‹ Histoire naturelle des Iles Canaries (volume 3)Chapitre 82 sur 243 · PARTIE. ) (MOLLUSQUES · texte numérisé non relu

PARTIE. ) (MOLLUSQUES

que les lignes blanches , en zig-zag, sont bien plus larges et plus marquées, maïs seulement en dessus. Le péristome est blanc, avec un peu de rose sur l’ombilic, et au bord externe.

Pour la forme générale, cette espèce se rapproche un peu de l’'Helx serpentina , Lamarck. Comme cette dernière, elle est déprimée ; mais elle s’en distingue par sa bouche plus rétrécie, par son péristome épaissi et réfléchi , par plus d’encroûtement de la columelle ; par l'indice, dans l’intérieur, d’une dent columellaire ; par une spire plus arrondie dans son ensemble, à tours moins distincts ; par le manque de stries, ainsi que par des couleurs absolument différentes, quoïqu’elles soient à peu près disposées de même, Ce sont deux espèces voisines , mais bien séparées.

Cette charmante espèce a encore été envoyée de l’île de Gomera à MM. Webb et Berthelot.

N° 47. Hézice ÉTRANGÈRE. — Heuix apvena, Webb et Berth. Planche 1, fig. 18-20.

Helix advena, Webb et Berthelot, 1833 , Synopsis , sup., no 1, Ann. des Sc. nat., mars 1833.

H, Testé globosä , ecarinaté , imperforatä , albo lutescente, lucidä, tenut, striaté, fasciis plurimis fusco purpurascentibus, maculis albis longitudinalibus interruptis; spiré convex@, obtusä ; anfractibus quatuor ;

apertur& rotundé ; peristomate acuto, albo.

Hauteur : 9 millimètres. Diamètre : 45 millimètres.

Coquille globuleuse, arrondie, non ombiliquée , mince, brillante, marquée d’un grand nombre de lignes d’accroissement irrégulières et assez distinctes qui la rendent comme striée; plus près de la bouche ou au moins sur le quart du dernier tour de spire , on aperçoit, à l’aide d’une loupe , beaucoup de stries fines suivant la direction de l’enroulement spiral ; spire convexe, très-obtuse à son sommet, composée de quatre tours peu convexes, séparés par une suture peu profonde ; bouche un peu arrondie , pourvue d’un très-léger péristome mince et très-peu réfléchi extérieurement , plus large, entièrement retourné sur la columelle qui est épaisse ; il couvre tout-à-fait l’ombilic. Dans le jeune âge, la coquille est ombiliquée.

Couleurs. La teinte générale est jaunâtre ou fauve, le sommet plus foncé, marqué de trois à six bandes brun-violet foncé, ornées chacune de taches blanches transversales ; des six bandes, trois sont supérieures à la spire ; ce sont les seules qui restent lorsqu'il n’y en a que trois; péristome blanc.

Si cette Hélice n’est pas l’Helix gyrostoma, Féruss., que M. Rang a recueillie au Cap-Vert, au moins y ressemble-t-elle beaucoup pour la forme. On retrouve dans l’Helix gyrostoma la forme générale , les lignes d’accroissemens, les stries d’auprès de la bouche, et enfin jusqu'aux bandes dont l’Helix adyena est ornée, Nous croyons pouvoir en conclure que ces deux espèces doivent être réunies en une seule. Com parée aux Hélices que nous connaissons, l’Hélice étrangère, avec un peu plus d’aplatissement, nous représente tout-à-fait la forme de notre Helix aspersa, mais dans des dimensions très-réduites.

Cette jolie espèce a été découverte , à la grande Canarie , par MM. Webb et Berthelot.

No 48. Heuix DE Pise. — Herrx Pisana, Muller.

Helix pisana , Muller, 1774, Ferm. terr., p. 60, n° 255.

Helix rhodostoma , Draparnaud, 1805, Moll., p. 66, n° 14, pl. 5, £. 14-15. Helix pisana, Webb et Berth., 1833, Synopsis, n° 6.

Helx planata, Chemn. ; Webb et Berth., Syn., no3.

Testé globoso-depressä , umbilicatä ; tenui, albid& vel luteol& , lineis varüis fascüis interruptis , cinctä; spirä convexä; anfractibus sex convexis, apice obtuso; apertur& rotundä; labro simplici, margine interiore

l'OSe0.

