‹ Histoire naturelle des Iles Canaries (volume 3)Chapitre 108 sur 243 · II: FAMILLE INÉQUILATÉRIDÉES. — INEQUILATERIDÆ, & Ors · texte numérisé non relu

II: FAMILLE INÉQUILATÉRIDÉES. — INEQUILATERIDÆ, & Ors

Composée des coquilles fines, irrégulières, à côtés inégaux , cette famille ne comprend encore qu’un seul genre exclusivement propre aux Canaries.

GENRE WEBBINE. — WEBBINA, d’Orb.

Caracrères. — Coquille fixe, irrégulière, inéquilatérale, allongée, arquée, convexe en dessus, plane en dessous; loges déprimées, convexes en dessus, planes en dessous , ovales, se recouvrant à leur extrémité seulement en dessus : et dont chacune représente, sur sa ligne longitudinale, la moitié des loges des genres précédents. Axe contourné. Ouverlure unique, ronde, placée à l'extrémité et en dessus de la dernière loge, ou tout-à-fait latérale à l’axe longitudinal. Contexture rugueuse (Modèles, n° 102, 5° livraison).

Rapports el différences. Ce genre diffère essentiellement de tous les autres Slichos-

stègues, en ce que la coquille est inéquilatérale , au lieu d’être régulière, en ce qu’elle est fixe au lieu d’être libre ; d’ailleurs il forme anomalie parmi les autres genres de cette famille, comme le pleuronecte parmi les poissons à parties paires ; en effet, c’est pour ainsi dire une Nodosaire qui aurait été pressée, et se serait aplatie d’un côté, tout en restant convexe de l’autre, tandis que l'ouverture se serait retournée pour être en dessus. C’est encore, si l’on veut une Nodosaire coupée longitudinalement, et appliquée aussi sur les différens corps.

N°6. WegBiNE RUGUEUSE. — WEBBINA RUGOSA, d’Orb. ?

PL. 1, fig. 16-18.

W. Testä depressä, elongatä, contortä, albid& supra convexo-rugosé subiüs complanatä, loculis tribus, pyriformibus ; aperturé rotundéä , peristomale elevato, incrassato. Dimension. Longueur : 1/2 millimètre.

Coquille. Allongée, arquée, déprimée , mince, fragile, lisse et plane en dessous, convexe et trèsrugueuse en dessus. Loges au nombre de trois ( dans les individus que nous connaissons), pyriformes, élargies en arrière, acuminées en avant, se recouvrant sur le quart de leur longueur seulement en dessus, et apparentes en entier en dessous, séparées par de très-forts étranglements; la première loge acuminée en arrière. Ouverture ronde , placée en dessus de l’extrémité de la dernière loge , très-saillante, etentourée de bourlets épais.

Couleur blanche. Cette singulière coquille, unique dans son genre, paraît avoir été fixée, comme le

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sont les Troncatulines. Nous l’avons rencontrée dans le sable de l’île de Ténériffe, où elle est excessivement rare.

Troisième ordre.

HÉLICOSTÈGUES. — HELICOSTEGUES, D'Ors.

Loges empilées ou superposées sur un seul axe, formant une volute spirale régulière et nettement caractérisée. Spire oblique ou enroulée sur le même plan.

Ie FAMILLE. NAUTILOIDÉES. — NAUTILOIDÆ , D'Ors. GENRE CRISTELLAIRE. — CRISTELLARIA, Lamarck.

N° 7. CRISTELLAIRE DE SAULCY.—CRISTELLARIA SAULCYI, d’Orb. PI. 3, fig. 7-9.

C. Testä oblongo-elongaié, convexä, subcarinatä, anticè lævigatä, posticè costat& ; loculis octonis , oblongatis, duobus ullimis lœævigalis; suturis elevatis ; umbilico convexo ; aperturä simplici.

Dimensions. Diamètre, 25 de millimètre,

Coquille. Oblongue ou allongée, lisse, brillante, très-convexe sur le milieu de la longueur des loges , amincie sur la partie dorsale , et presque carénée, à bords entiers. Loges au nombre de huit, dont six se rejoignent autour de la spire, et sont marquées extérieurement d’un fort bourrelet sutural ; les deux

autres séparées, projetées et entièrement lisses ; la dernière tronquée, lisse et un peu convexe en dessus. Ombilic convexe et lisse.

Ouverture. Simple à l'angle carénal dorsal.

Couleur. Blanc uniforme.

Par ses loges projetées , cette espèce se rapproche de notre Cristellaria Cadonensis, fossile des terrains

oolithiques des environs de Caën , tout en s’en distinguant pour sa grande épaisseur, et par beaucoup

d’autres détails de caractère.

Nous l’avons découverte dans le sable de Ténériffe, rapporté par MM. Webb et Berthelot.

N° 8. CRiSrELLAIRE DE BERTHELOT.— CristELLARtA BERTHELOTIANA , d'Orb.

PI. 1, fig. 12-13.

G. Testé oblongé , angulaté, compressé, lœvigaté, albä, nitidé ; margine rolundato-integr& , loculis decem elongatis , ultimo suprà convexo, duobus ultimis projectis , suturis complanatis, aperturé simplici.

Dimensions. Diamètre, 4 millimètre.

Coquille. Oblongue , lisse , mince, fragile , brillante, arrondie en arrière , anguleuse, aiguë en avant, très-comprimée sur les côtés, à pourtour entier et arrondi. Loges au nombre de dix à onze, dont huit rejoignent le retour de la-spire. Les autres sont très-obliques et séparées, toutes entièrement lisses et sans sutures apparentes autrement que par la transparence ; la dernière à partie supérieure convexe arrondie. Ouverture simple à l'angle supérieur saillant. -

Couleur. Blanc uniforme.

Gette espèce , par sa compression , son dos arrondi , ses sutures non distinctes , a beaucoup de rapports avec la Cristellaria crepidula ; mais elle s’en distingue par ses loges projetées , par sa plus grande compression et par une forme plus anguleuse en avant.

Nous l’avons rencontrée, mais rarement, dans le sable de l’île de Ténériffe, recueilli par nous sur

les lieux.

GENRE ROBULINE. — ROBuLINA , D’Orb.

N°9. RoBuuine nes Canarres. — Rosuzina Cawarrensis , d Or. PI. 3, fig. 3-4.

R. Test& orbiculato-compressä, lævigatä, nitid@&, alb&, carinaté : caren& brevi, non secante; loculis quinque vel sex arcuats, ultimo suprà complanato ; suturis complanats; disco umbilicali magno ; aper -

ur triangulart, anticè radialä.

Dimensions. Diamètre , 1/2 millimètre.

Coquille. Suborbiculaire, brillante , lisse, épaisse , transparente comme du verre, trèc-convexe au centre, amincie et carénée sur les bords, sans être tranchante ; la carène entière très-étroite. Loges au ombe de cinq ou six , toutes formant un triangle aigu très-arqué du côté aigu, sans sutures marquées autrement que par A transparence ; & dernière un peu moins épaisse que les autres , prolongée en pointe près de la ligne dorsale, radiée, à cette partie, tronquée et lisse en dessus; ombilic très-convexe, marqué d’un disque assez grand , autour duquel viennent s’enrouler les loges. Ouverture près de l’angle antérieur, marquée de quelques rayons. Ses loges sont plus nombreuses dans l'extrême jeunesse:

Couleur. Blanc uniforme.

Par sa forme, par son disque , par ses loges lisses, cette espèce a de l’analogie avec notre Robulina cullrala; mais nous trouvons toujours dans celle-ci une taille moitié moindre , une carène non tran-

chante et courte, au lieu d’être très-large , et la bouche non concave, caractères qui nous autorisent à l’en séparer entièrement.

