes frontales sont prolongées en arrière par une arèle où forte ride Jusque près de Focciput. En dehors de cette arète se trouve un espace réliculé et semi-luisant dépourvu de rides et servant à loger un peu les scapes. Épistome faiblement échancré au milieu de son bord antérieur.

Le pronotum à des épaules anguleuses très nettes; dos du thorax subbordé. Profil dorsal du thorax fortement voûté devant le pronotum, presque droit du pronotum aux épines mélanotales. Une faible impression transversale entre le mésonotum et le métanotum, mais une plus forte échancrure du bord à cet endroit. Épines métanotales assez courtes, iangulaires, un peu plus longues que la largeur de leur base. Deux pelites dents lamelliformes à la place d'épines métasternales.

Premier article du pédicule pétiolé devant, surmonté d'un nœud verücal, cubique-arrondi, un peu plus haut et aussi épais que large; le pétiole antérieur est aussi long que l'épaisseur antére-postérieure du

nœud, Le second article est arrondi et d'une largeur presque double de

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celle du nœud du premier article. Abdomen ovale, presque entièrement recouvert par le premier segment.

Tête et thorax grossièrement ridés en long, réticulés entre les rides et subopaques; l'espace qui loge les scapes est seulement réticulé. L'épistome a seulement quelques rides; il est du reste luisant et assez lisse. Entre les arêtes frontales, les rides sont très parallèles et régulières; sur le thorax, elles sont au contraire très sinueuses et cà et là transformées en mailles grossières. Face déclive du métanotum, pédicule, abdomen et pattes lisses et luisants. Scapes faiblement ponctués et coriacés.

Une pilosité dressée fine, pointue, roussâtre, est espacée sur tout le corps. Sur les tibias et surtout sur les scapes, elle est fort courte et fort oblique.

D'un brun plus ou moins roussâtre. Tête et abdomen d'un brun plus foncé. Mandibules, antennes et pattes d’un roux brunätre.

Province centrale de Madagascar. Reçu de M. Camillo Schaufuss, directeur du Musée Ludwis-Salvator, à Meissen (Saxe).

Gexre CARDIOCONDYLA.

CARDIOCONDYLA , Émery, Annal. dell. Acad. degl. Asp. Nat. (1869).

5. Mandibules armées de cinq dents. Épistome ressemblant à celui du genre Monomorium, avancé, recourbé et arrondi devant, recouvrant la base des mandibules. Arètes frontales courtes, droites. Yeux situés en avant du milieu des côtés de la tête. Antennes de douze articles dont les Lrois derniers forment une massue aussi longue que le reste du funicule et dont le dernier est au moins aussi long que les trois précédents réunis. Le scape n'atteint pas le bord postérieur de la tête. Suture pro-mésonolale obsolète. Thorax robuste, en général plus ou moins étranglé entre le mésonotum et le mélanotum, quoique la suture soit souvent plus ou moins oblitérée. Deux épines ou deux dents au métanotum. Pédicule allongé ; premier nœud longuement pétiolé devant; second nœud très large, au moins deux fois large comme le premier. Abdomen ovale, plus convexe dessous que dessus, un peu échanceré devant, presque entière-

ment recouvert par le premier segment. Sculpture, au moins sur la tête, compliquée, avec de grosses fossetles espacées.

©. Thorax allongé, assez étroit. Pronotum visible en dessus. Ailes avec une petite cellule eubitale et pas de cellule discoïdale. La nervure cubilale n'est pas divisée et se termine peu après sa rencontre avec la nervure transverse. Pas de cellule radiale. Tache marginale située plutôt près de la base de l'aile que de son extrémité. Taille un peu plus grande seulement que celle de l'ouvrière,

d. Antennes de treize articles. Scape de la longueur des sept où huit premiers articles du funicule. Premier article du funicule de la longueur du second; dernier article plus long que les deux précédents réunis. Mésonotum sans sillons convergents. Métanotum bidenté ou biépineux. Du reste comme la ®, mais taille de la 5.

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