Cette espèce, des plus connues , habite simultanément tous les pays littoraux de France, d’Angle-

terre, d'Espagne et de Portugal, sur l'Océan; toutes les côtes de la Méditerranée en Europe, et en Afrique les Açores et le Cap-Vert. Elle a été également recueillie, par MM. Webb et Berthelot, sur la côte de toutes les Canaries et à Madère , où ses variétés sont absolument les mêmes qu’en France. Jeune, elle est toujours carénée.

Sous le nom d’Helix planata, Chemnitz (t. 209, fig. 2067 à 2069); Helx planata, Férussac (Prod. , p. 45, n° 295), nous trouvons dans le Synopsis de MM. Webb et Berthelot , n° 3, la citation d’une Hélice qui effectivement , dans une de ses variétés, ressemble beaucoup à la figure de Chemnitz ; mais, en comparant les types que ces savans nous ont confiés à quelques individus de l’'Hebx pisana, rapportés également des Canaries, nous nous sommes aperçu qu’ils n'étaient que des variétés monstrueuses de cette même Hekx pisana. L’un d’eux, celui qui ressemble à l’'Helix planata de Chemnitz, est un individu qui, au lieu d’abandonner, comme toujours, sa forme carénée du jeune âge pour sarrondir, a suivi ainsi jusqu’à l’âge complet, ayant néanmoins la bouche rose ordinaire à l'espèce, et les indices des fascies caractéristiques ; il est seulement un peu plus rugueux que l’Helix pisana ordinaire. Avec cette variété , il s’en trouvait une autre qui, outre les rugosités dont nous venons de parler, avait été très-carénée dans le jeune âge , et ensuite avait suivi la marche ordinaire de l’accroissement de l’espèce; ce qui nous a donné l'entière certitude que l’Helix planata des Canaries n’est qu’une monstruosité de l’'Hclix pisana; et non une espèce distincte. Peut-être en est-il de même de celle de Ghemnitz?

N° 49. Hénuce DE D'Orsieny. — Herix Ornenyr, #ebb et Berth. PL. 2, fig. 31-33.

Helix Orbignyi, Webb et Berthelot, Mss.

Testé globulosä, tenui, albid@, umbilicatä, irregulartter striatä ; spirä elevatä, conicä, apice obtuso ; anfractibus quatuor convexis ; aperturä rotundé , labro tenui acuto.

Hauteur : 6 millimètres, Diamètre : 7 millimètres.

Coquille globuleuse , très-renflée, très-mince , marquée partout de stries irrégulières, très-prononcées dans le sens de l’accroissement; spire élevée, conique, très-obtuse à son sommet, composée de quatre tours très-arrondis , séparés par une suture profonde; bouche circulaire, à peine échancrée par le retour de la spire, ses bords sont minces et tranchans ; ombilic très-prononcé sans être large.

Couleur uniforme d’un blanc sale.

Cette espèce ne se rapproche réellement d’aucune des espèces connues ; elle nous représente, mais en miniature , la forme élevée de quelques-unes des variétés de l’Helix pisana , toutefois avec une bouche ronde , analogue à celle de l'Helix maritima , Drap.

Nous avons découvert cette coquille, en 1826, sous les pierres , dans un ravin près de Santa-Cruz de Ténériffe, où elle est peu commune. Lors de la publication de leurs planches de coquilles terrestres, MM. Webb et Berthelot nous ont prié de la leur donner pour compléter leur cadre, ce que nous nous sommes empressé de faire, et ces Messieurs alors ont bien voulu nous la dédier.

No 50. HÉLICE BRILLANTE. — Heuix cecLara, Mull.

Helix cellaria , Muller, 1774, V’erm. terr., p. 23, n° 230. Helix nitida, Drap., 1805, Hist. Moll., p. 117. Helix cellaria, Webb et Berthelot, 1833, Syn., n° 10.

Testé depressä , lutescente , nitid& , pellucidä , umbilicatä ; sptré depressä , obiusä ; anfractibus quinque ; apertur& rotundä ; labro tenui, acuto.

MM. Webb et Berthelot ont rencontré cette espèce au milieu des bois de /as Mercedes, près de la

Laguna, île de Ténériffe , dans les mêmes circonstances d’existence qu’en Europe, où elle est commune presque partout , ainsi que sur les côtes d’ He littoral méditerranéen.

De 51. ae MARITIME — Hécrx maritima, Drap.

|: Hèbx rad Drap 280 Moll: tr; pl 5, fig: 9.

