‹ Histoire naturelle des Iles Canaries (volume 3)Chapitre 178 sur 243 · CHA · texte numérisé non relu

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La forme du corselet offre surtout un caractère qui permet de distinguer ces deux espèces d’une manière certaine, c’est que le T. Virescens a les côtés du corselet parallèles et distinctement échancrés en arrière, tandis que le T. Pini a le corselet trapézoïdal et ses bords latéraux légèrement anguleux , mais sans échancrure bien distincte. Le T. Virescens a d’ailleurs le corselet plus long que large; dans le T, Pini, la largeur du corselet parait égale à sa longueur.

Cet insecte ne se trouverait, d’après l'observation de MM. Webb et Berthelot, que sous l'écorce du Pinus canariensis , d'où j'ai tiré le nom que je lui donne.

146. TROGOSITA CARABOIDES. Fab. Insecte de la plus grande partie de l’Europe.

147. HYLURGUS CRASSICORNIS. Br. Très-voisin de l’'H. Ater, Fab., dont il ne se distingue que par l’étranglement de la partie antérieure de son corselet, par la ponctuation plus rare, mais aussi plus forte de ce corselet, par la présence d’une rangée unique de très-petits ponts sur chaque côte des élytres, et par la forme plus plate et plus étroite des côtes, qui est due à la grosseur plus considérable des rangées de points qui les séparent. Enfin , un dernier caractère qui distingue ces deux espèces, c'est que l'espèce des îles Canaries a le funicule des antennes très-épais, ce qui

rend la massue peu distincte , comme cela se remarque dans d’autres espèces de ce genre.

Charançons.

148. Brucaus FABæÆ. Fab. Insecte très-répandu en Europe. — Il offre plusieurs variélés qui se retrouvent aux îles Canaries.

149. Oriorvncuus scuzerus. Br. De la grosseur du Levigalus, Fab., avec le corselet conique, la base des élytres large et presque carrée, les élytres marquées de stries peu profondes et régulièrement ponctuées, avec les intervalles des stries trèsfinement sillonnés en travers; la tête et surtout le corselet sont couverts d’une ponctuation très-serrée ; la couleur de l’insecte est brune; les antennes sont ferrugineuses. Longueur, 4 lignes; largeur, 2 lignes et demie.

150. OTiorvNcHus simpLex. Br. De la taille du Meridionalis, avec lequel il n’a d’ailleurs rien que cela de commun ; son corselet, légèrement conique, est cependant un peu arrondi de chaque côté de sa base; sa surface inférieure et latérale est fortement ponctuée ; sa surface dorsale est au contraire presque dépourvue de points. Les élytres offrent des stries dans lesquelles on distingue une rangée de très-gros points, qui disparaissent seulement à l'extrémité. Les intervalles des stries sont finement rugueux et présentent plusieurs séries longitudinales de très-petits poils ; la tête est très-finement ponctuée et marquée entre les yeux d’une fossette en forme de losange. L’insecte est noir, avec les antennes brunes. Longueur, 3 à 4 lignes ; largeur, enviro une ligne et demie. FA

151. Orroryncaus squamosus. Br. Joli insecte de la grandeur du précédent, orné, sur les côtés du corselet et sur une grande partie des élytres, de poils bleuâtres que l’on prendrait au premier abord pour de petites écailles. Tout son corps est parsemé de très-petits points enfoncés entre lesquels on en voit sur le corselet de plus gros et

(72) de plus espacés. Les élytres offrent des stries légères accompagnées d’une rangée de points peu marqués dans l’un des sexes, plus profonds dans l’autre. Le corps de l’insecte est brun ou noir; les pattes et les antennes sont plus ou moins roussâtres.

152. Omras TesseLLATUuS. Br. Jolie petite espèce d’un roux brun légèrement bronzé et revêtu d’un duvet roussätre, qui forme sur les élytres de petites taches carrées dues à l'absence du duvet dans certaines parties; la tête et le corselet sont couverts de points très-serrés; les élytres offrent des stries ponctuées peu profondes , et dont les points sont peu écartés. L’insecte est long d’une ligne et demie, et large de près des trois quarts d’une ligne.

153. HERPYSTICUS EREMITA. Oliv. Déjà connu comme se trouvant à Ténériffe. — D’après MM. Webb et Berthelot, on prend cet insecte sous les pierres, dans les cavités des laves basaltiques du voisinage des côtes. La vallée de Guimar en particulier est citée par ces voyageurs.

15%. Puyronomus paAuGI. Espèce du midi de l'Europe.

155. SITONA GRESSORIA. Îllig. Espèce du midi de l’Europe, comme la précédente.

156. SITONA VERRUCOSA. Br. Petite espèce remarquable par la présence d’un tubercule à la partie postérieure de chaque élytre; le tubercule est situé avant l'extrémité et est de forme arrondie. L’insecte est brun et revêtu de poils courts et d’un gris soyeux , plus nombreux sur les élytres que sur le reste du corps; la tête et le corselet sont finement ponctués ou granulés; les élytres offrent des stries légères, accompagnées d’une série de points épais ; le troisième intervalle des stries est petit de sa nature et un peu plus élevé que les autres ; les antennes et les pattes sont d’un brun plus clair que le corps. Longueur, 2 lignes et demie; largeur, une ligne.

157. MoNONYx VARIEGATUS. Br. Joli insecte varié de noir et de blanc, ou de noir et de jaune, suivant les individus. On peut le reconnaître à une tache annulaire placée sur le milieu des élytres, immédiatement après l’écusson. Cette tache est accompagnée de chaque côté de deux points qui la touchent ; l’écusson est orné de poils de la même couleur que la tache annulaire des élytres ; le corselet offre une tache de semblables poils, et toute sa partie inférieure et ses côtés, ainsi que le dessous du ventre et le tour des élytres , sont ornés de poils colorés ; le reste du corps est revêtu de poils noirs. On distingue en arrière des élytres trois points noirs , dont un impair, et sur la suture et sur les côtés on voit quatre autres points qui touchent le bord extérieur È les cuisses sont entourées d’un anneau de poils blancs ou jaunätres. Longueur, 2 lignes;

largeur, une ligne.

158. CLEONIS PLICATA. Oliv. Insecte qui se trouve dans les mêmes localités que le

Herpystlicus eremita.

159. CLEONIS EXCORIATUS. Îlig. Espèce commune dans le midi de l'Europe et dans

le nord de l'Afrique.

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