‹ Histoire naturelle des insectes. AptèresChapitre 102 sur 282 · C. CQ£RSI · texte numérisé non relu

C. CQ£RSI

Si les yeux sont bien indiqués dans Petagna , cette espèce que je n ai pas vue appartient au genre Chersis ; mais s'ils Tétaient inexactement , elle pourrait bien être du genre Erèse. Si cette espèce est un Ghersis, et que les yeux soient bien figurés, elle appartiendrait k la famille des £i*ésiênes , si toutefois ce genre comprend plus d'une espèce et se subdivise en deux familles.

JJ/iniits du genre Chersis. Par l'épaisseur de son corselet, la forme de son corps, de ses mâchoires droites, le genre Chersis tient an genre Atte. La grosseur de ses pattes antérieures , et leurs fonctions comme tentacules , est même un caractère qui lui est commun avec quelques familles d'Attes ; c*est pourquoi nous n'avons pu adopter le nom de Palpimane que M. Dufour avait imposé à ce genre, ni celui de Platyscelum que M. Audoin lui avait donné dans ses Explications des planches de Savigny. Ce dernier avait le premier imposé à ce genre le nom de ChersU^ ainsi que nous l'avons lu dans une épreuve de son travail sur les Arachnides d'Egypte , et déjà M. Latreille avait fait avant nous cette observation (Cours d'Entomologie , p. 54a ). Le placement des yenz des Chersis a de l'analogie avec celui des Dolomèdes et des Eréses; mais, parTensemble de son organisation, il se rapproche plus de ce dernier genre que de tout autre. 11 a de même une lèvre plus pointue et des mâchoires plus conniventes que celle que présente le genre Atte. Les Chersis n'ont que deux griffes aux tarses, et par ce caractère se rapprochent plus des Attes que des Erèses qui en ont trois.

3g4 ▲RAIGHÉES.

i5* Gekwb, ERÈSE. (Eresus.)

Tenx au nombre de huit , inégaux entre eux , placés sur le datant et les côtés du corselet ; quatre sur la ligne antérieure , et deux sur chacune des deux autres lignes postérieures. Les intermédiaires de la ligne antérieure et les deux yeux de la seconde ligne tellement rapprochés entre eux , quils forment un petit carré ou trapèze renfermé dans un plus grand figuré par les yeux latéraux de la ligne antérieure , et les deux yeux de la ligne postérieure.

Lèrre allongée , triangulaire , terminée en pointe.

Mâchoires droites , allongées et dilatées , et arrondies à leur extrémité.

Pattes grosses , de longueur médiocre , propres au saut et à la marche.

Aràhéides épiant leur proie ^ renfermées dans unfourreau d'un tissu serré ^ tendant des fils irrégu* liers entre des arbustes épineux y ou se pratiquant sous les pierres une retraite en soie fortement tissue.

!'• Famille. LES RUSÉES. ( Callidœ. )

yeux de la ligne postérieure presque aussi écartés entre eux que les yeux latéraux de la ligne antérieure ne le sont entre eux , formant avec eux un quadrilatère dont les côtés supérieurs et inférieurs sont presque égaux.

O. EAÈ6E. 395

t . E1X8I ciKABBZ. (^Ereitueinaheriniu.) Long. 4 lig. et demie, çj^ ^ .

Abdomen ovale , déprimé , d'mi ronge ëcarlate , on coulenr de brique , ior le doi , avec quatre on six taches noires disposées parallèlement et bordées d'un cercle blanc. Ventre, sternum, leTre et mâchoires noirs.

Walckenaer, Hist. nat. des Aranéides, fasc, a, PI. 10. — • Ibid. Aranéides de France , p. 38 , PI. 4, ûg. 7 et 6. — Jbid. Tableau des Aranéides, p. ai, PI. 3 , fig. 25 et 26. — Ibid, Faune Parisienne, t. II , p. 149. — Eresus cinnaberinus , Habn, Monographie derSpinnen , in- 4*, 2 heft. Pi. 2 , fig. A. — Ibid. Eretus annulatm^ ibid. fig. B { rariété ). ^- Ibid. Eresut 4-guttaius — jénnulatu^ , Die Arachniden, in-S®, t. I, p. 45 et 47, PI. 12, fig. 35 et 36, — Jranea ^-guttata^ Coquebert, Illust. Icon. Insect. dec. 3 , p. 122, P), 37, fig. ,,, — ^Rossi, Faun. Etrusc. t. II, p. i35, PI. i, fig. 8 ti^»'^4ran, moniligera , De Villers, Entomol. t. IV, p. 128 , n° 119, PI, il, fig. ^.-^Jraignée rouge, Olivier, Encyc. Méth. t. IV, p. 2BI, n» 85 , PI. 340, fig. 1 7 . — Shaefler, Icônes , Insect. R^tisb. PI. Sa, fig. 30. — Eresus Judoin , Bmllé , dans Vourrage sur U Morée, p. 5i, PI. 28, fig. 10.

En France , dans les environs de Paris ; en Bayière « en Italie, en Hongrie , en Morée.

La variété avec six points noirs , deux très-petits à la suite des quatre, avait déjà été signalée par moi avant que M. Hahn en fit une espèce sous le nom ô!Jnnulatus. Cette Aranéide varie quelquefois dans ses couleurs , mais pas assez pour n'être pas fa cikment reconnue. Le corselet est très-épais dans les Erèses ainsi que dans les Attes ; mais il se courbe vers les mandibules , qui dépassent le corselet et ne sont pas renfoncés sous le bandeau.

L'Erèse cinabre marche et saute peu ; elle relève souvent en l'air ses pattes de devant , et lorsqu'elle a saisi sa proie elle l'entraîoe de cdté. Selon nne observation de M. Hahn , elle fabriquerait sous les pierreb un sac de soie très-épais, d'un blanc argenté , où elle M renferme. C'est dans le milieu de Tété et en automne qu'on la trouve plus communément.

Le mâle ressemble à la femelle. La cupule de son digiUl est ovalaîrc et pointue à son extrémité, et renferme un conjoncteur globuleux , sur lequel s'articule un autre petit conjoncteur sur-

numéraire, piriforme et conique, tenant au conjoncteur priacipal par un court pédicule , au-dessus daquel il se renfle pour se terminer ensuite en pointe arrondie.

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