LT TIR -Lamarck ; 1822;-Anim.'sans vert. t. 6, 2° RENE P- 89, n° 88. t Lui Féruss. ; Mol: terr.; no 299,

= : Webb'et Re 1833, Syn., sp. 16.

à Testä orbiculato- PEN DRE albid&, fascis articulatis # uSco aut nigro. ne cincté ; spirä

conicä, apice obtuso; anfractibus sex convexis , aperturé rotundä ; labro tenut acuto.

Il est des espèces pour lesquelles chacun s’est plu à multiplier les noms outre mesure, et l’'Hekx maritima nous en offre un exemple bien frappant. Lorsqu’elle vit sur les dunes, près des rivages de la mer, et sur les rochers du littoral, elle est blanche, marquée de zones noires souvent interrompues ; mais nous avons remarqué souvent, en France, qu’à mesure que ses individus s’éloignent de la mer, ils deviennent plus grands, plus minces , un peu plus déprimés , se couvrent d’un épiderme jaunätre, et forment alors l’'Hekix variabilis de Draparnaud. Nous signalons ce fait en faisant remarquer que l'Helix candidula, Michaud , et l’Helix simulata, Férussac , nous paraissent encore n’en être que des variétés locales et non des espèces distinctes. |

Comme nous l’entendons , cette espèce habite, sous le nom d’Helix maritima, la France dans beaucoup de ses parties et presque toutes les côtes européennes et africaines de la Méditerranée ; elle a été recueillie à Ténériffe par MM. Webb et Berthelot. Celle-ci est blanche avec les zones ordinaires.

Sous le nom d’ H elix simulata, elle habite le littoral de l'ile de Fortayenture et de Lancerotte. Cette variété est-jaunâtre avec les zones très-peu distinctes.

Des individus, semblables pour la forme à notre Helix variäbilis ;'se trouvent à la grande Canarie.

s 1 Ne 52. Fes DE ARE à — RE de Webb et Berth.

AU COR RTE

M Lancerottensis » Webb et Berthelot, 1833 s Syn., sp. 7 ns des Sc. nat.

Testé MR ondes 5 pltosé ; ne.» : de ps RE :s5h elevatä , conicä ; anfractic: © bus quatuor; aperturä ‘semilunart | labro,tenut ; aculo; umbilico, minime, aperto,

Hauteur : 4 millimètres. Diamètre : à millimètres.

Coquille orbiculaire,. conique , globuleuse, striée très-légèrement dans le sein de l’accroissement ; spire conique , élevée, obtuse à son sommet , composée de quatre tours convexes , arrondis, séparés par une suture profonde; bouche arrondie, échancrée par le retour de la spire , à bords minces et tranchans, non réfléchis ; ombilic ouvert , mais très-étroit.

Couleurs. La teinte générale est fauve clair, passant au brun au sommet de la spire, et au rosé près de la bouche ; le tout orné de marbrures blanches plus pois vers le sommet et présentant une zone de cette couleur sur la convexité de la spire. PERRET

Cette espèce, dont nous n’avons vu qu’un individu, parait encore être voisine de la.précédente, dont elle semble différer par ses couleurs, ses tours de spire plus séparés et sa taille toujours petite.

Elle a été découverte, non loin des rivages maritimes de l'ile de Lancerotte, pe MM. Webb et

Berthelot. : À eu FPE RTE £

re

No 53. Hézice monixirÈRE. — HELIx MoniLtrERA, //ebb et Berthelot. Planche 1, fig. 21-22.

Helixz monilifera, Webb et Berthélot, 1839, Syn., n° 15; Ann. des Sc. nat., mars 1893.

Testé globoso:convéré, subconicé ; obsolete siriatä, crassé ; albä cinerascente, fasciis angustis interruptis nigro= * fuscis ; spir elevaiä ; subconicä ; apice obtuso;"anfractibus sex ; aperturé suborbiculari ; labro tenui , acuto ;

umbilico subaperto.

Hauteur : 5 millimètres. Diamètre : 6 millimètres.

