‹ Histoire naturelle des HymenoptèresChapitre 69 sur 80 · CREMASTOGASTER KELLERI, nov. sp · texte numérisé non relu

CREMASTOGASTER KELLERI, nov. sp

(PI. VI, fig. 10.)

#. Longueur 2,3 mill. à 2,7 mill. Mandibules extrèmement petites et étroites, presque droites, mates, finement ridées. Thorax étroit: pronotum fort rétréci derrière. Pas de suture pro-mésonotale. Le pronotum et le mésonotum réunis forment une plate-forme assez plane, mais à peine subbordée (contours arrondis). Cependant la moitié postérieure ou le tiers postérieur du mésonotum cesse de faire partie de la plate-forme et descend en talus jusqu'au métanotum, ce qui sépare le mésonotum du métanotum dont la face basale est horizontale, sans qu'il y ait d'autre incisure qu'une faible suture. Métanotum étroit, peu élargi à la base des épines; face basale presque aussi longue que la face déclive. Épines étroites, joins, fort divergentes, longues environ comme les »/3 de l'espace qui sépare leurs bases. Premier article du pédicule presque eirculaire; seul son bord postérieur étroit et un peu concave vient interrompre le cercle qu'il forme. Second article avec une forte impression médiane derrière, mais sans sillon devant. Antennes de onze articles.

Épistome joues et fond des fossettes antennaires finement ridés en

Formicides, 50

IMLRIMENIE NATIONALE,

long, sauf une bande longitudinale lisse et luisante située au milieu de l'épistome entre deux pelites carènes ou fortes rides longitudinales. Tout le reste du corps lisse et luisant.

Quelques poils dressés jaunätres épars sur le corps. Pubescence Jjaunätre, fort espacée, mais pas très fine, surtout distincte sur la tête, l'abdomen et les pattes. Les scapes ont une assez abondante pilosité dressée line, courte et un peu oblique.

Entièrement jaune luisant, assez pâle, avec des bandes transversales nuageuses brunätres sur les derniers segments de l'abdomen.

Bois sur les bords de l'Ivondronà, près de Tamatave (D'° Conrad Keller).

GexRe AEROMYRMA, nov. gen.

?. Antennes de onze articles dont les deux derniers, disposés à peu près comme dans les genres Pheidologelon et Solenopsis, forment presque seuls une massue aussi longue ou plus longue que les sept articles précédents. Mandibules dentées sur tout leur bord terminal. Épistome larsement prolongé entre les arêtes frontales, sans dents ni carènes. Arêtes frontales distantes. Pronotum entièrement recouvert en dessus par le mésonotum. Métanotum bidenté, Premier nœud du pédicule brièvement péliolé. Ailes avec une cellule cubitale, une cellule discoïdale et une cellule radiale fermée. La nervure transverse s'unit au rameau eubital externe, Du reste comme les genres Solenopsis et Olioomyrmex.

d. Antennes de treize articles, très longues, aussi longues où plus longues que le corps, filiformes. Scape très court, à peine plus long que large. Premier article du funicule extrêmement court, aussi large que long, suivant. Ge dernier presque deux fois long comme le scape et le premier

mais nullement dilaté, ni globuleux, pas plus large que lartiele

article du funicule réunis: tous les articles suivants subégaux. Mésono- “ ; à »

lum sans sillons convergents. Métanotum inerme. Pronotum entièrement

recouvert en dessus par le mésonotum. Second article du pédicule assez

large et largement articulé à l'abdomen, mais bien moins que dans le

senre Carebara; du reste de forme assez ordinaire. Valvules pénilales

FORMICIDES. 199

extérieures longues, étroites, en gouttière, arrondies, mais un peu acuminées à l'extrémité. Valvules moyennes avec un prolongement externe court, creusé et trigonal; leur prolongement interne est extrêmement étroit, assez allongé (mais bien plus court que les valvules extérieures). terminé par un crochet très recourbé. Valvules intérieures à trois bords ou trois arêtes, dont l'interne a de fortes denticulations dont la pointe est obliquement dirigée vers la base de la valvule.

5, Inconnue.