Nous l’avons rencontrée dans le sable de l’île de Ténériffe, rapporté par MM. Webb et Berthelot, ainsi que dans celuique nous avons recueilli nous-même ; elle y est peu rare.

GENRE NONIONINE. — Nonronina, D’Orb. No 10. Noniomne Sreureère. — Nomonina STELLIGERA , d'Orb. PI. 3, fig. 12.

N. Testä suborbiculato-compressé, punctatä, alb@, umbilicatä , margine rotundatä ; lateraliter stelligeré ; loculis novem arcuatis, convexis , in umbilico articulatis; ultimo convexo , rotundo ; suturis excavalis ; aperturä angustatà.

Dimensions. Diamètre . 174 millimètre.

Coquille. Suborbiculaire, très-comprimée sur les côtés, légèrement pointillée, très-fragile, à pourtour très-convexe, arrondi non découpé, accroissement peu rapide. Loges au nombre de neuf, très-larges, très-arquées , convexes, marquées entre chacune d’un bourrelet qui commence assez près du bord , s’élargit en s’avançant vers l’ombilic et forme un coude près de cette partie. Ces bourrelets , dans leur ensemble, représentent une rosace contournée au milieu de laquelle est un ombilic. La dernière loge convexe est arrondie. Ouverture linéaire contre le retour de la spire.

Couleur blanchâtre.

Voisine, par son espèce d'étoile latérale, par ses loges arquées, de la Vonionina elegans de Terre- Neuve, elle en diffère par son ombilic creusé , par le coude de chaque bourrelet sutural près du centre et par une plus grande compression. :

Nous l’avons rencontrée dans le sable recueilli par nous à Ténériffe. Elle y paraît très-rare.

N° 11. NonIoNINE DES GaNARIES. — NonIONINA CANARIENSIS, D’Orb. PI 2, fig. 33-34.

N. Testé suborbiculalé , compressä, rugosä , flavescente, umbilicaté , margine rotundato, non integro. Loculs

sex convexo inflatis ; ullimo convexo.

Dimensions. Diamètre, 475 millimètre.

Coquille. Suborbiculaire , comprimée, fortement pointillée ou même rugueuse, à pourtour arrondi, fortement découpée par la convexité des loges, accroissement peu rapide. Loges au nombre de six , trèslarges, très-bombées, globuleuses, non arquées, à suture simple et très-profonde ; ombilic profond et large. Ouverture assez grande, contre le retour de la spire.

Couleur. Jaunâtre.

Également voisine de la précédente et de la MNonionina elegans , celle-ci s’en distingue par ses loges bombées, non arquées, par sa contexture très-rugueuse et par son large ombilic.

Gette espèce est très-rare dans le sable de l’ile de Ténérifte.

GENRE POLYSTOMELLE. — POLYSTOMELLA , Lam.

N° 12. Porysromezze DE Berrnecor. — Porysromeczca BErrHELOTIANA , d'Or.

PL. 2, fig. 31-32.

P. Testé suborbiculato-convexä, alb& ; margine carinatä , loculis viginti duo angustatis, minime arcuatis , transpersim irregulariter costatis , ullimo angustato; suturis elevatis.

Dimensions, Diamètre : 112 millimètre.

Coquille. Suborbiculaire, anguleuse, à pourtour entier, caréné, anguleux et tranchant ; partie ombilicale convexe et sans disque. Loges étroites, au nombre de vingt-deux, un peu arquées , divisées par de petites fossettes transversales, peu distinctes, qui séparent des bourrelets souvent élevés, mais épars, sans former des lignes obliques à l’enroulement spiral; sutures saillantes; la dernière loge tronquée et anguleuse. Ouvertures près du bord.

Couleur blanchâtre sale.

Voisine, par sa grande convexité latérale, de la Polystomella Laniert de Guba et de la P. angularis de Rawack, cette espèce s’en distingue par des caractères tranchés : de la première, par le désordre des côtes et des loges, par une carène plus marquée ; de la seconde, par plus de convexité et le manque de disque.

Nous l’avons découverte dans le sable de l'ile de Ténériffe, recueilli par nous ; elle y est rare.

No 13. PoLYSTOMELLE APLATIE. — POLysTOMELLA cOMPLANATA , d’Orb.

PL. 2, fig. 35-36.

P. Testé suborbiculato-compressä , alb&, margine subrotundatä ; loculis duodecim arcuatissimis | ad mediam longitudinem striatis , ultimo subconvexo; suturis marginatis ; aperturis marginatis.

Dimensions. Diamètre : 175 millimètre.

Coquille. Suborbiculaire très-comprimée sur les côtés, à pourtour entier, et assez arrondi, n’ayant aucune carène ; partie ombilicale plutôt concave que convexe, couverte d’aspérités tuberculeuses. Loges au nombre de douze, étroites , on ne peut plus arquées, lisses, marquées sur la moitié de leur largeur d’une série de stries ou de trous allongés transverses contre la suture , sans suture saillante, la dernière loge tronquée , néanmoïns un peu convexe. Ouvertures en lignes sur le pourtour extérieur de la dernière loge.

Couleur. Blanc uniforme.

Par ses loges plus arquées, par sa compression latérale et par les deux stries de ses loges , elle se distingue de toutes les autres espèces connues, ne se rapprochant pour la forme que de la Po/ystomella Lessonni , dont les côtes occupent toute la largeur des loges.

Elle est rare à l’île de Ténériffe où nous l’avons rencontrée.

Ir. (2° PARTIE. } (FORAMINIFÈRES ) — 17

Ile FAMILLE. TURBINOIDÉES. — TURBINOIDÆ, »’Ons.

GENRE ROTALINE. — ROTALINA , D’Orb.

N° 14. RoTALINE DE BERTHELOT, — RorariNa BERTHELOTIANA , d’Orb.

R. Testé orbiculalo-convexé , suprà subtüsque æqualiter convexis , lævigatä , flavescente , carinatä ; margine integré; spiré conicé, minimé convexä, anfractibus quaternis ; suluris elevatis, cærulers ; loculis septem

angulatis, obliquis, suprà subtüsque limbatis, ultimo carinato.

Dimensions. Diamètre : 418 de millimètre.

Coquille. Lisse; suborbiculaire, assez convexe, également élevée etconique en dessus et en dessous, fortement carénée à son pourtour. Spire conique, peu élevée, obtuse à son sommet, composée de quatre tours, peu rapides dans leur accroissement, marqués sur les sutures, d’un bourrelet large et élevé. Loges aunombre de sept au dernier tour, toutes carénées , anguleuses , obliques en dessus , fortement séparées par des bourrelets qui les entourent et les rendent comme concaves, la dernière anguleuse en dessous ; point de disque ombilical, les saillies des sutures inférieures des loges viennent s’y réunir sur une partie convexe. Ouverture étroite en croissant sur le retour de la spire.

Couleur, jaunâtre. Les bourrelets entourant les loges sont bleuâtres , et les encadrent agréablement.

Rapprochée de plusieurs espèces également carénées, et plus ou moins bordées comme la À. caribæa, R. deformis, de Cuba, la R. communis de l’Adriatique , cette espèce en diffère néanmoins en ce qu’en dessus comme en dessous , toutes les loges sont largement séparées par une suture élevée et large, tandis que , chez les autres , la bordure n’est jamais que partielle.