-….Coquille globuleuse, convexe, un peu conique, épaisse, légèrement striée ou rugueuse dans le sens de l'accroissement ; spire élevée, conique , à sommet un peu aigu , composée de six tours peu convexes , arrondis , séparés par une suture légèrement convexe ; bouche arrondie , échancrée par le retour de É spire ; ses bords un peu épaissis en dedans et ere ; ombilic à peine marqué, en partie recouvert par le retour de la columelle:

Couleurs variables, quelquefois blanche ou fauve clair, avec une ou deux bandes brun clair, souvent interrompues par des marbrures blanches et ne représentant plus qu’une ligne de taches. Quelques individus ne présentent que des marbrures brunes ou blanches.

Cette espèce se rapproche encore , pour la forme , de la précédente et de l’Helix maritima ; néanmoins elle s’en distingue facilement par son ombilic presque fermé au lieu d’être ouvert.

On en doit la connaissance aux recherches de MM. Webb et Berthelot, qui l’ont rencontrée successivement près des rives de la mer, dans les lieux très-chauds et exposés au soleil , dans les îles de Canarie , de Fortaventure et de Lancerotte.

N° 54. HÉzicE À RUBANS. — qe LEMNISCATA, Æ/ebb et Berth.

°H elix cie + Webb et Berthelot, 1833, S y, no 19; Ann. des Sc. nat., mars.

Testé elevatä , conic&, ecarinatä , trochiformi, superforat&, tenuiter striatä, fusco-cinerascente, fasciis , duplicibus , fuscis, y. interruplis ; spird RAA, conic » apice subacuto ; CPE QUE , Sub-

. depressä; ; labro tenui , acuto.

Hauteur : 7 millimètres. Diamètre : 7 millimètres.

Coquille élevée, conique, bronchiforme, non ombiliquée , épaisse, légèrement et irrégulièrement

striée dans le sens de Paccroissement; spire très-élevée, conique, un peu acuminée à son sommet,

composée de six tours arrondis, peu convexes, séparés par une suture peu marquée ; bouche semilunaire, déprimée , à bords minces , à columelle épaissie et retournée , ne laissant point d’ombilic.

Couleurs. Nous n’avons vu que deux individus d’un jaune sale ou brunâtre, avec deux larges bandes brunes quelquefois interrompues , dont la supérieure est toujours plus large; l'intervalle entre elles est toujours blanc ; le reste des parties supérieures est légèrement varié de grisâtre.

Plus conique que toutes celles qui précèdent, cette espèce n’est cependant pas carénée ; et ce caractère, ainsi que le manque d’ombilic qui la distingue nettement de l’Æelix conica et de l'Helix conoïdea ,en fait une espèce tout-à-fait nouvelle et des plus remarquable.

Elle à été découverte, par MM. Webb et Berthelot , dans l’île Canaria, sur les rochers, près des bois de Palmiers.

Ne 55. Heuice PETITE TrARE. — Herix TARELLA, Â/ebb et Berthelot. Planche 1, fig. 26, 27, 28.

Helix tarella, Webb et Berth., 1833, Synop., n° 18 ; Ann. des S. nat., mars 1833.

Test trochiformi, crassé , strüs transversalier , Uneis et punctis elevatis eleganter ornat&, albo et griseo variatä ; spiré elevaté, apice obtusissimo ; anfractibus sex, convexts ; apertur& orbiculari, obliqué ; labro tenui, aculo; umbilico aperto.

Hauteur : 5 millimètres. Diamètre : 6 millimètres.

Coquille trochiforme , très-épaisse, marquée sur le dessus, près de la suture, de dépressions régulières , séparées par des parties égales, saillantes, au-dessous d’une ligne de côtes saillantes , inégales, irrégulières , obliques ; au-dessus de cette ligne, deux côtes irrégulières , saillantes ; le reste des parties inférieures couvert de callosités très-marquées ; spire élevée en dôme à sommet très-obtus, composée de six tours , dont le dernier seul est très-détaché ; bouche arrondie, oblique, à bords minces et détachés tout autour ; avant ces bords, il y a un rétrécissement marqué ; ombilic très-ouvert.

Couleur brun clair, sur laquelle se remarquent en blanc toutes les saillies de la coquille.

Il est peu d’espèces qui offrent des caractères aussi tranchés que celle-ci par les rugosités régulières dont elle est ornée; caractères que nous ne trouvons que parmi les espèces marines.

Cette charmante espèce , l’une des plus jolies du genre, a été trouvée dans des ballots d’orseille, et communiquée par M. Terver, de Lyon, naturaliste distingué.

No 56. Hécice praPRANE. — Herrx prapnaNa, Lamarck.