Je suis obligé de fonder provisoirement ce genre, ne pouvant faire rentrer l'espèce dans l’un des suivants, dont 1l est cependant très voisin, Pheudolopelon, Solenopsis ou Carebara. La massue des antennes de la © et le nombre de leurs articles le distinguent des Carebara qui ont dix articles, mais dont les antennes du & le rapprochent beaucoup. Chez les Solenopsis, le S a des antennes courtes, de douze articles, avec le premier article du funicule renflé:; puis le métanotum de la © est inerme, l'épistome au contraire denté, C'est du genre Pheidoloseton que les caractères de notre genre le rapprochent le plus; mais lhabitus général, les mandibules entièrement dentées de la ®, le fait que les sexes ailés ont été pris à diverses reprises, l'ouvrière Jamais, parlent pour des mœurs et des caractères généraux tout autres. Je soupçonne que la Ÿ des Aeromyrma est hypogée, c'est-à-dire a une vie souterraine comme celle des Carebara et de la plupart des Solenopsis.

AEROMYRMA NOSINDAMBO , nov. sp.

(VDM mtmEnRer x)

?. Longueur 5 à 6 mill. Antennes courtes. Le scape atteint à peine le tiers postérieur de la tête. Tête presque carrée. Yeux situés un peu en avant des côtés. Mandibules larges, lisses, luisantes, éparsément ponctuées, assez courtes, armées d'environ six à sept dents. Épistome large, plat, luisant, un peu échancré au milieu de son bord antérieur. Aire frontale petite, profonde. Arêtes frontales courtes, distantes. Métanotum avec deux dents assez larges et assez obtuses. Premier article du pédicule élevé derrière, abaissé devant en talus: son nœud postérieur (la

partie élevée) a un bord supérieur obtus; devant, dessous se trouve une petite dent. Second nœud un peu plus large que long, à côtés un peu coniques.

Tête striée-ridée en long, subopaque; milieu de l'épistome lisse et luisant. Côtés du thorax avec quelques rides longitudinales. Métathorax et pédicule assez densément réticulés-ponctués, en partie ponctués. Mésonotum et abdomen lisses, luisants, avec une ponctuation espacée, pilioere, très fine sur l'abdomen.

Une pilosité dressée de longueur inégale et une pubescence jaunâtre sont répandues assez abondamment sur tout le corps; les tibias et les scapes sont seulement pubescents.

D'un brun noirâtre; abdomen un peu plus clair. Pattes, antennes et mandibules d’un brun un peu rougeâtre. Ailes longues, fortement enfumées d’un brun noirâtre, pubescentes. Nervures et tache marginale d'un brun noirâtre.

S. Longueur 3,7 à 4 mill. Antennes longues de 4 à 4,9 mill. Mandibules striées, armées de quatre dents. Épistome voûté, à pemne échancré devant. Arêtes frontales réduites à deux petites arêtes enroulées autour de l'articulation de l'antenne. Vertex fortement bombé.

Sculpture exactement comme chez la ®, mais la tête est plus mate, la ponctuation beaucoup plus espacée sur le métanotum et le pédicule, bien plus forte et plus dense sur le mésonotum. Pilosité plus courte que chez la femelle; pubescence plus laineuse sur le corps, du reste identique. Couleur de la femelle, mais un peu plus claire; ailes identiques, mais les pattes, les mandibules, les antennes et les organes sénitaux sont plutôt testacés.

Madagascar (M. Grandidier); Imerinà : Antananarivo, ete. (Rév. Père Camboué).

GENRE OLIGOMYRMEX.

Oucouvruex, Mayr, Tidschrift voor Entomolorie, pl. X (1867).

®. Antennes de neuf articles, dont les deux dermiers, très allongés,

: r à : ; ; forment une massue. Epistome bicaréné, mulique. Premier nœud du pé-

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dicule pétiolé devant, nodiforme derrière. Aïles avec une cellule cubitale et une grande cellule discoïdale rhombiforme. La nervure transverse s'unit au rameau ecubital externe loin du point de partage. Cellule radiale fermée.

Genre très rapproché du genre Solenopsis, Westwood. Les ® seules sont connues. On ne connaissait Jusqu'ici que deux espèces, l'O. concinnus, Mayr, des îles de la Sonde, et l'O. Oertzeni, Forel, de Grèce, toutes deux beaucoup plus petites que l'espèce suivante.