Nous l’avons rencontrée dans le sable de Ténériffe, recueilli par nous à notre passage dans cetteile, elle y est peu commune. |

N° 15. RoTaziNE DES Canaries. — RoTALINA CANARIENSIS, d’Orb. PI. 1, fig. 34.36.

B. Testé oblongaio-depressä, punctatä vel rugosä, flavescente, carinalä, margine non integré; spird obtusissiméä, anfractibus tribus distinctis; loculis quinis, oblongatis , arcuatis, supra limbatis, infrà simplicibus; apertur& limbatä.

Dimensions. Diamètre : 412 millimètre.

Coquille. Oblongue ou arrondie, très-déprimée, carénée sur ses bords, et comme festonnée, également convexe des deux côtés, pointillée partout. Loges au nombre de cinq à six au dernier tour, toutes carénées sur leurs bords , et en festons ; en dessus, elles sont oblongues , arquées , arrondies , non convexes, et bordées d’un très-large bourrelet ; en dessous, elles sont triangulaires, sans bordure, à sutures simples, souvent à ombilic un peu déprimé à la réunion des loges, la dernière non carénée en dessous. Ouverture allongée , en croissant , marquée d’un bourrelet supérieur.

Couleur , jaunâtre uniforme.

Voisine de l’espèce précédente par sa carène , elle s’en distingue par une plus grande dépression , par des tours de spire s’accroissant plus rapidement, par ses bordures d’un seul côté et ses bords festonnés. Ces mêmes caractères la distinguent de la À. caribæa. Agée, elle a une dépression ombilicale qu'on ne lui voit point précédemment.

Elle est des plus commune dans le sable de l’île de Ténériffe, où nous l’avons rencontrée.

N° 16. RoTauNe nérissée. — RoraziNa mirsura, d’Orb. PI. 1, fig. 37-39,

R. Testä depressä , fragik, rugosé, hirsut& vel perforat&, albä, carinatä, margine non integré; spirä depress&, anfractibus binis, parüm distinctis, loculis quatuor oblongatis | ultimo punctato ; aperturä minimé.

Dimensions. Diamètre : 115 de millimètre.

Coquille. Ovalaire, très-fragile , très-déprimée , carénée et fortement festonnée sur les bords ; également convexe des deux côtés, pointillée ou trouée sur la dernière loge , hérissée sur les autres. Spire croissant très-rapidement, peu apparente, très-obtuse, composée d’un tour et demi. Loges au nombre de quatre au dernier tour, oblongues, obliques et arquées en dessus ; triangulaires à angles très-arrondis en dessous , où elles sont plus convexes qu’en dessus ; toutes très-distinctes, séparées par des sutures bien marquées ; elles manquent entièrement de limbe ; au centre, elles forment une très-légère dépression. Ouverture en croissant sur le retour de la dernière loge.

Couleur. Blanc uniforme.

Par les pointes dont elle est hérissée, cette espèce diffère essentiellement de toutes les autres.

Nous l’avons rencontrée dans le sable de l’île de Ténérifte, où elle n’est pas très-rare.

N°17 RoTALINE ENVELOPPÉE. — RoTariNA contecrA, d'Orb. Gyroëdina contecta, d'Orb., 1825, Tabl. des Céph., p. 112, n° 7.

R. Testé suborbiculatä, depressä, punctatä, flavescènte, subcarinaté , supra complanatä, subtüs convexoconicä ; spir@ planä, anfractibus tribus; loculis undecim, angustatis, arquatis, disco umbilicali magno.

Dimensions. Diamètre : 112 millimètre.

Coquille. Suborbiculaire , épaisse, pointillée , un peu carénée sur son pourtour , sans être festonnée , très-unie en dessus, très-convexe et un peu conique en dessous. Sprre aplatie , lisse , composée detrois tours dont les premiers peu distincts. Loges au nombre de onze au dernier tour , arquées, étroites; peu saillantes en dessus, elles le sont un peu plus en dessous, tout en ayant la même forme; au centre ombilical elles forment un très-large disque convexe et pointillé. Ouverture en croissant sur le retour de la spire , sur la partie de la dernière loge en contact avec la carène.

Couleur , blanche ou jaunâtre uniforme.

C’est de toutes les espèces celle dont la partie inférieure est le plus conique sans être trop élevée; et ce caractère, joint à son large disque, la distingue facilement des autres.

Elle habite la mer Adriatique près de Rimini, où elle est assez commune, 'et l’île de T'énériffe; dans ce dernier lieu, elle est moins abondante, et ses loges sont toujours moins convexes. Elle s’enrouleindiftéremment à droite ou à gauche.

N° 18. RoTauiNE DE Lamarck. — Rorarina LamarCkraNa, d’Orb. PI. 2, fig. 13-15.

R. Test suborbiculatä, lævigatä, albä, umbilicatd; margine rotundatä, suprà concavä, subtüs convexd, spirä

depressä, anfractibus trinis distinctis ; loculis sex arquatis, lævigatis.

Dimensions. Diamètre : 415 de millimètre.

Coguille. Arrondie , très-convexe , bombée, lisse, à pourtour très-arrondi , concave en dessus et en

dessous. Spire un peu concave , composée de trois tours distincts. Loges au nombre de six au dernier tour, sans saillies, à peine séparées par des sutures” transparentes non excavées, et très-arquées des deux côtés; à leur centre , elles laissent voir un ombilic assez large et profond. Ouverture occupant, sur la dernière loge, toute la largeur du retour de la spire.

Couleur. Blanc uniforme.

Par son large ombilic, elle se rapproche de la Rotalina Soldant (Gyroidina Soldanti), mais en diffère , par ses loges lisses et non bombées en dessus , par sa forme plus renflée, et par sa spire concave.

Nous l'avons rencontrée dans le sable de l’île de Ténériffe recueilli par MM. Webb et Berthelot.

N° 19. ROTALINE TRONCATULINOÏDE, — ROTALINA TRUNCATULINOIDES , d Orb.

R. Testä suborbiculato-conicé, punctaté, albä, carinatä, suprà plano-truncat& , vel concav&, subtüs elevatoconicä, umbilicatà ; spirä depressä, limbatä , anfractibus tribus complanatis ; loculis quatuor angulatis.

Dimensions. Diamètre : 413 de millimètre.

Coquille. Suborbiculaire, convexe , pointillée, à pourtour très-caréné sans être tranchant , tronquée ou même un peu concave en-dessus ; très-convexe , conique, à sommet ombiliqué et évidée sur les côtés en dessous. Sprre déprimée et concave, composée de trois tours très-séparés sans être convexes. Loges au nombre de quatre ou quatre et demie au dernier tour, triangulaires , larges, droites , simples en dessous, bordées sur la sutureïspirale en dessus , elles ne forment aucune saillie, et la dernière est très-carénée au pourtour de la bouche. Ouverture en fente , au milieu de la largeur de la dernière loge, contre le retour de la spire.

Couleur. Blanc uniforme.

Cette espèce, par sa spire tronquée et même concave, reproduit en tout la forme des Troncatulines, dont elle se distingue par la place de son ouverture. Sa troncature jointe à son ombilic, et à sa forme élevée et conique, la distingue facilement de toutes les autres espèces.

Nous l’avons découverte dans les sables de l’île de Ténériffe, où elle est assez commune.

GENRE GLOBIGÉRINE. — GLOBIGÉRINA, d’Orb.

N° 20. Gromicérine Bucroïoe. — GLosrceriNA Buzcoipes, d’Orb.

PL. 2, fig. 1-3-98.

Polymorphium tuberosum et globiferum , Soldani, 117 ; S'aggio or., t. 2, p. 117, t. 193, fig. H. Z. O. P. Globigerima bulloides, d’Orb. 1825. Tab. meth de Céphal., p. nr, n° 1. Modèles, n° 17 et 76.

