‹ Histoire naturelle des Iles CanariesChapitre 15 sur 52 · id · texte numérisé non relu

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Alta-Vista.

OBSERVATIONS Relatives aux circonstances locales qui peuvent produire des égalités, ou déterminer des différences anomales de température, dans les stations supérieures.

Terrain découvert et aride. Nappe d’obsidienne.

Voisinage des foréls, brumes fréquentes.

Id. Id.

Embouchure du grand ravin de l'Enfer, voisinage des montagnes, irrigations, cultures.

La petite vallée d’Adexe est une oasis au milieu des terres arides et incultes de la bande méridionale de l'ile.

Exposition du sud. L'Euphorbia Canariensis s’avance jusque sur cette station; la montagne n’offre que des pentes arides et dépeuplées d'arbres jusqu’à une grande hauteur.

Pays découvert, forêts détruites, tufs volcaniques. La vigne y est cultivée avec succès.

Exposition méridionale, nappe de lave, sécheresse.

Exposition du nord. Voisinage des forêts, brises fraiches, brouillards el bruines.

Exposition du nord-ouest. Voisinage des forêts.

Tufs volcaniques, terrains arides et débcisés; exposition méridionale.

Coteaux dépeuplés d’arbres forestiers. Cultures des Nopals, de la Vigne et des Palmiers.

Exposition méridionale. Pays volcanisé. On rencontre encore à cette station le Lavandula abrotanoïdes et l’Artemisia argentea.

Exposition au S.-O. Forêts détruites, gorges arides et profondes

Exposition du nord. Grande forêt, bruines fréquentes.

Exposition orientale. Pays sec, situé sur la lisière des bois de Pins.

Exposition méridionale. Pays sec, anciens torrens de lave. Dans les endroits les plus velcaniques, la différence de température de celle slalion avec celle de la côle adjacente, est à peine de 2°. Le Cytise prolifère se rencontre déjà dans celle vallée, et pourtant les Euphorbes et les Kleïnies y croissent aussi parmiles Nopals,les Mùriers et les Amandiers.

Exposition au N.-E. Forêts, nuages, bruines.

Exposition au N. Grande forêt, nuages permanens.

Exposition au sud. Forêts de Pins, vergers, irrigations.

Crète déboisée,

Cette différence de 15°,6, qui vient tout-àcoup se manifester ici, provient de ce que la température a été prise à à h. p. m. à la station supérieure, tandis que l’observation correspondante a été faite à midi. Or, nous avons déjà fait remarquer que la diminution de la chaleur était très-sensible dans la haute région vers le déclin du jour.

Ici la diminution de tempéralure se trouve plus en rapport avec l'altitude de la station, attendu que les deux observations ont été faites à peu près à la même heure, ou dans les mêmes circonstances.

Ces deux stations font partie du grand cirque des Cañadas, où la chaleur est beaucoup plus forte que sur les crêtes environnantes.

Pentes du Pic, cendres et scories volcaniques.

Id.

On peut déduire du tableau antérieur trois résultats importans :

1° La chaleur se fait ressentir depuis le niveau de la mer jusqu'à 1,500 pieds au-dessus, sans variation tres-sensible, puisque la température est parfois égale à celle de la côte ou qu'elle ne diminue guère dans cette zone que de 1 à 2 degrés, selon les changemens que déterminent l'ouverture des vallées, la nature du sol, l'exposition, le voisinage des montagnes boisées, etc.

2° En ayant égard aux circonstances locales déjà énoncées, la température continue à diminuer de 2 à 8 degrés, depuis l'altitude de 1,500 pieds jusqu'à 4,000, c'est-à-dire dans cette région presque toujours rafraichie par la présence des nuages et où les végétaux se trouvent réunis en grande masse.

3° À partir de 4,000 pieds jusqu'au sommet du Pic, l'atmosphère, dégagée des vapeurs de la région inférieure, n'est plus influencée par les mêmes causes. Dès lors, la température diminue proportionnellement à l'altitude, et cet abaissement progressif, le long d'une ligne de pente d'environ 8,000 pieds, donne une différence de 9 à 17 et 18° avec la température de la côte.

Mais il faut observer que ces trois séries de diminution de température ne sont pas toujours restreintes aux limites que nous avons fixées; elles varient suivant que les montagnes sont abritées des vents généraux ou rafraîchies par les brises. Ainsi, lorsqu'il s'agit d'indiquer les changemens atmosphériques qui se font ressentir à mesure qu'on remonte les pentes de Ténériffe, depuis les rivages jusqu'aux plus hauts sommets, on peut établir en fait que l'île est partagée en trois grands climats caractérisés d'après les modifications suivantes.

| État de l'atmosphère.

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