Heliz diaphana , Lamarck , 1822, An. sans vert., t. 6, 2° partie, p. 85, n° 73. — Webb et Berthelot, 1833, Syn., n° 9.

Testä subglobosä , depressiusculé , imperforaté , tenui , pellucid&, conico-lutescente ; spiré prominula , obtusä , labro simplicr.

Diamètre : 45 millimètres.

Habite l’île de Ténériffe ; rapportée par Maugé.

Nous ne connaissons pas cette espèce, que nous ne citons que d’après l’autorité de Lamarck , comme l'ont déjà fait MM. Webb et Berthelot, dans leur Synopsis.

No 57. Hérice DE Roserte. — Hezrx Rosertr, Much. PI. 1, 32 à 34.

Helix Rosetti, Michaud , Cat. algér., Rec. de Strasb. — Webb et Berthelot, 1833, S’ynop., n° 20.

Helix phalerata, Webb et Berth., 1833 , Syn.-Sup., no 4.

Testé depressé , trochiformi, subimperforatä , carinat4 , argute strialé , cinered , fasciis fuscis duabus, interruplis; spiré conicä, pland, vertice subacuminat ; anfractibus seplem, carinatis ; aperturé depressé,

subdeltoide&; labro tenut , acuto.

Hauteur : 6 millimètres. Diamètre : 9 millimètres. En examinant avec soin l’exemplaire que MM. Webb et Berthelot nous ont remis de leur Æelix

phalerata , il nous a été impossible d’y voir, tant pour la forme que pour la couleur, autre chose qu’une simple variété de l’Helix Rosetti. En conséquence, nous avons cru devoir les réunir sous un même nom.

MM. Webb et Berthelot ont rencontré l’'Helix Rosettt dans la Grande-Canarie. Nous l'avons fréquemment recueillie dans les ravins, près de Santa-Cruz de Ténériffe, attachée surtout aux conduits en bois des aqueducs qui apportent de l’eau à la ville, et presque toujours à mi-côte de la montagne.

No 58. Hézice Des TomsEaux. — Hexix tumurorum, /7/ebb et Berth. PI. 1, fig. 99 à 31.

Helix tumulorum, Webb et Berthelot, 1833, Synop., no 13, Ann. des Sc. nat., mars.

Testä depressé, trochiformi, subtus convexiusculé , argute striat&, albä, fascüs fuscis duabus interruptis ; spiré elevatä, conic@ , plan&; anfractibus septem , acute carinatis ; apertur@ depress&, subdeltoideë ; labro

lenut , acuto.

Nous avons soigneusement confronté cette espèce avec l’Helix Rosetti, dont elle a la forme générale, les stries , les couleurs, la bouche, et nous avons reconnu qu’elle n’en diffère absolument que par une carène un peu plus tranchante, une taille plus grande et la bande supérieure plus large, moins distncte ; légères modifications qui tiennent, sans doute, à l'habitation plutôt qu’à des caractères spécifiques ; aussi croyons-nous devoir dire que nous ne considérons pas l’Helix tumulorum comme une espèce distincte de l’'Helx Rosetti, dont elle n’est probablement qu’une variété locale facile à expliquer. Nous avons observé que les coquilles d’Helix étaient d’autant plus épaisses et irrégulières, qu’elles étaient exposées à l’air, ou qu’elles habitaient des régions plus abruptes. Ne pourrait-on pas voir, dans l’Helix tumulorum , rencontrée au promontoire de la petite île de Canarie, entre les tombeaux des anciens Guanches, une modification de ce genre d’une espèce vivant ailleurs sur les coteaux et près des buissons ?

N° 59. Hézice À BANDELETTE. — Hezrx roenrata, /7/ebb et Berth.

Helix tæniata, Webb et Berth., 1833 , Synopsis-Suppl., n° 2.

Testé supra valdè depressé, subtus convexiuscul , striatä, acutè carinatä , subcinere&, fasciä supra unicä fusco-purpureé, margine lacer&, subtus integré, latiore; spir& depressä, conicé, anfractibus octo, carinatis; apertur& orbiculart, continu&; peristomate libero , crassiuscu lo, vix revoluto; umbilico magno profundo.

Hauteur : 4 millimètres. Diamètre : 9 millimètres.