G, Testä convexiuscul&, rugos4, flavescente, spir& convex@ , loculis quatuor sphericis , apertur& magna.

Dimensions. Diamètre : 2/5 de millimètres.

Coquille. Assez convexe, plus large que haute, rugueuse et finement perforée. Spire très-obtuse, composée d’un tour et demi ; ou dans l’âge le plus avancé seulement de sept loges. Loges sphériques , bien détachées les unes des autres , au nombre de quatre au dernier tour, laissant à leur centre un ombilic profond. Ouverture unique, large, placée dans l’ombilic même.

Couleurs. Sa teinte varie du jaunâtre clair au blanc.

Par les quatre loges de son dernier tour , à l’âge adulte , cette espèce se rapproche des GZ. helicina, dont elle se distingue néanmoins par une forme d’ensemble beaucoup plus déprimée , et par ses loges plus distinctes. C’est à l'exception du G. rubra, qui peut lui être comparé sous ce rapport, l’espèce dont les loges sont le plus séparées.

Cette espèce habite en grand nombre la mer Adriatique, près de Rimini ; elle se retrouve assez communément aux Canaries , à l’île de Ténériffe, mais avec cette différence, qu’elle y est toujours plus rugueuse; ce que nous ne pouvons considérer que comme une modification locale.

N° 2. GLOBIGÉRINE CANARIENNE.—GLOBIGERINA CANARIENSIS, d’Orb.

PI. 2, fig. 10-12.

G. Testä convexo-ovatä, rugosä, albé ; spir& elevatä, anfractibus tribus parüum disunctis, apice obtuso; loculis

tribus , oblongatis , subangulatis ; apertur& minima.

Dimensions. Diamètre : 472 millimètre.

Coquille. Frès-convexe, un peu ovalaire , plus haute que large , rugueuse , marquée partout de larges dépressions rugueuses , non perforées. Spire saillante, élevée, un peu obtuse à son sommet, composée de trois tours peu distincts au sommet , ou de neuf à onze loges à l’âge adulte. Loges oblongues dans le sens de l’axe, peu détachées, et anguleuses, ce que détermine l’aplatissement de la convexité latérale de chacune ; elles sont au nombre de trois au dernier tour , et ne laissent entr’elles qu’un très-léger ombilic. Ouverture unique , placée sur le retour de la loge dans l’ombilic, de manière à peu l’apercevoir.

Couleur. Blanc uniforme, ou un peu jaunâtre. .

Peu d’espèces ont autant de rapports généraux de forme que celle-ci et le Globigerina elongata, de l'Adriatique ; néanmoins nous n’osons pas les réunir en une seule espèce , le G. Canariensis étant plus largement marqué de dépression, sa spire beaucoup plus saillante et nombreuse en loges, et son ouverture allongée, presque cachée, tandis qu’elle est large , presque ronde , tout -à-fait externe dans le GL. elongata.

Cette coquille qui, comme presque toutes les espèces turbinées, est indifféremment enroulée à droite ou à gauche , est très-commune dans les sables de Ténériffe , où nous l’avons rencontrée.

N° 92. GLoBIGÉRINE HÉRISSÉE. — GLOBIGERINA HiRsuTA , d'Orb.

PI. 2, fig. 4-6.

C. Testä suborbiculalä, depressé , tuberos&, hirsuté, alb& , perforat&; spir& depresso-concavä, anfractibus binis ; loculis quinis , sphericis ; suturis excavalis ; apertur& mediocri.

Dimensions. Diamètre : 415 millimètres.

Coquille. Orbiculaire, déprimée, beaucoup plus large que haute , couverte partout de pointes allongées, tubuleuses , creuses , qui la rendent comme hérissée. Spire concave au sommet, presqu’enroulée sur elle-même sur un même plan, composée de deux tours, le premier peu distinct et encrouté ou de huit à neuf loges en tout. Loges sphériques , très-détachées , au nombre de cinq au dernier tour , croissant rapidement et laissant entr’elles un assez large ombilic. Ouverture unique en croissant, bordée d’un bourrelet , et placée dans l’ombilic même.

Couleur, blanche.

De toutes les espèces du genre , celle-ci est peut-être la plus jolie, la plus remarquable par la longueur des petits tubes dont elle est hérissée, par la régularité de sa forme et par son enroulement sans saillie spirale. Ses cinq loges au dernier tour la rapprochent du G. Dutertrei , dont elle diffère par sa spire non saillante , par ses épines et par son enroulement.

Nous avons rencontré cette espèce dans le sable de Ténériffe , recueilli par MM. Webbet Berthelot,

No 23. CLOBIGÉRINE RENFLÉE. — (GLOBIGERINA INFLATA, d'Orb. PI. 2, fig. 7-9.

G. Testé suborbiculaté, globosé, punctaté, lucidä, albä ; spirä brevi, obtusé , anfractibus duobus , partim

amplexantibus ; loculis quaternis, convexis; suturis minimé excavalis ; aperturâ magnä.

Dimensions, Diamètre : 1/5 de millimètre.

Coquille. Orhiculaire , très-convexe , presque sphérique , presqu’aussi haute que large, légèrement marquée de petits points ou trous, qui ne l’empêchent pas d’être brillante. Spire peu convexe, trèsobtuse , en partie recouverte par le retour des loges , composée de deux tours peu distincts au sommet, ou de sept à huit loges en tout. Loges globuleuses peu détachées les unes des autres , au nombre de quatre au dernier tour ; leurs sutures sont peu profondes, et leur jonction à angle droit au centre n'y laisse qu’une très-légère dépression ombilicale. Ouverture unique , en croissant , très-longue , occupant presque toute la longueur de la dernière loge.

Couleur, blanche.

Nous ne connaissons aucune autre espèce qu’on puisse confondre avec celle-ci par ses spires se recouvrant en dessus , sur plus de la moitié de la. largeur des loges ; c’est aussi la plus sphérique dans son ensemble, et l’une des moins ombiliquée,

Nous l’avons recueillie dans le sable à Santa-Cruz de Ténériffe, où elle paraît rare.

GENRE PLANORBULINE. — PLANORBULINA , d’Orb.

N° 24. PLANORBULINE COMMUNE. — PLANORBULINA VULGARIS, dOrb. PL. 2, fig. 30.

Planorbulina mediüerranensis, d'Orb., 1895, Tab. méth. des Céph., p. 114, no 2. Planorbulina vulgaris, d’Orb., Foramin. de Cuba., p. 85.

Has. La Méditerranée, les Antilles, l’île de Ténériffe.

GENRE TRONCATULINE. — TRUNCATULINA, d’Orb.

Nc 25. TRONCATULINE LOBÉE. — TRuNCATULINA LoBarA , d’Orb. PI. 2, fig. 22-24.

Nautilus lobatulus, Walkers, Min. sch., t. 3, f. 71. Serpula lobata, Montag., Test., p: 515, etsup. p. 160. Hammonia tuberculata, Sold. 1, p. 58, t. 45, fig. à kk ll mm.

T. Testé depressä, suborbiculari, irregulart, carinatä, creberrimä, albd, anfractibus duobus vel tribus ; loculis

convexis, minimè arcualis ; aperturé scussuralä, prolongalàä.

Dimensions. Diamètre : 4 millimètre.