OLIGOMYRMEX GRANDIDIERI, nov. Sp.

6. Longueur 7,5 mill. Mandibules fortes, lisses, luisantes, ponctuées, armées de sept dents. Épistome avec une large échancrure au milieu de son bord antérieur et deux carènes longitudinales assez obtuses et écartées qui divergent en avant et n'atteignent pas le bord. En arrière, l'épistome est prolongé entre les arêtes frontales; aire frontale indistinete; sillon frontal profond. Bord postérieur de la tête assez droit, un peu plus large que le bord antérieur et que le thorax. Thorax assez allongé, Métanotum armé de deux tubereules obtus, longitudinaux. Le pétiole du premier nœud du pédicule est court et large; le nœud lui-même, vu de côté, est cunéiforme (en triangle obtus); son bord supérieur est obtus et rectiligne. Second nœud arrondi, plus large que long. Un petit tubercule mousse sous chaque article du pédicule. Abdomen allongé. Antennes de neuf articles; scape court, atteignant à peine le quart postérieur de la tête; massue de deux articles, aussi longue que le reste du funicule; dernier article presque deux fois long comme l’avant-dernier. Ocelles situés chacun au fond d’une fossette.

Joues, fossettes antennaires, côtés de l'épistome, front et métasternum striés en long; sur le front, les stries, denses devant, s'écartent en arrière en divergeant, el finalement s'évanouissent. Postscutellum, face basale et bas de la face déclive du métanotum transversalement striés-ridés. Côtés du métanotum et nœuds du pédieule irrégulièérement rugueux; ces dermers en outre ponctués. Le reste du corps lisse et luisant, y compris le

milieu de l'épistome, entre les carènes, Parties lisses de la tête, ainsi que l'intervalle des stries de la partie postérieure du front, mésonotum, seutellum, premier segment de l'abdomen et moitié postérieure des segments suivants avec une ponclualion piigère espacée, très distincte, assez orossiére sur la tête et de plus en plus fine en arrière (fine sur l'abdomen).

Une pilosité abondante, très courte, un peu courbée et oblique , est répandue partout; elle est assez oblique, demi-couchée sur les tibias et les tarses. Sur le corps, surtout sur la tête, le thorax et le pédicule, elle est entremélée de poils plus longs et plus dressés.

D'an noir plus ou moins brunâtre; abdomen et scapes d'un brun noirâtre; paltes, funicules el moitié terminale des mandibules d'un brun plus clair, plus ou moins roussâtre.

Ailes courtes (longueur d'une aile supérieure 5,6 mil. ), presque hvalines; nervures et tache marginale Jaunâtres.

Environs d'Antananarivo (Rév. Père Camboué).

Cette espèce ressemble assez à l'O. Oertzeni, mais ce dernier est beaucoup plus petit, a le premier article du pédicule plus étroitement et plus longuement pétiolé, et possède deux fortes dents au métanotum.

Gexre SIMA.

Sia, Rover, Berliner entomologische Zeitschrift (1863 ). [a] (e] u

#. Corps long, grêle, filiforme; pédicule très allongé. Épistome non prolongé entre les articulations des antennes, tronqué devant: la troncature est dirigée d'avant en arrière et en bas; son bord supérieur est garni d'une rangée de cils. Antennes de douze articles. Pas d'aire frontale. En général trois ocelles. Métathorax mutique. Des éperons pectinés à toutes les pattes.

©. Comme la 5. Pronotum formant 1/5 à 1/4 de la longueur du dos du thorax.

Ailes courtes avec deux cellules cubitales, une longue cellule discoïdale et une cellule radiale fermée, assez courte.

#. Beaucoup plus petit que la © et plus petit que la Ÿ. Antennes de

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douze articles, comme chez la © et la Ÿ (du moins chez la S. migra); scape très court; premier article du funicule à peine plus long que large: les autres longs, cylindriques, subégaux. Mandibules courtes, épaisses, à bord terminal denté. Épistome non tronqué; aire frontale distincte. Dos du pronotum plus court que chez la ®, mais disposé horizontalement, comme chez elle. Valvules génitales extérieures fort grandes, fort convexes en dehors, triangulaires-arrondies. Forme générale du corps comme chez la Ÿ et la ©. Seconde cellule cubitale plus petite que chez la ©.

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