‹ Histoire naturelle des Iles Canaries (volume 3)Chapitre 114 sur 243 · GÉNÉRALITÉS ET DISTRIBUTION GÉOGRAPHIQUE · texte numérisé non relu

GÉNÉRALITÉS ET DISTRIBUTION GÉOGRAPHIQUE

Cette partie des intéressantes recherches de MM. Webb et Berthelot devait recevoir les mêmes développements que ceux que nous avons donnés aux coupes zoologiques des Mollusques et des Foraminifères des Canaries. Toutes nos recherches préparatoires étaient terminées. Nous avions même fait un voyage à Caën dans le but spécial de comparer les Polypiers des Canaries à ceux de la collection de Lamouroux, afin de nous assurer de la concordance des noms de cet auteur avec ceux de Lamarck. Nous étions enfin sur le point de commencer la rédaction du travail ; mais des circonstances absolument indépendantes de notre volonté nous contraignent à le réduire aux proportions d’un simple catalogue raisonné, le cadre de l'ouvrage, déjà rempli par d’autres séries de fails non moins importants, ne permettant plus de donner à celle-ci l’extension dont elle est susceptible.

On ne verra donc dans ce changement que l'effet d'une force majeure, et non de la négligence ou l’oubli des obligations que nous nous étions imposées pour le bien de la publication, dans celle de ses branches dont la confiance des auteurs avait bien voulu nous charger.

Nous avons aux Canaries quarante-deux espèces d'Échinodermes et de Poiypiers , qu’on peut diviser en trois séries :

Espèces des Canaries propres à la Méditerranée , 17 Espèces des Canaries propres à la Méditerranée et à l'Océan, sur les côtes

de France, Ai Espèces spéciales aux Canaries et aux côtes d'Afrique, 14.

Il en résulterait que, sur ces nombres, vingt-huil espèces, ou les deux tiers, se trouveraient simultanément sur les côtes des Canaries et de la Méditerranée ; et que quatorze, ou le tiers des espèces, seraient propres aux Canaries ou aux côtes africaines. Ces résultats, comparés à ceux que nous avons obtenus pour les Mollusques (1), viennent leur donner une nouvelle force et prouver que la plus grande partie de la zoologie canarienne appartient aux faunes méditerranéennes, tandis qu’elle participe peu de la faune spéciale à la côte d'Afrique.

(1) Voyez p. 9 et 11.

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