Coquille. Très-déprimée , suborbiculaire ou ovale , souvent très-irrégulière, un peu convexe uniformément en dessus, et sans disque ni dépression ombilicale, et à bords non amincis ni tranchans quoiqu’un peu carénés. S'pire composée de deux ou trois tours souvent peu réguliers. Loges, variables en nombre, de cinq à onze au dernier tour, assez peu arquées, plus ou moins convexes , séparées par des sutures souvent à peine excavées, découpées sur leurs bords en feston convexe régulier;

aucune n’a de bordure, Ouverture marquée en dessus par une légère ouverture, mais se continuant en dessous , sur les deux ou trois dernières loges.

Couleur. Blanc uniforme quelquefois un peu violacé.

Gette espèce, très-variée dans ses formes , par suite de l'inégalité des corps sur lesquels elle se fixe , et dont elle prend les contours , se distingue de notre Truncatulina miquelonensis, par une plus grande dépression, par les festons que forme à son pourtour la saillie des loges, et par moins de régularité. Elle diffère dela T. advena par le manque de dépression ombilicale ; et des T! refulgens par une bien plus grande dépression générale.

Has. La Méditerranée, les côtes de France et d’Angleterre, d'Irlande, sur l'Océan Atlantique, les îles Canaries.

Fossile dans les terrains tertiaires d'Italie, de l'Autriche, dans le crag d’Angleterre , dans les bassins de Bordeaux et de Paris.

N° 26. TRONCATULINE VARIABLE. — T'RUNCATULINA varraABILIS, dOrb. PI. 2, fig. 29.

Hammonia tuberculata , Soldani 17, Saggio or., pl. 70, 71, 72, 73, 74, 75, 76, 77, 78, 79, 80, 81, 82, 83, 84, 85, 86, 87, 88, 89, 90, 91, 92, 93.

T. Testé tuberosä , irregulariter contortä, perforatä , rose&; anfractibus irregularibus, loculis inæqualiter

convezxts, tuberosis; aperturé rotundä.

Dimensions. Diamètre : 4 millimètre ou 4 millimètre et demi.

Coquille. Assez convexe, très-irrégulière, sans forme fixe, Spire régulière dans le jeune âge, c’est-àdire pendant un tour ou un peu plus, puis les loges viennent se grouper irrégulièrement; souvent sans affecter de spire et présentant un amas informe, dont il est difficile de se rendre compte. Loges convexes , oblongues ou irrégulièrement contournées, toutes très-rugueuses, et percées sur la surface d’un très-grand nombre de petits trous également espacés, plus marqués sur les dernières loges. Ouverture souvent peu régulière, généralement ronde, placée sur le côté inférieur de la dernière loge.

Couleur, violacée , ou rosée ; quelquefois jaunâtre.

Cette espèce se distingue facilement de toutes les autres, par ses loges convexes, globuleuses, non carénées; elle en diffère encore par une irrégularité telle que souvent l’assemblage de ses loges forme un amas de loges dont il est impossible de suivre la succession. Soldani, qui ne voyait que la différence des formes qui se présentaient sous son microscope , sans apprécier les limites spécifiques des corps, a rempli vingt-cinq grandes planches in-4°, des variétés qu’elle présente.

Cette espèce est très-commune dans la Méditerranée , où elle s’attache aux fucus, aux corallines, et même aux rochers. Nous l’avons rencontrée en très-petit nombre dans les sables rapportés des côtes de l’Orotava , à Ténériffe, par MM. Webb et Berthelot.

GENRE ROSALINE. — ROSALINA , d'Orb.

No 27. Rosazine De BerrHEeLor. — Rosazina BerrHELoTr, d'Orb. PL. 1, fig. 28-30.

R. Testé depressissimä, carinalä, punclatä: spiré brevi; anfractibus duobus , partim opertis; loculis depressis P ; DNA 5 ; ;

carinatis, arcualis, margine Lmbats.

Dimensions. Diamètre : 112 millimètre.

Coquille. Ovale, operculaire , très-déprimée , fortement carénée et tranchante sur ses bords, quisont

entiers, très-légèrement ponctuée ou perforée , peu convexe en dessus, concave en dessous. Spireà peine convexe , à sommet des plus obtus, composée de deux tours peu distincts, recouverts , sur la moitié de leur largeur, par le retour de la spire. Loges au nombre de six au dernier tour, toutes étroites, très-arquées , lisses , un peu convexes , et très-peu séparées par les sutures ; elles sont à leur bord extérieur marquées d’une bordure, et au centre se réunissent autour d’un très-léger disque ombilical. Ouverture sous la saillie ombilicale des dernières loges, et peu visible.

Couleur. Blanc uniforme.

Cette espèce se rapproche évidemment , par sa grande dépression , de la Rosalina parisiensis ( Modèle no 38), fossile de Paris , et de notre R. depressa, fossile de la craie de Maëstricht ; mais elle diffère de la première par son manque de stries inférieures , de la seconde par sa bordure extérieure , de l’une et de l’autre par son disque ombilical. Elle s’enroule indifféremment des deux côtés.

Nous l'avons rencontrée dans les sables de T'énériffe, où elle est assez commune. Elle est très-fragile.

No 98. RosALINE VALVULÉE. — RosALINA VALVULATA , d’'Orb.

PL. 11, fig. 19-21.

Rosalina valvulata, d'Orb. 1825, Tableau méth. des Céph., p.105, n° 4.

R. Testé depress , lulescente, suprà convexiuscul@ , sublüs concavd, margine convexä, limbatä; spirä minimè convex@ ; anfractibus trinis distincts , loculis subplanis, limbatis.

Dimensions. Diamètre : 412 millimètre.

Coquille. Ovale, déprimée , non carénée , peu convexe en dessus , assez concave en dessous, sans pores apparens. pire très-peu convexe , composée de trois tours bien distincts, sans être très-convexes. Loges au nombre de cinq par tours; elles sont un peu convexes, obliques, arquées, bordées tout autour d’un bourrelet en dessus ; en dessous, elles sont irrégulièrement triangulaires , bordées seulement en dehors ; au centre chacune forme une sorte de languette large , anguleuse , sinueuse sur les bords, en recouvrement les unes sur les autres. Ouverture occupant la plus grande partie de chaque languette ombilicale.

Couleur , jaunâtre uniforme, plus pâle sur les bordures supérieures des loges.

Malgré de grands rapports généraux de forme avec l’espèce précédente, celle-ci en diffère beaucoup par les bordures de ses loges , par le manque de trous apparens , et de stries marginales ; aussi les distingue-t-on au premier aperçu. Elle est dextre ou senestre indifféremment.

Elle habite l’île de Ténériffe et les Antilles.

GENRE VALVULINE. — VALVULINA, d’Orb.

No 29. VALVULINE OBLONGUE. — VALVULINA OBLONGA, d’Orb. PL. 1, fig. 40-42.

V. Tesiä oblongé , depressä ,punctatä , alb& , nitid&, subtüs convexd; spurä brevissimé , anfractibus binis, loculis senis elongatis, convexis, ullimo magno convexo ; valvul& rotundä , umbilicalr. Dimensions. Diamètre : 118 de millimètre.

Coquille. Oblongue ou allongée , déprimée, pointillée, brillante, à pourtour arrondi , plus convexe

en dessous qu’en dessus. Spire peu élevée, à peine saillante , composée de deux tours croissant si rapidement que le second n’est pas le vingtième du dernier. Loges au nombre de six à sept au dernier

tour; toutes très-lisses, convexes, peu arquées ; la dernière très-grande , portant la valvule arrondie, petite , et couvrant toute la partie ombilicale.

Couleur blanche ou légèrement jaunûtre.