Coquille fortement déprimée, dessus très-aplati et dessous convexe, couverte, des deux côtés, de stries dans le sens de l’accroïissement ; spire légèrement conique-plane, composée de huit tours, planes en dessus , convexes en dessous , fortement carénés sur les côtés ; bouche presque ronde , un peu oblique , formée d’un péristome circulaire libre , assez épais et un peu réfléchi; ombilic étroit jusqu’au dernier tour de spire déjeté de côté , et laissant dès-lors une large cavité.

Couleur cendrée , avec une belle bande brune sur le milieu de la spire en dessous, le dessus marbré de blanchâtre et de brun.

Cette espèce nous paraît avoir les plus grands rapports avec l’Helix Maderensis, Wood (dont les Helix compar et Helix leptosticta , Lowe, ne nous paraissent que des variétés, autant du moins que nous en pouvons juger par les dessins et par les descriptions de M. Lowe); mais nous ne savons pas si elle est réellement distincte.

Nous ignorons à quelle île elle est propre. Elle a été décrite par MM. Webb et Berthelot dans leur Synopsis des coquilles terrestres des Canaries , comme ayant été rencontrée dans des ballots d’orseille.

No 60. Hézice arcoNauTULE. — HEzix ARGONAUTULA , Æ/ebb et Berth.

PI. 2, fig. 13 à 18.

Helix argonautula , Webb et Berthelot , 1833, Synopsis. Supp., no 3.

H. Testä depressä , tenui , carinatä, carin@ cælat&, orbiculaté , supra planä, anfractibus quatuor elepatis ; subtus convexä, argule striat&, cinered , fascüs binis interruptis pallidè fuscis, lincolaque intermediä ornatä ; apertur@ depressä, subdelioided ; peristomate simplici, tenui, continuo ; umbilico largiusculo, orbiculari,

profundo.

Hauteur : 5 millimètres. Diamètre : 8 millimètres.

Coquille orbiculaire , très-déprimée , plane en dessus , convexe en dessous, mince, très-carénée , la carène saillante, à chaque tour de spire, comme des gradins, fortement striée dans la direction des signes d’accroissement en dessus et en dessous, chaque strie formant une forte saillie sur la carène; spire très-plane , à sommet très-obtus , composée de quatre tours détachés en gradins , le dernier surtout plus détaché que les autres; bouche déprimée, triangulaire, horizontale jusqu’à la carène en dessus , convexe en dessous , à bords minces et tranchans ; ombilic très-ouvert.

Couleurs. Le seul exemplaire que nous ayons vu est blanc-cendré en dessous ; la même teinte, ornée de deux bandes brunes interrompues en dessus, avec un léger liseré de la même couleur au milieu des bandes ; le sommet un peu rembruni.

Cette espèce est distincte de toutes les Hélices connues par sa spire en échelons, caractère qu’on retrouve dans l’ÆAelix Gualieriana, dont il est inutile de signaler les différences spécifiques.

De même que la précédente, elle a été trouvée par M. Terver, dans l’orseille, sans qu’il en connaisse la véritable patrie.

N° 61. Héuce cyccononre. — Herrx cycconon, Æ7/ebb. et Berth.

PL 11, fig. 1-3.

Helix cyclodon, Webb. et Berth., pl ur, fig. 1-3 (de ces mollusques).

Heux. Testé conic@, trochiformi, perforaté , carinatä , carin& crenulalo-dentaté , rugoso-strialä , cinered, fasciis fuscis sublus ornatä ; spir eleval&, conoideä, apice obtuso ; an fractibus septem, carinalis ; apertur@ depressä , triangulart; labro tenui, acuto.

Hauteur : 7 millimètres. Diamètre : 7 millimètres.

Coquille conique, trochiforme, légèrement ombiliquée , très-carénée; la carène tranchante, formée par une série également espacée de dents très-saillantes et très-distinctes ; le dessus et le dessous sont couverts de stries irrégulières , rugueuses ; spire très-élevée, conique , un peu évidée sur sa longueur, à sommet émoussé , composée de sept tours presque évidés en dessus et en dessous , séparés par une suture crénelée ; bouche triangulaire , déprimée, à bords minces et tranchans ; ombilic très-légèrement ouvert, en partie recouvert sur le retour de la columelle.

Couleurs. La partie supérieure est bleu-grisâtre , le dessous gris , orné d’une bande étroite non interrompue , d’un beau brun.