Par son grand allongement, par sa dépression , par son accroissement rapide, cette espèce se rapproche de notre 7’alulina auris dû Pérou, tout en s’en distinguant par un plus grand nombre de loges, par sa forme plus déprimée sur le pourtour , par son accroissement plus rapide , par sa spire plus oblique et enfin par sa valvule ronde. Elle s’enroule indifféremment à droite ou à gauche.

Nous avons découvert cette espèce dans le sable de Ténériffe, rapporté par MM. Webb et Berthelot. Elle est assez commune.

N° 30. VaLVuLINE ExCAVÉE. — VaLvurina Excavara ; dOrb,

PI 1, fig. 4345.

V. testé ovali, depressä, albä , subcarinatä, subiüs lævigatä, nitid&, umbilicatä , supra subplanä, rugosopunctaté ; spirä brevissimä ; anfractibus duobus ; loculis octo, elongato-triangularibus, supra planis, subtüs convezis ; valvulé oblongé , lateral.

Dimensions. Diamètre : 114 de millimètre.

Coquille. Oblongue, déprimée, presque plane , pointillée et rugueuse en dessus; convexe, lisse, brillante, et largement ombiliquée en dessous ; un peu comprimée et presque carénée à son pourtour. Spire très-courte , non convexe, composée d’un tour et demi à deux tours, croissant très-rapidement. Loges au nombre de huit au dernier tour, planes et peu distinctes en dessus ; un peu convexes, lisses, et trèsdistinctes en dessous; toutes triangulaires, allongées , et peu arquées ; la dernière grande, portant la valvule oblongue , non sur l’ombilic , mais sur le retour de la spire.

Couleur blanche ou un peu jaunâtre.

Très-voisine de la précédente par sa spire à peine marquée, par son accroissement rapide, par sa grande dépression, cette espèce s’en distingue nettement par son pourtour plus caréné , par ses deux côtés plus inégaux , par son large ombilic , ainsi que par sa valvule placée sur le retour de la spire et non sur l’ombilic ; ce dernier caractère la séparant aussi de toutes les autres espèces qui nous sont connues.

Elle habite l’île de Ténériffe, où nous l’avons rencontrée dans le sable. Elle y est rare.

GENRE BULIMINE. — BULIMINA, d’Orb.

N° 31. BuLIMINE SQUAMMIGÈRE. — BuLIMINA SQUAMMIGERA , d’Orb. PL. 1, fig. 22—924.

B. testä elongatä, lævigal&, punctatä , alb&, anticè posticèque acuminaté; spirä elongatä, turrité ; anfracüibus quinis, subplanis ; loculis squammosis , elongatis, posticè acuminatis ; apertur& virgularr.

Dimensions. Longueur totale : 4/2 millimètre.

Coquille. Allongée, presque cylindrique, lisse et brillante, quoique marquée de petits points espacés, très-obtuse à ses extrémités. Spire allongée, turriculée, composée de cinq tours très-peu convexes , sans suture profonde. Loges allongées, oblongues , surtout dans le jeune âge, et devenant d’autant plus convexes que la coquille est plus âgée ; toutes un peu acuminées à leur partie postérieure, et offrant, dans leur assemblage, l'aspect d’écailles régulièrement rangées; la dernière loge convexe dans toutes ses parties, même du côté de l’ouverture. Ouverture virgulaire, placée à l’extrémité supérieure de la dernière loge,

Couleur blanche.

Il est impossible de confondre cette espèce avec les autres ; elle est la plus allongée , et s’en distingue encore par l’aspect écailleux de ses loges.

ll. — (2° PARTIE.) (FORAMINIFÈRES.) — 18

Nous l’avons rencontrée dans les sables de Ténériffe que nous ont communiqués MM. Webb et Berthelot. Elle n’est pas rare, et varie assez dans ses formes.

GENRE ÜVIGERINE. — UVIGERINA , d’Orb. :

No 32. Uvicerine DES Canaries. — Uvicerina Canariensis , d’Orb.

U. testä oblongo-conicé , punctatä, albidä ; spirä conic&, anfractibus quinis minimè convexis ; loculis con-

vexis, per quamque spiram trinis - aperlur& rotundé ; siphone brevr. > PET quamq P ; > SP Dimensions. Longueur totale : 23 de millimètre.

Coquille. Oblongue , conique, acuminée à ses extrémités , lisse ou légèrement pointillée ; spire conique , assez courte, composée de cinq tours peu séparés, quoique distincts, dont le dernier occupe la moitié de la longueur totale. Loges peu globuleuses , peu séparées , au nombre de trois par tours de spire ; elles ne sont pas obliques , et chacune est placée au-dessus de celle qui la précède au tour précédent , de manière à se diviser en lignes longitudinales ; la dernière très-convexe , terminée par un trèsléger prolongement , à l’extrémité duquel est l’ouverture.

Couleur blanche.

Nous trouvons assez d’analogie entre cette espèce et l’Uvigerina nodosa , vivant dans la mer Adriatique ; néanmoins, elle en diffère spécifiquement par des loges moins globuleuses , moins séparées et plus allongées ; formant des lignes droites longitudinales , et non obliques.

Nous avons rencontré cette espèce dans les sables de Ténériffe, recueillis à notre passage dans cette île ; elle y paraît très-rare.

Cinquième Ordre.

ENALLOSTÉGUES. — ENALLOSTEGUES, n’Ors.

Dans ce cinquième ordre, comprenant les coquilles à loges assemblées en tout ou en partie par alternance, sur deux ou trois axes distincts , sans former de spirale, nous n'avons aux Canaries qu’une seule espèce appartenant au genre Textularia. Aussi les genres Dimorphina , Gultulina , Polymorphina, Virgulina, Bigenerina, Gemmulina , Vuloulina, Sagrina manquent-ils, au moins jusqu’à présent, dans ces îles.

GENRE TEXTULAIRE.—TEXTULARIA, Defrance.

N° 33. TEXTULAIRE SAGITTULE. a nn SAGITTULA.

Polymorphum sagittulum , Soldani ; S'aggio orth.,t. 2, p. 120, t. 133, f. 3. Textularia sagiütula , d'Orbigny, 1825. Tab. méth. des Céphal, ; p. 97, n. 20.

T. testà elongaté , compressiusculo-rugosissimé ; posticè acuminato-carinalä, anticè subcylindrico-truncatà ;

loculis angustatis, arcuatis, suprà limbatis ; aperturé lineari. Dimensions. Longueur : 2 millimètres.

Coquille. Alongée, droite, épaisse, un peu comprimée, acuminée et carénée postérieurement, légère-

ment renflée ou subeylindrique dans sa partie supérieure , tronquée en avant , couverte partout d’aspérités irrégulières très-prononcées , rendant sa superficie très-rugueuse. Loges étroites, arquées, transversales , non obliques , s’assemblant, sur la ligne médiane, par la continuation des sutures latérales ; elles s'appliquent les unes sur les autres, sans se recouvrir, mais débordant en escalier à la partie supérieure de chaque loge, pourvue d’un bourrelet assez marqué. Ouverture linéaire, au retour de la loge.

Couleur grisâtre.

Cette espèce se distingue facilement de toutes les autres, en ce qu’elle est la seule dont la partie supérieure de chaque loge soit pourvue d’un bourrelet saillant; c’est aussi l’une des plus rugueuses dans sa contexture.

Nous l’avons rencontrée en grand nombre dans les sables de la Méditerranée, sur les côtes d’Afrique et d'Europe ; elle se trouve encore assez communément dans les sables de Santa-Cruz de Ténériffe , où nous l’avons recueillie à notre passage dans cette île. La même espèce , tout-à-fait identique , se trouve fossile dans les terrains tertiaires sub-apennins de l'Italie, surtout à Castel Arquato.

Gette espèce est évidemment la même que Soldani a nommée Polymorphum sagittulum, si nous en croyons la figure et la description données par M. Defrance, dans le Dictionnaire des sc. nat., t. 53, article Textulaire, quoique ce savant, de même que M. de Blainville (Ma/acologie, p. 370) la rapporte à la figure de Soldani, sous le nom de Textularia sagitiula; nous croyons que ce sont deux espèces différentes et non identiques.

Sixième Ordre.

AGATHISTÉGUES. — AGATHISTEGUES , D'Or.

Loges pelotonnées autour d’un axe, et latéralement à la longueur sur deux, sur trois, sur quatre ou sur Cinq faces opposées , revenant, après chaque révolution complète, se replacer exactement les unes sur les autres. Ouverture munie d’une dent plus ou moins compliquée.

Ie FAMILLE. MILIOLIDÉES. — MILIOLIDÆ , »'ORs.

GENRE BILOCULINE. — BiLocuLINA , d’Orb.

N° 34. Birocuuine Des CaNARIES.

BrcocuziNa Ganariensis, d’Orb.

PO E OPA 12)

B. test@ ovali, convexd , lævigal& , lucid@ ; margine minime carinaté; loculis convexis, anticè truncalis, aper-

tur& magnä transversali, lineari, unidentatä, dente lalo, angustato, lateraliter Lobato.

Dimensions. Longueur : 1/2 millimètre.

Coquille. Très-bombée , ovale, très-lisse , brillante, plus longue que large , un peu moins haute que large ; à pourtour légèrement caréné et entier. Loges convexes, ovales, à extrémités égales ; la dernière à pourtour un peu convexe, sans être tranchant, de la carène à la suture, formant un méplat assez prononcé ; suture latérale, droite, unie. Ouverture linéaire, très-large transversalement, armée d’une dent qui la remplit entièrement par sa grande largeur et dont les extrémités latérales sont à peine pourvues d’un léger lobe séparé. e

Couleur. Blanc uniforme, comme laiteux.

Par sa carène peu marquée, par sa dent transversalement très-large, par sa grande convexité,

elle se rapproche de la Biloculina lœvis, tout en s’en distinguant nettement par sa forme ovale et non circulaire, ainsi que par la forme plus détachée de la dent de son ouverture.

Cette espèce a été découverte par nous dans les sables de l’île de Ténériffe, lors de notre passage dans cette île; elle y est peu commune.

GENRE SPIROLOCULINE. -— SPIROLOCULINA, d’Orb. No 35. SPIROLOCULINE NAVETTE. — SPIROLOCULINA CYMBIUM, d’Orb. PL. 3, fig. 5-6.

S. testä elongaiä, compressissimd, alb& , lævigatä antice posticèque elongat&, rostratä , margine truncaté , bicarinalä ; loculis angustatis , quadrangularibus , dorso truncal& , concavé ; apertur& unidentaté , dente simplici.

Dimensions. Longueur : 3j4 de millimètre.

Coquille. Allongée en navette, excessivement comprimée, lisse, terminée, à ses deux extrémités, par un prolongement plus court en arrière ; pourtour tronqué , bicaréné , concave entre les deux carènes, les côtés concaves. Loges allongées, étroites, contournées en S, quadrangulaires , très- prolongées en avant , dépassant la coquille en arrière et y formant une saillie obtuse ; le dos et les côtés concaves ; sutures peu marquées. Ouverture très-petite , ovale, pourvue d’une dent simple assez courte.

Couleur. Blanc uniforme.

Voisine de la Sprroloculina Gradeloupi, fossile de Dax, par le méplat de son pourtour , par sa double carène , par sa forme élancée, cette espèce en diffère pourtant par une bien plus grande compression et par une seule dent à l'ouverture, au lieu de deux.

Nous l’avons recueillie à Ténériffe , où elle paraît être rare.

IIe FAMILLE. MULTILOCULIDÉES. — MULTILOCULIDÆ, D’Ons.

GENRE TRILOCULINE. — TRILOCULINA , d’Orb.

N° 36. Tricocuuie DE Wess. — Trirocuria Wesmiana , d’'Orb.

T. testä ovalo-compressä , alb&, longitudinaliter striaté , anticè posticèque obtus&, margine rotundatä ; loculis inflatis, arcuatis ; suluris excavalis, apertur& semi lunart, unidentat&, dente magno, lato, quadrangulari.

Dimensions. Diamètre : 415 de millimètre.

Coquille. Ovale, presque orbiculaire, comprimée , obtuse à ses extrémités, à pourtour arrondi, ornée en long de stries régulières assez marquées. Loges larges, bombées, arquées , élargies au milieu de leur longueur , séparées par des sutures profondes. Ouverture en demi-lune transversale, bordée d’un péristome large et épais, et armée d’une dent saillante très large, très-grande, de forme carrée, munie d’un bourrelet sur les bords.

Couleur. Blanc uniforme.

Par sa forme, par ses stries longitudinales , cette espèce a les plus grands rapports avec la Triloculina Fichielliana des Antilles; néanmoinselle s’en distingue par moins de largeur, moins de convexité, et surtout par son ouverture tout-à-fait différente, la dent étant large, carrée, au lieu d’être petite et aiguë.

Nous avons recueilli cette espèce à Ténériffe, lors de notre passage dans cette île, Elle y est rare.

No 37. Trirocuune 9e Martin, — TriLocuzina MartinitaNa , d'Orb. PL 3, fig. 16-18.

T. testé ovato-oblongé inflat4, nitilä, alb&, lœvigatä ; anticè truncatä, posticè subacuminatä ; loculis elongatis, gibbosis, suturis sinuosis, dorso rotundo; aperturä rotundä, magné, unidentatä, dente magno, lato, quadrato.

Dimensions. Longueur : 115 de millimètre.

Coquille. Ovale ou même oblongue, très-convexe, renflée, lisse, brillante, tronquée en avant, un peu acuminée en arrière, à pourtour non caréné. Loges allongées , très-bombées , gibbeuses, plus larges vers leur tiers inférieur que partout ailleurs, à sutures sinueuses assez profondes. Ouverture très-grande, arrondie , sans bourrelets extérieurs , pourvue d’une très-large dent carrée , extérieurement bordée.

Cette espèce diffère de toutes les Triloculines allongées, de forme analogue et lisses, par la grande largeur de sa bouche, ainsi que par son énorme dent carrée, aussi large que haute, et bordée.

Nous l’avons rencontrée daus les sables de l’île de Ténérifte.

N°38. Trirocuune DE CHemxirz. — Trirocuzina CHEMnITzIANA , d’Orb, PL 3, fig. 19-21.

T. testä oblongo-ovatä, compressé, nitid@ , albä, lœvigatä , anticè posticèque acuminaté ; loculis elongats,

arcualis, æqualibus, dorso rotundo ; suturis excavatis ; aperturd ovali, unidentatä, dente elongaio, angustato. Dimensions. Longueur : 4/2 de millimètre.

Coquille. Oblongue ovale, assez comprimée dans son ensemble, lisse, brillante, un peu acuminée à ses extrémités , à pourtour très-convexe. Loges allongées , arquées , convexes, très-régulières dans leur largeur, à sutures très-profondes, régulières. Ouverture ovale, grand diamètre dans le sens du pelotonnement , sans bourrelets , armée d’une dent longue, étroite, un peu amincie vers le milieu de sa longueur et tronquée à son extrémité.

Couleur. Blanc de lait uniforme.