Rien n’est plus élégant, plus joli que cette espèce d’'Hélice , qui, avec la forme de l’Hebx conoëdea, s’en distingue, ainsi que des espèces voisines , par sa forte carène profondément crénelée.

Elle a été rencontrée au Cap-Vert, à Madère, aux Acores, à ce que nous assure notre ami, M. T'erver, de Lyon. Elle a également été observée aux Canaries par MM. Webb et Berthelot.

N° 62. Héuce pe Despréaux. — Heuix Despreauxir , d'Orbigny. PI. 3, fig. 21, 29, 93.

H. Testé conicé , trochiformt, subperforatà , bicarinatä; carinis acutis, dentato-cristatis ; supra rugosà ; subtus tuberculatä ; tuberculis elevatis, obliquis, elongatis; spir@ elevatä, conoide&; apice obtuso, an-

fractibus quinque : aperturé subrotundé , peristomate simplici, tenui, continuo. Hauteur : 3 millimètres. Diamètre : 8 millimètres.

Coquille conique , trochioïde , à peine ombiliquée, ornée de deux fortes carènes, tranchantes , divisées en festons réguliers et profonds ; en dessus, tout l’intervalle compris entre les carènes est fortement rugueux et irrégulier; en dessous, on remarque beaucoup de tubercules obliques , allongés, trèsélevés, qui varient agréablement cette partie ; spire élevée, conique, obtuse à son sommet, composée de cinq tours bicarénés, saillant légèrement les uns sur les autres; bouche ovale, transversale, déprimée , oblique , dont les bords minces se rejoignent sur le retour de la spire.

Couleurs. La teinte générale est gris-blanc, uniforme ; le sommet de la spire brun-violacé , ainsi que la bouche en dedans.

Nous n’avons aucun exemple de double carène si marquée, de festons si profonds et de tubercules si saillans, parmi les Hélices. Aussi, sous ce rapport, cette magnifique espèce se distingue-t-elle de toutes les autres espèces connues. Il paraît que l’habitation au milieu des anfractuosités des terrains volcaniques des Canaries favorise les accidens si singuliers et les saillies dont les coquilles terrestres sont ornées, puisque nous les retrouvons différemment variées chez l’Helix cycladon, et qu'ils sont déjà indiqués chez l’Æelx argonautula. |

Cette charmante espèce a été recueillie par M. Despréaux à l’île Ganaria, dans les concavités des scories, au lieu dit Nolenora. MM. Webb et Berthelot, en nous la communiquant , nous ont témoigné le désir qu’elle fût dédiée au botaniste qui explore en ce moment les Canaries. Nous nous sommes empressé de remplir ici leurs intentions.

No 63. Hérce ne Berraeror. — Heurx Berrnecorn, Férussac. PI. 2, fig. 46.

Helix Bertheloui, Férussac, Mss.

Test& orbiculato-depressä , subtus convexiusculé , carinat& , substriatä, hispidul&, fusco-corned ; spirä de- SELS « . È . . A MTL AE D AE 1 presso-conicé, anfractibus quinque carinatis; apertur& suborbiculart, compress&; peristomate reflexo, acuto ; umbilico magno , patulä.

Hauteur : 6 millimètres. Diamètre : 41 millimètres.

Cette espèce, très-voisine de l’Hex lens, Férussac , ne s’en distingue que par une carène moins prononcée , par sa bouche plus arrondie, par sa superficie presque lisse, couverte de poils assez longs.

Il y a évidemment erreur pour la dénomination de cette espèce , l’Helix lens n'étant pas ornée de poils ; il est probable que la Carocolla hispidula, décrite par Lamarck (42. sans vert., t. 6, 2e partie, p. 99), et à laquelle il rapporte la synonymie de l’Helix lens , Férussac, n’était autre chose que l’espèce que nous décrivons ici; car nous avons confronté minutieusement les Hélices qui nous ont été données comme ÆHéspidula (Synopsis, n° 11) et comme Berthelot, par MM. Webb et Berthelot, et nous Les avons trouvées identiques dans toutes leurs parties. Il est probable que M. de Férussac, ayant vu que Lamarck citait son Aelix lens comme synonymie de son Carocolla hispidula , les aura tenus pour être de la même espèce , et qu’alors du véritable Æispidula de Lamarck , il aura fait son Helix Berthelot ; s’il en était ainsi , il faudrait peut-être revenir au nom d’#elix hispidula, donné par MM. Webb et Berthelot, dans leur Synopsis.

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