Il est certain qu’il y a un peu de rapport entre cette espèce et la précédente ; cependant elle est bien moins bombée , plus ovale, à loges non sinueuses, et son ouverture est en tout distincte. Si nous la comparons à la Triloculina oblonga , nous trouvons , pour différence , une coquille non anguleuse , dans son ensemble, plus ovale, et à loges bien plus convexes.

Nous l’avons rencontrée dans le sable de l’ile de Ténériffe.

N° 39. TRILOCULINE BRILLANTE. — TriILOCULINA nitipa , d’Orb. PL 3, fig. 22-24.

T. testä elongatä, oblongo-inflat@ , nitidä , lævigatd , albä, anlicè posticèque obtusä; loculis elongans, anticè gibbosis ; dorso convexo, rotundaio ; suturis excapatis ; aperluré elons alä, longitudinaliter angustatä,

unidentaté , dente lineari, ad extremam partem bilobato.

Dimensions. Longueur : 4/8 de millimètre.

Coquille. Allongée, oblongue, peu comprimée dans son ensemble , lisse , brillante, à extrémités trèsobtuses, arrondies. Loges allongées, très peu arquées sur le milieu de leur longueur, courbées à leurs extrémités, dont l’intérieure forme un coude près de l'ouverture; leurs sutures sont concaves, le dos très arrondi. Ouverture allongée , étroite dans le sens du pelotonnement des loges, sans bourrelets , armée d’une dent très-étroite , longue, arquée , pourvue d’un élargissement latéral de chaque côté, à son ex-

trémité.

Couleur. Blanc uniforme.

Notre Triloculina elongata de Rawack ressemble par sa forme à celle-ci. Cependant l'espèce qui nous occupe en diffère par la forme de son ouverture, qui est tout-à-fait différente, allongée et sans bourrelet , tandis qu’elle est arrondie et pelotonnée dans l’autre ; la dent des deux diffère aussi beaucoup.

Cette espèce habite l’ile de Ténériffe, où elle est rare.

GENRE QUINQUELOCULINE. — QUINQUELOCULINA , d’Orb.

N° 40. Qunquecocuune ne BertuEeror.—QuinquerocuziNa BERTHELOTIANA , d'Orb. PL. 3, fig. 25-26-27.

Q. testé ovato-convexé, albä, rugosä flavescente , anticè elongatä, rostraiä, postice obtusä , margine bicarinatä, loculis flexuosis, anticè triangularibus, elongatis, truncatis ; posticè quadrangularibus obtusis, dorso anticè carinato , posticè bicarinato ; apertur& ovali, unidentaté.

Dimensions. Longueur : 4[2 de millimètre.

Coquille. Ovale, convexe, ventrue, rugueuse , un peu gibbeuse, prolongée en rostre tronqué en avant, obtuse en arrière, carénée sur son pourtour. Loges fluxueuses, très contournées, étroites, triangulaires et prolongées en avant, élargies, quadrangulaires en arrière ; dos carené antérieurement , bicaréné postérieurement, avec un large méplat à cette dernière partie ; sutures profondes. Ouverture ovale, à bords non épaissis, armée d’une dent courte et simple.

Couleur. D'un blanc jaunâtre uniforme.

Cette espèce se distingue de toutes les autres par ce caractère singulier que toutes ses loges sont à une seule carène en avant et à deux en arrière.

Nous l’avons découverte dans les sables de l’île de Ténériffe aux Canaries. Elle y est rare.

N° 41. QuiNQUELOCULINE INÉGALE. — QuiNQUuELOCULINA INÆQuALIS, d’Orb. PI fi9-28;,.295"30:

Q. test suborbiculalo-convex@, triangulaté, lœvigaté nitid&; anticè posticèque obtus&, margine subcarinaté ; loculis inœqualibus, hinc convexis, illine concavis, triangularibus, dorso carinatis ; apertur& ovali, unidentat&, dente brevi, simplict.

Dimensions, Longueur : 4/5 de millimètre.

Coquille. Suborbiculaire un peu ovale, très-convexe, triangulaire dans son ensemble, lisse, brillante, à extrémité très-obtuse, à pourtour caréné. Loges triangulaires, arquées, un peu rétréciesaux extrémités, convexes d’un côté, concaves de l’autre, à dos caréné ;, sutures peu marquées. Ouverture petite, ovale, pourvue d’une dent simple et courte.

Couleur. Blanc de lait uniforme.

De même que le Quinqueloculina Berthelotiana , cette jolie espèce présente un caractère que nous n’avons rencontré dans aucune autre et qui l’en distingue nettement ; celui d’avoir toutes ses loges à côtés si inégaux, qu’elles sont bombées d’un côté et concaves de l’autre.

Nous l’avons découverte dans le sable de Ténériffe , recueilli par nous lors de notre passage dans cette ile.

N°42. QuinqueLocuziNE GuaNcHE.— Quinquecocuzina Guancua , d’Orb. PL. 3, fig. 34, 35, 36.

Q. testé oblongä, convexä, luted, longitudinaliter striaté, anticè subtruncaté, posticè obtusé, rotundé, margine subcomplanatä, loculis elongatis, subquadrilateralibus, anticè acuminatis, truncatis, posticé dilatatis, obtusis, dorso subcomplanatis ; apertur& ovali uridentatä , dente lateraliter lobato.

Dimensions. Longueur : un millimètre.

Coquille. Oblongue, convexe, un peu anguleuse, striée longitudinalement, tronquée en avant, obtuse, arrondie en arrière, un peu aplatie sur son pourtour. Loges presque quadrangulaires, allongées, peu arquées , étroites et tronquées en avant , élargies en arrière, à dos pourvu d’un méplat assez marqué ; sutures à peine sensibles. Ouverture ovale , à bords minces , armée d’une dent longue, étroite à sa base, divisée latéralement en deux appendices à son extrémité.

. Couleur. Jaune foncé ou jaunâtre.

Parmi les espèces striées en long, la Quinqueloculina undulata de la mer Adriatique peut seule se rapprocher de celle-ci, par ses loges un peu quadrangulaires , tout en s’en distinguant par le manque d’ondulations , par sa forme plus allongée, par les loges plus anguleuses, par la dent de son ouverture tout-à-fait différente.

Cette espèce habite l’île de Ténériffe, où elle est rare.

N° 43. QuiNQUuELOCULINE LISSE. — QuiNQUELOCULINA LÆVIGATA, d’Orb. PL. 3, fig. 31-33.

Quinqueloculina lævigata, d'Orb., 1825, Tabl. des Céphal., p. 135, n. 6.

Q. test& ovato-oblongaté , lævigatä nitid& , albé anticè posticèque obtusä, margine rotundato-convexé ; loculis convezis, elongatis, arcuatis, anticè truncatis; dorso rotundato ; apertur& ovali, uuidentaté.

Dimensions. Longueur : un millimètre.

Coquille. Ovale-oblongue, très-lisse, brillante, un peu acuminée en avant , obtuse en arrière , à pourtour arrondi. Loges convexes, allongées , tronquées en avant, très-arquées, à dos arrondi. Ouverture ovale, armée d’une dent simple.

Couleur. Blanc de lait.

Par la convexité de ses loges, elle s’approche un peu de la Q..suborbicularis de la Méditerranée, tout en étant beaucoup plus allongée, moins régulière, plus bombée.

Cette espèce, que nous n’ayons rencontrée que très-rarement à Ténériffe, se rapporte en tout à une Quinqueloculine fossile de Paris; et quoiqu’elles soient de deux époques éloignées, nous n’avons pu découvrir entre elles aucune différence.

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